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12/10/2014

La Contre-Révolution, qu'est-ce à dire ? - 4 : La charité

 

 


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Fête de Saint Wilfride

(Evêque et confesseur 732)

 

LA CONTRE-REVOLUTION, QU’EST-CE A DIRE ? - 4 : LA CHARITE

 

    La charité, remplacée aujourd'hui par la solidarité moins-disante, est une vertu surnaturelle, dite vertu théologale comme la foi et l’espérance. Elle consiste en l’amour de Dieu en premier, parce qu’il est notre Créateur et le dispensateur de toute vie et, ensuite, l’épanchement de cet amour vers nos semblables pour l’amour de Dieu, et pas seulement parce que ce sont des êtres humains comme nous-mêmes, selon l'horizon purement terrestre de l'optique humaniste.

     Elle est aussi, nous venons de le dire, amour du prochain comme l’enseigne Notre-Seigneur à un scribe, en lui rappelant ce qui est écrit dans le Lévitique :

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (XIX, 18)

     Mais, Jésus-Christ, surélèvera ce commandement de manière plus parfaite, dans son commandement nouveau, en demandant d’aimer notre prochain :

« (…) comme je vous ai aimés » (St Jean XIII, 34)

     Aimer son semblable « comme soi-même » et « comme il nous a aimés » C’est donc vouloir pour notre prochain, comme pour nous-mêmes, Dieu connu et aimé, ici-bas, dans le miroir de la foi, et, au ciel, éternellement, face à face, dans la vision béatifique.

     Cette vertu de charité est donc indispensable pour toute institution laïque ou religieuse qui se veut catholique (école, collège, université, monastère, etc.)

     Amour pour Dieu, d’abord, car il n’y a pas de charité et d’amour véritable du prochain sans la vérité. En effet, la charité est étroitement liée à la Vérité comme le déclarait Saint Pie X dans son Encyclique adressée au Sillon de Marc Sangnier qui, pour sa part, et de manière erronée, ne voulait considérer que la charité :

« (...) La doctrine catholique nous enseigne que le premier devoir de la charité n'est pas dans la tolérance des convictions erronées, quelques sincères qu’elles soient, ni dans l'indifférence théorique ou pratique pour l'erreur ou le vice où nous voyons plongés nos frères, mais dans le zèle pour leur amélioration intellectuelle et morale non moins que pour leur bien-être matériel. Cette même doctrine catholique nous enseigne aussi que la source de l'amour du prochain se trouve dans l'amour de Dieu, père commun et fin commune de toute la famille humaine, et dans l'amour de Jésus-Christ, dont nous sommes les membres au point que soulager un malheureux, c'est faire du bien à Jésus-Christ lui-même. Tout autre amour est illusion ou sentiment stérile et passager» 

     Si la charité chrétienne peut parfois se montrer insistante auprès de certaines personnes c’est, comme y encourage Saint Pie X, parce qu’elle prend à cœur, autant que faire se peut, de redresser et de corriger les pensées erronées, ayant en vue leur « amélioration intellectuelle et morale », sachant que les répercussions de l’erreur, de l’immoralité et du mensonge provoquent la défiance et le désordre dans la société. Par contre, la vérité s’accompagnant de la charité contribuent au retour à la confiance, à la morale et à l’ordre comme l’enseigne le Pape Pie XII, dans son Encyclique condamnant le national-socialisme (nazisme), le racisme, etc. comme « contraire à la foi », peu de temps avant le déclenchement de la deuxième guerre mondiale. 

 « Cette charité intelligente et compatissante envers les égarés, envers ceux-là même qui vous outragent, ne signifie nullement et ne peut nullement signifier un renoncement quel qu’il soit à la proclamation, à la revendication, à la défense courageuse de la vérité et à sa franche application à la réalité qui vous environne. Le premier don de l’amour du prêtre à son entourage, celui qui s’impose le plus évidemment, c’est celui qui consiste à servir la Vérité, toute la vérité, à dévoiler et à réfuter l’erreur sous quelque forme, sous quelque masque ou déguisement qu’elle se présente. Une défaillance sur ce point ne serait pas seulement une trahison envers Dieu et envers votre sainte vocation, ce serait aussi une faute contre le bien véritable de votre peuple et de votre patrie. » (Encyclique Mit Brennender Sorge, 10 mars 1937)

     Ce qui s’applique aux prêtres dans l’exercice de leur ministère n’est pas indifférent au laïc catholique confronté journellement à la réalité de l’environnement social, surtout lorsque ces clercs se révèlent négligents ou pusillanimes à l’égard de la vérité.

     Comme l’attestent les textes ci-dessus, les vertus de vérité et de charité sont indissociables et doivent constituer l’essence de toute vraie contre-révolution.

(A suivre…« La contre-révolution, qu’est-ce à dire ? – 4 : La hiérarchie »…si Dieu veut)

René Pellegrini 

- C’est moi qui mets en gras dans les textes.

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