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22/05/2018

La République des canailles

     La première partie de la lettre adressée depuis Berlin, le 16 novembre 1871, par le comte Otto von Bismarck à son ministre plénipotentiaire à Paris, le comte Harry von Armin…


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Fête de Saint Brendan

(Abbé de Clonfert, Irlande vers 577-578)

Mis sur blogue le 16 mai 2018

LA REPUBLIQUE DES CANAILLES

 

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     Mon cher baron,

« (…) Vos appréhensions sur la possibilité d’une revanche de la France ne sont pas fondées. Elles ne le seraient que si cette nation était unie au dedans. Alors, vous avez raison, il ne faut pas se le dissimuler, cette puissance (…) avec sa bravoure proverbiale et ses immenses ressources, serait redoutable pour nous si elle était unie. Mais elle ne l’est pas, et ne peut, heureusement, pas l’être, l’esprit des français étant ce qu’il est (…). La France est partagée en bonapartistes, en orléanistes, en légitimistes et en républicains. C’est, pour nous, comme si elle était divisée en quatre états indépendants et même rivaux. Leur rivalité fait notre force et garantie notre sécurité. Il faut bien, il est vrai, qu’un parti finisse par l’emporter sur les autres. Heureusement pour nous, cela paraît être le parti républicain. (…) Donc, la république va s’implanter en France. Vous devez, par votre parole, par vos subventions à certains journaux démocratiques et par tous les moyens en votre pouvoir travailler secrètement à en amouracher les Français. Soutenez donc la République pour cinq raisons :

1 - Parce que le gouvernement républicain est, par sa nature-même, un dissolvant, un principe de troubles, celui qui crée le plus de compétitions, le plus de prétendants au pouvoir ; en un mot, celui qui, n’en déplaise à Thiers, achève de diviser tout-à-fait les français.

2 – Parce que la République, excellente en Amérique ou en Suisse, où elle a, pour elle, les mœurs et les traditions, est, en France, le parti des sots et des bavards, des brouillons et des voyous. Je ne parle pas des banqueroutiers, des repris de justice, et des gens tarés de toutes sortes. Si tous les républicains en France, ne sont pas de la canaille, toute la canaille est républicaine. La République est le gouvernement qui lui plait le plus. Donc c’est le plus mauvais, et celui que nous devons souhaiter pour la France.

3 – Parce que tant que la République durera, la confiance ne pourra renaître (…)

4 – Parce que le parti républicain est, en France, le moins patriote. Pendant le siège de Paris, les farouches républicains de Belleville, de Montmartre et de Ménilmontant ont été le type de la lâcheté tout en demandant à grands cris la guerre à outrance. Ils n’ont su que jeter leurs fusils dans les tranchées, hurler dans les clubs et souiller les églises de leurs ordures. (…) Ce sont des républicains du 4 septembre qui ont eu l’attention, lorsque Paris était investi par les Prussiens, d’inaugurer la statue de Voltaire, chambellan de notre grand Frédéric, et qui avait félicité ce prince d’avoir battu les Français à Rosbach. On n’est pas plus plat, plus lâche et plus bête. Quant à la Commune, son premier soin a été de faire insérer à son journal officiel la recommandation de ne rien faire, autour de Paris, qui pût nous déplaire. Elle a renversé la colonne Vendôme faîte avec le bronze de nos canons (…)

5 – Enfin, vous devez soutenir énergiquement la République, parce que la France, sous ce gouvernement, ne trouvera pas d’alliance en Europe, et qu’ainsi isolée au dehors et déchirée au dedans, elle ne pourra pas se relever et nous nuire. (…) La démocratie, selon voltaire, aboutit toujours à la tyrannie de la populace. Sous le régime du suffrage universel, c’est avec les masses qu’il faut compter. Vous dites que le suffrage universel c’est le nombre, et que le nombre c’est la force brutale ; que le suffrage universel est, ainsi, un retour déguisé à la barbarie. Je le sais très bien ; et c’est pourquoi je me réjouis qu’il règne en France. Il y perpétuera le gâchis ; car il donne à la voix des imbéciles et des pervers le même poids qu’à celle de l’homme de génie et de l’homme de bien. Donc, les masses sont ou croient être républicaines dans les villes et le deviendront avec le temps dans les campagnes. Il ne faut pour cela, que la continuation de la liberté de cette presse démocratique rédigée par des hommes sans éducation, gens déclassés, à idées courtes, politiques d’estaminet décidant, entre deux choppes, les questions les plus hautes, sans en comprendre le premier mot, mais habiles à soulever l’envie, la haine, la cupidité et toutes les mauvaises passions du peuple. Ce sont nos alliés les plus sûrs pour désorganiser la France : secondez-les, achetez-les. Par contre, travaillez de toutes vos forces à empêcher le rétablissement de la Monarchie. (…) Ce qu’il faut surtout empêcher, c’est l’avènement de la légitimité : » (La République et ses valeurs, par M.Claude Beauléon : Extrait de la revue Lectures Françaises, n° 732, avril 2018  http://www.lectures-francaises.info/ )

COMMENTAIRES SUR QUELQUES POINTS :

     Beaucoup de lucidité et de clairvoyance dans ce premier jet. C’est moi qui mets en gras dans le texte, mais presque tout pourrait-être souligné.

     La République est l’instrument idéal pour maintenir un pays divisé puisqu’elle est un « dissolvant » politique  - non moins que moral, familial et spirituel - ce qui se vérifie dans la brutalité des chiffres ci-dessous, car le but n’est pas de nous unir mais, sous couvert de pluralisme politique, de nous amener par dissolution progressive vers la dictature et la tyrannie. Autrefois, divisés en Bonapartistes, Orléanistes, Légitimistes et Républicains. Aujourd’hui, ils sont républicains et démocrates et ce sont, avec la laïcité, les trois sésames indispensables pour espérer une carrière politique. De nos jours, il y aurait plus de 450 partis politiques en France :  http://www.europe1.fr/emissions/le-vrai-faux-de-l-info2/combien-y-a-t-il-de-partis-politiques-en-france-3338534 . C’est vrai que ça favorise l’unité nationale. Le problème, c’est qu’ils ne sont pas créés pour ça. Alors, bon courage pour la prochaine élection des cocus consentants (et battus comme dans le conte de Bocacce.)

     Elle est la forme gouvernementale préférée de « la canaille politique ». Ceci on le savait dès l’origine, car de même qu’on ne cueille pas des figues sur des chardons, on ne bâtit pas une société harmonieuse et ordonnée favorisant le bien commun, sur le terreau de l’agitation permanente et la haine entre les corps sociaux léguées par les coupeurs de têtes, et ventilées par une devise révolutionnaire imbécile, et inapplicable aussi bien philosophiquement que moralement. Espérer une carrière politique en régime républicain n’est possible que si vous traînez certaines casseroles dans un domaine ou un autre, qu’on pourra ressortir si besoin, ou être d’une docilité exemplaire au regard des tireurs de ficelles qui, pour ce qui les concerne, n’ont pas besoin de se présenter à l’élection des potiches, pour orienter la destinée d’un pays selon leurs projets.

     Les républicains sont les moins « patriotes » car ils confondent (par ignorance ou volontairement) nationalisme et patrie. Les vrais patriotes perpétuent et défendent jusque dans les lois, l’héritage culturel, politique et religieux de ceux qui les ont précédés, et non leur liquidation. On ne peut, sans entrer en contradiction avec sa conscience et l’essence même du patriotisme être patriote et nationaliste. On peut être nationaliste en piétinant la morale chrétienne comme c’est le cas de bien des autoproclamés ‘’patriotes’’ mais on ne peut pas être un vrai patriote sans transmettre les valeurs culturelles, morales, spirituelles et politiques de ceux qui les ont défendues et transmises, sauf à tromper son monde sur la marchandise.

     Quant au « suffrage universel » je me suis déjà exprimé là-dessus dans plusieurs articles, sans aller jusqu’à dire, bien que ce soit la réalité-même, qu’il donne le même poids à la voix « des imbéciles et des pervers » (ils existent malgré plus de 80% de bacheliers).

     Quant à ceux qui se gaussent et se posent en négateur d’un complot qui, bien sûr, n’existent pas pour les constitués en chevaliers servants du système politique « des canailles » leur permettant de se faire une notoriété, tout en participant à la sale besogne de « désorganisation de la France », de même pour les adorateurs de la République sans Dieu. Que toutes ces personnes trompées relisent bien ce texte écrit il y a près de 150 ans. Pour moi, il suffira de mettre en exergue « subventions à certains journaux démocratiques » ; « presse démocratique (…) Ce sont nos alliés les plus sûrs pour désorganiser la France : secondez-les, achetez-les ». Rien de changé depuis, pour une presse démocratique toujours subventionnée pour continuer à endormir et anesthésier les français, sur ce qui serait vraiment utile et éclairant pour les sortir de la nasse dans laquelle les a enfermés la presse et les media qui ne voient jamais, ou font semblant de ne pas voir, ce qui crève les yeux.

(A suivre…si Dieu veut)

René Pellegrini

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