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29/10/2016

La mort du pécheur - 10 : Ses derniers instants - 2

Hélas ! Elle avait vécu comme si le corps eût été tout son être ; elle avait même tâché de se persuader que son âme n’était rien ; que l’homme n’était qu’un ouvrage de chair et de sang, et que tout mourait avec nous : et on vient lui déclaré que c’est son corps  qui n’était rien qu’un peu de boue, et qui va se dissoudre…


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Fête de Saint Salve

 (Evêque d’Amiens, confesseur 615)

 

LA MORT DU PECHEUR, ET LA MORT DU JUSTE - 11

« Heureux sont les morts qui meurent dans le Seigneur »

(Apocalypse XIV, 13)

PREMIERE PARTIE

 

LA MORT DU PECHEUR – 10 : SES DERNIERS INSTANTS - 2

 

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     Alors le pêcheur mourant, ne trouvant plus dans le souvenir du passé que des regrets qui l’accablent ; dans tout ce qui passe à ses yeux, que des images qui l’affligent ; dans la pensée de l’avenir, que des horreurs qui l’épouvantent ; ne sachant plus à qui avoir recours ; ni aux créatures, qui lui échappent ; ni au monde qui s’évanouit ; ni aux hommes, qui ne sauraient le délivrer de la mort ; ni au Dieu juste, qu’il regarde comme un ennemi déclaré, dont il ne doit plus attendre d’indulgence : il se roule dans ses propres horreurs, il se tourmente, il s’agite, pour fuir la mort qui le saisit, ou du moins pour se fuir lui-même ; il sort de ses yeux mourants je ne sais quoi de sombre et de farouche, qui exprime les fureurs de son âme ; il pousse du fond de sa tristesse des paroles entrecoupées de sanglots, qu’on entend qu’a demi, et qu’on ne sait si c’est le désespoir ou le repentir qui les a formées ; il jette sur un Dieu crucifié des regards affreux, et qui laissent douter si c’est la crainte ou l’espérance, la haine ou l’amour qu’ils expriment ; il entre dans des saisissements, où l’on ignore si c’est le corps qui se dissout, ou l’âme qui sent l’approche de son juge ; il soupire profondément, et l’on ne sait si c’est le souvenir de ses crimes qui lui arrache ces soupirs, ou le désespoir de quitter la vie. Enfin, au milieu de ces tristes efforts, ses yeux se fixent, ses traits changent, son visage se défigure, sa bouche livide s’entr’ouvre d’elle même, tout son corps frémit ; et par ce dernier effort, son âme infortunée s’arrache comme à regret de ce corps de boue, tombe entre les mains de Dieu, et se trouve seule aux pieds du tribunal redoutable.

     Mes frères, ainsi meurent ceux qui ont oublié Dieu pendant leur vie ; ainsi mourrez-vous vous-mêmes, si vos crimes vous accompagnent jusqu’à ce dernier moment. Tout changera à vos yeux, et vous ne changerez pas vous-mêmes. Vous mourrez, et vous mourrez pêcheurs, comme vous avez vécu ; et votre mort sera semblable à votre vie. Prévenez ce malheur : vivez de la vie des Justes, et votre mort, semblable à la leur, ne sera accompagnée que de joie, de douceur et de consolation : c’est ce que nous allons voir dans la suite de ce discours.

(A suivre… « La mort du juste – 1 »…si Dieu veut)

René Pellegrini

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