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19/11/2018

Fonctions des Vertus, Archanges et Anges - 2

     Dans l’ordre moral, non moins certain et plus noble encore est le ministère des anges. Ils sont, suivant la belle expression de Lactance, préposés à la garde et à la culture du genre humain…


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Fête de Saint Alphonse Rodriguez

(Coadjuteur de la Compagnie de Jésus 1617)

 

CHAPITRE XI

Mis sur blogue le 31 octobre 2018

FONCTIONS DES VERTUS, ARCHANGES ET ANGES - 2

- DANS L’ORDRE MORAL -

 

âmes, ange gardien, apôtres, arbre, bonnes œuvres, ciel, délivrance, encensoir, fruit, archanges, baptême, cité du bien, Eglise catholique, Eglise universelle, élus, enfer, esclaves, évêque, démon, genre humain, gouvernement, guerre, insecte, Jésus, jugement, larmes, ministère, mission, monde angélique, monarque, morts, œuvres divines, ordre moral, ordre physique, orgueil, puissances, purgatoire, réprouvés, révélation, royaume, salut de l’homme, Satan, souvenir, ténèbres, tradition, troisième ciel, tribunal de Dieu, Verbe incarné, vertus     Dans l’ordre moral, non moins certain et plus noble encore est le ministère des anges. Ils sont, suivant la belle expression de Lactance, préposés à la garde et à la culture du genre humain (1). Ici encore leurs fonctions ne sont pas moins variées que les besoins de leurs pupilles. Les uns gardent les nations, chacun la sienne (2). Les autres, l’Eglise universelle. Comme une armée formidable défend une ville assiégée, ils protègent la Cité de leur roi, la sainte Eglise catholique, dans sa guerre éternelle contre les puissances des ténèbres (3). Il en est qui sont chargés du soin de chaque Eglise, c’est-à-dire de chaque diocèse en particulier. « Deux gardiens et deux guides, enseignent avec saint Ambroise les anciens Pères, sont proposés à chaque Eglise : l’un visible, qui est l’évêque ; l’autre invisible, qui est l’ange tutélaire (4). »

     Si, pour la conserver et pour empêcher le démon de la souiller ou de la détruire, la plus petite créature dans l’ordre physique, insecte ou brin d’herbe, vit sous la protection des anges, à plus forte raison l’être humain, si faible qu’on le suppose, est-il l’objet d’une égale sollicitude. Chaque homme à son ange gardien. Tuteur puissant, le prince de la Cité du bien veille sur nous, même dans le sein maternel, afin de protéger notre frêle existence contre les mille accidents qui peuvent la compromettre et nous priver du baptême.

     Laissons parler la science : « Grande dignité des âmes, puisque, dès la naissance, chacune a un ange pour le garder ! Avant de naître, l’enfant attaché au sein maternel fait en quelque sorte partie de la mère ; comme le fruit pendant à l’arbre fait partie de l’arbre. Il est donc probable que c’est l’ange gardien de la mère qui garde l’enfant renfermé dans son sein : comme celui qui garde un arbre garde le fruit. Mais, par la naissance, l’enfant est-il séparé de la mère ? Aussitôt un ange particulier est envoyé à sa garde (5). »

     Compagnon inséparable de notre vie, l’ange gardien nous suit dans toutes nos voies, nous éclaire, nous défend, nous relève, nous console. Intermédiaire entre nous et Dieu, il intercède en notre faveur, il offre à l’Ancien des jours nos besoins, nos larmes, nos prières, nos bonnes œuvres, comme un encens d’agréable odeur, brûlé dans un encensoir d’or. Sa mission ne cesse pas avec la vie terrestre. Elle dure tant que l’homme n’est pas arrivé à sa fin. Ainsi, les anges présentent les âmes au tribunal de Dieu, et les introduisent dans le ciel. Si la porte leur est momentanément fermée, ils les accompagnent au purgatoire, où ils les consolent jusqu’au jour de leur délivrance. Quant à celles qu’un orgueil opiniâtre rend jusqu’à la mort indociles à leurs conseils, les princes de la Cité du bien les abandonnent sur le seuil de l’enfer, brûlant séjour préparé à Satan, à ses anges et à ses esclaves. Comme ils ont présidé au gouvernement du monde, les anges assisteront à son jugement, ils réveilleront les morts et feront la séparation éternelle des élus et des réprouvés (6) 

     En quittant la Cité du bien, emportons un souvenir qui résume et le but de son existence et les innombrables fonctions des princes qui la gouvernent. La Cité du bien et les ministères des anges se rapportent à un seul objet : le Verbe incarné ; à un seul but : le salut de l’homme par son union avec le Verbe incarné. Monarque absolu de tous les êtres, créateur de tous les siècles, héritier de toutes les choses du ciel et de la terre, le Verbe incarné est le dernier mot de toutes les œuvres divines, comme le salut de l’homme est le dernier mot de sa pensée. Quoi de plus logique, de plus simple, de plus sublime et de plus lumineux, par conséquent de plus vrai, que cette philosophie du monde angélique, que cette histoire de la Cité du bien (7) !

(1) Phrase en latin. De Instit. Divin., livre II, c. XVI.

(2) S.th., I p., q. 113, art. 8, corp.

« Le prince du royaume des Perses m’a résisté vingt et un jours ; mais voici que Michel, un des premiers princes, est venu à mon secours ; et je suis demeuré là, près du roi des Perses » (Daniel X, 13)

(3) Texte en latin. Euseb. In ps. 47.

(4) Texte en latin - S. Ambroise. livre II, in Luc., et livre I, de Poenit., c. XX

(5) Texte en latin  - S. Hier. In Matth., c. XVIII ; Vig., p. 86

(6) Texte en latin. Matth., XVIII, 19.

(7) Texte en latin. S.Th., I p. q. LVII, art. ( AD 1.

--- Croire que toutes les explications qui précèdent sont le résultat de simples conjectures, plutôt que de connaissances positives, serait une erreur. La science du monde angélique est une science certaine ; certaine parce qu’elle est vraie ; vraie parce qu’elle est universelle. La révélation, la tradition, la raison même de tous les peuples, la connaissent, l’enseignent et la pratiquent. Comme toutes les autres, elle a été rappelée à sa pureté primitive et développée par Notre-Seigneur, dont les enseignements non écrits sont, au témoignage de saint Jean, infiniment plus nombreux que ceux dont l’Evangile nous a transmis la connaissance (8). Le plus riche dépositaire de ces précieux enseignements fut Marie ; et l’on sait que, mère de l’Eglise et institutrice des apôtres, l’auguste Vierge a parlé très savamment des anges qu’elle connaissait mieux que personne.

     A son tour, Paul, qu’on peut appeler l’apôtre des anges, dont il énumère tous les ordres ; Paul ravit au troisième siècle, n’est pas sans avoir rapporté sur la terre une connaissance profonde de ce qu’il avait vu, non pour lui, mais pour l’Eglise. Son illustre disciple, saint Denis, est, en effet, le premier d’entre les Pères qui ait donné une description détaillée, savante, sublime, du monde angélique. Fondée sur les Ecritures et sur les témoignages des autres Pères, cette description est devenue le point de départ des écrivains postérieurs et, en particulier, le guide de l’incomparable saint Thomas, dans sa magnifique étude du monde angélique. Tels sont les canaux par lesquels est descendue jusqu’à nous la connaissance des anges, de leurs hiérarchies, de leurs ordres et de leurs ministères. Quelle science est plus certaine ?

(8) « Il y a encore beaucoup d’autres choses que Jésus a faites ; si on les écrivait une à une, je ne pense pas que le monde entier pût contenir les livres que l’on devrait écrire. » (St Jean XX1, 25)

(A suivre…si Dieu veut)

René Pellegrini

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