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15/07/2015

Les moyens de Dieu pour le salut - 1

Articulation de ce chapitre :

- Nouvelles preuves de la réparation du mal et de la possibilité du salut pour tous les       hommes

- Doctrine catholique : la circoncision, la foi, le baptême.

 

- Quelle foi nécessaire au salut et à la rémission du péché originel…


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Fête de Saint Jacques de Nisibe 

(Evêque de Nisibe, confesseur 350)

 

CHAPITRE VII

 

 LES MOYENS DE DIEU POUR LE SALUT - 1

     Articulation de ce chapitre :

- Nouvelles preuves de la réparation du mal et de la possibilité du salut pour tous les       hommes

- Doctrine catholique : la circoncision, la foi, le baptême.

- Quelle foi nécessaire au salut et à la rémission du péché originel.

- Doctrine de Saint Augustin et de Saint Thomas.

- Des enfants morts avant de naître.

- Des adultes.

- Résumé des preuves et des réponses

     « Être sauvé, enseigne la théologie catholique, c’est être incorporé à Jésus-Christ, le nouvel Adam. Même avant l’Incarnation du Verbe et dès l’origine du monde, le salut n’a été possible qu’à cette condition. Il est écrit : Il n’y a pas sous le ciel d’autre nom donné aux hommes pour se sauver. Mais, avant l’Incarnation, les hommes étaient incorporés à Jésus-Christ par la foi à son avènement futur. De cette foi la circoncision fut le signe. Avant la circoncision, c’est par la foi seule et par le sacrifice, signe de la foi des anciens pères, que les hommes étaient incorporés à Jésus-Christ. Depuis l’Evangile, c’est par le baptême. Le sacrement même de baptême n’a donc pas été toujours nécessaire au salut ; mais la foi dont le baptême est le signe sacramentel a toujours été nécessaire.» (Somme Théologique, IIIp, quest. LXVIII, art. 1, corp.)

     On le voit, la circoncision n’était qu’un signe local et passager. Exclusivement propre à la race juive, il n’était nullement obligatoire pour les autres peuples. L’application même ne s’étendait qu’aux fils et non aux filles des Hébreux. Pour l’expiation du péché originel, les nations étrangères à la postérité d’Abraham demeuraient, comme les juifs eux-mêmes à l’égard des filles, soumis à la condition primitive de la loi de nature, la foi manifestée par le sacrifice.

     Le temps antérieur au Messie et le temps postérieur, dit un savant commentateur de saint Thomas, sont entre eux comme l’indéterminé au déterminé. Avant la circoncision, il n’y avait pas, pour remettre le péché originel, aucun sacrifice déterminé, ni quant à la matière, ni quant au temps, ni quant au lieu. Les parents pouvaient, dans ce but, offrir le sacrifice qu’ils voulaient, quand ils le voulaient et où ils voulaient. La circoncision détermina la nature et le temps du sacrifice, par lequel les fils des Hébreux devaient être purifiés de la tâche originelle.

     Le huitième jour après la naissance était fixé pour cette purification, qui ne pouvait être anticipée. Si, avant cette époque, il y avait danger de mort, les parents étaient replacés dans les conditions de la loi de nature et pouvaient purifier l’enfant par un autre moyen. Ce qui fait dire à Saint Thomas :

« Comme avant l’institution de la circoncision la foi seule au Rédempteur futur suffisait pour purifier les enfants et les adultes, il en était de même après la circoncision. Seulement, avant elle, aucun signe spécial, témoignage de cette foi, n’était exigé. Il est cependant probable qu’en faveur des nouveau-nés en danger de mort, les parents fidèles offraient quelques prières au Seigneur, ou employaient certaine bénédiction ou quelque autre signe de foi, comme les adultes le faisaient pour eux-mêmes et comme on le pratiquait pour les filles, qui n’étaient pas soumises à la circoncision (1). »

(A suivre …« Les moyens de Dieu pour le salut - 2 »…si Dieu veut) 

(1) Le texte est en français et en latin. 

René Pellegrini

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