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04/07/2018

Fonctions des anges - 2

     Ces derniers nous représentent les Séraphins. Créatures les plus sublimes que Dieu ait tirés du néant, ces esprits angéliques doivent leur nom aux flammes de leur amour. Placés au sommet des hiérarchies créées, elles touchent, autant que le fini peut toucher l’infini, à la Trinité divine, l’amour même et le foyer éternel de tout amour…


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Fête de Sainte Elisabeth

(Reine du Portugal 1336)

 

FONCTIONS DES ANGES – 2

 

Capture rené.jpg     Ces derniers nous représentent les Séraphins. Créatures les plus sublimes que Dieu ait tirés du néant, ces esprits angéliques doivent leur nom aux flammes de leur amour (1). Placés au sommet des hiérarchies créées, elles touchent, autant que le fini peut toucher l’infini, à la Trinité divine, l’amour même et le foyer éternel de tout amour. Loin de refroidir leur ardeur, les missions solennelles qui leur sont quelquefois confiées semblent l’accroître et leur faire répéter, avec une volupté plus intime, le cantique entendu par Isaïe :

« Les Séraphins étaient debout (…) et, s’appelant l’un l’autre, ils disaient : Saint, saint, saint est le Seigneur Dieu des armées ; toute la terre est pleine de sa gloire (2).

    Dans les heureux courtisans qui connaissent tous les secrets du prince nous avons une image des Chérubins, dont le nom signifie plénitude de la science (3). D’un regard, que n’éblouissent ni ne troublent jamais les rayons étincelants de la face de Dieu, ces esprits déiformes contemplent dans leur source les raisons intimes des choses, afin de les communiquer aux anges inférieurs, dont elles doivent déterminer les fonctions et régler la conduite. Eux-mêmes quelquefois sont envoyés en mission. C’est ainsi qu’on voit un Chérubin chargé de garder l’entrée du paradis terrestre et de l’interdire à l’homme coupable. Pourquoi un Chérubin et non pas un autre ange ? Veiller et voir de loin sont les deux qualités d’une sentinelle. Or, comme leur nom l’indique, les Chérubins possèdent ces deux qualités à un degré suréminent, même dans le monde angélique (4).

     Par les grands seigneurs, qui ont leurs libres entrées chez le Roi, les Trônes sont représentés. Elévation, beauté, solidité : voilà les trois idées que porte à l’esprit le nom du siège sur lequel se placent les monarques dans les occasions solennelles.  Nul ne pouvait mieux désigner le troisième ordre angélique de la première hiérarchie. Les Trônes sont ainsi appelés, parce que ces anges, éblouissants de beauté, sont élevés au-dessus de tous les chœurs des hiérarchies inférieures, auxquels ils intiment les ordres du grand Roi, en partageant avec les Séraphins et les Chérubins le privilège de voir clairement la vérité en Dieu même, c’est-à-dire dans la cause des causes (5).

     Fixés en Dieu par l’intuition de la vérité, ils sont inébranlables. De plus, comme le trône matériel est ouvert d’un côté pour recevoir le monarque qui parle de ce siège majestueux ; ainsi les Trônes angéliques sont ouverts pour recevoir Dieu lui-même, qui parle par leur bouche. A eux la noble fonction de transmettre ses communications souveraines aux anges des hiérarchies inférieures, répandus dans toutes les parties de la Cité du bien. En effet, les Trônes, étant le dernier ordre de la première hiérarchie ou des Anges assistants, touchent immédiatement les Dominations, qui forment le chœur le plus élevé des Anges administrateurs.

     Tels sont donc, en deux mots, les rapports et les distinctions qui existent entre les anges de la première hiérarchie. Tous sont assistants au Trône. Tous contemplent les raisons des choses dans la cause première. Le privilège des Séraphins est d’être unis à Dieu de la manière la plus intime, dans des ardeurs délicieuses d’un indicible amour. Le privilège des Chérubins est de voir la vérité, d’une vue supérieure à tout ce qui est au-dessous d’eux. Le privilège des Trônes est de transmettre aux anges inférieurs, dans la proportion du besoin, les communications divines dont ils possèdent la plénitude (6). C’est ainsi que l’auguste Trinité, dont l’image transperce à travers toutes les créations, brille d’un éclat incomparable dans la plus parfaite. Dans les Trônes nous voyons la Puissance ; dans les Chérubins, l’Intelligence ; dans les Séraphins, l’Amour.

     Reflet de la hiérarchie céleste, la hiérarchie ecclésiastique présente le même spectacle. Dans le Diacre, vous avec la Puissance qui exécute ; dans le Prêtre, l’Intelligence qui illumine ; dans le Pontife, l’Amour qui consomme, suivant cette parole adressée au chef suprême du Pontificat :

« Simon, fils de Jean, m’aimes-tu plus que les autres ? (…) Seigneur, vous savez que je vous aime. (…) Paix mes agneaux, pais mes brebis. » L’amour est donc le principe, le but, la loi souveraine de la Cité du bien ; comme la haine, ainsi que nous le verrons, est le principe, le but, la loi souveraine de la Cité du mal (7).

(A suivre…« Les sept Anges assistants »…si Dieu veut)

René Pellegrini

 

(1) Texte latin. Viguier, p. 85. S. Dion., 7 ; Coelest. Hier.

(2) Isaïe VI, 3.

(3) Texte latin. Viguier, ibid.

(4) Texte latin. Cornelius a Lapide, in Gen. III, 23

(5) Texte latin. Somme Théologique. I p., q. CVIII, art. 5, ad. 3.

(6) Texte latin. Somme Théologique. I p., q. CVIII, art. 6, corp.

(7) St Jean XXI, 15,16. Texte latin. S. Dion., Eccles. Hierarch.,

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