Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

25/07/2012

L'avantage du clergé - motif 2

abstractions,acolytes,actes,application,apprécier,attention,avarice,aveu,catéchismes,catéchiste,chrétienne,clergé,colère,combler,confirmation,connaissance,connaître,corps,couronnement,credo,définir,déification,devoir,diacres,difficulté,dire,docteur angélique,doctrine chrétienne,dogme,donner,dons,édifice,embarras,émeute,enchaînement,enseignement,étendue,études,évêques,exercice,exorcistes,expérience,explications,extrême onction,faits,fidèles,frères,garnison,gourmandise,grandir

Fête de Saint Jacques le Majeur (1)

(Apôtre de Jésus-Christ et martyr 44)

 

L’AVANTAGE DU CLERGE – MOTIF 2

abstractions,acolytes,actes,application,apprécier,attention,avarice,aveu,catéchismes,catéchiste,chrétienne,clergé,colère,combler,confirmation,connaissance,connaître,corps,couronnement,credo,définir,déification,devoir,diacres,difficulté,dire,docteur angélique,doctrine chrétienne,dogme,donner,dons,édifice,embarras,émeute,enchaînement,enseignement,étendue,études,évêques,exercice,exorcistes,expérience,explications,extrême onction,faits,fidèles,frères,garnison,gourmandise,grandir     Le second motif, conséquence du premier, c’est l’avantage du clergé. A lui la mission de faire connaître la troisième Personne de l’adorable Trinité. Mais, dès l’abord, une grave difficulté se présente : la rareté des sources doctrinales. Combien de fois nous avons entendu nos vénérables frères dans le sacerdoce se plaindre de la pénurie d’ouvrages sur le Saint-Esprit ! Leurs plaintes ne sont que trop fondées. D’une part, où est le traité du Saint-Esprit qui ait paru depuis plusieurs siècles ? Nous parlons d’un traité particulier et tant soit peu complet. D’autre part, à quoi se réduit, sur ce dogme fondamental, l’enseignement des théologies classiques, les seules à peu près qu’on étudie ? A quelques pages du Traité de la Trinité, du Symbole (2) et des sacrements (3). De l’aveu de tous, les notions qu’elles renferment sont insuffisantes. Quant aux catéchismes diocésains, nécessairement plus abrégés que les théologies élémentaires, presque tous se contentent de définir.

     Le moyen de combler une si regrettable lacune est de recourir aux Pères de l’Eglise (4) et aux grands théologiens (5) du moyen âge. Mais qui a le temps et les moyens de se livrer à cette étude ? De là, pour le prêtre zélé, un extrême embarras, soit à s’instruire lui-même, soit préparer la jeunesse à la confirmation (6), soit à donner aux fidèles une connaissance sérieuse de Celui sans lequel nul ne peut rien dans l’ordre du salut, pas même prononcer le nom de son Sauveur.

« (…) Et personne ne peut dire Seigneur Jésus, que par l’Esprit-Saint » (I Corinthiens XIII, 3b)

     Quelques détails très courts et passablement abstraits, qui fixent dans la mémoire des mots plutôt que des idées, composent l’instruction du premier âge. A l’époque solennelle de la confirmation, les explications, il est vrai, deviennent un peu plus étendues. Mais, d’un côté, la première communion absorbe l’attention des enfants ; d’un autre côté, on continue d’opérer sur le terrain des abstractions. Sous la parole du catéchiste, le Saint-Esprit ne prend pas un corps, en se révélant par une longue série de faits éclatants. Faute de ressources pour parler, comme il convient, de la Personne et des œuvres du Saint-Esprit, on passe à ses dons.

     Purement intérieurs, ces dons ne sont accessibles ni à l’imagination ni aux sens. Grande est la difficulté de les faire connaître, plus grande celle de les faire apprécier. Dans l’enseignement ordinaire, ils ne sont montrés clairement ni dans leur application aux actes de la vie, ni dans leur opposition aux sept péchés capitaux, (7) ni dans leur enchaînement nécessaire pour la déification de l’homme, ni comme le couronnement de l’édifice du salut. Aussi, l’expérience l’apprend, de toutes les parties de la doctrine chrétienne, les dons du Saint-Esprit sont peut-être la moins comprise et la moins estimée. Fournir les moyens de parer à ce grave inconvénient est, à nos yeux, sinon un devoir, du moins un service, dont l’exercice du ministère nous a souvent appris à mesurer l’étendue.

(A suivre…« Le besoin des fidèles – Motif 3 »…si Dieu veut)

 

- C'est moi qui mets en gras dans le texte.

(1) Il fut le premier apôtre à verser son sang pour Jésus-Christ. Prêchant à Jérusalem et convertissant beaucoup de monde il fut pris en haine par les Juifs qui complotèrent avec deux centeniers (capitaines) de la garnison romaine, nommés Lysias et Théocrite, pour le prendre tandis qu’ils susciteraient une émeute pendant qu’il prêchait. Il fut emmené devant Hérode qui commandât qu’on lui tranchât la tête pour faire plaisir au peuple. Conduit au supplice, un paralytique lui demanda la santé. Il la lui donna au nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

(2) Il s’agit du symbole des Apôtres ou Credo (la prière je crois en Dieu)

(3) Il y a sept sacrements dans l’Eglise catholique : le baptême, la confirmation, la pénitence, l’Eucharistie, l’ordre (prêtres, évêques, Pape, diacres, sous-diacres, acolytes, exorcistes, lecteurs, portiers), le mariage et l’extrême onction.

(4) Quelques Pères de l’Eglise : Saint Irénée de Lyon, Saint Athanase, Saint Jérôme, Saint Augustin, Saint Hilaire de Poitiers, etc.

(5) Quelques théologiens catholiques du moyen âge : Saint Albert le Grand, Saint Bernard de Clairvaux, Saint Bonaventure, etc.,… et le plus grand d’entre tous et recommandé prioritairement par les Papes pour les études théologiques et philosophiques : Saint Thomas d’Aquin, surnommé docteur angélique.

(6) La confirmation constitue la deuxième étape de l’initiation chrétienne. La confirmation est le sacrement qui fait grandir dans la vie de Jésus-Christ reçue au baptême, et elle signifie la plénitude de la grâce de l’Esprit-Saint qui conduit le chrétien à l’âge parfait et l’aide à faire rayonner autour de lui, par la pratique des vertus, la bonne odeur de Jésus-Christ comme dit Saint Paul. (II Corinthiens II, 15)

 (7) Les sept péchés capitaux sont : l’orgueil, l’avarice, la luxure, l’envie, la gourmandise, la colère, la paresse  qui se décline en paresse spirituelle et paresse corporelle. On les appelle péchés capitaux car ils sont comme les sources de tous les autres.

René Pellegrini

abstractions,acolytes,actes,application,apprécier,attention,avarice,aveu,catéchismes,catéchiste,chrétienne,clergé,colère,combler,confirmation,connaissance,connaître,corps,couronnement,credo,définir,déification,devoir,diacres,difficulté,dire,docteur angélique,doctrine chrétienne,dogme,donner,dons,édifice,embarras,émeute,enchaînement,enseignement,étendue,études,évêques,exercice,exorcistes,expérience,explications,extrême onction,faits,fidèles,frères,garnison,gourmandise,grandir

abstractions,acolytes,actes,application,apprécier,attention,avarice,aveu,catéchismes,catéchiste,chrétienne,clergé,colère,combler,confirmation,connaissance,connaître,corps,couronnement,credo,définir,déification,devoir,diacres,difficulté,dire,docteur angélique,doctrine chrétienne,dogme,donner,dons,édifice,embarras,émeute,enchaînement,enseignement,étendue,études,évêques,exercice,exorcistes,expérience,explications,extrême onction,faits,fidèles,frères,garnison,gourmandise,grandir

 

15/07/2012

La gloire du Saint-Esprit - Motif 1 (suite)

 

PAGE ACCEUIL SITE03.jpg

Fête de Saint Jacques

(Evêque de Nisibe, confesseur 350)

 

LA GLOIRE DU SAINT-ESPRIT - MOTIF 1 (suite)

 

abandon,adam,adoration,âmes,amour,bienfaits,blasphèmes,calvaire,cénacle,chair,chrétien,chrétiens,clergé,colombe,confiance,connaissance,constance,créatures,croix,culte,dévouement,douleurs,faibles,forces,hommages,ignorance,ingratitude,langues de feu,lèvres,mépris,notre-seigneur,nuée lumineuse,oubli,passion,piété,plainte,reconnaissance,révolte,saint-esprit,sanctification,sentiments,signe de la croix,symboles,simon de cyrène,souvenir,thabor,toucher,trinité,tristesse,verbe incarné     En est-il de même pour le Saint-Esprit ? Ses œuvres propres ne sont pas sensibles, comme celles du Père et du Fils. La sanctification qu’il opère dans nos âmes, la vie qu’il répand partout échappe à la vue et au toucher. Il ne s’est pas fait chair comme le Fils. Comme lui, il n’a point habité, sous une forme humaine, parmi les enfants d’Adam. Trois fois seulement il s’est montré sous un emblème sensible, mais passager : colombe au Jourdain, nuée lumineuse au Thabor, langues de feu au Cénacle. Afin de le représenter, les arts n’ont pas, comme pour Notre-Seigneur, la faculté de varier leurs tableaux. Deux symboles : voilà tous les moyens plastiques laissés à la piété, pour redire aux yeux son existence et ses bienfaits. (1)

     Aussi qu’elle connaissance a-t-on du Saint-Esprit dans le monde actuel et même parmi les chrétiens ? Où sont les vœux qu’on lui adresse, le culte qu’on lui rend, la confiance et l’amour qu’on lui témoigne, l’expression sérieuse et soutenue du besoin continuel que nous avons de son assistance ? Son nom même, prononcé dans le signe de la croix, éveille-t-il les mêmes sentiments que celui du Père et du Fils ? Il est triste, mais il est vrai de le dire, la troisième personne de la Trinité dans l’ordre nominal, le Saint-Esprit, est aussi la dernière dans la connaissance et dans les hommages de la plupart des chrétiens. Cet oubli profond, tranchons le mot, cette ingratitude générale, est le calvaire du Saint-Esprit.

     Or, si la passion de la seconde Personne de l’adorable Trinité émeut le chrétien jusque dans les profondeurs de son être, comment voir de sang-froid la passion de la troisième ? Pour être moins accessible à nos sens extérieurs, en est-elle moins douloureuse ? N’est-ce pas le même abandon, le même mépris, trop souvent les mêmes blasphèmes ? De la bouche du divin Esprit ne vous semble-t-il pas entendre la plainte qui tombait des lèvres mourantes de l’Homme des douleurs :

« (…) j’ai attendu avec constance quelqu’un qui prit part à ma tristesse, et nul ne l’a fait ; et quelqu’un qui me consolât, et je n’ai trouvé personne. » (Psaumes LXVIII, 21) (2)

     Consoler le Saint-Esprit, ou du moins, comme Simon de Cyrène le fit pour le Verbe incarné, l’aider à porter sa croix : belle mission ! S’il en fut. Mais, pour de faibles créatures, le moyen de l’accomplir ? Employer tout ce qu’elles ont de vie à glorifier cette très adorable et très aimable Personne de l’auguste Trinité. Comment la glorifier ? En changeant, à son égard, l’ignorance et l’oubli en connaissance et en tendre souvenir ; l’ingratitude, en reconnaissance et en amour ; la révolte, en adoration et en dévouement sans bornes. Inutile de le dire, de tout point, une pareille tâche est au-dessus de nos forces. Aussi nous avons bien moins pour but de la remplir que de l’indiquer.

(A suivre… « L’avantage du clergé – Motif 2 »…si Dieu veut)

 

(1) L’Eglise a défendu de représenter le Saint-Esprit autrement que sous la forme d’une colombe ou de langues de feu (Bulle Sollicitudinis de Benoît XIV)

(2) Psaumes 69,21 dans les Bibles protestantes (Segond et autres)

René Pellegrini

Capture05.jpg

abandon,adam,adoration,âmes,amour,bienfaits,blasphèmes,calvaire,cénacle,chair,chrétien,chrétiens,clergé,colombe,confiance,connaissance,constance,créatures,croix,culte,dévouement,douleurs,faibles,forces,hommages,ignorance,ingratitude,langues de feu,lèvres,mépris,notre-seigneur,nuée lumineuse,oubli,passion,piété,plainte,reconnaissance,révolte,saint-esprit,sanctification,sentiments,signe de la croix,symboles,simon de cyrène,souvenir,thabor,toucher,trinité,tristesse,verbe incarné

 

 

11/07/2012

La gloire du Saint-Esprit - Motif 1

Introduction au Traité du Saint-Esprit visant à faire connaître, autant qu’il est possible, la troisième Personne de la Sainte Trinité, en elle-même et dans ses oeuvres. Quatre motifs ont déterminé Mgr Gaume a publié ce Traité : le premier, la gloire du Saint-Esprit. Toutes les œuvres de Dieu sont amour, car Dieu est charité par essence comme l’enseigne saint Jean 

Lire la suite