Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

17/01/2018

Utilité de la philosophie - 1

     Après l’examen des diverses relations qui existent entre les sciences, la philosophie et la théologie, intéressons-nous maintenant à son utilité. Pour l’apprécier à sa juste valeur, il faut se défier de quatre attitudes d’esprit générées par…


PAGE ACCEUIL SITE03.jpg

Fête de Saint Antoine

(Abbé vers 358/361) (1)

 

EXCELLENCE DE LA PHILOSOPHIE CHRETIENNE - 9

 

UTILITE DE LA PHILOSOPHIE - 1

 

anciens grecs, Aristote, athée, autorité divine, catholicisme, Cicéron, ciel, concile Vatican II, confiance, confréries, congrégations, connaissance,  création du monde, dépôtt révélé, dialectique, divinité, Eglise catholique, erreurs, existence de Dieu, fictions, fidéisme, foi chrétienne, fraternité, Jésus-Christ, lumières naturelles, magistère de l’Eglise, Mgr Lefebvre, miracles, Mgr Fellay, mystères, mythe, perfections, philosophie chrétienne, prêtres, prophéties, Quanta Cura, raisonnement,  rationalisme, religion, Révélation divine, Saint Pie X, Saintes Ecritures, sciences, surnaturel, syllabus,  théologie, traditionalisme, vérités          Après l’examen des diverses relations qui existent entre les sciences, la philosophie et la théologie, intéressons-nous maintenant à son utilité.

     Pour l’apprécier à sa juste valeur, il faut se défier de quatre attitudes d’esprit générées par :

     - L’ignorance de la Révélation divine qui pousse à vanter excessivement la philosophie comme ce fut le cas avec les anciens grecs et latins tels qu’Aristote et Cicéron.

     - Le rationalisme moderne qui accorde une confiance excessive et prédominante à la raison humaine et, considérant le surnaturel irrecevable, prétend résoudre toutes les questions religieuses et morales avec les seules lumières naturelles, en excluant tout secours, toute influence de l’autorité quelle qu’elle soit, même et surtout de l’autorité divine manifestée dans la Révélation.

     Dans le recueil des 80 principales erreurs de notre temps, le Syllabus publié avec l’Encyclique Quanta Cura, du 5 décembre 1864, l’Eglise catholique condamne 14 erreurs et prétentions du rationalisme. Voici deux de ses propositions condamnées :

« Toutes les vérités de la religion dérivent de la force native de la raison humaine ; en conséquence, la raison est la règle souveraine d’après laquelle l’homme peut et doit acquérir la connaissance de toutes les vérités de toute espèce. » (N° 4)

« Les prophéties et les miracles exposés et racontés dans les Saintes Ecritures sont des fictions poétiques, et les mystères de la foi chrétienne sont le résumé d’investigations philosophiques ; dans les livres des deux Testaments sont contenues des inventions mythiques, et Jésus-Christ lui-même est un mythe. » (N° 7)

     - Le fidéisme c’est-à-dire l’erreur qui consiste à mettre la foi à la base de toutes nos connaissances aussi bien naturelles que religieuses, n’admet pas qu’on prouve d’abord les préambules de la foi, l’existence de Dieu…par la raison naturelle et qu’ainsi la raison conduise l’homme à Dieu. Il établit la foi en l’existence de Dieu et la réalité historique de la Révélation en se rabattant sur la foi elle-même ; ce qui fait de la foi un acte aveugle.

     - Le traditionalisme qui se fonde sur une révélation primitive, c’est l’erreur qui enseigne que l’homme se trouve dans une véritable impuissance physique pour parvenir à la connaissance ou à la certitude de Dieu, et qu’il n’a pas d’autre moyen de connaître Dieu que par un enseignement positif reçu par tradition, et par la Révélation divine.

     Le traditionalisme est connexe au fidéisme qui en est l’aboutissement nécessaire. Tous les deux sont réfutés aussi bien par l’enseignement de l’Eglise que par la Sainte Ecriture dans les textes suivants :

« Le raisonnement peut prouver avec certitude l’existence de Dieu et l’infinité de ses perfections. La foi, don du ciel, suppose la Révélation ; elle ne peut donc pas être convenablement alléguée vis-à-vis d’un athée en preuve de l’existence de Dieu. » (Denziger 1622)

« Car ce qui est connu de Dieu est manifeste en eux : Dieu le leur a manifesté. En effet, ses perfections invisibles, rendues compréhensibles depuis la création du monde par les choses qui ont été faites, sont devenues visibles aussi bien que sa puissance éternelle et sa divinité ; de sorte qu’ils sont inexcusables ; (…) » (Romains I, 20)

     Le Traditionalisme dans nous venons de parler ne doit pas être confondu avec le courant traditionnel défendu par Mgr Lefebvre, des prêtres et des laïcs catholiques, suite à certaines décisions et orientations prises à l’issue du Concile Vatican II, jugées en contradiction avec l’enseignement constant et canonique de l’Eglise catholique.

     Personnellement, ce terme de Traditionaliste me paraît peu judicieux, pouvant même prêter à confusion avec le Traditionalisme condamné par l’Eglise. S’il n’est pas possible d’empêcher les autres de nous affubler d’une étiquette aussi déplaisante soit-elle, je trouve curieux toutefois que la Fraternité (? 1) Saint Pie X ait jugé de le faire sien avec autant d’empressement, et maintenant de le revendiquer si hautement en acceptant, ce faisant, d’entrer et de se cranter dans cette dialectique : Catholiques conciliaires / Catholiques traditionalistes.

     Le substantif Catholique a-t-il nécessairement besoin du qualificatif « conciliaire » ou « traditionaliste ». Dire Catholique n’est-il plus suffisant ? Le Catholique n’est-il pas par essence traditionnel ? L’adoption de ces deux vocables « Traditionaliste » et « Fraternité ? » seraient-ils à mettre au compte de certaines personnes éminentes qui gravitaient habituellement dans l’entourage plus ou moins immédiat de Mgr Lefebvre : ces « influences soigneusement couvertes » dont j’ai parlé par ailleurs et qui, depuis, ont levé le masque, pendant que d’autres – que l’on peut croire au-dessus de tout soupçon, comme ceux qui désertèrent ensuite – se tiennent bien au chaud au sein de la Fraternité (?) en attendant leur heure ? Actuellement les choses évoluent très vite entre la Rome moderniste et la Fraternité (?) Saint Pie X puisque celle-ci est devenue canoniquement Fraternité des apôtres de Jésus et Marie. A quand le tampon officiel de la prélature pour Mgr Fellay ?

     Il va de soi que le catholicisme ne peut vraiment rester tel qu’en demeurant, non seulement fidèle au dépôt révélé de la Sainte Ecriture correctement interprété par le Magistère de l’Eglise dans sa double expression ordinaire et extraordinaire, mais aussi à la Tradition des Pères reconnue et reçue par l’Eglise catholique. Qu’il manque une seule de ces conditions, et déjà, ce n’est plus du catholicisme mais une contrefaçon.

(A suivre…« Utilité de la philosophie – 2 »…si Dieu veut)

René Pellegrini

(1) En 358 selon le Cardinal Baronius. En 361 selon Saint Jérôme.

(2) L’Eglise catholique connaît des Associations, des Confréries, des Congrégations, des Oeuvres, etc., mais, à ma connaissance, le terme de « Fraternité » n’est pratiquement pas usité dans l’Eglise, si ce n’est la Fraternité sacerdotale des Amis de Jésus, due à l’initiative d’un prélat libéral belge : le futur cardinal Mercier (1851-1926) : pionnier de l’œcuménisme et protecteur de modernistes.

anciens grecs, Aristote, athée, autorité divine, catholicisme, Cicéron, ciel, concile Vatican II, confiance, confréries, congrégations, connaissance,  création du monde, dépôtt révélé, dialectique, divinité, Eglise catholique, erreurs, existence de Dieu, fictions, fidéisme, foi chrétienne, fraternité, Jésus-Christ, lumières naturelles, magistère de l’Eglise, Mgr Lefebvre, miracles, Mgr Fellay, mystères, mythe, perfections, philosophie chrétienne, prêtres, prophéties, Quanta Cura, raisonnement,  rationalisme, religion, Révélation divine, Saint Pie X, Saintes Ecritures, sciences, surnaturel, syllabus,  théologie, traditionalisme, vérités

anciens grecs, Aristote, athée, autorité divine, catholicisme, Cicéron, ciel, concile Vatican II, confiance, confréries, congrégations, connaissance,  création du monde, dépôtt révélé, dialectique, divinité, Eglise catholique, erreurs, existence de Dieu, fictions, fidéisme, foi chrétienne, fraternité, Jésus-Christ, lumières naturelles, magistère de l’Eglise, Mgr Lefebvre, miracles, Mgr Fellay, mystères, mythe, perfections, philosophie chrétienne, prêtres, prophéties, Quanta Cura, raisonnement,  rationalisme, religion, Révélation divine, Saint Pie X, Saintes Ecritures, sciences, surnaturel, syllabus,  théologie, traditionalisme, vérités

Les commentaires sont fermés.