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17/03/2016

Les noms du Roi de la Cité du bien - 3 : Onction

     Il s’appelle ONCTION, unctio. Entre un grand nombre de significations admirables, onction veut dire sagesse et lumière. Comme il est l’amour par essence, le Roi de la Cité du bien est la sagesse même, la lumière sans ombre, la lumière éternelle, le soleil sans éclipse. De sa plénitude il communique à ses sujets, il inonde son empire…


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Fête de Saint Patrice

(Evêque et Confesseur  vers 461 )

 

 CHAPITRE VIII

 

LES NOMS DU ROI DE LA CITE DU BIEN – 3 : ONCTION

Mis sur blogue le 17 mars 2016

     Il s’appelle ONCTION, unctio. Entre un grand nombre de significations admirables, onction veut dire sagesse et lumière. Comme il est l’amour par essence, le Roi de la Cité du bien est la sagesse même, la lumière sans ombre, la lumière éternelle, le soleil sans éclipse. De sa plénitude il communique à ses sujets, il inonde son empire. En y participant, ses sujets deviennent tout ce qu’il y a de plus grand parmi les hommes : Rois, Prêtres et Prophètes.

     Rois : au lieu d’être dominés, ils dominent ; au lieu d’être asservis à la matière, aux créatures, aux sens, aux passions, aux anges rebelles, ils les tiennent enchaînés à leurs pieds. Ni les promesses, ni les menaces, ni les revers, ni les maladies, ni les tentations ne font tomber la couronne de leur tête, le sceptre de leurs mains. Dirigée par la sagesse éternelle, leur autorité à pour caractères l’équité, la douceur et la force (1).

     Prêtres : ils se servent de leur royauté sur les créatures et sur eux-mêmes, pour faire de tout ce qui est créé, de tout ce qu’ils possèdent, de tout ce qu’ils sont, une grande victime au Dieu, de qui tout est descendu et à qui tout doit remonter. Royal sacerdoce, peuple chéri entre tous les peuples, partout où règnent les fils de la Cité du bien, la lumière se fait, l’ordre s’établit, la civilisation se développe, les nations prospères marchent tranquillement dans leur voie. En voulez-vous la preuve ? Interrogez l’histoire et regardez la mappemonde.

     Prophètes : leurs paroles, et leurs œuvres plus éloquentes que leurs paroles, font rayonner sur la terre la lumière divine dont ils sont inondés. Elles proclament incessamment les lois éternelles de l’ordre, l’existence du monde futur, le grand jour de la justice et le double séjour du bonheur et du malheur sans fin, au-delà du tombeau.

« Bien plus, s’écrie un Père de l’Eglise, ce que l’œil humain peut à peine démêler à travers d’épais nuages, ce que tous les sages païens n’ont fait qu’entrevoir, les citoyens de la Cité du bien le voit clairement. Leur corps est sur la terre, leur âme lit dans les cieux. Ils voient, comme Isaïe, le Seigneur assis sur son trône éternel. Comme Ezéchiel, ils voient celui qui repose sur les chérubins. (2) Comme Daniel, ils voient les millions d’anges qui l’environnent. (3) Un petit homme, exiguus homo, voit d’un seul regard le commencement et la fin du monde, le milieu des temps, la succession des empires. Il sait ce qu’il n’a point appris ; car en lui est le principe de toute lumière. Tout en demeurant homme, il reçoit du Roi de la Cité du bien une science puissante, qui va jusquà lui découvrir les secrètes actions d’autrui.

« Pierre en personne n’était pas avec Ananie et Saphire, lorsqu’ils vendaient leur champ ; mais il y était par le Saint-Esprit. Pourquoi, dit-il, Satan a-t-il tenté votre cœur, au point de vous faire mentir au Saint-Esprit ? Il n’y avait ni accusateur, ni témoin. Comment donc le savait-il ? N’étiez-vous pas libres, ajoute-t-il, de garder votre champ, et ce que vous avez vendu ne vous appartenait-il pas ? Pourquoi donc avez-vous formé ce mauvais dessein ? (4) Ainsi, cet homme sans lettres possédait, par la grâce du Saint-Esprit, une science que tous les sages de la Grèce ne connurent jamais. Ne trouvez-vous pas la même science dans Elisée ? Absent, il voit Giezi recevoir les présents de Naaman ; et à son retour il lui dit : Est-ce que mon esprit ne voyageait pas avec toi ? Mon corps était ici ; mais l’esprit que Dieu m’a donné connaît ce qui se passe au loin. (4) Voyez comme le Roi de la Cité du bien éclaire, quand il veut, ses sujets, enlève leur ignorance et les enrichit de science (5). »

(A suivre…« Les noms du Roi de la Cité du bien : Doigt de Dieu »…si Dieu veut)

(1) Seule les références bibliques étaient données dans les textes.

« La sagesse atteint donc avec force depuis une extrémité jusqu’à l’autre, et elle dispose tout avec suavité ». (Sagesse VIII, 1)  et IX, 23.

« (…) et qui par votre sagesse avez établi l’homme, pour qu’il dominât sur les créatures que vous avez faites, pour qu’il gouvernât le monde dans l’équité et la justice, et qu’il formulât ses jugements avec un cœur droit ». (Sagesse IX, 2-3)

Le Livre de la Sagesse  ou Sagesse de Salomon ne figure pas dans la Bible hébraïque, mais dans la Bible des Juifs hellénistes appelée Bible des Septante (LXX). Bien que non reconnue par les Protestants et les sectes dérivées, sa canonicité n’est pas douteuse car les écrivains du Nouveau Testament, même s’ils ne le citent pas de manière directe, y font souvent et clairement allusion.

(2) C’est moi qui mets texte et référence

« La gloire du Seigneur sortit du seuil du temple, et se plaça sur les chérubins ». (Ezéchiel X, 18)

(3) C’est moi qui mets texte et référence

« (…) mille milliers le servaient, et dix mille millions l’assistaient ». (Daniel VII, 10)

(4) Actes V, 3-4 (Le texte, sans la référence biblique)

(5) Texte latin de S. Cyrill. Hier., Catech., XVI

 

René Pellegrini

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