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28/02/2018

Hiérarchies et Ordres des anges - 2

     Que les anges et les hommes forment des hiérarchies distinctes, la raison et la preuve en est dans la perfection relative des uns et des autres. Cette perfection est d’autant plus grande, que les êtres participent plus abondamment des perfections de Dieu. Créature purement spirituelle, l’ange y participe plus que l’homme. En effet…


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Fête de Saint Romain de Condat

(Abbé vers 460)

 

CHAPITRE X

 

HIERARCHIES ET ORDRES DES ANGES - 2

 

Ancien régime, anges supérieurs, aristocratie, bourgeoisie, causes générales, causes particulières, causes universelles, chœurs, choses en Dieu, choses sensibles, citoyens, classes sociales, clergé, communisme, connaissance, créature, destruction, don du sang, esclavage, êtres individuels, fin, fonctions, grâce, hiérarchies, illuminations, images, loi divine, milieu, monde angélique, nature humaine, noblesse, ordre angélique, ordre naturel, parole, patrie, perfections de Dieu, peuple, principe, pureté, révélation, révolutionnaire, ruine, sacrements, service de Dieu, socialiste, société, subordination, tiers-état, totalitarisme soviétique, vérité              Que les anges et les hommes forment des hiérarchies distinctes, la raison et la preuve en est dans la perfection relative des uns et des autres. Cette perfection est d’autant plus grande, que les êtres participent plus abondamment des perfections de Dieu. Créature purement spirituelle, l’ange y participe plus que l’homme. En effet, l’ange reçoit les illuminations divines dans l’intelligible pureté de sa nature, tandis que l’homme les reçoit sous les images plus ou moins transparentes des choses sensibles, telles que la parole et les sacrements.

     L’ange est donc une créature plus parfaite que l’homme, et doit par conséquent former une hiérarchie différente. De plus, comme il y a hiérarchie, c’est-à-dire ordre de subordination dans le monde angélique, il est évident que tous les anges ne reçoivent pas également les illuminations divines. Il y a donc des anges supérieurs aux autres. Leur supériorité a pour fondement la connaissance plus ou moins parfaite, plus ou moins universelle de la vérité.

     « Cette connaissance, dit saint Thomas, marque trois degrés dans les anges ; car elle peut être envisagée sous un triple rapport.

     « Premièrement, les anges peuvent voir la raison des choses en Dieu, principe premier et universel. Cette manière de connaître est le privilège des anges qui approchent le plus de Dieu, et qui, suivant le beau mot de saint Denis, se tiennent dans son vestibule. Ces anges forment la première hiérarchie.

     « Secondement, ils peuvent la voir dans les causes universelles créées, qu’on appelle les lois générales. Ces causes étant multiples, la connaissance est moins précise et moins claire. Cette manière de connaître est l’apanage de la seconde hiérarchie.

     « Troisièmement, ils peuvent la voir dans son application aux êtres individuels, en tant qu’ils dépendent de leurs propres causes, ou des lois particulières qui les régissent. Ainsi connaissent les anges de la troisième hiérarchie (8). »

     Il y a donc trois hiérarchies parmi les anges, et il y en a que trois : une quatrième ne trouverait pas sa place. En effet, ces trois hiérarchies ont leur raison d’être dans les trois manières possibles de voir la vérité : en Dieu, dans les causes générales, dans les causes particulières ; c’est-à-dire, comme parle le sublime aréopagite, dans la vie plus ou moins abondante dont jouissent les anges qui les composent (1).

     La révélation nous découvre encore dans chaque hiérarchie trois chœurs ou ordres différents. On appelle chœur ou ordre angélique, une certaine multitude d’anges, semblables entre eux par les dons de la nature et de la grâce (2). Chaque hiérarchie en renferme trois, rien que trois. Plus serait trop, moins, pas assez. En effet, chaque hiérarchie forme comme un petit Etat. Or, chaque Etat renferme nécessairement trois classes de citoyens, ni plus ni moins. (3)

« Si nombreux qu’ils soient, dit Saint Thomas, tous les citoyens d’un Etat se réduisent à trois classes, suivant les trois choses qui constituent toute société bien ordonnée : le principe, le milieu et la fin. Aussi, nous voyons partout trois ordres parmi les hommes : les uns sont au premier rang, c’est l’aristocratie ; les autres au dernier, c’est le peuple ; les autres tiennent le milieu, c’est la bourgeoisie.

« Il en est de même parmi les anges. Dans chaque hiérarchie, il y a des ordres différents. Comme les hiérarchies elles-mêmes, ces ordres se distinguent par l’excellence naturelle des anges qui les composent et par la différence de leurs fonctions. Toutes ces fonctions se rapportent nécessairement à trois choses, ni plus ni moins : le principe, le milieu et la fin (4). »

     Nous le verrons clairement par l’explication des fonctions particulières de chaque ordre.

(A suivre…« Hiérarchies et Ordres dans l’Eglise »…si Dieu veut)

- C’est moi qui mets en gras dans le texte.

(8) Somme théologique, I pars, q. CVIII, art. 1, corp.

(1) Texte en latin. De divin. Nom. (Noms divins) c. v.

(2) Texte en latin. Magist. Sent. Dist. 9. Sent. II.

(3) Le modèle démocratique et révolutionnaire – libéral, socialiste ou communiste - est un modèle qui sème le désordre, sous tous ses aspects, dans la société et, à terme, la ruine et l’esclavage des peuples qui y souscrivent. Sous l’Ancien Régime la société ordonnée, à l’image de la hiérarchie et des fonctions célestes, était fondée sur une hiérarchie de valeurs et de services : le clergé (le service de Dieu), la noblesse (le service de la communauté par le don du sang pour la patrie) et le tiers-état (le service de la communauté par la production des biens essentiels à la vie). Absurdité monstrueuse que de vouloir la destruction de l’ordre naturel des choses par l’abolition des classes sociales qui sont indissociables de la nature humaine, et que pas même le totalitarisme soviétique n’a pu supprimer. Quant au roi son pouvoir connaissait de nombreuses limitations sociales et se trouvait fondamentalement limité par la loi divine.

(4) Somme théologique, I pars, q. CVIII, art. 2, corp. ; id

René Pellegrini

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