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01/10/2015

Origine du mot philosophie et les formes de connaissance

Le mot de philosophie remonterait à Pythagore (VIe siècle avant Jésus-Christ). On rapporte qu’interrogé sur l’art ou la science qu’il professait, il répondit modestement, par manière de protestation contre le titre orgueilleux de Sages (Sophoi en grec) que se donnaient ses devanciers et, considérant que la sagesse ne pouvait convenir en propre qu’à Dieu, qu’il n’était ni artiste, ni savant mais simplement philosophe (philosophos) c’est-à-dire ami (philos) de la sagesse (sophia)…


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Fête de Saint Rémy

(Archevêque de Reims, Confesseur 533)

 

EXCELLENCE DE LA PHILOSOPHIE CHRETIENNE - 4

 

ORIGINE DU MOT PHILOSOPHIE ET LES FORMES DE CONNAISSANCE

 

     Quelques notions préliminaires pour faciliter l’approche de la philosophie en générale et chrétienne en particulier.

ORIGINE DU MOT PHILOSOPHIE

     Le mot de philosophie remonterait à Pythagore (VIe siècle avant Jésus-Christ). On rapporte qu’interrogé sur l’art ou la science qu’il professait, il répondit modestement, par manière de protestation contre le titre orgueilleux de Sages (Sophoi en grec) que se donnaient ses devanciers et, considérant que la sagesse ne pouvait convenir en propre qu’à Dieu, qu’il n’était ni artiste, ni savant mais simplement philosophe (philosophos) c’est-à-dire ami (philos) de la sagesse (sophia).

     Ce mot, laisse donc entrevoir son origine psychologique, il emprunte son nom à la sagesse (1)

     Une question se pose à son sujet : « La philosophie est-elle une science ? Pour y répondre convenablement il sera nécessaire d’examiner les différentes formes de savoir, de connaissance ou science.

I - LA CONNAISSANCE VULGAIRE OU VERITES DU SENS COMMUN

     Bien que n’étant pas à dédaigner, la connaissance vulgaire ne constitue que le premier échelon de la science, c’est-à-dire l’intelligence dans son activité spontanée, avant toute forme de réflexion scientifique. En effet, le sens commun acquiert naturellement maintes certitudes légitimes puisque fondées sur une évidence immédiate qui fait connaître seulement, soit :

* Des faits concrets ou sensibles, par exemple :

    - L’existence des choses extérieures : un rocher, une maison, un arbre, etc.

    - L’existence du sujet pensant : moi-même.

* Des faits généraux dont les éléments et les causes ne sont connus que d’une façon confuse, par exemple :

    - La nocivité de telle espèce de champignons,

    - L’effet spécial d’un remède, etc.

* Des propositions générales immédiatement évidentes à l’intelligence, telles que :

a)    Les principes premiers ou axiomes, ou leurs applications directes, par exemple :

- ce qui est, est.

         - le tout est plus grand que la partie.

         - ce qui n’existe pas par soi tient l’existence d’un autre.

     b) Les opérations élémentaires d’arithmétique.

         . 2 + 2 = 4 ; 2 X 3 = 6.

II – LA CONNAISSANCE SCIENTIFIQUE

     Elle vise à substituer à la connaissance vulgaire, un savoir accompagné d’une certitude raisonnée qui permet d’expliquer les choses et les faits, parce qu’ils résultent de l’étude méthodique des causes universelles et nécessaires dont ils sont l’œuvre complexe ainsi que des lois de leur jeu.

     Telle est la science en générale. L’usage aujourd’hui tend, malheureusement, à restreindre l’application du nom de « science » aux sciences de la nature, plus précisément celles qui portent sur une catégorie d’êtres, ou de faits, étudiés dans leurs causes prochaines propres dont on cherche à préciser le mode d’activité, et qui aboutissent à formuler des lois nécessaires et absolues fondées sur le déterminisme des phénomènes de la nature. Telles sont les sciences particulières : la physique, la biologie, la chimie, la mécanique céleste, etc., avec toutes leurs branches spéciales qui s’occupent surtout du comment des choses et des faits.

     La vraie science consiste donc à savoir par les causes. Elle est donc une connaissance certaine, générale et stable, c’est-à-dire une connaissance valant pour tous les cas, et applicable en tout temps et en tout lieu, par exemple : le théorème de Pythagore.

     Plus on s’avance, à propos d’un être quelconque, dans l’étude de chacune de ces sortes de causes, jusqu’à la connaissance de ce qu’il y a, en elles, de plus général, plus on connaît intimement et parfaitement cet être, plus on en a une science profonde.

     Comprenant en quoi consiste le savoir scientifique, il nous sera aisé de répondre, lors d’un prochain article, à la question que nous nous posions ci-dessus, à savoir : la philosophie est-elle une science ?

(A suivre…« La science ou connaissance philosophique »…si Dieu veut)

René Pellegrini

(1) Lorsqu’on parle de sagesse, il faut distinguer entre :

- La sagesse, vertu intellectuelle spéculative, qui est normalement la reine des vertus intellectuelles puisqu’elle procède du jugement de la raison et, a pour objet, la recherche des causes les plus élevées des choses ou encore considère la cause la plus haute qui est Dieu.

- Le don de sagesse qu’il serait préférable d’appeler, selon Saint Thomas d’Aquin, « esprit de sagesse » car, nous dit-il :

« Or dans l’Ecriture les dons nous sont révélés non pas précisément sous ce nom-là, mais plutôt sous celui d’esprit. C’est ainsi qu’il est dit en Isaïe XI, 2-3 : sur lui reposera l’esprit de sagesse et d’intelligence (…) »

     Le don de sagesse est infusé par Dieu et, grâce à lui, l’homme est rendu promptement mobile à l’inspiration divine. Ce dont est pour la sanctification intime et pour le salut de chaque âme, faisant partie de l’état de grâce, et existant dans toute âme se trouvant dans cet état.

 

- Le charisme de sagesse appelé aussi grâce gratuite « gratiae gratis datae ». A la différence du don de sagesse, il n’est pas nécessaire pour le salut. Il peut être transitoire chez celui qui en est porteur. Il n’est donné que pour la manifestation du divin dans le monde, pour le bien et l’édification de la Sainte Eglise de Dieu.

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