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27/05/2014

Conséquences de cette division - 4

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Fête de Sainte Marie-Madeleine de Pazzi 

(Religieuse de l’Ordre des Carmélites, de l’Ancienne Observance 1606)

 

CHAPITRE V

 Mis sur site le 27.05.2014

CONSEQUENCES DE CETTE DIVISION – 4

     N’ayant pu s’opposer au décret de l’union hypostatique de la nature divine avec la nature humaine, Lucifer et ses satellites sont constamment et uniquement occupés à le frustrer de ses effets. Rendre impossible ou inutile la foi au dogme de l’Incarnation : tel est le dernier mot de tous leurs efforts. Ouvrons l’histoire : Grâce à la malice du démon, l’homme, qui devait surtout bénéficier de l’Incarnation, commence par devenir prévaricateur. Afin de le retenir éternellement éloigné du Verbe, son libérateur, Satan charge son noble esclave d’une triple chaîne. Jusqu’à la venue du Messie, trois grandes erreurs dominent les nations : le Panthéisme, le Matérialisme, le Rationalisme. Ces trois grandes erreurs se résument dans une seule qui en est le principe et la fin : le satanisme.

     Mère de toutes les autres, ces monstrueuses hérésies tendent, comme il est facile de le voir, à rendre radicalement impossible la croyance au dogme de l’Incarnation. Le Panthéisme : Si tout est Dieu, l’Incarnation est inutile. Le matérialisme : Si tout est matière, l’Incarnation est absurde. Le rationalisme : Si la suprême sagesse est de croire à la seule raison, l’Incarnation est chimérique. Voilà pour les nations païennes.

     Quant au peuple juif, chargé de conserver la promesse du grand Mystère, tous les efforts de Satan ont pour but de l’entraîner dans l’idolâtrie. Aux pieds des idoles, Israël perd jusqu’au souvenir du Verbe incarné, futur libérateur du monde. Alors, Satan règne en paix sur le genre humain vaincu, et l’histoire de l’antiquité n’est que l’histoire de son insolent triomphe.

     Lorsque arrive la plénitude des temps que voyons-nous ? De toutes parts les puissances infernales rugissent. La guerre contre le dogme de l’Incarnation recommence avec un indicible acharnement. Pour l’empêcher de s’établir, Satan déchaîne les persécutions. Pour le ruiner dans l’esprit de ceux qui l’ont accepté, il déchaîne les hérésies. Pendant huit siècles, depuis le temps des Apôtres jusqu’à Elipand et à Félix d’Urgel, en passant par Arius, l’effort de l’enfer se porte directement sur le dogme de l’Incarnation. Plus ou moins masquée, la même attaque continue pendant les siècles suivants.

     Par un retour trop significatif, la divinité de Notre-Seigneur ou le mystère de l’Incarnation, clef de voûte du monde surnaturel, est redevenue sous nos yeux ce qu’elle fut au commencement, le but avoué, le point capital, le dernier mot de l’éternel combat. Arius n’est-il pas ressuscité et embelli dans Strauss, dans Renan et consorts, coryphées de la lutte actuelle ?

     En attendant la ruine presque totale de la foi au dogme réparateur, funeste victoire qui lui est annoncée pour les derniers jours du monde, Satan multiplie ses efforts, afin de la rendre inutile à ceux qui la conservent encore. Comme autrefois les Juifs, il pousse aujourd’hui les chrétiens à toutes sortes d’iniquités : c’est ce que saint Paul appelle l’idolâtrie spirituelle, dont l’effet immédiat est d’anéantir en tout ou partie la salutaire influence de l’auguste mystère. (1)

(A suivre…« Conséquences de cette division – 5 »…si Dieu veut)

- C’est moi qui mets en gras dans le texte.

(1) Cette idolâtrie spirituelle se caractérisant par les œuvres de la chair que sont : « la fornication, l’impureté, l’impudicité, la luxure, le culte des idoles (…) les sectes, les envies, les homicides, les ivrogneries (…) » (Galates V,19-20)

- Mgr Gaume donne seulement le verset 20 en référence, sans le texte biblique.

René Pellegrini

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21/05/2014

La conformité à la volonté de Dieu

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Fête de Saint Hospice

(Moine reclus 582)

 

LA CONFORMITE A LA VOLONTE DE DIEU

 

     Mon ami (e), mon frère, ouvre bien ton cœur et ton intelligence car l’histoire du Père Taulère que tu vas lire est l’application pratique, dans l'adversité, de l’enseignement de Notre-Seigneur. Le chemin le plus sûr et le plus court de la vraie perfection : la conformité à la volonté de Dieu.

*******

     Le Père Taulère, pieux et savant religieux de l’Ordre de Saint Dominique, rapporte à ce sujet un exemple touchant. Animé d’un vif désir de faire des progrès dans la vertu et ne se fiant pas à son savoir, il conjurait le Seigneur, déjà depuis huit ans, de lui envoyer quelqu’un de ses serviteurs qui lui enseignât le chemin le plus sûr et le plus court de la vraie perfection. Un jour qu’il ressentait ce désir plus vivement encore et qu’il redoublait ses supplications, une voix se fit entendre qui lui disait : « Va à telle Eglise et tu trouveras celui que tu cherches. » Le pieux docteur part aussitôt. Arrivé près de l’Eglise indiquée, il trouve à la porte un pauvre mendiant à demi couvert de haillons, les pieds nus et souillés de boue, d’un aspect tout à fait digne de pitié et qui semble devoir être plus occupé d’obtenir des secours temporels que propre à donner des avis spirituels. Cependant, Taulère l’aborde et lui dit : « Bonjour, mon ami. » - Maître - répond le mendiant – je vous remercie de votre souhait ; mais je ne me souviens pas d’avoir jamais eu de mauvais jours. » - « Eh bien ! » - reprend Taulère – que Dieu vous accorde une vie heureuse. » - « Oh ! – dit le mendiant – grâce au Seigneur, j’ai toujours été heureux ! Je ne sais pas ce que c’est d’être malheureux. » - « Plaise à Dieu, mon frère – reprend de nouveau Taulère étonné – qu’après le bonheur dont vous dîtes que vous jouissez, vous parveniez encore à la félicité éternelle. Mais je vous avoue que je ne saisis pas très bien le sens de vos paroles, veuillez donc me l’expliquer plus clairement. »

     « Ecoutez – poursuit le mendiant – non, ce n’est point sans raison que je vous ai dit que je n’ai jamais eu de mauvais jours, les jours ne sont mauvais que quand nous ne les employons point à rendre à Dieu, par notre soumission, la gloire que nous Lui devons ; ils sont toujours bons si, quelque chose qui nous arrive, nous les consacrons à le louer et nous le pouvons toujours avec la grâce. Je suis, comme vous voyez, un pauvre mendiant tout infirme et réduit à une extrême indigence, sans aucun appui ni abri dans le monde, je me vois soumis à bien des souffrances et à bien des misères de toute sorte. Eh bien ! Lorsque je ne trouve pas d’aumônes et que j’endure la faim, je loue le bon Dieu ; quand je suis importuné par la pluie ou la grêle ou le vent ou la poussière et les insectes, tourmenté par la chaleur ou par le froid, je bénis le bon Dieu ; quand les hommes me rebutent et me méprisent, je bénis et glorifie le Seigneur. Mes jours ne sont donc pas mauvais, car ce ne sont point les adversités qui rendent les jours mauvais ; ce qui les rend tels, c’est notre impatience, laquelle provient de ce que , notre volonté est rebelle, au lieu d’être soumise et de s’exercer, comme elle le doit, à honorer et à louer Dieu continuellement. »

     « J’ai dit, en outre, que je ne sais ce que c’est que d’être malheureux, qu’au contraire, j’ai toujours été heureux. Cela vous étonne. Vous allez en juger vous-même. N’est-il pas vrai que nous nous estimerions tous très heureux, si les choses qui nous arrivent étaient tellement bonnes et favorables qu’il nous fût impossible de rien souhaiter de mieux, de plus avantageux ? Que nous tiendrions pour bienheureuse une personne dont toutes les volontés s’accompliraient sans obstacles, dont tous les désirs seraient toujours satisfaits ? Sans doute, aucun homme ne saurait, en vivant selon les maximes du monde, arriver à cette félicité parfaite ; il est même réservé aux habitants du ciel, consommés dans l’union de leur volonté avec celle de Dieu, de posséder pleinement une telle béatitude. Cependant, nous sommes appelés à y participer dès ici-bas, et c’est au moyen de la conformité de notre volonté à la volonté de Dieu qu’il nous est donné d’avoir ainsi part à la félicité des élus. La pratique de cette conformité est, en effet, toujours accompagnée d’une paix délicieuse, qui est comme un avant-goût du bonheur céleste. Et il n’en peut être autrement, car celui qui ne veut que ce que Dieu veut ne rencontre plus aucun obstacle à sa volonté, tous ses désirs, n’ayant rien que de conforme au bon plaisir de Dieu, ne sauraient manquer d’être satisfaits ; il est donc bienheureux. »

     « Hé ! Mon Père, tel que vous me voyez, je jouis toujours de ce bonheur. Rien ne nous arrive, vous le savez, que Dieu ne le veuille ; et ce que Dieu veut est toujours ce qu’il y a de mieux pour nous. Je dois donc m’estimer heureux, quoi que ce soit que je reçoive de Dieu ou que Dieu permette que je reçoive des hommes. Et comment n’en serais-je pas heureux, persuadé, comme je le suis, que ce qui m’arrive est précisément ce qu’il y a pour moi de plus avantageux et de plus à propos ? Je n’ai qu’à me rappeler que Dieu est mon Père et que je suis son enfant. Un Père infiniment sage, infiniment bon et tout-puissant sait bien ce qui convient à ses enfants et ne manque pas de le leur donner. Ainsi, que les choses qui m’arrivent répugnent aux sentiments de la nature ou qu’elles les flattent, qu’elles soient assaisonnées de douceur ou d’amertume, favorables ou nuisibles à la santé, qu’elles m’attirent l’estime ou le mépris des hommes, je les reçois  comme ce qu’il y a, dans la circonstance, de plus convenable pour moi et j’en suis aussi content que peut l’être celui dont tous les goûts sont pleinement satisfaits. Voilà comment tout m’est sujet de joie et de bonheur. »

     Emerveillé de la profonde sagesse et de la haute perfection de ce mendiant, le théologien lui demande : « D’où venez-vous ? » - Je viens de Dieu, répond le pauvre. – « Vous venez de Dieu ! Et où l’avez-vous rencontré ? » Là où j’ai quitté les créatures. - Et où demeure-t-il ?Dans les cœurs purs et les âme de bonne volonté. – Mais qui êtes-vous donc ? – Je suis roi. – Ha ! Où est votre royaume ?Là-haut, dit-il, en montrant le ciel ; celui-là est roi, qui possède un titre certain au royaume de Dieu, son Père. – Quel est, demande enfin Taulère, le maître qui vous a enseigné une si belle doctrine ? Comment l’avez-vous acquise ? – Je vais vous le dire, répond le mendiant : « Je l’ai acquise en évitant de parler aux hommes, pour m’entretenir avec Dieu dans la prière et la méditation ; mon unique soin est de me tenir constamment et intimement uni à Dieu et à sa volonté sainte. C’est là toute ma science et tout mon bonheur. »

     Taulère savait désormais ce qu’il voulait savoir. Il prit congé de son interlocuteur et s’éloigna. « J’ai donc enfin trouvé - dit-il, une fois livré à ses réflexions – j’ai enfin trouvé celui que je cherchais depuis si longtemps. Oh ! Combien elle est vraie la parole de Saint Augustin :

« Voilà que les ignorants se lèvent et ravissent le ciel ; et nous, avec notre science aride, nous restons embourbés dans la chair et le sang. »

Extrait de : «  La divine Providence »

(Par le Père Saint-Jure et le Bienheureux Claude la Colombière)

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15/05/2014

France, souviens-toi ! - 2

Il est inutile de regimber comme dit le Pape. Il n’y a pas d’autre alternative pour la France pour son rétablissement que de retrouver la raison en se souvenant : 

     - Que Jésus-Christ est le vrai Roi de France et, pour cette raison, la Révolution d’inspiration judéo-maçonnique...

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09/05/2014

France, souviens-toi ! - 1

 Pour terminer cet aspect prophétique évoqué dans la rubrique « Politique – Prophéties sur la France », cette prophétie plus récente et bien consolante d’un Saint Pape, sur le futur rétablissement de la France, en établissant un parallèle saisissant avec la conversion de Saul de Tarse...

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03/05/2014

Les prophéties sur la France - 2

 

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