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28/12/2016

Ontologie : Thèse 1 - Partie 1

L’ontologie est la science métaphysique qui a pour objet l’être réel, en tant qu’être, ainsi que les réalités que sa nature implique...


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Fête de Saint François de Sales

(Evêque de Genève 1622)

 

LES 24 THESES THOMISTES - 5

 

ONTOLOGIE

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     Pour ne pas alourdir l’article, pour ceux qui ne sont pas familier du vocabulaire philosophique, j’ai divisé, en deux parties, le texte de la première thèse de Saint Thomas d’Aquin figurant  dans le livre du Révérend-Père Edouard Hugon (1) intitulé « Les Vingt-Quatre thèses thomistes ». Pour son ouvrage, il reçut les félicitations du Pape Benoît XV, du Cardinal Gaëtan Bisletti et du Pape Pie XI. Après ces deux parties, on approfondira ces deux notions de « puissance et acte ».

     Les 24 thèses de Saint Thomas d’Aquin se divisent en quatre parties :

I   – Ontologie (thèse I-VII)

II  – Cosmologie (thèse VIII-XII)

III – Biologie et Psychologie (thèse XIII-XXI)

IV – Théodicée (thèse XXII-XXIV)

THESE 1 – Partie 1

« La puissance et l’acte divisent l’être de telle sorte que tout ce qui est ou bien soit acte pur, ou bien composé nécessairement de puissance et d’acte comme principes premiers et intrinsèques» (2)

     « Ces notions « puissance et acte » sont les plus universelles de la philosophie, et elles se fondent sur l’expérience et le sens commun (3)

     Parmi les choses que nous atteste le sens commun, il en est qui peuvent être et ne sont pas encore, il en est qui sont déjà. Ce qui peut être est en puissance, ce qui est déjà est en acte : l’enfant d’un jour est philosophe en puissance, l’écrivain qui vient de publier un traité de métaphysique est philosophe en acte ; le marbre peut devenir une belle vierge, il est statue en puissance ; le ciseau de l’artiste en a tiré le chef d’œuvre, le marbre est statue en acte ; le candidat au mandat législatif est député en puissance, l’élu est député en acte.

     Ainsi la puissance et l’acte s’expliquent et se définissent par leurs rapports mutuels : la puissance est comme une capacité, une ébauche, un commencement, l’acte est le complément ; la puissance est tout ce qui demande à être perfectionné, l’acte est la perfection ou ce qui la donne.

     Aristote définit la puissance : le principe d’agir ou de recevoir (4). Le principe désigne, non pas une simple possibilité ou une pure non-répugnance à exister, mais une capacité réelle dans un sujet réel. La simple possibilité est appelée puissance logique ou objective ; la capacité réelle est une puissance subjective. Le feu est un principe d’agir, en causant la chaleur ; l’eau est un principe de recevoir, puisqu’elle prend la chaleur du feu. La puissance d’agir est active, la puissance de recevoir est passive. L’une et l’autre est réelle et principe de l’acte : la première est le principe dont l’acte émane ; la seconde est imparfaite, parce que recevoir suppose que l’on manque ; la première est, en soi, perfection, parce que, pour agir, il faut avoir déjà l’acte que l’on donne. De là cet axiome de saint Thomas : Dans la mesure où l’on est en acte et parfait, on est principe actif ; unumquodque secundumquod est actu et perfectum, secundum hoc est principium activum alicujus (5). La seconde est donc seulement puissance, la première est déjà un acte dont dérive l’opération ou l’effet ; c’est pourquoi la seconde répugne à Dieu, mais non pas la première.  

     C’est de la dernière qu’il est principalement question dans la thèse précédente.

     Celui qui reçoit manquait d’une perfection, il a passé d’un état à un autre en l’acquérant : il a donc changé. D’où il suit que la puissance est le principe du changement, de la mutation ou du mouvement, car changer c’est se mouvoir d’un état à un autre. Et, puisque le sujet ne saurait jamais se donner ce qu’il n’a pas, il doit recevoir cette mutation d’un autre qui, pour le faire passer à une condition nouvelle, doit être en acte lui-même, et partant distinct de celui qu’il meut (6).

     On voit donc que l’idée de puissance suggère celle de mobile, et l’idée d’acte comporte celle de moteur.

(A suivre…« Ontologie : Thèse 1 - Partie 2 »…si Dieu veut)

René Pellegrini

(1)  Le R.P. Hugon, de l’Ordre des Frères Prêcheurs, Professeur de dogme au Collège Pontifical « Angélique » de Rome, Membre de l’Académie romaine de Saint Thomas d’Aquin.

(2) Cette proposition est contenue ouvertement dans les œuvres de saint Thomas, non seulement dans la Somme, où il est dit : « Cum potentia et actus dividant omne ens et omnegenus entis » I.P., q.77, a. 1 ; lect.IX.

(3) Cf. P. GARRIGOU-LAGRANGE, Le sens commun, la philosophie de l’Etre et les formules dogmatiques, nouvelle édition, Paris, 1922.

(4) Cf. ARISTOTE., II, III, VII, VIII Physic., et IX Metaphys.; S.Thom., Comment. in Aristot., loc.cit.

(5) S.Thom., I. P., q. 25, a. 1.

(6) De là cette définition de la puissance passive donnée par ARISTOTE : Principium mutationis ab alio, in quantum est ALIUD, IV Physic., cf. S.THOM., in h. 1.

 

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MES VOEUX POUR 2017

Habituellement, ce sont la santé, le bonheur, la prospérité. Si, bien sûr, ces choses sont appréciables et appréciées, cependant, pour un chrétien, là n’est pas l’essentiel car tous ces biens ne garantissent pas du tout le salut. Ce que nous devons plutôt nous souhaiter, c’est la vie éternelle dans le Paradis promis par Dieu en restant fidèles à ses commandements en pratiquant la charité envers tous, car c’est par elle que nous sommes unis à Dieu qui donne la pluie aux bons comme aux méchants, l’amour de la vérité chrétienne et sa défense par la fermeté de notre foi, sans craindre pour notre réputation, la confiance en la miséricorde de Dieu en faisant nous-même miséricorde, et l’abandon confiant en la Providence de Dieu qui, sachant de quoi nous sommes faits et  pouvons supporter avec Sa grâce, choisit les épreuves et les combats qu‘Il sait nous être les plus profitables pour nous permettre d’atteindre notre fin dernière.

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