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17/09/2013

Dogme qui a donné la division du monde surnaturel - 4

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Fête de Saint Lambert 

 (Evêque et martyr 688) (1)

 

CHAPITRE 4

 

DOGME QUI A DONNE LA DIVISION DU MONDE SURNATUREL – 4

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     Quant aux mauvais anges, il y en eut de toutes les hiérarchies et de tous les ordres, formant en tout la troisième partie du ciel. Eblouis, comme Lucifer, de la noblesse et de la beauté de leur nature, ils se laissèrent prendre au désir d’obtenir la béatitude surnaturelle, par leurs propres forces et par le secours de Lucifer, acquiescèrent à ses suggestions, applaudirent à son projet, portèrent envie à la nature humaine, et jugèrent que l’union hypostatique, l’office de médiateur, et la droite de Dieu, convenaient mieux à Lucifer qu’à la nature humaine, inférieure à la nature angélique.

     Après cet instant, dont la durée nous est inconnue, de libre et complète élection, le Dieu tout-puissant communiqua aux bons anges la claire vision de son essence, et condamna au feu éternel les mauvais, avec Lucifer, leur chef, auquel il dit :

« Tu ne monteras pas, mais tu descendras, et tu seras traîné dans l’enfer. » (Isaie XIV,1)

Aussitôt les bons anges, ayant Michel et Gabriel à leur tête, exécutèrent l’ordre de Dieu, et commandèrent à Lucifer et à ses partisans de sortir du ciel, où ils prétendaient rester. Malgré eux, il fallut obéir.

« Par ce qui précède, il est évident : 1° que Lucifer n’a pas péché en ambitionnant d’être égal à Dieu. Il était trop éclairé pour ignorer qu’il est impossible d’égaler Dieu, puisqu’il est impossible qu’il y ait deux infinis. De plus, il est impossible qu’une nature d’un ordre inférieur devienne une nature d’un ordre supérieur, attendu qu’il faudrait, pour cela, qu’elle s’anéantit. Il n’a pu avoir un pareil désir, attendu encore que toute créature désire, avant tout et invinciblement, sa conservation. Aussi le prophète ne lui fait pas dire :

« Je serai égal ; mais, Je serai semblable à Dieu. » (Isaie XIV,14)

Il est évident, 2° que Lucifer a péché en désirant d’une manière coupable la ressemblance avec Dieu. Il ambitionna d’être le chef des anges, non-seulement par l’excellence de sa nature, privilège dont il jouissait, mais en voulant être leur médiateur pour obtenir la béatitude surnaturelle : béatitude qu’il voulait acquérir lui-même par ses propres forces. C’est ainsi qu’il désira l’union hypostatique, l’office de médiateur et la place réservée à l’humanité du Verbe, comme lui convenant mieux qu’à la nature humaine, à laquelle il savait que le Verbe devait s’unir. Vouloir s’en emparer était donc de sa part un acte de rapine. Aussi Notre-Seigneur Jésus-Christ l’appelle voleur. » (2)

« En vérité, en vérité, je vous le dis : Celui qui n’entre point par la porte dans le bercail des brebis, mais y monte par ailleurs, est un voleur et un larron (…) Je vous le dis, c’est moi qui suis la porte des brebis ». (Saint Jean X, 1-7)

(A suivre… « Dogme qui a donné la division du monde surnaturel – 5 »…si Dieu veut)

(1) Il était d’une illustre maison de la ville de Maastricht. Il méprisait les honneurs et les vanités du monde. Il donnait aux pauvres tout ce qu’il pouvait. Convié au festin solennel du prince Pepin il reprit Alpaïde, son amie pour son péché d’adultère. Celle-ci excita son frère Dodon à le tuer. Il consomma son martyr transpercé d’un coup de lance.

(2) La portion entre guillemets est en français et latin, et c’est moi qui mets le texte biblique.

Celui qui propose à son prochain une autre « porte », une autre voie que Jésus-Christ pour aller à Dieu est appelé « larron et voleur » par Celui qui affirme parler « en vérité, en vérité » : le Christ. Aujourd’hui, on retrouve ces larrons et voleurs parmi ceux qui, dans l’oecuménisme à la mode conciliaire, proposent ou encouragent un « ailleurs » parsemé de quelques vérités, comme possibilités d’accès à Dieu.

René Pellegrini

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