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30/12/2015

Orientation théologique et philosophique du site

En dehors des textes doctrinaux et des Encycliques du Magistère ordinaire et du magistère extraordinaire du Pape, appui sera pris sur Saint Thomas d’Aquin (Somme Théologique), docteur principal de l’Eglise catholique romaine, et sur les XXIV thèses thomistes pour la partie philosophique car, comme l’enseignait déjà l’Encyclique Pascendi Dominici Gregis, de Saint Pie X, si le modernisme a envahi l’Eglise… 


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Fête du Bienheureux Sébastien Valfré

 (Prêtre de la Congrégation de l’Oratoire de Turin 1710)

 

PRESENTATION DU BLOGUE : LE CHRIST-ROI - 12

 

ORIENTATION THEOLOGIQUE ET PHILOSOPHIQUE DU SITE

 

     En dehors des textes doctrinaux et des Encycliques du Magistère ordinaire et du Magistère extraordinaire du Pape, appui sera pris sur Saint Thomas d’Aquin (Somme Théologique), docteur principal de l’Eglise catholique romaine, et sur les XXIV thèses thomistes pour la partie philosophique car, comme l’enseignait déjà l’Encyclique Pascendi Dominici Gregis, de Saint Pie X, si le modernisme a envahi l’Eglise :

« C’est d’une alliance de la fausse philosophie avec la foi qu’est né, pétri d’erreur, leur système ».

     D’où, l’extrême importance de rester inébranlablement attaché, sur le plan philosophique, à celle que l’Eglise a validée au-dessus de toutes les autres : celle de Saint Thomas d’Aquin, appelé le Docteur angélique ou l’Ange de l’Ecole.

     Cette Encyclique écrite il y a plus d’un siècle, en 1907, parle « d’envahissement de l’Eglise » par le modernisme. Envahissement malgré la présence de Papes vigilants. C’est dire le niveau d’infiltration de ce système idéologique au sein de l’Eglise catholique. Cet « envahissement moderniste » a été rendu possible, comme le souligne le Pape par « une alliance » en dehors des recommandations du Pape, qui a concerné « la fausse philosophie avec la foi ». Faut-il alors s’étonner, aujourd’hui, de ce qui se passe au sein de l’Eglise conciliaire après que, l’Eglise déjà noyautée à l’époque de Saint Pie X, les portes ont été grandes ouvertes avec l’ouverture au monde prônée par le concile Vatican II, et applaudit, à juste titre, par le monde qui comme le souligne la Sainte Ecriture :

« Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui (…) » (St Jean XV, 19a)

     Il faut, comme le Pape, se rendre à l’évidence qu’il s’agit d’un système qui, en faisant intervenir dans l’histoire, le mécanisme de transfiguration et de défiguration, l’histoire interne et l’histoire réelle, le symbolisme en théologie et l’expérience religieuse à la place de la foi, s’attaque à toutes les branches de la connaissance liée au salut, à savoir : la philosophie, l’histoire, la théologie, la foi, le dogme, le culte, les sacrements, les livres sacrés, l’Eglise, l’Eglise et l’Etat, etc.

     Pour illustrer ce système par un exemple, on prendra celui de la philosophie conçue par le ''philosophe catholique moderniste'' :

     En philosophie : une double facette dans la présentation de sa doctrine :

     - Soit l’aspect négatif de la philosophie avec l’agnosticisme qui renvoie la théologie naturelle et les motifs de crédibilité à l’intellectualisme et pour qui, la science et l’histoire doivent être athées car elles sont enfermées entre deux bornes : une extérieure : le monde visible, et l’autre intérieure : la conscience. En dehors de ces deux bornes c’est ce qu’ils appellent l’inconnaissable qui suscite dans l’âme portée vers la religion un sentiment particulier qui, pour le moderniste, est la foi.

     - Soit l’aspect positif de sa philosophie avec l’immanentisme ou immanence vitale qui explique la religion naturelle ou surnaturelle comme étant dans l’homme, dans sa vie d’homme. La foi résidant dans un certain sentiment intime, le sentiment religieux qui apparaît dans la conscience de l’être humain ou plutôt qui jaillit des profondeurs de sa subconscience. Pour le moderniste Dieu étant dans ce sentiment religieux qui apparaît dans la conscience, il y a donc révélation ou commencement de celle-ci.

     Cette erreur philosophique a de graves conséquences car elle établit une équivalence entre la conscience (mot très en vogue de nos jours, jusqu’au Vatican) et la Révélation divine, ce qui fait dire au Pape :

« De là, enfin, la loi qui érige la conscience religieuse en règle universelle, entièrement de pair avec la révélation, et à laquelle tout doit s’assujettir, jusqu’à l’autorité suprême dans sa triple manifestation : doctrinale, cultuelle, disciplinaire ».

     Il s’agit donc, comme l’a démontré Saint Pie X, dans son Encyclique, d’un « système » qui rend évident sa pénétration « jusqu’aux veines de l’Eglise » comme il le disait avec douleur, et que les catholiques se doivent de combattre. Quand les conducteurs religieux se comportent en chiens muets, s’en montrent incapables, timorés, pusillanimes ou traîtres, ce sont les laïcs et les chefs de familles catholiques, soumis et fidèles aux enseignements et aux mises en garde des Encycliques papales, qui doivent assumer leur devoir de chrétien, selon leur compétence, et monter en première ligne.

     A ce stade, il y a beaucoup de catholiques qui doivent s’interroger et s’examiner pour voir s’ils ne seraient pas modernistes sans trop le savoir, comme monsieur Jourdain faisait de la prose, car beaucoup confonde la foi (adhésion de l’intelligence à la vérité révélée et enseignée par l’Eglise) avec la conscience, le sentiment religieux ou l’expérience religieuse qui en sont la caricature.

     Hormis les cas d’ignorance, l’esprit moderniste chez un homme d’Eglise ou chez un laïc se manifeste par un signe distinctif : son indifférence ou son aversion pour la scolastique, la doctrine de Saint Thomas d’Aquin et les XXIV thèses thomistes pourtant recommandées par les Papes. (1) Souvent, s’y ajoute une réticence, une propension à minimiser, une moue, une désinvolture, voire du mépris envers les Exercices spirituels de Saint Ignace de Loyola. (2)  A bon entendeur... 

     Ces caractéristiques, au-delà, des apparences, laissent peu de doutes sur l’esprit moderniste, ou entaché de modernisme, qui anime ces personnes. Si vous avez un doute sur un prêtre, un évêque, un cardinal, un religieux, un laïc catholique, faîtes l’expérience !

FIN DE LA RUBRIQUE PRESENTATION DU SITE

René Pellegrini

(1 et 2) Sur ce blogue, ils font l’objet de 3 rubriques : La philosophie chrétienne -

la philosophie : Les XXIV Thèses thomistes - les Exercices spirituels de Saint Ignace de Loyola.

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