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25/05/2013

Antilibéralisme - 1

Le mot « antilibéral » par son préfixe « anti » signifie, dans son acception la plus simple, contre le libéralisme. Ce terme « antilibéral » recouvre, selon les époques, des vocables tels que : ultramontanisme, cléricalisme, réactionnaire. J’ai écarté le mot conservateur car, aujourd’hui, 

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Division du monde surnaturel - 3

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Fête de Saint Zénobe

(Archevêque de Florence, confesseur 424)  

 

CHAPITRE 2

 

DIVISION DU MONDE SURNATUREL - 3


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Et le combat eu lieu dans le ciel, in Coelo. Quel est ce ciel ? Il y a trois cieux ou trois sphères de vérité : le ciel des vérités naturelles ; le ciel de la vision béatifique ; le ciel de la foi, intermédiaire entre les deux premiers.

Nous venons de voir que, dès le premier instant de leur création, les anges connaissent parfaitement, dans leur ensemble et dans leurs dernières conséquences, toutes les vérités de l’ordre naturel. Cette connaissance fait leur gloire ; car elle établit leur immense supériorité sur l’homme. Ainsi, de leur part, nul intérêt à protester contre aucune de ces vérités. Nulle possibilité même de le faire ; car tout être répugne invinciblement à sa destruction. Les vérités de l’ordre naturel étant connaturelles aux anges, protester contre elles eût été protester contre leur être même : les nier eût été une sorte de suicide. Le combat n’eut donc pas lieu dans le ciel des vérités naturelles.

     Il n’eut pas non plus pour théâtre le ciel de la vision béatifique. Récompense de l’épreuve, ce ciel est le séjour éternel de la paix. Là, toutes les intelligences angéliques et humaines, placées en face de la vérité, qu’elles contemplent sans voile, confirmées en grâce, unies en charité et consommées en gloire, vivent de la même vie, sans oppositions, sans divisions, sans rivalités possibles.

     Quel est donc le ciel du combat ? Evidemment le séjour ou l’état dans lequel les anges devaient, comme l’homme, subir l’épreuve pour mériter la gloire. En quoi consistait l’épreuve ? Evidemment encore dans l’admission de quelque mystère inconnu de l’ordre surnaturel. Pour être méritoire, cette admission devait être coûteuse. Elle eut donc pour objet quelque mystère qui, aux yeux des anges, semblait choquer leur raison, déroger à leur excellence et nuire à leur gloire.

     Admettre humblement ce mystère sur la parole de Dieu, l’adorer malgré ses obscurités et les répugnances de leur nature, afin de le voir après l’avoir cru : telle était l’épreuve des anges. Par cet acte de soumission, ces sublimes intelligences, courbant leurs fronts radieux devant le Très-Haut, lui disaient :

« Nous ne sommes que des créatures ; vous seul êtes l’Être des êtres. Votre science est infinie. Si grande qu’elle soit, la nôtre ne l’est pas. Votre charité égale votre sagesse : nous embrassons dans la plénitude de l’amour le mystère que vous daignez nous révéler. »

     Dans les conseils de Dieu, cet acte d’adoration, qui implique l’amour et la foi, était décisif pour les anges, comme un acte semblable le fut pour Adam, comme il l’est pour chacun de nous : Quiconque ne croira pas sera condamné (1).

« Et Michel et ses anges combattaient contre le Dragon : Michael et angeli ejus praeliabantur cum Dracone. (2) Le dogme à croire est à peine proposé, qu’un des archanges les plus brillants, Lucifer, pousse le cri de la révolte :

« Je proteste. On veut nous faire descendre ; je monterai. On veut abaisser mon trône ; je l’élèverai au-dessus des astres. Je siégerai sur le mont de l’alliance, aux flancs de l’Aquilon. C’est moi, et non un autre, qui serait semblable au Très-Haut (2). »

     Une partie des anges répète : « Nous protestons (3). »

     A ces mots, un archange, non moins brillant que Lucifer, s’écrie :

« Qui est semblable à Dieu ? Qui peut refuser de croire et d’adorer ce qu’il propose à la foi et à l’adoration de ses créatures ? Je crois et j’adore (4). »

     La multitude des célestes hiérarchies répète :

« Nous croyons et nous adorons. »

     Aussitôt punis que coupables, Lucifer et ses adhérents, changés en horribles démons, sont précipités dans les profondeurs de l’enfer, que leur orgueil venait de creuser (5)

     Effrayante sévérité de la justice de Dieu ! Quelle en est la cause, et d’où vient qu’il y a eu miséricorde pour l’homme et non pour l’ange ? La raison en est dans la supériorité de la nature angélique. Les anges sont irréversibles, tandis que l’homme ne l’est pas.

« C’est un article de la foi catholique, dit saint Thomas, que la volonté des bons anges est confirmé dans le bien, et la volonté des mauvais obstinée dans le mal. La cause de cette obstination est non dans la gravité de la faute, mais dans la condition de la nature. Entre l’appréhension de l’ange et l’appréhension de l’homme il y a cette différence, que l’ange appréhende ou saisit immuablement par son entendement, comme nous saisissons nous-mêmes les premiers principes. L’homme, au contraire, par sa raison, appréhende ou saisit la vérité d’une manière variable, allant d’un point à un autre, ayant même la possibilité de passer du oui au non. D’où il suit que sa volonté n’adhère à une chose que d’une manière variable, puisqu’elle conserve le même pouvoir de s’en détacher et de s’attacher à la chose contraire. Il en est autrement de la volonté de l’ange. Elle adhère fixement et immuablement (6). »

     Nous connaissons l’existence, le lieu et le résultat de l’épreuve ; mais quelle en fut la nature ? En d’autres termes : Quel est le dogme précis dont la révélation devint une pierre d’achoppement pour une partie des célestes intelligences ? L’examen de cette question sera l’objet des chapitres suivants.

(A suivre… « Dogme qui a donné la division du monde surnaturel - 1 »…si Dieu veut)

- Dans la Note 4 c’est moi qui ajoute la partie en bleue.

- Dans la note 5, Mgr Gaume donne seulement la référence biblique, c’est moi qui ajoute le texte. Je rappelle que les textes bibliques sont pris dans la Vulgate, bible de l’Eglise catholique (Lettre Encyclique, Divino Afflante Spiritu, de Pie XII, 30 septembre 1943)

(1) Saint Marc XVI, 16

(2) Apocalypse XII, 7

(3) Telle est la première origine du Protestantisme. En ce sens, il peut se flatter de n’être pas d’hier.

(4) Quis ut Deus ? Qui est comme Dieu ? Traduction littérale de Michel (MiKael en hébreu), l’Archange qui s’opposa à Lucifer lors du combat céleste.

(5) Somme théologique (S.Th.) In Sentent., lib. II, dist. 6, art. 2 – II Petr., II, 4.

« Car si Dieu n’a pas épargné les anges qui ont péché ; mais si, chargés des chaînes de l’enfer et précipités dans l’abîme, il les a livrés afin d’être tourmentés et réservés pour le jour du jugement ; (…) »

(6) S.Th. I Pars, q. LXIV, art. 2, corp.; et I–II Pars, q. LXXXV, art. 2, ad 3.

René Pellegrini

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Conseils aux hommes de bonne volonté

Bien que le chemin soit uni et doux pour les hommes de bonne volonté... 

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19/05/2013

La recherche de Dieu

 

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19:40 Écrit par René dans Avis et Maximes | Lien permanent |  Imprimer

La prière sacerdotale de Jésus-Christ

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Fête de Saint Pierre Célestin

(Pape, fondateur de l’Ordre des Célestins 1296)

 

La prière sacerdotale de Jésus-Christ

 

création,dieu,ecriture,fils de perdition,gloire,glorifié,jésus-christ,joie,mal,monde,parole,père saint,prière,puissance,terre,unité,vérité,vie éternelle« Père, l’heure est venue ; glorifiez votre Fils, afin que votre Fils soit glorifié, en donnant, selon la puissance que vous lui avez accordée sur toute chair, la vie éternelle à tous ceux que vous lui avez donnés.

   Or la vie éternelle, c’est qu’ils vous connaissent, vous le seul vrai Dieu, et celui que vous avez envoyé, Jésus-Christ.

   Je vous ai glorifié sur la terre : j’ai accompli l’œuvre que vous m’aviez donné de faire.

   Et maintenant, glorifiez-moi, vous, Père, auprès de vous-mêmes, de la gloire que j’ai eue auprès de vous, avant que le monde fût.

   J’ai manifesté votre nom aux hommes que vous m’avez donnés du milieu du monde. Ils étaient à vous, et vous me les avez donnés ; et ils ont gardé votre parole.

   Maintenant, ils savent que tout ce que vous m’avez donné vient de vous ; car je leur ai donné les paroles que vous m’avez données, et ils les ont reçues, et ils ont vraiment connu que je suis sorti de vous, et ils ont cru que vous m’avez envoyé.

   C’est pour eux que je prie ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que vous m’avez donnés, parce qu’ils sont à vous.

   Tout ce qui est à moi est à vous, et ce qui est à vous est à moi ; et j’ai été glorifié en eux.

   Et déjà je ne suis plus dans le monde ; mais eux, ils sont dans le monde, et moi je viens à vous, Père saint, gardez en votre nom ceux que vous m’avez donnés, afin qu’ils soient un comme nous.

   Lorsque j’étais avec eux, je les gardais en votre nom. Ceux que vous m’avez donnés, je les ai gardés, et aucun d’eux ne s’est perdu, si ce n’est le fils de perdition, afin que l’Ecriture fût accomplie.

   Mais maintenant je viens à vous, et je vous dis ces choses dans le monde, afin qu’ils aient ma joie complète en eux-mêmes.

   Je leur ai donné votre parole, et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme moi non plus, je ne suis pas du monde.

   Je ne vous prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du mal.

   Ils ne sont pas du monde, comme moi non plus, je ne suis pas du monde.

   Sanctifiez-les dans la vérité, Votre parole est vérité.

   Comme vous m’avez envoyé dans le monde, moi aussi je les ai envoyés dans le monde.

   Et je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité.

   Ce n’est pas seulement pour eux que je prie, mais aussi pour ceux qui doivent croire en moi par leur parole, afin que tous soient un, comme vous, Père, êtes en moi, et moi en vous, afin qu’ils soient, eux aussi, un en nous, pour que le monde croie que vous m’avez envoyé.

   Et la gloire que vous m’avez donnée, je la leur ai donnée, afin qu’ils soient un, comme nous sommes un, nous aussi.

   Moi en eux, et vous en moi, afin qu’ils soient consommés dans l’unité, et que le monde connaisse que vous m’avez envoyé, et que vous les avez aimés, comme vous m’avez aimé.

   Père, je veux que, là où je suis, ceux que vous m’avez donnés y soient aussi avec moi, afin qu’ils voient ma gloire que vous m’avez donnée, parce que vous m’avez aimé avant la création du monde.

   Père juste, le monde ne vous a pas connu, mais moi, je vous ai connu, et ceux-ci ont connu que vous m’avez envoyé.

  Je leur ai fait connaître votre nom, et je le leur ferai connaître, afin que l’amour dont vous m’avez aimé soit en eux, et moi aussi en eux.»  (Saint Jean XVII, 1-26)

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13/05/2013

Les trésors de Dieu

 

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L'âme vertueuse

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Fête de Saint Jacques de Varasco

(Archevêque de Gênes 1298)

 

AVIS ET MAXISMES - 7

 

L’ÂME VERTUEUSE

 

L’âme vertueuse qui reste seule et sans maître

est comme le charbon embrasé, mais isolé :

elle se refroidira

au lieu de s’embraser davantage.

 René Pellegrini

- Les Avis Et Maximes sont extraits des œuvres spirituelles de Saint Jean de la Croix

âme vertueuse,maître,œuvres spirituelles,saint jean de la croix René Pellegrini

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07/05/2013

Politique et religion au service du Nouvel Ordre Mondial - 2

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Fête de Saint Stanislas (1)

(Evêque de Cracovie et martyr 1079) 

 

LA ROYAUTE UNIVERSELLE DE JESUS-CHRIST - 7

 

POLITIQUE ET RELIGION AU SERVICE DU NOUVEL ORDRE MONDIAL – 2

1925,agneau,benoît xvi,bête de la terre,enfant de bethléem,cité catholique,civilisation chrétienne,confiance,constructeurs,cornes,crucifié,dragon,eglise catholique,enfer,ex cathedra,foi,fondement,genre humain,impiété,infaillibilité,jésus-christ,laïcs,lubricité,magistère universel ordinaire,magistère extraordinaire,maison d’israël,martyre,moeurs,nouvel ordre mondial,pie xi,politique,quas primas,rédempteur,religieux,religion,révolte,saint pie x,saint pierre,salut éternel,serviteurs,tradition catholique,volupté 

UN UNIQUE FONDEMENT : LE CHRIST

     Pour la version religieuse et comme caution plus douce dans ses considérant, la déclinaison « bête de la terre avec deux cornes comme un agneau » (Apocalypse XIII, 11) mais, en définitive, « parlant comme un dragon » en demandant la même chose que lui, à savoir Benoît XVI disant dans son message de Noël 2008 : 

« Homme moderne, adulte pourtant parfois faible dans sa pensée et sa volonté, laisse-toi prendre la main par l’Enfant de Bethléem, ne crains pas, aie confiance en Lui ! La force vivifiante de sa lumière t’encourage à t’engager dans l’édification d’un nouvel ordre mondial, fondé sur de justes relations éthiques et économiques ».

     Imagine-t-on les fifrelins de l’enfer qui participent à cette construction luciférienne qu’est ce Nouvel Ordre Mondial (N.O.M) venant nous la proposer fondée sur d’injustes relations éthiques et économiques ? 

     Comment ne pas dire à la face du monde ce que le Psalmiste nous affirme dans le cantique des degrés :

 « Si le Seigneur ne bâtit la maison, c’est en vain que travaillent ceux qui la bâtissent.» (Psaumes CXXVI, 1) (2)

     On a envie de dire à cet apostat : si c’est tout ce que vous avez trouvé comme fondement pour édifier ce N.O.M, autant demander de construire sur du sable. Ce constructeur babélien déguisé en Pape de l’Eglise catholique touche le fond de l’ignoble en demandant de « prendre la main de l’Enfant de Bethléem » pour « édifier » une structure internationale qui lui est fondamentalement hostile et donc néfaste pour l’Eglise catholique, pour le genre humain et son salut éternel. Il faut un drôle de culot et une falsification de l’Ecriture pour faire dire, en plus, à « l’Enfant de Bethléem (qu’Il) encourage par la force vivifiante de sa lumière à s’engager dans l’édification d’un N.0.M » sur un fondement autre que Lui-même.

     A comparer les diaboliques encouragements de Benoît XVI, avec l' exhortation de Pie XI qui met l’accent sur ce qui, déjà en 1925, devait être proclamé à la face du monde par ceux qui sont censés agir, comme laïcs ou religieux, en qualité de serviteurs du Christ. Non prendre « la main de l’enfant de Bethléem » mais de faire prendre conscience de la stature « internationale et nationale » et les prérogatives de Celui qu’on ne cesse de bafouer et « faire connaître les droits de la dignité et de l’autorité royales du Christ » dans les « conférences internationales et dans les Parlements nationaux » 

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(Extrait de l’Encyclique Quas Primas, Pie XI, le 11 décembre 1925)

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Extrait de la Lettre Encyclique Notre Charge Apostolique, saint Pie X, le 25 août 1910)

     « La civilisation n’est plus à inventer » affirme saint Pie X dans un document revêtu de l’infaillibilité ordinaire universel (4). Ce n’est pas à la construction d’un N.O.M qu’un authentique Pape catholique se doit d’inviter ses auditeurs, puisque c’est la « civilisation chrétienne » la « cité catholique » qu’il s’agit de restaurer dans le Christ. Voilà ce que doit prêcher un Pape faisant honneur à son apostolat et fidèle à l’enseignement de ses prédécesseurs. Un ‘’pape’’ imposteur peut très bien prêcher ce misérable N.O.M fondé sur le tout aussi misérables « justes relations éthiques et économiques » qu’un judéo-maçon ne désavouerait pas, pourvu que Jésus-Christ n’en soit pas le fondement.

     Dieu ne pourra jamais être la finalité d’un projet bénéfique pour le genre humain, lorsque celui-ci ne Le contient pas, et ne s’appuie pas sur Lui. Et on ose appeler ce poseur de faux fondements, un successeur de Saint Pierre s’inscrivant dans la Tradition catholique. Mais il y a un abîme entre le témoignage de Benoît XVI et celui de saint Pie X, de même qu’avec celui de l’apôtre saint Pierre déclarant devant les Juifs :

« Que toute la maison d’Israël sache donc très certainement que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié » (Actes II, 36) ou encore

« C’est Lui qui est la pierre rejetée par vous les constructeurs, et qui est devenue la pierre de l’angle » (Actes IV, 11)

    Jésus-Christ est « pierre d’angle » et « pierre de fondement » En effet, Saint Paul affirme :

« Car personne ne peut poser d’autre fondement que celui qui a été posé, lequel est le Christ Jésus. » (I Corinthiens III, 11)

     Sans cette « pierre de fondement et d’angle » tout comme pour l’Eglise, aucune construction humaine ne peut subsister durablement et se révéler bénéfique pour le genre humain.

(A suivre...« Politique et religion au service du Nouvel Ordre Mondial - 3 »...si Dieu veut)

René Pellegrini

(1) Il fut martyrisé par Boleslas, roi de Pologne. Stanislas supplia le roi de modérer ses débordements de volupté et de lubricité. Ne voulant pas abandonner sa mauvaise vie il fit persécuter le saint. Finalement, il consomma son martyre par un coup d’épée du roi sur sa tête et percé de coups par la garde de Boleslas.

(2) Psaumes 127, 1 dans les bibles protestantes.

(3) Omnia instaurare in Christo : Tout restaurer dans le Christ

(4) L’infaillibilité pontificale (à ne pas confondre avec l’impeccabilité) s’exprime selon deux modes : soit par le magistère ordinaire universel (celui de tous les jours), soit par le magistère extraordinaire ou solennel (ex cathedra) lorsqu’il définit la doctrine sur la foi et les mœurs et n’est exercé, plus ou moins, qu’une fois par siècle.

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01/05/2013

Division du monde surnaturel - 2

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Fête de Saint Jacques le Mineur (1)

(Apôtre de Jésus-Christ, martyr 63)  

 

CHAPITRE 2

 

DIVISION DU MONDE SURNATUREL - 2

âme,anges,barbarie,cana,choses sensibles,cléophas,connaissance de dieu,connaissance naturelle,connaissance surnaturelle,contradiction,corps,création,créature,entendement,épreuve,espèces intelligibles,étude,forces,frères,galilée,grâce,hébreux,intelligence,jésus-christ,martyre,monde surnaturel,moyen âge,miroir,mystères,ordre naturel,ordre surnaturel,perfection naturelle,pères de l'eglise,principes,raisonnement,révélation,saint jacques,sainte vierge,siècle des lumières,théologiens scolastiques,verbe,vérités,volonté de dieu     De là aussi, deux sortes de connaissance de Dieu ou de la vérité : une connaissance naturelle, qui consiste dans la vue de Dieu, autant que la créature en est capable par ses propres forces ; une connaissance surnaturelle, qui consiste dans une vue de Dieu, supérieure aux forces de la nature et intimement plus claire que la première. Cette seconde connaissance est une faveur entièrement gratuite. Êtres libres, les anges et les hommes doivent, pour s’en assurer la possession, remplir les conditions auxquelles Dieu la promet.

     De là, enfin, comme il vient d’être dit, relativement aux anges et à l’homme, deux sortes de vérités : les vérités de l’ordre naturel et les vérités de l’ordre surnaturel. Les anges connaissent parfaitement, complètement, dans leurs principes et dans leurs dernières conséquences, dans l’ensemble et dans le détail, toutes les vérités de l’ordre naturel, c’est-à-dire qui rentrent dans la sphère native de leur intelligence. Dans cette sphère, pour eux, nulle erreur, nul doute, par conséquent nulle contradiction possible (2). D’où leur vient cette admirable prérogative ? De l’excellence même de leur nature. Expliquons encore ce point de haute philosophie, si connu de la barbarie du moyen âge, et si inconnu de notre siècle des lumières.

     L’ange est une intelligence pure. Son entendement est toujours en acte, jamais en puissance : c’est-à-dire que l’ange n’a pas seulement, comme l’homme, la faculté ou la possibilité de connaître, mais qu’il connaît actuellement. Ecoutons ces grands philosophes, toujours anciens et toujours nouveaux, qu’on appelle les Pères de l’Eglise et les théologiens scolastiques.

« Pour connaître, disent-ils, les anges n’ont besoin ni de chercher, ni de raisonner, ni de composer, ni de diviser : ils se regardent, et ils voient. La raison en est que, dès le premier instant de leur création, ils ont eu toute leur perfection naturelle et possédé les espèces intelligibles, ou représentations des choses, parfaitement lumineuses, au moyen desquelles ils voient toutes les vérités qu’ils peuvent connaître naturellement. Leur entendement est comme un miroir parfaitement pur, dans lequel se réfléchissent et s’impriment sans ombre, sans augmentation ni diminution, les rayons du soleil de vérité.

Autre est l’entendement de l’homme. C’est un miroir imparfait, semé de taches plus ou moins épaisses et plus ou moins nombreuses, qui ne disparaissent qu’en partie sous l’effet laborieux et sans cesse renouvelé de l’étude et du raisonnement. La raison en est que l’âme humaine, étant unie au corps, doit recevoir successivement des choses sensibles, et par les choses sensibles, une partie des espèces intelligibles au moyen desquelles la vérité lui est connue. C’est même pour cela que l’âme est unie au corps (3). »

     Puisque, dès l’instant de leur création, les anges connurent parfaitement toutes les vérités de l’ordre naturel, leur épreuve a eu nécessairement pour objet quelque vérité de l’ordre surnaturel. Inaccessibles aux forces natives de leur entendement, ces vérités ne leur sont connues que par la révélation.

« Dans les anges, dit saint Thomas, il y a deux connaissances : l’une naturelle, par laquelle ils connaissent les choses soient par leur essence, soit par les espèces innées. En vertu de cette connaissance, ils ne peuvent atteindre aux mystères de la grâce, car ces mystères dépendent de la pure volonté de Dieu. L’autre surnaturelle, qui les béatifie, et en vertu de laquelle ils voient le Verbe et toutes choses dans le Verbe. Par cette vision, ils connaissent les mystères de la grâce, non pas tous ni tous également, mais selon qu’il plaît à Dieu de les leur révéler (2). »

   (A suivre… « Division du monde surnaturel – 3 »…si Dieu veut) 

(1) Surnommé le Juste pour l’excellence de sa vie et de ses moeurs. Il était de Cana en Galilée et frère de Notre-Seigneur. Cela ne signifie pas que la sainte Vierge eut d’autres enfants car, selon la coutume des Hébreux, les cousins germains et les parents fort proches s’appelaient frères. Il était le fils d’une cousine germaine de la sainte Vierge. D’autres disent qu’il fut appelé frère du Seigneur parce qu’il était le fils de Cléophas, ou Alphée, frère de saint Joseph ; et, comme Notre-Seigneur Jésus-Christ était réputé fils de Joseph, de même Cléophas son frère, fut estimé oncle de Jésus-Christ, et saint Jacques, fils de Cléophas, son cousin germain.

Il fut roué de coups après son témoignage sur Jésus-Christ. Il consomma son martyre en l’an 63 selon Baronius, en recevant un violent coup de bâton sur la tête. 

(2) Somme théologique, I pars, question LVIII, article 4 ; article 5 ;

(3) Somme théologique, I pars, question L, article 1, corp. ; quest. LIV, article 4, corp ; quest. LV, article 2, corp. ; quest. LVIII, article 1, corp. ; quest. LXXXVII, article 1, corp. ; - S. Dionys., De divin. nom. cap. VII, 88. - Viguier, Institut, etc., ch.XI, II, p. 63.

René Pellegrini

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