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25/06/2013

Dogme qui a donné la division du monde surnaturel - 1

Décrété de toute éternité, le dogme de l’Incarnation du Verbe fut, à son heure, proposé à l’adoration des anges. Les uns acceptèrent humblement la supériorité qu’il créait en faveur de l’homme ; les autres, révoltés de la préférence donnée à la nature humaine, protestèrent contre le divin conseil...


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Fête de Saint Prosper d’Aquitaine

(Evêque de Riez en Provence 466)  

 

CHAPITRE 3

 

DOGME QUI A DONNE LA DIVISION DU MONDE SURNATUREL – 1

 

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     - L’incarnation du verbe, cause de la chute des anges

     - Preuves : enseignement des théologiens – Saint Thomas – Viguier – Suarez – Catharin.

     Décrété de toute éternité, le dogme de l’Incarnation du Verbe fut, à son heure, proposé à l’adoration des anges. Les uns acceptèrent humblement la supériorité qu’il créait en faveur de l’homme ; les autres, révoltés de la préférence donnée à la nature humaine, protestèrent contre le divin conseil. Telle est la pensée d’un grand nombre de docteurs illustres. A tous égards, elle mérite l’attention du théologien et du philosophe. Le premier y trouve la solution des plus hautes questions de la science divine. Au second, elle explique, et elle explique seule, le caractère intime de la lutte éternelle du bien et du mal. Trois propositions incontestables nous semblent, d’ailleurs, en démontrer la justesse. Le mystère de l’Incarnation fut l’épreuve des anges : si 1°, ils ont eu la connaissance de ce mystère ; si 2°, ce mystère était de nature à blesser leur orgueil et à exciter leur jalousie ; si 3°, le Verbe incarné est l’unique objet de la haine de Satan et de ses anges.

     Ecoutant les docteurs établirent cette triple vérité.

« Dès le commencement de leur existence, dit saint Thomas, tous les anges connurent de quelque manière le mystère du règne de Dieu accompli par le Christ, mais surtout à partir du moment où ils furent béatifiés par la vision du Verbe : vision que n’eurent jamais les démons, car elle fut la récompense de la foi des bons anges. » (1)

     Que tous les anges, sans exception, aient eu dès le premier instant de leur création une certaine connaissance du Verbe éternel, la raison s’élève jusqu’à le comprendre. Le Verbe (2) est le soleil de vérité qui éclaire toute intelligence sortant de la nuit du néant : il n’y en a pas d’autre. Miroirs d’une rare perfection, les anges ne purent pas ne point réfléchir quelques rayons de ce divin soleil, dont ils étaient les images parfaites. Mais, bien qu’ils eussent la conscience d’eux-mêmes et des vérités dont ils étaient en possession, ces rayons étaient encore voilés, et ils devaient l’être.

     Créés dans l’état de grâce, les anges ne jouirent pas, dès l’origine, de la vision béatifique. Ils ne connurent donc qu’imparfaitement le règne de Dieu par le Verbe. Que ce Verbe adorable, par qui tout a été fait, serait le trait d’union entre le fini et l’infini, entre le Créateur et la création tout entière, et qu’ainsi il établirait glorieusement le règne de Dieu sur l’universalité de ses œuvres : telles furent les connaissances rudimentaires des esprits angéliques. C’était en germe le mystère de l’Incarnation ou de l’union hypostatique du Verbe avec la créature ; mais rien de plus. (3)

(A suivre…« Dogme qui a donné la division du monde surnaturel – 2 »…si Dieu veut)

 

(1) Texte latin : Mysterium regni Dei, quod est impletum per Christum, omnes quidem angeli a principio aliquo modo cognoverunt ; sed maxime ex quo beatificati sunt visione Verbi, quam daemones nunquam habuerunt. (Somme théologique (S.Th), I Pars, q. LXIV, art.1, ad 4). Je n’ai reproduit que le texte français.

(2) C’est moi qui mets cette note. Le Verbe c’est-à-dire la deuxième personne de la Sainte Trinité : Le Fils de Dieu ou Verbe de Dieu. Il s’incarnera en la personne de Jésus, fils de Marie selon la chair. Cette union substantielle de la nature divine du Verbe de Dieu avec la nature humaine de Jésus est appelée union hypostatique. Jésus-Christ dira de lui-même « Je suis la voie, la vérité et la vie » (St Jean XIV, 6). Tout autre voie pour aller à Dieu, est une voie de mercenaire, une voie d’imposture.

(3) Il faut en dire autant d’Adam lui-même, et pour les mêmes raison (S.Th. 2-2ae, q.II, art.7, corp., etc. ; et q.1, p.XCIV, art.1, corp.)

René Pellegrini

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