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24/01/2018

Hiérarchies et Ordres des anges - 1

Une multitude sans ordre est la confusion : tel ne peut être l’état des anges. « Toutes les œuvres de Dieu, dit l’apôtre, sont ordonnées » (1) ou, comme il est écrit ailleurs : « Dieu a fait toutes choses avec nombre, poids et mesure » (2), c’est-à-dire…


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Fête de Saint Zamas

(Premier évêque de Bologne IIIe siècle)

 

CHAPITRE X

 

HIERARCHIES ET ORDRES DES ANGES - 1

 

Capture rené.jpg     Une multitude sans ordre est la confusion : tel ne peut être l’état des anges.

« Toutes les œuvres de Dieu, dit l’apôtre, sont ordonnées » (1) ou, comme il est écrit ailleurs : « Dieu a fait toutes choses avec nombre, poids et mesure » (2), c’est-à-dire avec un ordre parfait. L’ordre est première chose qui nous frappe dans le monde matériel. L’ordre produit l’harmonie, et l’harmonie suppose la subordination mutuelle de toutes les parties de l’univers. A son tour, cette harmonie révèle une cause intelligente qui l’a créée et qui la maintient. Evidemment la même harmonie doit exister, plus parfaite s’il est possible, dans le monde des esprits, archétype du monde des corps et chef-d’œuvre de la sagesse créatrice. La subordination, par conséquent la hiérarchie des êtres qui la composent est donc la loi du monde invisible, comme elle est la loi du monde visible. Tels sont l’enseignement de la foi et l’affirmation invariable de la raison.

     Or, selon l’étymologie du mot : La hiérarchie est un principe sacré (3). Principat signifie tout à la fois le prince lui-même et la multitude rangée sous ses ordres. De là, trois belles conséquences, qui jettent une vive lumière sur l’ordre général de l’univers et sur le gouvernement particulier de la Cité du bien. Dieu étant le créateur des anges et des hommes, il n’y a, par rapport à lui, qu’une seule hiérarchie, dont il est le suprême hiérarque. Il en est de même par rapport au Verbe incarné. Roi des rois, Seigneur des seigneurs, à qui toute puissance a été donnée au ciel et sur la terre, il est le suprême hiérarque des anges et des hommes, par conséquent de l’Eglise triomphante et de l’Eglise militante.

     Successeur du Verbe incarné, Pierre est le suprême hiérarque de l’Eglise militante, en vertu de ces divines paroles : « Pais mes agneaux, pais mes brebis ». A son tour, Pierre a établi d’autres hiérarques qui, eux-mêmes, ont établi des recteurs subalternes, chargés de diriger les différentes provinces de la Cité du bien. Tous, néanmoins, ne forment qu’une seule et même hiérarchie, puisque tous militent sous un même chef, Jésus-Christ (4). Nous verrons bientôt que la hiérarchie angélique est le type de la hiérarchie ecclésiastique, type elle-même de la hiérarchie sociale.

     Si on considère le principat dans ses rapports avec la multitude, on appelle hiérarchie l’ensemble des êtres soumis à une seule et même loi. S’ils sont soumis à des lois différentes, ils forment des hiérarchies distinctes, sans cesser de faire partie de la hiérarchie générale (5). C’est ainsi qu’on voit, dans un même royaume et sous un même roi, des villes régies par des lois différentes (6). Or, les êtres ne sont soumis aux mêmes lois, que parce qu’ils ont la même nature et les mêmes fonctions. Il en résulte que les anges et les hommes, n’ayant ni la même nature ni les mêmes fonctions, forment des hiérarchies distinctes. Il en résulte encore que tous les anges n’ayant pas les mêmes fonctions se divisent en plusieurs hiérarchies.

(A suivre…« Hiérarchies et ordres des anges – 2 »…si Dieu veut)

René Pellegrini

(1) Romains XIII, 1.

(2) Sagesse XI, 21. Ce qui signifie que l’univers est fini et non infini. Il correspond à une quantité déterminée de matière mesurable.

(3 et 5) Somme Théologique, I pars, question CVIII, article 1, corp.

(4) Viguier, p.84.

(6) On voit aussi par-là que la centralisation dans un grand empire est contraire aux lois fondamentales de l’ordre ; et, comme conséquence inévitable, qu’elle doit produire le froissement, le malaise, la révolte et la ruine.                                                                       

- J’y ajoute : du froissement à la ruine, tel est l’aboutissement des étapes de l’idéologie mondialiste à laquelle les peuples sont conviés par la naïveté, la veulerie ou la trahison de leurs dirigeants.

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