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11/10/2016

Le Consolateur

     Il est Consolateur. Mes bien-aimés, jusqu’ici je vous ai enseignés, dirigés, consolés : voilà pourquoi mon prochain départ vous attriste. Prenez courage, à ma place je vous enverrai un autre Consolateur qui demeurera avec vous, non pas un peu de temps, comme moi, mais toujours…


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Fête de Saint Gomer

(Chevalier sous Pépin le Bref 774)

 

 CHAPITRE VIII

 

LES NOMS DU ROI DE LA CITE DU BIEN – 7 : CONSOLATEUR

 

abîmes, âme, apôtres, bien, chair, cité du bien, cœur, consolateur, consolations, courage, dieux, douleurs, doutes, Eglise, ennemis,  espérances, éternité, faiblesse, fortune, gloire, grâce, heureux, humanité, immortalité, joies, justice, lumière, misères, miséricorde, monarques, mystères, Paraclet, peines, persévérance, pitié, prétention, prières, remède, royaume, royauté, Saint-Esprit, sang, souffrance,  soulagements, ténèbres, tentations, tombe, tribunal, vallée des larmes, Verbe incarné                      Il est Consolateur. Mes bien-aimés, jusqu’ici je vous ai enseignés, dirigés, consolés : voilà pourquoi mon prochain départ vous attriste. Prenez courage, à ma place je vous enverrai un autre Consolateur qui demeurera avec vous, non pas un peu de temps, comme moi, mais toujours. Il vous instruira, vous dirigera, vous consolera dans vos peines, dans vos doutes, dans vos tentations, dans vos luttes incessantes. Tel est le sens des paroles du Verbe incarné, annonçant le Saint-Esprit à ses apôtres, à l’Eglise et à nous-mêmes (1).

     Consolateur. Il fallait bien connaître l’humanité, pour donner ce nom de Roi de la Cité du bien. La voyez-vous cette pauvre humanité, ruine vivante, traversant depuis soixante siècles une terre de misères, trop justement appelée la vallée des larmes ; enveloppée de ténèbres, environnée d’ennemis, brisée de travaux, accablée de douleurs, rongée de soucis ; laissant aux pierres du chemin les taches de son sang et aux ronces des lambeaux de chair ; traitant après elle une longue chaîne d’espérances trompées : apercevant dans le lointain, comme dernière perspective, une tombe entr’ouverte avec des mystères de décomposition qu’elle n’ose fixer ; et, par-delà, les abîmes insondables d’une double éternité ? Il faut en convenir, si l’humanité a besoin de quelqu’un, c’est, avant tout, d’un consolateur.

     Digne de ce nom vraiment royal, le Roi de la Cité du bien est le consolateur par excellence, Consolator optime. Sa royauté n’a d’autre but que de sécher les larmes de ses sujets, ou de les transformer en perles d’immortalité. Consolateur puissant, ses consolations ne sont pas de vaines paroles qui se brisent à la surface du cœur, mais des soulagements efficaces, des joies intimes. Consolateur universel, pas une souffrance du corps, pas une douleur de l’âme, pas un revers de fortune, pas un doute, pas une perplexité, pas même une faute, pour lesquels il n’ait un remède, une lumière, une espérance.

     Que l’homme, le peuple, le siècle qui n’a aucune affaire à traiter au tribunal de la justice et de la miséricorde divine, qui n’a besoin de lumières pour connaître le bien, ni de courage pour l’entreprendre, ni de persévérance pour l’accomplir, ni de soulagement dans ses misères, ni de consolation dans ses peines, en un mot, que le néant orgueilleux qui a la prétention de se suffire à lui-même, ou de trouver dans des bras de chair un appui suffisant pour sa faiblesse, dédaigne, oublie l’Avocat divin, l’Exhortateur universel, le Consolateur suprême : nous n’avons rien à lui dire. Une profonde pitié, des prières et des larmes, c’est tout ce qui reste à lui donner. Quant à l’homme, au peuple, au siècle qui a la conscience de ses besoins, il trouve au fond de son âme mille motifs, de jour en jour plus pressants, d’invoquer le Saint-Esprit et de vivre sous ses lois.

     Tel est, d’après les principaux noms qui le caractérisent, le Roi de la Cité du bien. Si à tant de titres qui lui sont propres, on ajoute ceux qu’il partage avec le Père et le Fils, il nous apparaîtra comme le plus grand, le plus magnifique, le plus sage, le meilleur de tous les monarques ; sa Cité, comme le royaume le plus glorieux, le plus libre, le plus heureux que l’homme puisse rêver ; ses sujets, comme une famille de frères, comme une assemblée de dieux, commencés par la grâce, et en voie de devenir des dieux consommés dans la gloire. Si un pareil spectacle vous laisse la force de parler, ce sera pour dire avec le prophète : Cité de mon Dieu, que vous êtes belle ! heureux ceux qui vous habitent (2).

(A suivre…« Les princes de la Cité du bien »…si Dieu veut)

(1) « Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Paraclet, afin qu’il demeure éternellement avec vous. » (St Jean XIV, 16)

(2) « On dit de toi des choses glorieuses, ô cité de dieu (…) Ils sont tous dans la joie, ceux qui habitent en toi. » (Psaumes LXXXVI, 3,7 et 87, 3,7 dans les Bibles protestantes)

René Pellegrini

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