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06/06/2018

Les bienfaits de la royauté du Christ - 2 : La concorde

     Les Révolutionnaires très soucieux de concorde et d’en perpétuer, par l’exemple, sa valeur aux yeux des citoyens, rebaptisèrent la Place de la Révolution en Place de la Concorde où l’on célèbre, depuis 1792, l’utopie égalitaire annonciatrice d’une fraternité universelle mise en pratique en décapitant  celui qui devait mettre en accord les différents corps constituants de la France…


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Fête de Saint Claude

(Archevêque de Besançon  699)

 

LA ROYAUTE UNIVERSELLE DE JESUS-CHRIST – 37

 

LES BIENFAITS DE LA ROYAUTE DU CHRIST – 2

- LA CONCORDE -

 

Capture rené.jpg     Dans le dictionnaire de la langue française nous lisons au mot « Concorde »

« Union de cœurs, de volontés, bonne intelligence. Entretenir, rétablir la concorde » et il ajoute en synonyme : « rétablir la paix ».

     Les Révolutionnaires très soucieux de concorde et, par l’exemple, d’en perpétuer sa valeur aux yeux des citoyens, rebaptisèrent la Place de la Révolution en Place de la Concorde où l’on célèbre, depuis 1792, l’utopie égalitaire annonciatrice d’une fraternité universelle mise en pratique en décapitant  celui qui devait mettre en accord les différents corps constituants de la France : le roi Louis XVI et, avec lui, bien des catholiques. Ce choix de la décapitation non sans arrière-pensée, et les actes qui suivirent perpétrés par des barbares dont la sauvagerie n’a rien à envier aux islamistes, fut un symbole précurseur pour poser les fondements destinés à ‘’couper la tête’’ à toute autorité (du père de famille, du prince, du roi) autre que celle de la Révolution et de ses tireurs de ficelles. L’Etat tout-puissant qui, sans plus se cacher comme dans les régimes totalitaires s’arroge, de par sa vocation jacobine, le droit de déséduquer les enfants et, en attendant de les mettre hors-la-loi et au ban de la société, en créant les pires difficultés aux parents qui veulent choisir le type d’école pour l’éducation profane et religieuse de leurs enfants, et les confier à d’autres ‘’éducateurs’’ que les hussards noirs et rouges de la République avec leurs merveilles éducatives.

    Quant à la concorde ou la paix, elles ne sont qu’un mirage dans un régime démocratique et révolutionnaire qui ne survie que dans l’agitation et la révolte permanentes. La Révolution et ses principes sont très loin d’avoir pu établir la concorde et la paix car les dissensions intérieures, les révolutions internes (1830, 1848) et les guerres subies ou exportées pour promouvoir et établir les sanguinaires et faux principes révolutionnaires n’ont pas cessé depuis lors.

     Sur cette question Saint Augustin, repris par Saint Thomas d’Aquin, nous dit :

     « La concorde implique l’union des appétits entre des individus différents, au lieu que la paix ajoute à cette union l’accord de chaque individu avec lui-même ».

     Par cette citation, on remarque que la concorde et la paix ne sont pas exactement synonyme car la paix « ajoute » à la concorde. Ce sera expliqué dans le prochain article.

LA CONCORDE DOMESTIQUE

     C’est-à-dire celle qui, dans un foyer chrétien, doit exister d’abord entre le mari et son épouse. L’homme comme la femme sont pécheurs. Selon la Genèse nous savons que le démon fut chassé avec les anges rebelles  de la présence de Dieu et, dans son abaissement, il entreprit de porter atteinte à la création divine du premier couple humain et de le faire chuter. Pour cela, il s’est adressé par antonomase (1) non à Adam (l’homme) mais à Eve (mère des vivants).

« Et il dit à la femme : Pourquoi Dieu vous a-t-il commandé de ne manger du fruit d’aucun des arbres du paradis ? » (Genèse III, 1)

     Indépendamment du mensonge contenu dans ces paroles, cette indication n’est pas sans nous instruire. Le démon se sert souvent de la femme pour tenter et exciter à la désobéissance, et à la corruption : une évidence lorsqu’on constate l’utilisation qui en est faite par les média, le cinéma et la publicité. Cette utilisation malsaine voire dégradante de la femme, au regard des enseignements divins, montre combien elle doit être attentive à ses attitudes et à ses tenues vestimentaires provocantes ou désinvoltes, car les réactions de l’homme sont différentes de celles de la femme. 

     Comme « La concorde implique l’union des appétits entre des individus différents », dans un foyer chrétien respectueux des enseignements divins « l’union des appétits » devraient pouvoir se réaliser sans problème : l’épouse, par sa docilité au Saint-Esprit, sera d’autant plus aimée et respectée que son maintien sera modeste et pudique, ce qui favorisera « l’union des appétits » avec l’assurance que « la paix ajoute à cette union l’accord de chaque individu avec lui-même ».  Du moins, c’est l’esprit que se forge une femme chrétienne soucieuse de plaire à Dieu qui, sur le plan des tenues féminines, ne les a pas laissées sans exemples ni instructions.

     Les modèles des femmes chrétiennes et l’esprit qui doit les animer étant, non les modes vulgarisées sans aucun souci de décence ou de pudeur, mais l’exemple des saintes femmes d’autrefois, telle Sarah, femme d’Abraham et plus près de nous, la Sainte Vierge.

« Que leur parure ne soit pas celle du dehors, la frisette des cheveux, les ornements d’or, ou les habits qu’on revêt ; mais celle qui convient à l’homme caché du cœur, par la pureté incorruptible d’un esprit doux et modeste, qui est d’un grand prix devant Dieu. Car c’est ainsi qu’autrefois les saintes femmes qui espéraient en Dieu se paraient, soumises à leurs maris : telle Sara, qui obéissait à Abraham, l’appelant son seigneur ; Sara dont vous êtes devenues les filles, en faisant ce qui est bien et sans vous laisser troubler par aucune crainte » (St Pierre III, 3-6)

     Loin d’encourager les chrétiennes à suivre les mœurs et les tenues vestimentaires des femmes mondaines et païennes de cette époque, Saint Pierre (le premier Pape de l’Eglise) les renvoient près de 20 siècles en arrière pour leur donner les exemples à suivre en ce domaine les « saintes femmes d’autrefois et Sarah »

      Si vous êtes féministe, entachée de féminisme ou d’esprit indépendant, ce conseil vous heurtera sans doute car l’esprit du monde, qui recherche avant tout sa satisfaction personnelle, aura votre faveur, car il est ennemi de Dieu et de ses lois ; cependant, si vous êtes chrétienne, ce n’est pas sans danger que vous passerez outre aux conseils de l’Apôtre. Les vraies chrétiennes sont, non seulement des « filles de Sarah » dans leurs tenues et leur esprit d’obéissance mais aussi, depuis Jésus-Christ, des « filles de la Sainte Vierge ». Notre-Seigneur, en désignant St Jean n’a-t-il pas dit à Marie « Voici votre fils » ? (St Jean XIX, 26) et en s’adressant à l’Apôtre « Voilà ta mère » ? (St Jean XIX, 27)

     Que Dieu vous fasse la grâce de vous inspirer un tel état d’Esprit à la gloire de Dieu le Père.

     Combien de lecteurs vais-je perdre après avoir écrit cela ? Ce qui m’importe surtout, c’est de faire connaître ce qui est passablement occulté de nos jours, même dans les prédications et les sermons d’ecclésiastiques. Dans l’Eglise, l’indécence vestimentaire est aussi présente. Silence ecclésiale sous prétexte de ne pas froisser, d’esprit éclairé et de modernité. En réalité, l’ouverture béante à l’esprit du monde et à ses délires. En définitive, des chiens muets, des soldeurs de Dieu pour garder le troupeau. Peut-être est-ce aux athées, aux libertines et aux Femen de le dire !!!

René Pellegrini

(1) figure de style par laquelle le serpent remplace le démon pour en suggérer la ruse et la tromperie

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