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19/07/2016

Le prince et la doctrine catholique

     Pour en terminer avec les considérations sur le Prince, il sera utile de faire certaines remarques, non exhaustives, concernant son dernier livre ‘’ Adresse au futur chef de l’Etat ‘’ publié chez Denoël. en 1994. Ce livre permet de mieux cerner la catholicité du prétendant et le sérieux doctrinal de ceux qui le soutiennent…


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Fête de Sainte Macrine La Jeune

                                                   (Vierge 379)

 

UN ROI POUR LA FRANCE - 6

 

LE PRINCE ET LA DOCTRINE CATHOLIQUE

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     En bleu ce qui a été rajouté. Rappel : j’ai écrit cet article en juin 1995.

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     Pour en terminer avec les considérations sur le Prince, il sera utile de faire certaines remarques, non exhaustives, concernant son dernier livre ''Adresse au futur chef de l’Etat'' publié chez Denoël. Ce livre permet de mieux cerner la catholicité du prétendant et le sérieux doctrinal de ceux qui le soutiennent.

     Parlant de l’homme il écrit :

« Cet être fait d’un corps, d’une âme et d’un esprit (…) » (page 37)

« L’édification de l’homme (corps, âme et esprit) (…) » (page 48)

« Et l’homme n’est plus considéré dans son unité trilogique, corps, âme et esprit (…) (page 108)

« Un peu partout éclatent des révoltes pour la liberté, la révolte de l’homme pour conquérir sa plénitude : Corps, âme et esprit. » (page 116)

     Voici ce que l’Eglise catholique enseigne concernant l’homme, au IVe Concile du Latran (1215) et au Ier Concile du Vatican (1870)

« Nous croyons fermement et nous affirmons simplement qu’il y a un seul vrai Dieu (…) qui, par sa force toute-puissante, a (…) créé de rien (…) la créature humaine (…) composée qu’elle est d’esprit et de corps» (Denzinger 428et 1783)

     Parlant de la Tradition le prince déclare :

« Par tradition il faut entendre non par un quelconque refuge dans un passé mort et révolu, mais la transmission, à partir des révélations et des textes sacrés, de constantes universelles et éternelles qui constituent la nature permanente de l’homme. La tradition traverse l’histoire et les cultures en mettant perpétuellement en question l’aspect figé de ses valeurs. Elle est aussi la conscience vécue, ici et maintenant des sources vitales et spirituelles de l’humanité (…) » (page 57)

     Loin « des révélations et des textes sacrés (…) cultures et sources spirituelles de l’humanité » voici, de manière non exhaustive, ce que l’Eglise enseigne, et ce à quoi elle limite la Tradition :

« Le saint Concile œcuménique et général de Trente, légitimement réuni dans l’Esprit-Saint (…) garde toujours devant les yeux le dessein de conserver dans l’Eglise, en supprimant les erreurs, la pureté de l’Evangile, (…) Voyant clairement que cette vérité et cette règle sont contenues dans les Livres écrits et dans les traditions non écrites qui reçues par les Apôtres de la bouche même du Christ, ou transmises comme de main en main par les apôtres, sous la dictée de l’Esprit-Saint, sont parvenues jusqu’à nous, le saint Concile, suivant les Pères orthodoxes, reçoit et vénère avec le même sentiment de piété et de respect tous les Livres, tant de l’Ancien que du Nouveau Testament, (…) ainsi que les traditions concernant soit la foi soit les mœurs, comme venant de la bouche même du Christ ou dictées par le Saint-Esprit et conservés dans l’Eglise catholique par une succession continue. » (Denzinger 783)

« J’accepte et j’embrasse les traditions apostoliques et celles de l’Eglise, (…) De même j’accepte l’Ecriture sainte, suivant le sens qu’a tenu et que tient notre sainte Mère l’Eglise (…) » (Denzinger 995)

« (…) je reçois sincèrement la doctrine de la foi transmise des Apôtres jusqu’à nous toujours dans le même sens et dans la même interprétation par les Pères orthodoxes ; (…) » (Serment antimoderniste, 1910, Denzinger 2145)

CONCLUSION :

* La tripartition de l’homme :

     Elle provient d’une interprétation erronée de I Thessaloniciens V, 23. L’homme composé d’un corps, d’une âme et d’un esprit est un enseignement gnostique prenant appui sur une division du monde en trois sphères superposées : le monde matériel, celui des corps, le monde astral ou subtil et le monde spirituel, celui des Esprits. Attention aux sites internet qui propose ce genre d’interprétation même s’ils sont catholiques !

    L’Eglise a toujours enseigné le dualisme à savoir que l’homme est composé d’un corps mortel et d’une âme immortelle. Elle désigne « âme » (anima) et « esprit » (spiritus) non comme deux substances différentes ou appartenant à deux mondes distincts mais comme deux fonctions différentes d’une seule et même substance spirituelle. Dans le langage courant on a pris la partie pour le tout. Ainsi, l’ensemble de la substance spirituelle unique « anima + spiritus » est désigné par le même nom que l’une de ses parties et on l’appelle « âme ». Ce procédé est fréquent en linguistique : ainsi « l’humanité » désigne à la fois les hommes et les femmes car il n’y a pas de nom générique pour désigner l’ensemble des deux.

* Une tradition allant bien au-delà de la conception catholique. Pour preuve, les citations du Prince ci-dessus, et sa mention de l’homme et de la femme, par référence au symbole du yin et du yang de la tradition taoîste chinoise. (page 114)

* Ses regrets sur la convivialité des B.M.C (1) de son époque militaire, avec « trente ans plus tard (…) l’amour tarifé, sacrifié sur l’autel du rendement. » (page 121,122)

     Par ces propos nous avons, en la personne du prince, sur le plan de la foi et des mœurs, un produit de la gnose au nom menteur. Avant de s’exciter pour un roi, il faudrait au moins s’assurer qu’il soit catholique. Convertissez-le d’abord !

René Pellegrini

(1) B.M.C : Rien à voir avec les vélos suisses, mais Bordel militaire de campagne.

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Armoiries du Royaume de France jusqu’à la Révolution

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