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31/10/2012

Traduction politique du Nouvel Ordre Mondial

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Fête de Saint Quentin (1)

(Martyr 303)

 

LA ROYAUTE UNIVERSELLE DE JESUS-CHRIST - 2

 

TRADUCTION POLITIQUE DU NOUVEL ORDRE MONDIAL - 1

 

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     Tous ces éléments nous permettent de mieux appréhender, non seulement la signification profonde, mais aussi où naissent les sources de ce projet aujourd’hui tant souhaité, par les hautes sphères dirigeantes politiques, financières et religieuses dévoyées, de construire un « Nouvel Ordre Mondial ». Ce projet d’unification mondiale, en réalité une dictature mondiale idéologiquement et spirituellement luciférienne, trouvant conjointement son soutien et sa traduction, aussi bien dans l’ordre politique que dans l’ordre religieux, avec  l’antipape Benoît XVI (2) – destructeur du catholicisme traditionnel tout en se faisant habilement et cauteleusement passer pour conservateur pour attirer vers lui quelques gogos traditionalistes – demandant aux catholiques de collaborer, au lieu de dénoncer cette nouvelle et machiavélique imposture qui inaugure et installe un nouveau marché des esclaves. Ce N.O.M, nouveau rictus et nouvelle séduction du diable, jugé seul capable de garantir la paix et la sécurité dans le monde. Nouvel Ordre Mondial qui a déjà assuré, de longue date, la mise en place de ses structures mondialistes avec la création :

- D’une Cour Internationale de Justice, déjà opérationnelle à La Haye (Pays Bas), qui verra déférer devant elle (ou l’une de ses succursales créées pour l’occasion) tout individu estimé conspirant contre la paix du monde (les ''dictateurs'' (3) et les terroristes pour l’instant, mais la liste des ''conspirateurs'' s’allongera, in fine, envers les récalcitrants au Nouvel Ordre Mondial et envers

   * les chrétiens refusant la mascarade oecuméniste et la judaïsation des esprits visant, à terme, une tentative de remplacement de la religion catholique et du christianisme par la religion noachique, (4) probable nouvelle religion universelle des Goyim (personnes non juives).

   * les chrétiens ne voulant personne d’autre que le Verbe de Dieu fait chair, Jésus-Christ, le Fils de Dieu, comme UNIQUE porte d’entrée vers Dieu le Père et comme Roi universel sur les individus et les nations, sans aucune restriction, ni infléchissement, ni édulcoration sur sa double nature : divine et humaine, ni une réinterprétation de la Très Sainte Trinité pour complaire aux négateurs de ces deux dogmes, et obstacles majeurs pour la ronde oecuméniste des religions.  

- D’une armée internationale (genre O.N.U et OTAN) remplaçant, à terme, les armées nationales. Mais les conflits étant incessants, et leur véritable solution volontairement rendue impuissante, permettront de justifier et de légitimer aux yeux de l’opinion publique mondiale la mise en place d’une Autorité très certainement occulte, c’est-à-dire entre les mains d’un petit nombre, mais se tenant au-dessus du pouvoir visible des états, comme cela se pratique déjà, depuis longtemps, dans les Républiques dites démocratiques dans lesquelles les Présidents (tous bords politiques confondus) ne sont que des potiches ou des marionnettes aux ordres ou sous influence des oligarchies financières et des sociétés secrètes judéo-maçonniques qui tirent les ficelles en coulisse. Autorité ayant à sa disposition les ressources mondiales pour le progrès économique et mondial de tous les peuples (selon une brochure des partisans du Gouvernement Mondial, publiée par la ''League of Empire Loyalist'' citée par Pierre Virion dans « Bientôt un Gouvernement Mondial, une super et contre-église ? - 1966)   

- D’organismes exécutifs à caractère et stratégie mondialistes tels que : O.M.C (Organisation mondiale du commerce) ; F.M.I (Fonds Monétaire International) ; O.C.D.E (Organisation de Coopération et de Développement Economiques) ; C.E (Commission Européenne) ; O.M.S (Organisation mondiale de la santé) ; l’UNESCO ; la Banque mondiale, etc.  

     La possession des ressources mondiales auxquelles s’ajoute la puissance financière sont utilisées pour activer les leviers (guerres et leurs cortèges de maux : famines, épidémies, voire pandémies, crash économique et financier) permettant de justifier aux yeux de l’opinion publique internationale, soit l’imposition brutale d’une autorité mondiale (visible) déjà demandée par la caution religieuse Benoît XVI, soit sa création réclamée par les peuples suite à un chaos mondial provoqué dans ce but. Pas d’illusion à se faire concernant le niveau moral des véritables détenteurs du pouvoir qui camouflent leur hypocrisie et leurs iniquités derrière leurs très médiatisées créations de fondations et d'oeuvres philanthropiques.     

    (A suivre…« Traduction religieuse du Nouvel Ordre Mondial - 2 »…si Dieu veut)     

 René Pellegrini

(1) Il était le fils de Zénon, sénateur romain. Il vint en France pour évangéliser et s'arrêta en Picardie au territoire d'Amiens. Il fut arrêté par Rictiovare, homme fier et cruel. Après lui avoir fait subir de multiples tourments il le fit décapiter, sous l'empire de Dioclétien.

(2) Antipape non en rigueur de terme car il n’y a pas un autre Pape se dressant en face de lui. Mais, antipape dans le sens où il se montre (comme ses prédécesseurs depuis Jean XXIII) en opposition totale avec des Encycliques écrites, sous le sceau de l’infaillibilité du Magistère ordinaire, par les Papes précédents.

(3) Sans vouloir me faire le défenseur de Bachar el-Assad, il faut tout de même remarquer que les dictateurs sont considérés véritablement mauvais et infréquentables dès qu’ils prennent leur distance avec les hautes instances mondialistes et refusent leur diktat. Dès cet instant, commence l’entreprise de destabilisation du pays en synchronisme avec le déchaînement de toute la puissance de manipulation et de désinformation que représente l’arme médiatique. L’affaire syrienne est un cas d’école, et illustre la manière de diffuser la propagande en période révolutionnaire. Toutes les informations à caractère dramatique (blessés, tués, violences) sur la révolution dite syrienne viennent, pour l’essentiel, d’une seule source : l’Observatoire syrien des droits de l’homme, installé à Londres, qui est une émanation des Frères musulmans selon Alain Chouet, ancien responsable de la DGSE. En écoutant les media, on a la vague impression que, d’un côté, on trouve les gentils révolutionnaires syriens exemptés de toutes exactions, massacres et tortures, et, de l’autre côté, les méchants loyalistes syriens accablés de toutes les tragédies. Le seul problème, c’est que la Révolution dite française nous a instruits sur cette question.

(4) La religion noachique ou Noachisme est la religion théocratique universelle du Nouvel Age, en préparation depuis le sinistre concile Vatican II, dont le ''cardinal'' Ratzinger (Benoît XVI) fut l’inspirateur, à l’époque. Une pseudo-religion au rabais tirée du Talmud et de la tradition rabbinique du noachisme. Elle est réservée uniquement aux non juifs (Goyim) et implique l’obéissance aux sept Lois noahides ou noachiques qui semblent tirées du Décalogue (dix commandements de Dieu) mais dont l’origine et le but est tout autre. Elle est fondée sur quelques principes de base excluant la divinité de Jésus, mais reconnaissant l’existence d’un « dieu ». Elle se veut universelle par le rapprochement entre les trois grandes religions monothéistes (judaïsme, catholicisme et Islam) – l’œcuménisme vise à cela - ce qui ne peut la rendre qu’anti-christique par la négation de la divinité de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Le Nouvel Age, quant à lui, il est la face politique du gouvernement mondial dont le noachisme deviendra la religion universelle si Dieu n’intervient pas avant, estimant que les nations rebelles et apostates doivent être châtiées auparavant. 

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26/10/2012

Les références pour le traité du Saint-Esprit

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Fête de Saint Evariste (1)

(Pape et martyr 121)

 

Les références pour le traité du Saint-Esprit

 

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     S’agit-il de préciser les vérités dogmatiques par des définitions rigoureuses, de donner la dernière raison des choses, ou de montrer l’enchaînement hiérarchique qui unit les éléments de notre formation divine ? Dans ces questions délicates, saint Thomas (2) nous a servi de maître. Puissent les nombreuses citations que nous lui avons empruntées le faire connaître de plus en plus, et accélérer le mouvement qui reporte aujourd’hui les esprits sérieux vers ce foyer incomparable de toute vraie science, divine et humaine !

     N’est-il pas temps de revenir, demandons-nous à ce propos, de l’aberration qui a été si funeste au clergé, aux fidèles, à l’Eglise, à la société elle-même ? Il existe un génie, unique en son genre, que l’admiration des siècles appelle le Prince de la théologie, l’Ange de l’école, le Docteur angélique ;(3) un génie dont l’étendue embrasse dans une immense synthèse toutes les sciences théologiques, philosophiques, politiques, sociales, et qui les a toutes enseignées avec une clarté et une profondeur incomparables ; un génie dont la doctrine est tellement sûre, qu’au concile de Trente (4), ses écrits, par un privilège inconnu dans les annales de l’Eglise, ont mérité d’être placés à côté de la Bible elle-même ; un génie auquel le Vicaire de Jésus-Christ, en canonisant ses vertus, a rendu ce témoignage solennel : « Autant frère Thomas a écrit d’articles, autant de miracles il a faits. Lui seul a plus éclairé l’Eglise que tous les autres docteurs. C’est une encyclopédie qui tient lieu de tout. A son école, on profite plus, dans un an, qu’à celle de tous les autres docteurs pendant toute la vie. » (5) Enfin, pour que rien ne manque à sa gloire, un génie tellement puissant, qu’un hérésiarque du seizième siècle ne craignait pas de dire : « Otez Thomas, et je détruirai l’Eglise. (6) »   

     Ainsi, on doit considérer saint Thomas, placé au milieu des siècles, tout à la fois comme un réservoir où sont venus se réunir tous les fleuves de doctrine de l’Orient et de l’Occident, et comme un crible par lequel, dégagées de tout ce qui n’est pas haute et pure science, les eaux de la tradition nous arrivent fraîches et limpides sans avoir rien perdu de leur fécondité.

     Or, ce docteur, ce saint, ce maître si utile à l’Eglise et si redoutable à l’Hérésie, la Renaissance l’a banni des séminaires, comme elle a banni des collèges tous les auteurs chrétiens. Il y a moins de trente ans, quel professeur de théologie, de philosophie, de droit social, parlait de saint Thomas ? Qui connaissait ses ouvrages ? Qui les lisait ? Qui les méditait ? Qui les imprimait ? Par qui et par quoi l’a-t-on remplacé ?

     Sans le savoir, on avait donc réalisé, en partie du moins, le vœu de l’hérésiarque. Aussi, qu’est-il arrivé ? Où est aujourd’hui parmi nous la science de la théologie, de la philosophie et du droit public ? Dans quel état se trouvent l’Eglise et la société ? Quelle est la trempe des armes employées à leur défense ? Quelle est la profondeur, la largeur, la solidité, la vertu nutritive de la doctrine distribuée aux intelligences dans la plupart des ouvrages modernes : livres, journaux, revues, conférences, sermons, catéchismes ? Nous n’avons pas à répondre. Il nous est plus doux de saluer le mouvement de retour qui se manifeste vers saint Thomas. Heureux si ces quelques lignes, échappées à ce qu’il y a de plus intime dans l’âme, la douleur et l’amour, pouvaient le rendre plus général et plus rapide !

     Nous exprimons un dernier vœu, c’est de voir se réveiller, dans le clergé et dans les fidèles, l’ardeur apostolique pour le Saint-Esprit. S’il est vrai qu’entre les temps actuels et les premiers siècles du christianisme, il existe plus d’un rapport, ajoutant un nouveau trait de ressemblance par notre empressement à connaître et par notre fidélité à invoquer la troisième Personne de l’adorable Trinité, source inépuisable de lumière, de force et de consolation.

     Que les paroles du Sage, appliquées au Saint-Esprit et si bien comprises de nos aïeux, deviennent l’encouragement de nos efforts et la règle de notre conduite :

« Bienheureux l’homme qui demeure dans la Sagesse, qui médite ses perfections et avec elle étudie les merveilles du Dieu créateur, rédempteur et glorificateur ; qui rumine ses voies dans son cœur ; qui approfondit ses mystères ; qui la poursuit comme le chasseur, et se met en embuscade pour la surprendre ; qui regarde par ses fenêtres ; qui écoute à ses portes ; qui se tient près de sa maison, et qui plante à ses murailles le clou de sa tente, afin d’habiter sous sa main. A l’ombre de cette divine Sagesse, lui et ses fils, ses facultés, ses œuvres, sa vie et sa mort, goûteront les délices de la paix. Elle-même les nourrira de ses fruits, les protégera de ses rameaux ; et, à l’abri des tempêtes, ils vivront heureux et reposeront dans la gloire : Et in gloria ejus requiescet. » (Ecclésiastique XIV, 22-27) (7)

FIN DE L’INTRODUCTION

(A suivre…« L’Esprit du bien et l’Esprit du mal »…si Dieu veut)

- C’est moi qui mets en gras dans le texte et les notes ci-dessous. Les notes 5 et 6 sont de l’auteur.

(1) Il mourut martyr sous l’empire d’Adrien. On ignore comment il fut couronné du martyre, mais l’Eglise le tient pour martyr.

(2) Il s’agit de Saint Thomas d’’Aquin et non de saint Thomas l’apôtre et disciple de Jésus-Christ.

(3) En italique dans le texte.

(4) Il se déroula sur dix-huit ans (1545-1563) et couvrit cinq pontificats : Paul III ; Jules III ; Marcel 2 ; Paul IV et Pie IV.

(5) Bulle du Pape Jean XXII, Vie de Saint Thomas, par le Père Touron, article 55, 7 mars, n° 81

(6) Malgré les dénégations de Bayle, ce mot est de Bucer (théologien protestant)

(7) Ce sont les Pères latins qui ont appelé ce livre l’ « Ecclésiastique » à cause du fréquent emploi dont il était l’objet dans les Eglises, pour l’instruction des fidèles et des catéchumènes. Les textes grecs lui donnent le nom de « Sagesse de Jésus, fils de Sirach ». Les Juifs et toutes les sectes issues du protestantisme nient la canonicité de ce livre, bien qu’elle soit attestée  par une série ininterrompue de témoignages venant aussi bien de la tradition juive que chrétienne. Ce livre est inclus dans la Bible des Juifs d’Alexandrie, appelée version grecque des Septante, et diverses citations des apôtres dans le Nouveau Testament sont un écho des pages de l’ « Ecclésiastique »

- Il semble que Mgr Gaume ait voulu gloser légèrement le texte biblique. Je mets donc ci-dessous le texte tel qu’il apparaît dans la version catholique de la Vulgate.

« Bienheureux l’homme qui demeure dans la Sagesse, et qui méditera sur sa justice, et en son esprit pensera au regard examinateur de Dieu ; qui recherche ses voies en son propre cœur, et qui pénètre dans ses secrets, allant après elle comme un investigateur, et s’arrêtant dans ses voies ; qui regarde par ses voies ; qui regarde par ses fenêtres, et écoute à sa porte ; qui se repose auprès de sa maison, et qui dans ses murailles enfonçant un pieu établira sa cabane à ses côtés ; et ses biens se conserveront dans sa cabane à jamais ; il établira ses fils sous son couvert et demeurera sous ses branches ; il sera protégé sous son couvert contre la chaleur, et il reposera dans sa gloire. »

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20/10/2012

Le Christ-roi : Objectif du site - 2

 Chemin faisant, et tant qu’il plaira à Dieu, d’autres thèmes seront traités visant à :

1 - Remettre en honneur la philosophie réaliste de Saint Thomas d’Aquin totalement oubliée par l’enseignement révolutionnaire et profane, lui préférant Descartes, Jean Jacques Rousseau, Emmanuel Kant (protestant) Hegel (et bien d’autres encore) avec leur philosophie idéaliste, individualiste ou phénoméniste. 

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17/10/2012

Petite introduction à l'illuminisme

Dans sa première épître aux chrétiens de Thessalonique Saint Paul déclare :     

« N’éteignez pas l’Esprit. Ne méprisez pas les prophéties. Eprouvez tout ; retenez ce qui est bon. » (V, 19)...        

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14/10/2012

La Renaissance ou le triomphe du paganisme

     Avant d’aborder l’étude de cette Royauté universelle – sociale et politique – de Notre Seigneur Jésus-Christ, un avant-propos sans doute utile, sur le méthodique et implacable mécanisme qui amènera la France, après l’irrévérencieuse exclusion de Dieu par la constitution révolutionnaire de 1789, à s’installer dans l’apostasie et à l’officialiser de nouveau...

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11/10/2012

Plan du traité du Saint-Esprit - 2

Action de Dieu, âme, associations, attributs, béatitudes, bienfaiteur éternel, bienfaits, chair, Chrême, chrétien, ciel, Cité du bien, Cité du mal, citoyens, communion, corps, créations, créature, culte, délices, démon, dieux, divinité, dons, Eglise, élus, enfant de Dieu, ennemi, Esprit des ténèbres, éternité, fêtes, fils d’Adam, Fils de Dieu, gladiateurs, gouvernants, histoire religieuse, grâce, humanité, incrédule, individus, justification, lumière, magnificence, mission, monde moral, monde physique, mystère, onction,  Passion de Jésus-Christ, peine de mort, peuples, pratiques publiques, prêtre, princes, procession, reconnaissance, royaume, Saint-Esprit, Sainte Trinité, Sainte Vierge, splendeurs, temps évangéliques, terre, Verbe de Dieu, Verbe incarné, vertus, vie

Fête des Saints Taraque, Probus et Andronic (1)

(Martyrs 304)

 

Plan du Traité du Saint-Esprit - 2

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     Connaître les deux Cités en elles-mêmes et dans leur existence métaphysique, ne suffit pas à nos besoins : il faut les voir en action. De là, l’histoire religieuse, sociale, politique et contemporaine de l’une et de l’autre. Ce tableau embrasse, dans ses causes intimes, toute l’histoire de l’humanité : nous n’avons pu que l’ébaucher. Néanmoins, notre esquisse met en relief le point capital, c’est-à-dire le parallélisme effrayant qui existe entre la Cité du bien et la cité du mal, entre l’œuvre divine pour sauver l’homme, et l’œuvre satanique pour le perdre. Exposer ce parallélisme non-seulement dans son ensemble, mais encore dans ses principaux traits, nous a semblé le meilleur moyen de démasquer l’Esprit de ténèbres et de faire sentir vivement au monde actuel, incrédule ou léger, la présence permanente et l’action multiforme de son plus redoutable ennemi.

     De là résulte, évidente comme la lumière, l’obligation perpétuelle et perpétuellement impérieuse où nous sommes tous, peuples et individus, de nous tenir sur nos gardes, et, sous peine de mort, de rester ou de nous replacer sous l’empire du Saint-Esprit. Cette conséquence termine le premier volume de l’ouvrage et conduit au second.

     Pour que l’homme et le monde sentent la nécessité de se replacer sous l’empire du Saint-Esprit, il faut, avant tout, qu’ils connaissent ce divin Esprit : Ignoti nulla cupido. (2) Une connaissance générale et purement philosophique ne saurait suffire. Il faut une science intime, détaillée, pratique : la donner est le but de nos efforts.

     Après avoir montré la divinité du Saint-Esprit, parlé de sa procession et de sa mission, expliqué ses attributs, nous suivons son action spéciale sur le monde physique et sur le monde moral, dans l’Ancien Testament. Ce travail nous prépare aux temps évangéliques.

     Ici se révèle, dans toute la magnificence de son amour, la troisième personne de l’adorable Trinité. Devant nous se présentent quatre grandes créations : la sainte Vierge, le Verbe incarné (3), l’Eglise, le chrétien. Ces quatre chefs-d’œuvre sont étudiés avec d’autant plus de soin, qu’ils sont toute la philosophie de l’histoire ; car ils résument tout le mystère de la grâce, c’est-à-dire toute l’action de Dieu sur le monde.

     Ce mystère de la grâce, par lequel l’homme devient dieu, (4) est, autant qu’il a dépendu de nous, exposé dans ses admirables détails. Nous disons le principe de notre génération divine, les éléments dont il se compose, leur nature, leur enchaînement, leur développement successif, jusqu’à ce que le fils d’Adam soit parvenu à la mesure du Verbe Incarné, Fils de Dieu et Dieu lui-même. Les vertus, les dons, les Béatitudes, les Fruits du Saint-Esprit, tout le travail intime de la grâce, si peu estimé de nos jours, parce qu’il est bien peu connu, sont expliqués avec l’étendue nécessaire au chrétien qui veut s’instruire lui-même, et au prêtre chargé d’instruire les autres.

     Les béatitudes du temps conduisent à la béatitude de l’éternité. Devenu enfant de Dieu par le Saint-Esprit, l’homme à droit à l’héritage de son Père. Franchissant le seuil de l’éternité, nous essayons de soulever un coin du voile jeté sur les splendeurs et les délices de ce royaume créé par l’amour, régi par l’amour, où tout est, pour le corps comme pour l’âme, lumière sans ombre, vie sans limites, c’est-à-dire communion plénière, incessante du Saint-Esprit aux élus et des élus au Saint-Esprit : flux et reflux d’un océan d’amour qui plongera les élèves du Chrême, alumni Chrismatis (5), dans une ivresse éternelle.

     Tant de bienfaits de la part du Saint-Esprit demandent une reconnaissance proportionnée de la part de l’homme. Nous montrons comment cette reconnaissance s’est manifestée dans la suite des siècles, comment elle doit se manifester encore. Elle brille dans le tableau du culte du Saint-Esprit, des fêtes, des associations, des pratiques publiques et privées, établies en l’honneur du Bienfaiteur éternel, à qui toute créature du ciel et de la terre est redevable de ce qu’elle est, de ce qu’elle a, de ce qu’elle espère : Neque enim est ullum omnino donum absque Spiritu Sancto ad creaturam perveniens. (6)

(A suivre…« Les références pour le Traité du Saint-Esprit »…si Dieu veut)

René Pellegrini

- C’est moi qui mets en gras, et les notes ci-dessous.

(1) Ils subirent trois interrogatoires : à Tarse, à Mopsueste et à Anazarne (en Cilicie) et tourmentés à chaque fois. Ayant toujours refusé de sacrifier aux dieux, Maxime, le gouverneur de la Province les livra aux gladiateurs pour être égorgés.

(2) Ignoti nullo cupido est une locution latine signifiant : on ne désire pas ce qu’on ne connaît pas.

(3) Le Verbe Incarné c’est le Verbe de Dieu fait chair : Jésus, le Fils de Dieu.

(4) La justification méritée par la Passion de Jésus-Christ à pour but la participation à la nature divine en nous faisant enfants de Dieu par le principe de génération qu’est la grâce.

(5) Elèves oints : élèves ayant reçu l’onction

(6) Il n’est pas possible pour la créature d’y atteindre sans le don du Saint-Esprit.

René Pellegrini

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08/10/2012

Prière du Notre Père : Pater Noster

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Fête de Sainte Pélagie(1)

(Pénitente vers 457)

 

 PRIÈRE DU NOTRE PÈRE : PATER NOSTER (2) 

 

   « Notre Père, qui êtes aux cieux,

    Que votre nom soit sanctifié ;

    Que votre règne arrive ;

    Que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

    Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien ;

    Pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ;

    Et ne nous laissez pas succomber à la tentation ;

    Mais délivrez-nous du mal.

                  Ainsi soit-il. » (St Matthieu VI, 9-13)

(1) C’était une courtisane effrontée et impudique. Touchée par la prédication de l’évêque Nonne, elle lui demanda le baptême. Baptisée, elle donna tous ses biens et se retira à Jérusalem sur le Mont des Oliviers où elle construisit une cellule et s’y enferma jusqu’à sa mort.

(2) Cette prière enseignée par Jésus à ses apôtres comporte sept demandes : Les trois premières sont relatives à Dieu, appelé Père, et demandant, pour ici-bas, la sanctification de son nom, c’est-à-dire que l’honneur lui soit dû en tous lieux, l’extension et la réalisation universelle de son royaume et l’exécution par les hommes de ses commandements comme ils le sont dans le ciel par les anges. Les quatre autres demandes sont relatives aux hommes, à leurs besoins temporels, à nos péchés et la grâce de ne pas succomber à nouveau dans les tentations.

René Pellegrini

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05/10/2012

Le Christ-roi : Objectif du site - 1

Ce blog est dédié à la plus grande gloire de notre Dieu et Sauveur, par la mise en évidence de la Royauté universelle – sociale et politique – de Notre Seigneur Jésus-Christ. Royauté non seulement dans les cœurs pris individuellement, et d’un caractère purement spirituel, mais aussi sur les cités et les nations (sociale et politique). Comment pourrait-il en être autrement puisque 

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