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19/06/2013

Le front national : un faux espoir

Que penser de cet opportuniste qui ironise sottement sur le « demi pour cent de voix » que recueille l’homme politique qui a eu le courage d’introduire « la suppression du divorce et le rétablissement du mariage chrétien »...


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Fête des Saints Gervais et Protais (8)

(Martyrs Ier siècle) 

 

FRONT NATIONAL - 2

 

LE FRONT NATIONAL : UN FAUX ESPOIR  

 

En bleu ce qui a été ajouté au texte initial

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     Ce « demi pour cent » situe parfaitement l’état moral du pays dans lequel vit Monsieur Blas Pinar. M. Jean Marie Le Pen sait parfaitement, la dégradation morale étant telle, que la situation serait probablement la même en France si, s’occupant davantage des intérêts de Dieu et de son Eglise plutôt que des sondages, il proclamait que sur le plan moral et religieux telles sont les exigences morales d’un homme et d’un pays catholiques pour lesquels le respect des lois de Dieu priment sur toutes les autres considérations. Malheureusement pour la fille aînée de l’Eglise, M. Le Pen, pour améliorer son audience, et au mépris des lois divines, se permet d’encourager et de faciliter des moeurs coupables, donnant lui-même l’exemple. Honte a lui !  

     Par sa volonté délibérée et bien affichée, en harmonie avec sa propre conduite, de ne pas s’opposer à cette loi inique de 1884 rétablissant le divorce – que nous devons à un fils de la Synagogue (M. Naquet*** (9) - tout heureux de pouvoir ainsi accentuer le processus de déchristianisation de notre pays – mais aussi par sa reconnaissance de la liberté religieuse, par la démocratie parlementaire et le laïcisme qu’à ma connaissance il n’a jamais condamnés, mais dont il vit bien, par la considération qu’il n’est pas utile que la religion catholique soit reconnue comme unique religion d’Etat (tolérance pour les autres), Monsieur Le Pen, en plus de son laxisme moral, se heurte de plein fouet contre deux propositions condamnées par le Syllabus (N° 15 et 17)(10), montrant ainsi de quel esprit il est animé, et, de ce fait, totalement disqualifié pour sortir la France de l’ornière dans laquelle elle se trouve. (Idem pour sa fille qui suit une trajectoire morale encore plus accentuée que celle de son père)

     On voit d’ici la carrure politique de l’homme aussi bien que celle du Catholique. Deux pleins siècles de manoeuvres révolutionnaires n’auront-ils donc rien appris aux Catholiques français ? Monsieur Le Pen n’est ni le ‘’sauveur’’, ni l’espoir de la France (pas plus les autres d’ailleurs qui, pour certains, sont tombés encore plus bas que lui). Il n’est qu’une fausse contre-révolution.    

     Ce qui est navrant, c’est qu’il se trouve nombre de laïcs et de prêtres portant soutane pour militer, s’acoquiner avec le Front National ou certaines de ses officines, pour encourager le vote Le Pen qui n’est qu’un démagogue, qui ne respecte ni ne défend les valeurs chrétiennes. Concernant ces personnes, notamment les prêtres, nous ne pouvons que nous interroger sur leur bonne foi, leur naïveté, leur incompétence ou ce qui est plus grave, leur complicité.     

     En la circonstance, il me paraît tout à fait inutile d’invoquer ou d’en inférer à l’ostracisme médiatique dont est victime M. Le Pen (ce n'est plus vraiment le cas, aujourd'hui, pour le Front National) pour justifier un tel soutien. En effet, nous vivons dans un système qui, pour ne pas être encore totalitaire (ça en prend le chemin), n’en est pas moins fils de la Révolution. Pour pouvoir perdurer, pour survivre, ce système à toujours besoin de diaboliser quelqu’un ou quelque chose. Autrefois, lorsqu’il s’agissait d’instaurer la République, ce furent l’aristocratie et la bourgeoisie, plus près de nous, lorsque devait régner le capitalisme, ce fut le communisme ; aujourd’hui, où l’on s’emploie à instaurer le mondialisme, c’est le nationalisme qu’il soit lepeniste ou autre. Toutefois, la marque, le propre et le constant du système et de l’esprit révolutionnaires, ce qui permet de le reconnaître comme tel sous ses différents masques (droite, gauche, centre, etc.,), et de ceux qui s’y agrègent – qu’elles que soient les divisions et les animosités qu’ils affichent sur le grand théâtre de Guignol qu’est devenu la scène politique – c’est leur refus caractéristique et catégorique (chacun selon ses propres termes) de la Royauté de Notre Seigneur Jésus-Christ sur eux-mêmes et sur notre pays. Ce que je dis à propos du système révolutionnaire français est aussi valable pour les prétendants politiques des autres pays que la France.

     Le fait que des hommes politiques aillent à l’Eglise n’est pas du tout une garantie. Ce qui importe, surtout, c’est une fois sortie de l’Eglise quelle place accorde-t-il à Jésus-Christ dans la vie publique : la première qui Lui revient de droit, ou dans le local des objets encombrants en attendant la prochaine Messe, lorsqu’il ne s’agit pas d’une présence hypocrite à caractère uniquement électoral ?  

René Pellegrini

(A suivre…« Les avertissements de la Sainte Vierge »…si Dieu veut)     

(8) Ils étaient frères jumeaux, vendirent leurs biens et distribuèrent l’argent aux pauvres et à leurs esclaves à qui ils rendirent la liberté. Ils consommèrent leur martyr ayant refusé de sacrifier aux dieux comme le demandait le comte Astase. Gervais en étant fouetté avec des cordes plombées jusqu’à ce qu’il expirât. Protais en étant décapité après avoir été battu avec des bâtons de nœuds.

(9) Les trois étoiles près d’un nom signifient que cette personne est, ou était, un membre de la Franc-maçonnerie, secte condamnée de nombreuses fois par l’Eglise catholique.   

(10) Le Syllabus est le catalogue des erreurs modernes et de leurs condamnations par l'Eglise. Seulement les références 15 et 17 étaient citées, sans les textes que voici : 

« Il est libre à chaque homme d’embrasser et de professer la religion qu’il aura réputée vraie d’après la lumière de la raison » (Proposition XV)  

« Les hommes peuvent trouver le chemin du salut éternel et obtenir ce salut éternel dans le culte de n’importe quelle religion » (Proposition XVI)  

« Tout au moins doit-on avoir bonne conscience dans le salut éternel de tous ceux qui ne vivent pas dans le sein de la véritable Eglise du Christ. » (Proposition XVII)  

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