Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

21/05/2014

La conformité à la volonté de Dieu

agréments,âme,bonheur,chagrin,chrétiens,christianisme,ciel,cœurs,condamnation,culte,démon,désordre,dévots,discernement,égarement,eglise,élus,esprit mondain,evangile,exemples,faiblesse,gloire,grâce surnaturelle,grandeur,hérésie,humeur,humilité,hypocrisie,hypocrites,idolâtrie,imitation,impiété,infidélité,iniquité,injustice,intérêts,jésus-christ,jugement de dieu,juste,justification,libertinage,libertins,malheureux,mémoire,mensonge,multitude,œuvres de dieu,orgueil,piété,politique

Fête de Saint Hospice

(Moine reclus 582)

 

LA CONFORMITE A LA VOLONTE DE DIEU

 

     Mon ami (e), mon frère, ouvre bien ton cœur et ton intelligence car l’histoire du Père Taulère que tu vas lire est l’application pratique, dans l'adversité, de l’enseignement de Notre-Seigneur. Le chemin le plus sûr et le plus court de la vraie perfection : la conformité à la volonté de Dieu.

*******

     Le Père Taulère, pieux et savant religieux de l’Ordre de Saint Dominique, rapporte à ce sujet un exemple touchant. Animé d’un vif désir de faire des progrès dans la vertu et ne se fiant pas à son savoir, il conjurait le Seigneur, déjà depuis huit ans, de lui envoyer quelqu’un de ses serviteurs qui lui enseignât le chemin le plus sûr et le plus court de la vraie perfection. Un jour qu’il ressentait ce désir plus vivement encore et qu’il redoublait ses supplications, une voix se fit entendre qui lui disait : « Va à telle Eglise et tu trouveras celui que tu cherches. » Le pieux docteur part aussitôt. Arrivé près de l’Eglise indiquée, il trouve à la porte un pauvre mendiant à demi couvert de haillons, les pieds nus et souillés de boue, d’un aspect tout à fait digne de pitié et qui semble devoir être plus occupé d’obtenir des secours temporels que propre à donner des avis spirituels. Cependant, Taulère l’aborde et lui dit : « Bonjour, mon ami. » - Maître - répond le mendiant – je vous remercie de votre souhait ; mais je ne me souviens pas d’avoir jamais eu de mauvais jours. » - « Eh bien ! » - reprend Taulère – que Dieu vous accorde une vie heureuse. » - « Oh ! – dit le mendiant – grâce au Seigneur, j’ai toujours été heureux ! Je ne sais pas ce que c’est d’être malheureux. » - « Plaise à Dieu, mon frère – reprend de nouveau Taulère étonné – qu’après le bonheur dont vous dîtes que vous jouissez, vous parveniez encore à la félicité éternelle. Mais je vous avoue que je ne saisis pas très bien le sens de vos paroles, veuillez donc me l’expliquer plus clairement. »

     « Ecoutez – poursuit le mendiant – non, ce n’est point sans raison que je vous ai dit que je n’ai jamais eu de mauvais jours, les jours ne sont mauvais que quand nous ne les employons point à rendre à Dieu, par notre soumission, la gloire que nous Lui devons ; ils sont toujours bons si, quelque chose qui nous arrive, nous les consacrons à le louer et nous le pouvons toujours avec la grâce. Je suis, comme vous voyez, un pauvre mendiant tout infirme et réduit à une extrême indigence, sans aucun appui ni abri dans le monde, je me vois soumis à bien des souffrances et à bien des misères de toute sorte. Eh bien ! Lorsque je ne trouve pas d’aumônes et que j’endure la faim, je loue le bon Dieu ; quand je suis importuné par la pluie ou la grêle ou le vent ou la poussière et les insectes, tourmenté par la chaleur ou par le froid, je bénis le bon Dieu ; quand les hommes me rebutent et me méprisent, je bénis et glorifie le Seigneur. Mes jours ne sont donc pas mauvais, car ce ne sont point les adversités qui rendent les jours mauvais ; ce qui les rend tels, c’est notre impatience, laquelle provient de ce que , notre volonté est rebelle, au lieu d’être soumise et de s’exercer, comme elle le doit, à honorer et à louer Dieu continuellement. »

     « J’ai dit, en outre, que je ne sais ce que c’est que d’être malheureux, qu’au contraire, j’ai toujours été heureux. Cela vous étonne. Vous allez en juger vous-même. N’est-il pas vrai que nous nous estimerions tous très heureux, si les choses qui nous arrivent étaient tellement bonnes et favorables qu’il nous fût impossible de rien souhaiter de mieux, de plus avantageux ? Que nous tiendrions pour bienheureuse une personne dont toutes les volontés s’accompliraient sans obstacles, dont tous les désirs seraient toujours satisfaits ? Sans doute, aucun homme ne saurait, en vivant selon les maximes du monde, arriver à cette félicité parfaite ; il est même réservé aux habitants du ciel, consommés dans l’union de leur volonté avec celle de Dieu, de posséder pleinement une telle béatitude. Cependant, nous sommes appelés à y participer dès ici-bas, et c’est au moyen de la conformité de notre volonté à la volonté de Dieu qu’il nous est donné d’avoir ainsi part à la félicité des élus. La pratique de cette conformité est, en effet, toujours accompagnée d’une paix délicieuse, qui est comme un avant-goût du bonheur céleste. Et il n’en peut être autrement, car celui qui ne veut que ce que Dieu veut ne rencontre plus aucun obstacle à sa volonté, tous ses désirs, n’ayant rien que de conforme au bon plaisir de Dieu, ne sauraient manquer d’être satisfaits ; il est donc bienheureux. »

     « Hé ! Mon Père, tel que vous me voyez, je jouis toujours de ce bonheur. Rien ne nous arrive, vous le savez, que Dieu ne le veuille ; et ce que Dieu veut est toujours ce qu’il y a de mieux pour nous. Je dois donc m’estimer heureux, quoi que ce soit que je reçoive de Dieu ou que Dieu permette que je reçoive des hommes. Et comment n’en serais-je pas heureux, persuadé, comme je le suis, que ce qui m’arrive est précisément ce qu’il y a pour moi de plus avantageux et de plus à propos ? Je n’ai qu’à me rappeler que Dieu est mon Père et que je suis son enfant. Un Père infiniment sage, infiniment bon et tout-puissant sait bien ce qui convient à ses enfants et ne manque pas de le leur donner. Ainsi, que les choses qui m’arrivent répugnent aux sentiments de la nature ou qu’elles les flattent, qu’elles soient assaisonnées de douceur ou d’amertume, favorables ou nuisibles à la santé, qu’elles m’attirent l’estime ou le mépris des hommes, je les reçois  comme ce qu’il y a, dans la circonstance, de plus convenable pour moi et j’en suis aussi content que peut l’être celui dont tous les goûts sont pleinement satisfaits. Voilà comment tout m’est sujet de joie et de bonheur. »

     Emerveillé de la profonde sagesse et de la haute perfection de ce mendiant, le théologien lui demande : « D’où venez-vous ? » - Je viens de Dieu, répond le pauvre. – « Vous venez de Dieu ! Et où l’avez-vous rencontré ? » Là où j’ai quitté les créatures. - Et où demeure-t-il ?Dans les cœurs purs et les âme de bonne volonté. – Mais qui êtes-vous donc ? – Je suis roi. – Ha ! Où est votre royaume ?Là-haut, dit-il, en montrant le ciel ; celui-là est roi, qui possède un titre certain au royaume de Dieu, son Père. – Quel est, demande enfin Taulère, le maître qui vous a enseigné une si belle doctrine ? Comment l’avez-vous acquise ? – Je vais vous le dire, répond le mendiant : « Je l’ai acquise en évitant de parler aux hommes, pour m’entretenir avec Dieu dans la prière et la méditation ; mon unique soin est de me tenir constamment et intimement uni à Dieu et à sa volonté sainte. C’est là toute ma science et tout mon bonheur. »

     Taulère savait désormais ce qu’il voulait savoir. Il prit congé de son interlocuteur et s’éloigna. « J’ai donc enfin trouvé - dit-il, une fois livré à ses réflexions – j’ai enfin trouvé celui que je cherchais depuis si longtemps. Oh ! Combien elle est vraie la parole de Saint Augustin :

« Voilà que les ignorants se lèvent et ravissent le ciel ; et nous, avec notre science aride, nous restons embourbés dans la chair et le sang. »

Extrait de : «  La divine Providence »

(Par le Père Saint-Jure et le Bienheureux Claude la Colombière)

agréments,âme,bonheur,chagrin,chrétiens,christianisme,ciel,cœurs,condamnation,culte,démon,désordre,dévots,discernement,égarement,eglise,élus,esprit mondain,evangile,exemples,faiblesse,gloire,grâce surnaturelle,grandeur,hérésie,humeur,humilité,hypocrisie,hypocrites,idolâtrie,imitation,impiété,infidélité,iniquité,injustice,intérêts,jésus-christ,jugement de dieu,juste,justification,libertinage,libertins,malheureux,mémoire,mensonge,multitude,œuvres de dieu,orgueil,piété,politique

27/04/2014

Fondements de la royauté du Christ : Droit de nature

PAGE ACCEUIL SITE03.jpg

Fête de Sainte Zite

(Vierge de Lucques 1278)

 

  LA ROYAUTE UNIVERSELLE DE JESUS-CHRIST - 13

 

FONDEMENTS DE LA ROYAUTE UNIVERSELLE DU CHRIST : DROIT DE NATURE 

 

     Ayant établi sur la Sainte Ecriture la Doctrine du Christ-Roi, ainsi que sa royauté s’exerçant sur toutes les créatures, le Pape Pie XI va maintenant en préciser le fondement. Pour cela, il s’appuie sur Saint Cyrille d’Alexandrie en faisant remarquer : 

     - D’abord, sur quoi elle n’est pas fondée

     « Il possède, en un mot, la puissance sur toutes les créatures, non pour l’avoir prise par violence, ou par un autre moyen (…) ». Et noncomme un certain ''prophète'' guerrier, adepte du pillage et du cimeterre.

     - Ensuite, à quels titres Il la possède, ce qui lui permet de mettre en évidence un double droit : le droit de nature et le droit de conquête. Pour aujourd’hui, on s’arrêtera au premier droit :

     1 - PAR DROIT DE NATURE 

     En vertu de ce qu’Il est par son nom, son rang et sa naissance, ce que les théologiens appellent : l’union hypostatique (1) avec comme conséquence un devoir d’obéissance à son égard pour toutes les créatures. 

     En effet Jésus-Christ est Roi par nature de toute éternité car il est Dieu incarné. Sa royauté est donc universelle et absolue puisque Notre-Seigneur est, Lui-même, le principe et la fin de toute la Création. Cette royauté, ne surgit pas avec le temps, au moment de sa venue sur terre : elle a toujours été. 

« Je suis l’Alpha et l’Oméga, le commencement  et la fin (…) » (Apocalypse XXI, 6). 

     Le « commencement » dont il est question ici ne signifie pas que Dieu aurait eu un début d’existence puisqu’il est éternel. Il s’agit du commencement dans la nature humaine du Verbe de Dieu qui se fait chair. 

« Et le Verbe a été fait chair, et il a habité parmi nous (…) (St Jean I, 14) 

     Il est bien évident que ce « Verbe de Dieu » appelé aussi « Parole de Dieu » est de même substance que Dieu. De même que l’enfant est de même substance que son géniteur. Il y a bien différence des personnes mais identité de substance. Concernant le l’acte créateur du Verbe de Dieu, saint Jean écrit :

« Toutes choses ont été faites par lui ; et sans lui rien n’a été fait de ce qui a été fait » (St Jean I, 3) 

     Avant l’Encyclique « Quas Primas » du Pape Pie XI, en 1925, dans son panégyrique de Saint Emilien, en parlant de cette royauté du Christ, Mgr Pie (1815-1880) fait aussi mention de l’ancienneté de ce premier droit en disant :

« Elle date de loin et elle remonte haut cette universelle royauté du Sauveur. En tant que Dieu, Jésus-Christ était roi de toute éternité ; par conséquent, en entrant dans le monde, il apportait avec lui déjà cette royauté. »

     Ce droit de nature permet au Pape d’en affirmer les conséquences : 

« Par suite (…) Les anges et les hommes doivent obéir avec soumission à la puissance de cet Homme (…) Le Christ a puissance sur toutes les créatures, bien que durant sa vie terrestre il n’ait pas voulu user de ce pouvoir royal »

     Retenons bien que le ciel et la terre sont concernés par cette royauté bien que, comme le fait observer le Pape, Jésus-Christ n’ait pas voulu « exercer le pouvoir royal » ici-bas. Ce pouvoir royal est bien réel mais la mission de Jésus-Christ, sur la terre, était d’une autre nature que celle d’exercer ce pouvoir qu’il possède légitimement de toute éternité. Cette mission consistait, par amour pour le genre humain, en l’offrande volontaire de sa vie pour la Rédemption des péchés du monde.    

     Etendue au ciel et à la terre, cette royauté s’exerce donc dans l’ordre surnaturel et dans l’ordre naturel. C’est pour cette raison que Jésus-Christ pouvait affirmer avec autorité en envoyant ses disciples évangéliser le monde :  

« Toute puissance m’a été donnée dans le ciel et sur la terre » (St Matthieu XXVIII, 18) 

     Puissiez-vous, chers lecteurs, vous en convaincre et amender, sans tarder, votre existence en souscrivant à ses commandements. Ce sont aussi vos péchés, aussi noirs et nombreux soient-ils, qu’Il a accepté de porter sur la Croix.C'est encore pour vous, qu’Il a été mis au rang des malfaiteurs sans brancher, et, sans avoir fait aucun mal, a enduré les souffrances morales et physiques, la flagellation et la mort par crucifixion. Il vous a aimé jusqu’à faire le don de sa vie humaine, malgré vos ingratitudes. Pouvait-il faire plus pour vous, pour mériter votre amour et votre obéissance à ses préceptes ?

(A suivre…« Fondements de la royauté universelle du Christ : Droit de conquête »…si Dieu veut) 

René Pellegrini 

 

(1) L’union hypostatique, c’est-à-dire selon la définition dogmatique, l’union substantielle de la nature divine et de la nature humaine en une seule personne, la Personne même de Jésus-Christ, le Fils de Dieu… » (Dictionnaire de Théologie catholique – Tome VI, colonne 438)

Capture05.jpg

02/02/2014

Le communisme est-il mort ? - 1

PAGE ACCEUIL SITE03.jpg

Fête de la Purification de la très-sainte Vierge Marie

et de la Présentation de son précieux Fils au Temple


LE COMMUNISME EST-IL MORT ? - 1

     L’ article que vous allez lire a été publié en Mars 1995 dans le bulletin dont j’ai parlé par ailleurs. Je le cite tel qu’il fut rédigé à l’époque, hormis les parties en bleues. 

     On entend dire, ici ou là, par des laïcs et des hommes d’Eglise que le communisme, l’un des nombreux masques de la Révolution, et son idéologie totalitaire sont morts avec la chute du mur de Berlin. Il s’agit là, à mon avis, d’une erreur si l’on se réfère au récit des voyants de Fatima, du 13 juillet 1917 - et l’explication de Mgr Gaume (1) - notamment après la vision de l’enfer dans lequel vont aboutir les « âmes des pauvres pêcheurs » et la déclaration qui suit de la Sainte Vierge : 

« Pour les sauver (les âmes des pauvres pêcheurs) le Seigneur veut rétablir dans le monde la dévotion à mon cœur immaculé. »

    C’est donc le « Seigneur » qui, pour faire œuvre de salut, manifeste sa volonté d’établir la dévotion au Cœur Immaculé de sa Sainte Mère. 

   La prérogative divine dans l’établissement de cette nouvelle pratique ayant été précisée, la Sainte Vierge ajoute :

 « Je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice les premiers samedis. Si l’on écoute mes demandes, la Russie se convertira et l’on aura la paix. (…) »

     Elle devait être faite par le Pape accompagné, en même temps, des évêques du monde entier. Ce qui n'a pas été fait car c'est la consécration du monde qui fut effectuée par les autorités conciliaires, et non celle de la Russie.

     A moins de ne plus savoir ce qu’est, aujourd’hui comme hier, une véritable conversion, il faut, me semble-t-il, une bonne dose de crédulité ou d’inconscience pour croire que le communisme est mort et que la Russie se soit « convertie » suite à sa ''consécration'' et la chute du mur de Berlin. 

     Conversion d’autant moins sérieuse, lorsqu’on considère qu’au lieu des fruits de grâce et de sainteté qui devraient éclore dans ce pays, si tel était le cas, on voit surgir ce qu’engendre inexorablement l’opposé de la conversion : le chaos, le délabrement moral et la criminalité des maffias qui sont le fruit de la chair pécheresse et des tendances non mortifiées. 

     Quant à la « paix » qui aurait du résulter de cette conversion, l’incessante litanie des massacres dans l’ancienne URSS et dans le reste du monde, qu’ils soient ethniques, terroristes ou guerriers, suffit à la ranger au rayon des farces et attrapes, ou de la considérer comme une galéjade.

     En conséquence, c’est un mensonge éhonté d’affirmer que cette consécration de la Russie a été faite selon la formulation expresse et impérative de la Sainte Vierge  A savoir, la demande spécifique de « la consécration de la Russie » et elle seule.

    L’époque post-consécratoire dans laquelle nous serions aux dires de certains – et sans rire – nous situe aux antipodes des désirs de Notre Seigneur et de la Sainte Vierge. Décidément, ces ecclésiastiques ont besoin de collyre pour se frotter les yeux. Débilité intellectuelle ou aveuglement spirituel en punition de quelque péché ?

(A suivre...« Le communisme est-il mort ? – 2 »...si Dieu veut)

René Pellegrini

(1) Ici : http://lechrist-roi.hautetfort.com/archive/2014/01/07/le-...

1917,affirmer,âmes,antipodes,aveuglement spirituel,chair,chaos,chute,cœur immaculé,collyre,communion réparatrice,communisme,consécration de la russie,considérer,conversion,crédulité,criminalité,croire,débilité,délabrement moral,demander,désirs,dévotion,dires,ecclésiastiques,enfer,erreur,établir,évêques,farces,fatima,formulation,frotter,fruit,fruits de grâce,idéologie totalitaire,inconscience,laïcs,litanie,maffias,masques,massacres,mensonge,mur de berlin,paix,pape,péché,pécheurs,punition,ranger

28/12/2013

Conséquences de cette division - 1

PAGE ACCEUIL SITE03.jpg

Fête des Saints Innocents (1)

(Martyrs Vers 2-3 après Jésus-Christ) (2) 

 

CHAPITRE V

 

CONSEQUENCES DE CETTE DIVISION - 1

 

ange rebelle,baptême,bethléem,chair,chrétien,chute,ciel,combat spirituel,couronne démon,diable,division,dogme,dragon,eglise,enfant,enfer,ennemi,erreur,fils de dieu,gen re humain,haine,hérésie,hérode,incarnation,jésus-christ,jour du jugement,lion,lucifer,m  artyr,mensonge,messie,monde surnaturel,mort,pharisien,prédication,prophétie,puissance révolution,roi des juifs,royaume,sainteté,saints innocents,sang,satan,ténèbres,tradition,verbe de dieu,vérité,vigilance,volonté     Après avoir explicité que la vue de l’Incarnation du Verbe de Dieu ou Fils de Dieu fut le motif de la division du monde surnaturel, Mgr Gaume se propose d’expliquer, dans ce chapitre V, les conséquences de cette division.

     Articulation de ce chapitre :

1 - Expulsion des anges rebelles.

2 - Leur habitation : l’enfer et l’air.

3 - Passages de saint Pierre et de saint Paul, de porphyre, d’Eusèbe, de Bède, de Viguier, de saint Thomas.

4 - Raison de cette double demeure.

5 - Du ciel, la lutte descend sur la terre.

6 - La haine du dogme de l’Incarnation, dernier mot de toutes les hérésies et de toutes les révolutions, avant et après la prédication de l’Evangile.

7 - Haine particulière de Satan contre la femme.

8 - Preuves et raisons.

Pour aujoUrd’hui, les deux premiers points et le troisième jusqu’à saint Paul.

« Et le Dragon, ajoute l’Apôtre, fut précipité sur la terre, projectus in terram. » (Apocalypse XII, 13)

     Quelle est cette terre ? En parlant de la chute de Lucifer et de ses complices, saint Pierre dit que Dieu les a précipités dans l’enfer, où ils sont tourmentés et tenus en réserve jusqu’au jour du jugement.

« (…) Dieu n’a pas épargné les anges qui ont péché ; mais si, chargés des chaînes de l’enfer et précipité dans l’abîme, il les a livrés afin d’être tourmentés et réservés pour le jugement. » (II Pierre II, 4)

     Ailleurs, il nous exhorte à la vigilance en nous prévenant que le démon, semblable à un lion rugissant, rôde sans cesse autour de nous pour nous dévorer. (I Pierre V, 8).

« Soyez sobres et veillez, car votre adversaire le diable, comme un lion rugissant, rôde autour de vous cherchant qui il pourra dévorer. » ((I Pierre V, 8)

     De son côté, saint Paul appelle Satan le prince des puissances de l’air, et avertit le genre humain de revêtir son armure divine, afin de pouvoir résister aux attaques du démon.

« Pour nous, dit-il, la lutte n’est pas contre des ennemis de chair et de sang, mais contre les princes et les puissances, contre les gouverneurs de ce monde de ténèbres, les esprits mauvais qui habitent l’air. » (Ephésiens II, 2)

     Ainsi, les deux plus illustres organes de la vérité, saint Pierre et saint Paul, donnent tour à tour, pour habitation aux anges déchus, l’enfer et l’air qui nous environnent. Malgré une apparente contradiction, leur langage est exact : c’est l’écho retentissant de la tradition universelle. 

(A suivre… « Conséquences de cette division - 2 » …si Dieu veut) 

- C’est moi qui mets en gras dans les textes bibliques.

(1) Craignant que le Roi des Juifs, nouveau-né, ne lui enlève son royaume et pensant ainsi contrecarrer le dessein de Dieu, Hérode fit massacrer tous les enfants au-dessous de deux ans, nés à Bethléem et les villes, bourgs, villages et hameaux de la contrée. L’Eglise les célèbre comme martyrs ayant été baptisés dans leur sang, et étant morts pour Jésus-Christ. Saint Augustin parlant de ces enfants dit : « Celui qui croit que le baptême de Jésus-Christ ne sert de rien aux enfants, doutera-t-il que vous ayez obtenu la couronne, en mourant pour Jésus-Christ ? Vous n’aviez pas la capacité de croire que Jésus-Christ devait souffrir ; mais vous aviez la chair pour souffrir la mort pour Jésus-Christ qui devait endurer pour vous. »

(2) Calcul effectué en me référant à la prophétie biblique des 70 semaines d’années du prophète Daniel (IX, 24) sur la venue du Messie, et non sur le mensonge ou l'erreur du pharisien et traître a la cause juive que fut le Juif Flavius Josephe, indiquant la mort d'Hérode en -4 et reprise, depuis, par les historiens. On n’hésite même pas à écrire jusqu’à –8 avant Jésus-Christ pour sa nativité !!! Une attaque en règle et récurrente est menée pour discréditer la date de naissance de Jésus, et ainsi celle de son baptême et de sa mort. La haine inextinguible contre le Christ se poursuit à travers les siècles pour tenter de prouver qu’il n’est pas le Messie des Juifs. On devine l’esprit et l’intention qui activent et cautionnent ces publications pseudo scientifiques, et pour qui travaillent, volontairement ou involontairement, ceux qui écrivent ce genre de livre ou qui propagent leurs assertions.

René Pellegrini

Capture05.jpg

copyright.jpg

16/12/2013

Vous les reconnaîtrez à leurs fruits

arbre,aumônes,baptême,baptisés,bethléem,brebis,chair,charité,couronne,dieu,eglise,enfants,envie,erreur,esprit,fornication,fruits,fruits de la chair,fruits de l’esprit,haine,hérode,impureté,inimitiés,intention,jalousies,jésus-christ,jeûnes,joie,juifs,loups,martyrs,mensonge,messie,mort,morts,œuvres,paix,pharisien,prières,prophétie,roi des juifs,royaume,sang,sauveur,traître,vêtements

Fête des Saints Innocents (1)

(Martyrs Vers 2-3 après Jésus-Christ) (2)

 

VOUS LES RECONNAÎTREZ A LEURS FRUITS 

     C’est une question des plus importants que de bien connaître les fruits sur lesquels le Sauveur veut attirer notre attention. Plusieurs en effet prennent pour des fruits ce qui n’est que le vêtement des brebis, et ils se laissent tromper par les loups. Je veux ici parler des jeûnes, des aumônes ou des prières, qu’ils étalent sous les yeux des hommes sans aucune intention que de plaire à ceux qu’étonne la difficulté de ces œuvres. Ce ne sont donc pas ces fruits qui peuvent aider à les reconnaître.

     A quels fruits, donc, allons-nous reconnaître un arbre mauvais ? L’Apôtre nous l’apprend : les fruits de l’arbre mauvais sont les œuvres de la chair :

« la fornication, l’impureté, les contentions, les inimitiés, les jalousies, l’envie, les excès de table… » (Galates V, 19-21)

     Et le même Apôtre nous apprend à reconnaître les fruits du bon arbre :

« les fruits de l’esprit, sont la charité, la joie, la paix… » (Galates V, 22)

(Saint Jean Chrysostome) 

 

(1) Craignant que le Roi des Juifs, nouveau-né, ne lui enlève son royaume et pensant ainsi contrecarrer le dessein de Dieu, Hérode fit massacrer tous les enfants au-dessous de deux ans, nés à Bethléem et les villes, bourgs, villages et hameaux de la contrée. L’Eglise les célèbre comme martyrs ayant été baptisés dans leur sang, et étant morts pour Jésus-Christ. Saint Augustin parlant de ces enfants dit : « Celui qui croit que le baptême de Jésus-Christ ne sert de rien aux enfants, doutera-t-il que vous ayez obtenu la couronne, en mourant pour Jésus-Christ ? Vous n’aviez pas la capacité de croire que Jésus-Christ devait souffrir ; mais vous aviez la chair pour souffrir la mort pour Jésus-Christ qui devait endurer pour vous. »

(2) Calcul effectué en me référant à la prophétie biblique des 70 semaines d’années du prophète Daniel (IX, 24) sur la venue du Messie, et non sur le mensonge ou l’erreur du pharisien et traître à la cause juive que fut le Juif Flavius Josèphe, indiquant la mort d’Hérode en – 4, et reprise, depuis, par les historiens. On n’hésite même pas à écrire jusqu’à – 8 avant Jésus-Christ pour sa nativité !!! Une attaque en règle, et récurrente, est menée pour discréditer la date de naissance de Jésus, et ainsi celle de son baptême et de sa mort. La haine inextinguible contre le Christ se poursuit à travers les siècles pour tenter de prouver qu’il n’est pas le Messie des Juifs. On devine l’esprit et l’intention qui activent et cautionnent ces publications pseudo scientifiques, et pour qui travaillent, volontairement ou involontairement, ceux qui écrivent ce genre de livre ou qui propagent leurs assertions.

 René Pellegrini

Derniers articles sur mon autre blogue :

- Les chrétiens lâches et la sainteté – 3  http://lechristroidegloire.eklablog.com/les-chretiens-lac...

- Le combat spirituel   http://lechristroidegloire.eklablog.com/le-combat-spiritu...

arbre,aumônes,baptême,baptisés,bethléem,brebis,chair,charité,couronne,dieu,eglise,enfants,envie,erreur,esprit,fornication,fruits,fruits de la chair,fruits de l’esprit,haine,hérode,impureté,inimitiés,intention,jalousies,jésus-christ,jeûnes,joie,juifs,loups,martyrs,mensonge,messie,mort,morts,œuvres,paix,pharisien,prières,prophétie,roi des juifs,royaume,sang,sauveur,traître,vêtements

 

 

- Affligé par sa volonté   http://lechristroidegloire.eklablog.com/afflige-par-sa-vo...

30/08/2013

La prière de l'Angelus

PAGE ACCEUIL SITE03.jpg

Fête de sainte Rose de Lima

(Vierge du Pérou, religieuse du Tiers-Ordre de Saint Dominique 1617) 

 

LA PRIÈRE DE L’ANGELUS (1)

 

L’Ange du Seigneur fit l’annonce à Marie.angelus,âme,ange,chair,croix,fils de dieu,gloire,glorifier,grâce,honorer,incarnation,jésus-christ,marie,mère de dieu,parole,passion,prière,promesse,répandre,résurrection,saint-esprit,servante,verbe

 Elle a conçu du Saint-Esprit.

 Je vous salue Marie………..

 Voici la servante du Seigneur.

     Qu’il me soit fait selon votre parole.

           Je vous salue Marie……….

       Et le verbe s’est fait chair.

     Et il a habité parmi nous.

           Je vous salue Marie……….

      Priez pour nous, sainte Mère de Dieu.

     Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.

      Prions.

     Seigneur, nous vous supplions de répandre votre grâce dans nos âmes, afin qu’ayant connu par la voix de l’Ange l’Incarnation de Jésus-Christ, votre Fils, nous arrivions par sa Passion et sa Croix, à la gloire de la résurrection. Par le même Jésus-Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.   

(1)    L’Angelus se récite trois fois par jour. Si possible le matin à 7h, à midi, et le soir a 19h, pour honorer l’Incarnation du Fils de Dieu et glorifier sa très Sainte Mère.

René Pellegrini

Capture05.jpg

ange de lumière,antéchrist,apostasie,benoît xvi,caïphe,catholiques,chômage,ciel,clergé,commandements,concile,confession,conversion,coran,égarements,famines,fidélité,foi,guerres civiles,ignominies,impiétés,iniquités,insécurité,jean-paul ii,jésus-christ,justice,la salette,loi,lucifer,nouvel ordre mondial,oecuménisme,paix,papauté,pardon,péchés,pénitence,persécution,pestes,pollution profanations,prophètes,prophétie,rebelles,rois,royauté,sacrilèges,sainte vierge,syncrétiste,trône,turpitudes,vatican

25/07/2013

Prendre soin de son âme

PAGE ACCEUIL SITE03.jpg

Fête de Saint Jacques le Majeur(1)

(Apôtre de Jésus-Christ 44)  

 

 AVIS ET MAXISMES - 8

 

PRENDRE SOIN DE SON ÂME

 

Celui qui étant seul vient à tomber, reste seul par terre.  

Il fait bien peu de cas de son âme,

puisqu’il ne se fie qu’à lui seul.

 

âme,chair,cousin,décapité,espagne,fils de zébédée,galilée,hérode,jérusalem,jésus-christ,marie salomé,œuvres spirituelles,paralytique,saint isidore,saint jacques le majeur,saint jean de la croix,saint jean l’evangéliste,samarie,santé,seul,supplice,tomber     (1) Il était natif de la province de Galilée, fils de Zébédée et de Marie Salomé, frère  aîné de saint Jean l’Evangéliste, et cousin germain de Jésus-Christ, selon la chair. Après avoir prêché à Jérusalem et en Samarie, il séjourna quelque temps en Espagne. Il fut décapité sur l’ordre d’Hérode, sous l’empire de Claude, selon quelques auteurs. Comme on le conduisait au supplice, saint Isidore dit qu’un paralytique lui demanda la santé, ce qu’il fit au nom de Notre-Seigneur.

- Les Avis Et Maximes sont tirés des œuvres spirituelles de Saint Jean de la Croix 

René Pellegrini

Capture05.jpg

07/04/2013

La joie de la Très Sainte Vierge

« Et mon esprit a tressailli d’allégresse en Dieu mon Sauveur ». (St Luc I, 46)

 

Les cinq conditions de cette joie…

Lire la suite

02/03/2013

La fornication dans les Saintes Ecritures - 1

PAGE ACCEUIL SITE03.jpg

Fête de Saint Henri Suso

(De l’Ordre de Saint Dominique 1365)  

 

L’ADULTERE ET LA FORNICATION - 7

 

LA FORNICATION DANS LES SAINTES ECRITURES - 1

 

     Cet article sur la fornication fera uniquement référence à des textes bibliques du Nouveau Testament, en espérant qu’il aidera ou incitera certains lecteurs à s’examiner sérieusement sur ces questions de relations charnelles en dehors du mariage, et de fidélité conjugale, qu’avait minimiser l’ignorance de la gravité de cet acte et de ses conséquences éternelles, ou le souci de se couler dans la mentalité très laxiste de ce siècle et du milieu ambiant. Cette société permissive qui vomit à l’envie les élucubrations charnelles philosophico-religieuses gnostiques et kabbalistes, se dresse orgueilleusement contre la loi morale positive de Dieu et, par une inversion satanique, appelle bien ce qui est mal, et mal ce qui est bien.

     Pour sortir de cette boue morale qu’insuffle la bête immonde révolutionnaire, écoutons les recommandations pleines de sagesse de Saint Paul nous enseignant tout le conseil de Dieu pour baliser le chemin moral de la société, du royaume de Dieu et du salut.

 « Que le mariage soit honoré en toutes choses, et le lit nuptial sans souillure ; car les fornicateurs et les adultères, Dieu les jugera. » (Hébreux XIII, 4)

     Exhortation à la chasteté dans le mariage car la pratique du divorce était très fréquente chez les Juifs. A noter que nous devons la loi inique sur le divorce (1884) à l’initiative d’un franc-maçon membre de la communauté juive, M. Alfred Naquet s’inscrivant dans la continuité de la logique de destruction du christianisme et de l’ordre social chrétien des théoriciens révolutionnaires, et posant la première pierre du processus de désintégration de la famille.

« Que la fornication et toute impureté, ou l’avarice ne soit pas même nommée parmi vous, comme il convient à des saints. Point de turpitudes, de folles paroles, de bouffonneries, ce qui ne convient point ; mais plutôt des actions de grâces. Car sachez comprendre qu’aucun fornicateur, ou impudique, ou avare ce qui est une idolâtrie, n’a d’héritage dans le royaume du Christ et de Dieu. » (Ephésiens V, 3-5)

     A destination de ceux qui affirment et enseignent que ces choses ne sont pas si graves, voire normales, exhortation à fuir les vices de la chair ponctuée par le grave avertissement de sa conclusion.

« Faites donc mourir vos membres  qui sont sur la terre : la fornication, l’impureté, la luxure, les mauvais désirs, et l’avarice, qui est une idolâtrie ; choses pour lesquelles la colère de Dieu vient sur les fils de l’incrédulité. » (Colossiens III, 5-6)

     Ces vices sont incompatibles avec la vie chrétienne reçue au baptême. Les chrétiens, et les autres, doivent donc faire mourir leurs membres terrestres, c’est-à-dire leurs passions désordonnées.

« Or on connaît aisément les œuvres de la chair, qui sont : la fornication, l’impureté, l’impudicité, la luxure. » (Galates V, 19)

     Ici, énumération partielle des œuvres de la chair. Elles permettent au lecteur de voir s’il est conduit par la chair qui conduit à la mort éternelle ou par l’esprit qui est vie.

« Car la volonté de Dieu, c’est votre sanctification, c’est que vous vous absteniez de la fornication (…) car Dieu ne nous a point appelés à l’impureté, mais à la sanctification. Ainsi, celui qui méprise ces préceptes, méprise non pas un homme mais Dieu qui nous a donné même son Esprit-Saint. » (I Thessaloniciens IV, 3,7-8)

     Exhortation à la chasteté, partie importante de la sainteté morale et présentée aux nouveaux convertis comme l’expression de la volonté de Dieu.

« Fuyez la fornication. Tout péché, quel qu’il soit, que fait l’homme est hors de son corps ; mais celui qui commet la fornication pèche contre son propre corps. » (I Corinthiens VI, 18)

     Comme le souligne le contexte de l'épître, elle constitue un véritable outrage envers Jésus-Christ car le corps des chrétiens appartenant à Jésus-Christ, ce serait, en dehors du mariage légitime voulu par Dieu, comme une prostitution.

« Ne savez-vous pas que les injustes ne posséderont pas le royaume de Dieu ? Ne vous abusez point : ni les fornicateurs, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les abominables, ni les voleurs, ni les avares, ni les ivrognes, ni les médisants, ni les rapaces, ne posséderont le royaume de Dieu. » (I Corinthiens VI, 9-10)

     Rappel de saint Paul afin d’éviter, par les propos minimisants de certains, de s’installer dans une fausses sécurité. Ces péchés sont fréquents chez les païens et faux chrétiens. Ils excluent du royaume de Dieu.

(A suivre… « La fornication dans les Saintes Ecritures – 2 »…si Dieu veut)

René Pellegrini

Capture05.jpg

27/02/2013

La fornication en théologie, somme théologique

Dans la Somme Théologique de Saint Thomas d’Aquin, en forme de catéchisme pour tous les fidèles, la fornication est traitée sous forme de questions et réponses dans le cadre de la luxure : vice opposé à la chasteté. (Edition 1919, pages 333-335)...

Lire la suite

25/01/2013

La fornication dans les ouvrages profanes

PAGE ACCEUIL SITE03.jpg

Fête de la Conversion de Saint Paul

(Apôtre de Jésus-Christ, conversion en 36)  

 

L’ADULTERE ET LA FORNICATION - 5

 

LA FORNICATION DANS LES OUVRAGES PROFANES - 1

 

Dictionnaire Larousse (édition 1985)

- Péché de luxure (religion)

Dictionnaire de la langue française Littré (Tome III, colonne 2575, édition 1994) :

- Sens dogmatique :

Le péché de la chair entre deux personnes qui ne sont ni mariées, ni liées par vœu (1).

« Or, en ce temps-là Israël demeurait à Sittim, et le peuple forniqua avec les filles de Moab. » (Nombres XXV, 1)

- Sens figuré :

Exemple : Infidélité d’un particulier délaissant Dieu pour consulter les magiciens, les devins et, aujourd’hui, les boules de cristal, les cartomanciennes et diseuses de bonne aventure :

« Un homme qui ira vers les magiciens et les devins, et forniquera avec eux, je poserai ma face contre lui, et je l’exterminerai du milieu de son peuple. » (Lévitique XX, 6)

Exemple : Infidélité du peuple juif, suivant l’exemple du roi Joram, abandonnant le vrai Dieu pour les dieux étrangers :

« Et de plus il fît même des hauts lieux dans les villes de Juda, et il fit forniquer tous les habitants de Jérusalem, et prévariquer Juda. » (II Paralipomènes XXI, 11) (2)

(A suivre… « La fornication en théologie, Somme théologique »…si Dieu veut)

René Pellegrini

(1) En dehors du mariage, c’est toujours un péché

(2) S’appuyant sur la Septante, traduction par saint Jérôme des livres saints des Juifs d’Alexandrie écrits en langue grecque, les Catholiques appellent Paralipomènes (ou livres des choses omises, selon l’étymologie grecque) ce qui est appelé livres des chroniques dans les Bibles de la mouvance protestante et certaines Bibles catholiques. Ils ne sont pas simplement un supplément aux livres des Rois, mais ils constituent une œuvre indépendante et originale. Ils ont pour but d’exposer dans un point de vue exclusivement religieux, l’histoire du roi David et de ses descendants les rois de Juda, afin de montrer comment la fidélité à Dieu est source de bonheur, alors que l’infidélité et l’idolâtrie causent la ruine des royaumes. Selon le plus grand nombre des interprètes ils auraient été écrits par Esdras, pour l’édification des Juifs, après la captivité babylonienne. 

Capture05.jpg

27/12/2012

Le Credo ou symbole des Apôtres

PAGE ACCEUIL SITE03.jpg

Fête de Saint Jean  (1)

(Apôtre de Jésus-Christ et évangéliste 101)  

 

LECREDO OU SYMBOLE DES APÔTRES (2)

 

      Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre,

     Et en Jésus-Christ, son Fils unique, Notre-Seigneur,

     Qui a été conçu du Saint-Esprit,

     Est né de la Vierge Marie ;

     A souffert sous Ponce Pilate,

     A été crucifié,

     Est mort,

     A été enseveli ;

     Est descendu aux Enfers,

     Est ressuscité des morts le troisième jour ;

     Est monté aux cieux,

     Est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant,

     D’où il viendra juger les vivants et les morts.

     Je crois au Saint-Esprit ;

     A la sainte Eglise catholique ;

     A la communion des saints ;

     A la rémission des péchés ;

     A la résurrection de la chair ;

     A la vie éternelle.

     Ainsi soit-il. 

 

(Prière tirée de mon Livre des exercices spirituels de Saint Ignace de Loyola)

 

(1) Selon Eusèbe se référant à Polycarpe qui fut disciple de Saint Jean, l’Apôtre était très doux envers tous, mais très sévère à l’égard des hérétiques. Il était le fils de Zébédée et de Marie Salomé. Son père était pêcheur sur le lac de Galilée, profession que saint Jean exerça pendant quelque temps. Sa mère faisait partie des pieuses galiléennes qui se dévouèrent au service de Notre-Seigneur. C’est à lui que Jésus confia sa mère avant de mourir. Il écrivit l’Apocalypse lors de son exil dans l’île de Pathmos. Rappelé de son exil après la mort de l’empereur Domitien, il retourna à Ephèse. Pour l’âge de sa mort, les auteurs divergent. Les uns disent 100 ans, d’autres 99 ans et quelques uns 93 ans. La cause de ces différences venant de l’ignorance de l’âge de Saint Jean lorsque Jésus-Christ l’appela pour en faire son apôtre. Ce qui semble bien certain c’est qu’il était jeune, et que depuis l’ascension de Notre-Seigneur, il vécut 68 ans, auxquels on ajoute les 3 ans qu’il passa avec Jésus, ce qui donne 71 ans. Si, selon l’opinion de Baronius, il avait 22 ans lorsqu’il fut appelé par Notre-Seigneur, il serait donc mort à 93 ans. Toutefois, cela importe peu pour contempler les vertus et les grandeurs de Saint Jean et la richesse spirituelle de son Evangile, de ses épîtres et de l’Apocalypse.

(2) Le symbole des Apôtres est construit en assemblant des paroles d’Apôtres prises dans le Nouveau Testament.

René Pellegrini

 

BONNE ET SAINTE

 

NOUVELLE ANNEE

Capture05.jpg

15/11/2012

Ave Maria : La salutation angélique

PAGE ACCEUIL SITE03.jpg

Fête des Saints Samone, Gurie et Abibe (1)

(Martyrs vers 305/306 et 322) 

 

L’AVE MARIA : LA SALUTATION ANGELIQUE (2) 

 

     Je vous salue Marie, pleine de grâce,

     Le Seigneur est avec vous,

     Vous êtes bénie entre toutes les femmes,

     Et Jésus le fruit de vos entrailles est béni.

     Sainte Marie, Mère de Dieu,

     Priez pour nous, pauvres pêcheurs,

     Maintenant et à l’heure de notre mort.

     Ainsi soit-il.

ave maria,chair,chrétiens,concile d'ephèse,concile de chalcédoine,dioclétien,divinité,eglise,enfantement,états d’âme,femmes,foi,grâce,humanité,incarné,jésus-christ,louanges,martyr,maternité divine,mère de dieu,mort,musulmans,nature humaine,pêcheurs,prière,priez,prophète,sainte elisabeth,sainte vierge marie,salutation angélique,souffrances,supplications,témoin de jéhovah,verbe de dieu(1) Le président Antonin ayant été averti que Samone et Gurie étaient chrétiens, mais qu’ils en faisaient d’autres par leur persuasion, les fit cruellement tourmenter avant de les faire décapiter, sous l’empire de Dioclétien vers 305/306. Quant à Abibe ou Habib, après lui avoir fait subir bien des souffrances, le président Lyssanias le fit brûler à petit feu, pour rendre sa mort plus sensible. Il consomma son martyr pour sa foi en Jésus-Christ, en 322, sous l’empire de Licinius.

(2) Cette prière permet d’exprimer deux états d’âme : louanges (en bleu) et supplications (en vert)

L’Ave Maria est la réunion des paroles de la salutation angélique à Marie (st Luc I, 28 ) avec la réponse de sainte Elisabeth à Marie (st Luc I, 42) auxquelles l’Eglise a rajouté « Mère de Dieu » - theotokos en grec - lors de la proclamation de la maternité divine par le Concile d’Ephèse en 431 et confirmé par le Concile de Chalcédoine en 451. Titre de  « Mère de Dieu » non parce que la nature et la divinité du Verbe de Dieu auraient leur origine en Marie, ce qui ne saurait être, mais parce que le Verbe de Dieu s’est incarné, s’est fait chair, a pris la nature humaine par Marie. Ainsi, ce qui est né de Marie (Jésus) est Dieu (en tant que Verbe de Dieu) et Homme (en tant que chair par l’enfantement dans le sein de la vierge Marie) d’où la double nature en Jésus : divine et humaine. Ne considérer en Jésus que son humanité et sa qualité de prophète c’est croire et raisonner comme les témoins de Jéhovah ou les musulmans.

René Pellegrini

Capture05.jpg

ave maria,chair,chrétiens,concile d'ephèse,concile de chalcédoine,dioclétien,divinité,eglise,enfantement,états d’âme,femmes,foi,grâce,humanité,incarné,jésus-christ,louanges,martyr,maternité divine,mère de dieu,mort,musulmans,nature humaine,pêcheurs,prière,priez,prophète,sainte elisabeth,sainte vierge marie,salutation angélique,souffrances,supplications,témoin de jéhovah,verbe de dieu

14/10/2012

La Renaissance ou le triomphe du paganisme

     Avant d’aborder l’étude de cette Royauté universelle – sociale et politique – de Notre Seigneur Jésus-Christ, un avant-propos sans doute utile, sur le méthodique et implacable mécanisme qui amènera la France, après l’irrévérencieuse exclusion de Dieu par la constitution révolutionnaire de 1789, à s’installer dans l’apostasie et à l’officialiser de nouveau...

Lire la suite

11/10/2012

Plan du traité du Saint-Esprit - 2

Action de Dieu, âme, associations, attributs, béatitudes, bienfaiteur éternel, bienfaits, chair, Chrême, chrétien, ciel, Cité du bien, Cité du mal, citoyens, communion, corps, créations, créature, culte, délices, démon, dieux, divinité, dons, Eglise, élus, enfant de Dieu, ennemi, Esprit des ténèbres, éternité, fêtes, fils d’Adam, Fils de Dieu, gladiateurs, gouvernants, histoire religieuse, grâce, humanité, incrédule, individus, justification, lumière, magnificence, mission, monde moral, monde physique, mystère, onction,  Passion de Jésus-Christ, peine de mort, peuples, pratiques publiques, prêtre, princes, procession, reconnaissance, royaume, Saint-Esprit, Sainte Trinité, Sainte Vierge, splendeurs, temps évangéliques, terre, Verbe de Dieu, Verbe incarné, vertus, vie

Fête des Saints Taraque, Probus et Andronic (1)

(Martyrs 304)

 

Plan du Traité du Saint-Esprit - 2

action de dieu,âme,associations,attributs,béatitudes,bienfaiteur éternel,bienfaits,chair,chrême,chrétien,ciel,cité du bien,cité du mal,citoyens,communion,corps,créations,créature,culte,délices,démon,dieux,divinité,dons,eglise,élus,enfant de dieu,ennemi,esprit des ténèbres,éternité,fêtes,fils d’adam,fils de dieu,gladiateurs,gouvernants,histoire religieuse,grâce,humanité,incrédule,individus,justification,lumière,magnificence,mission,monde moral,monde physique,mystère,onction,passion de jésus-christ,peine de mort     Toute cité se divise en deux classes : les gouvernants et les gouvernés. Après les princes viennent les citoyens de deux cités : les hommes. Nous montrons leur existence placée entre deux armées ennemies qui se la disputent, ainsi que les remparts dont le Saint-Esprit environne la Cité du bien, pour empêcher l’homme d’en sortir ou le démon d’y pénétrer.

     Connaître les deux Cités en elles-mêmes et dans leur existence métaphysique, ne suffit pas à nos besoins : il faut les voir en action. De là, l’histoire religieuse, sociale, politique et contemporaine de l’une et de l’autre. Ce tableau embrasse, dans ses causes intimes, toute l’histoire de l’humanité : nous n’avons pu que l’ébaucher. Néanmoins, notre esquisse met en relief le point capital, c’est-à-dire le parallélisme effrayant qui existe entre la Cité du bien et la cité du mal, entre l’œuvre divine pour sauver l’homme, et l’œuvre satanique pour le perdre. Exposer ce parallélisme non-seulement dans son ensemble, mais encore dans ses principaux traits, nous a semblé le meilleur moyen de démasquer l’Esprit de ténèbres et de faire sentir vivement au monde actuel, incrédule ou léger, la présence permanente et l’action multiforme de son plus redoutable ennemi.

     De là résulte, évidente comme la lumière, l’obligation perpétuelle et perpétuellement impérieuse où nous sommes tous, peuples et individus, de nous tenir sur nos gardes, et, sous peine de mort, de rester ou de nous replacer sous l’empire du Saint-Esprit. Cette conséquence termine le premier volume de l’ouvrage et conduit au second.

     Pour que l’homme et le monde sentent la nécessité de se replacer sous l’empire du Saint-Esprit, il faut, avant tout, qu’ils connaissent ce divin Esprit : Ignoti nulla cupido. (2) Une connaissance générale et purement philosophique ne saurait suffire. Il faut une science intime, détaillée, pratique : la donner est le but de nos efforts.

     Après avoir montré la divinité du Saint-Esprit, parlé de sa procession et de sa mission, expliqué ses attributs, nous suivons son action spéciale sur le monde physique et sur le monde moral, dans l’Ancien Testament. Ce travail nous prépare aux temps évangéliques.

     Ici se révèle, dans toute la magnificence de son amour, la troisième personne de l’adorable Trinité. Devant nous se présentent quatre grandes créations : la sainte Vierge, le Verbe incarné (3), l’Eglise, le chrétien. Ces quatre chefs-d’œuvre sont étudiés avec d’autant plus de soin, qu’ils sont toute la philosophie de l’histoire ; car ils résument tout le mystère de la grâce, c’est-à-dire toute l’action de Dieu sur le monde.

     Ce mystère de la grâce, par lequel l’homme devient dieu, (4) est, autant qu’il a dépendu de nous, exposé dans ses admirables détails. Nous disons le principe de notre génération divine, les éléments dont il se compose, leur nature, leur enchaînement, leur développement successif, jusqu’à ce que le fils d’Adam soit parvenu à la mesure du Verbe Incarné, Fils de Dieu et Dieu lui-même. Les vertus, les dons, les Béatitudes, les Fruits du Saint-Esprit, tout le travail intime de la grâce, si peu estimé de nos jours, parce qu’il est bien peu connu, sont expliqués avec l’étendue nécessaire au chrétien qui veut s’instruire lui-même, et au prêtre chargé d’instruire les autres.

     Les béatitudes du temps conduisent à la béatitude de l’éternité. Devenu enfant de Dieu par le Saint-Esprit, l’homme à droit à l’héritage de son Père. Franchissant le seuil de l’éternité, nous essayons de soulever un coin du voile jeté sur les splendeurs et les délices de ce royaume créé par l’amour, régi par l’amour, où tout est, pour le corps comme pour l’âme, lumière sans ombre, vie sans limites, c’est-à-dire communion plénière, incessante du Saint-Esprit aux élus et des élus au Saint-Esprit : flux et reflux d’un océan d’amour qui plongera les élèves du Chrême, alumni Chrismatis (5), dans une ivresse éternelle.

     Tant de bienfaits de la part du Saint-Esprit demandent une reconnaissance proportionnée de la part de l’homme. Nous montrons comment cette reconnaissance s’est manifestée dans la suite des siècles, comment elle doit se manifester encore. Elle brille dans le tableau du culte du Saint-Esprit, des fêtes, des associations, des pratiques publiques et privées, établies en l’honneur du Bienfaiteur éternel, à qui toute créature du ciel et de la terre est redevable de ce qu’elle est, de ce qu’elle a, de ce qu’elle espère : Neque enim est ullum omnino donum absque Spiritu Sancto ad creaturam perveniens. (6)

(A suivre…« Les références pour le Traité du Saint-Esprit »…si Dieu veut)

René Pellegrini

- C’est moi qui mets en gras, et les notes ci-dessous.

(1) Ils subirent trois interrogatoires : à Tarse, à Mopsueste et à Anazarne (en Cilicie) et tourmentés à chaque fois. Ayant toujours refusé de sacrifier aux dieux, Maxime, le gouverneur de la Province les livra aux gladiateurs pour être égorgés.

(2) Ignoti nullo cupido est une locution latine signifiant : on ne désire pas ce qu’on ne connaît pas.

(3) Le Verbe Incarné c’est le Verbe de Dieu fait chair : Jésus, le Fils de Dieu.

(4) La justification méritée par la Passion de Jésus-Christ à pour but la participation à la nature divine en nous faisant enfants de Dieu par le principe de génération qu’est la grâce.

(5) Elèves oints : élèves ayant reçu l’onction

(6) Il n’est pas possible pour la créature d’y atteindre sans le don du Saint-Esprit.

René Pellegrini

Action de Dieu, âme, associations, attributs, béatitudes, bienfaiteur éternel, bienfaits, chair, Chrême, chrétien, ciel, Cité du bien, Cité du mal, citoyens, communion, corps, créations, créature, culte, délices, démon, dieux, divinité, dons, Eglise, élus, enfant de Dieu, ennemi, Esprit des ténèbres, éternité, fêtes, fils d’Adam, Fils de Dieu, gladiateurs, gouvernants, histoire religieuse, grâce, humanité, incrédule, individus, justification, lumière, magnificence, mission, monde moral, monde physique, mystère, onction,  Passion de Jésus-Christ, peine de mort, peuples, pratiques publiques, prêtre, princes, procession, reconnaissance, royaume, Saint-Esprit, Sainte Trinité, Sainte Vierge, splendeurs, temps évangéliques, terre, Verbe de Dieu, Verbe incarné, vertus, vie

action de dieu,âme,associations,attributs,béatitudes,bienfaiteur éternel,bienfaits,chair,chrême,chrétien,ciel,cité du bien,cité du mal,citoyens,communion,corps,créations,créature,culte,délices,démon,dieux,divinité,dons,eglise,élus,enfant de dieu,ennemi,esprit des ténèbres,éternité,fêtes,fils d’adam,fils de dieu,gladiateurs,gouvernants,histoire religieuse,grâce,humanité,incrédule,individus,justification,lumière,magnificence,mission,monde moral,monde physique,mystère,onction,passion de jésus-christ,peine de mort

04/09/2012

Le combat contre le Mauvais Esprit du paganisme

PAGE ACCEUIL SITE03.jpg

Fête de Sainte Rose de Viterbe

(Vierge, du Tiers-Ordre de Saint François 1258)

 

LE COMBAT CONTRE LE MAUVAIS ESPRIT DU PAGANISME

abominations,affections,âmes,ammonites,amour,apostasie,aspirations,balaam,balak,chair,christianisme,civilisation,communisme,compagnie de jésus,corruption,créatures,culte,démons,désirs,discours,ennemis,epiphanie,erreurs modernes,essence et existence,étoile de jacob,famille,foi,gloire de dieu,grâce,grand nombre,histoire moderne,idées,idolâtrie,idoles,imbécillité,indifférentisme,israël,jésuites,jésus-christ,joie,journaux,laïcisme,langage,libéralisme,livres,mal,messie,métaphysique,miséricordes,monde moderne     Tels sont, en abrégé, les principaux motifs de notre travail. Nous sera-t-il permis d’en ajouter un autre ? Pendant vingt-cinq ans, nous avons combattu le Mauvais Esprit, en signalant le retour de son règne au sein des nations actuelles. Longtemps inaperçu des uns, opiniâtrement nié par les autres, ce fait culminant de l’histoire moderne est aujourd’hui palpable. De l’aveu de tous, le Satanisme ou le Paganisme, ce qui est tout un, atteint sous nos yeux des limites aussi inconnues que sa puissance. Par un de ses organes les plus accrédités, la Compagnie de Jésus (1), non suspecte en ce point, vient de reconnaître la réalité du terrible phénomène et de la proclamer, dans Rome, à quelques pas du Vatican.

     En 1862, pendant l’octave de l’Epiphanie (2), le père Curci, rédacteur de la Civilta cattolica (3), monte en chaire, et huit fois il pousse le cri d’alarme, en montrant que l’Europe, l’Italie, Rome elle-même, sont envahies par le paganisme. « Le monde moderne, s écrie-t-il, retourne à grands pas au paganisme. Sans en ressusciter la grossière idolâtrie. Il y retourne par ses pensées, par ses affections, par ses tendances, par ses œuvres, par ses paroles. Cela est tellement vrai, que si, de l’immense sépulcre qu’on appelle le sol romain, sortait vivant le peuple contemporain des Scipions (4) et des Coriolans (5), et que, sans regarder nos temples et notre culte, il faisait attention seulement aux pensées, aux aspirations, au langage du grand nombre, je suis convaincu qu’il ne trouverait entre eux et lui de différence sensible que dans la prostration des âmes et l’imbécillité des idées ».

     Et plus loin : « Oh ! Oui ; il n’est que trop vrai, et, quoi qu’il m’en coûte, je le dirai : taire le mal n’est pas un moyen de le guérir. Le monde actuel, et, à l’heure qu’il est, plus peut-être qu’aucune autre partie du monde, notre Italie commence évidemment à avoir des pensées, des affections, des désirs peu différents de ceux des païens. Ne croyez pas qu’il soit nécessaire pour cela d’adorer les idoles. Non. Le paganisme, dans sa partie constitutive, ou dans sa raison d’être, n’implique autre chose que le Naturalisme (6) ; si vous regardez la société et la famille ; si vous écoutez les discours qui s’échangent ; si vous lisez les livres et les journaux qui s’impriment ; si vous considérez les tendances qui se manifestent : c’est à peine si en tout cela vous trouverez autre chose que la nature, la nature seule, la nature toujours.

     Eh bien, ce Naturalisme envahisseur et dominateur de la société moderne, c’est le paganisme pur, tout pur ; mais paganisme mille fois plus condamnable que l’ancien, attendu que le paganisme moderne est l’effet de l’apostasie de cette foi que le paganisme ancien reçut avec tant de joie, embrassa avec tant d’amour. Paganisme ressuscité, qui a toutes les servilités et toutes les abominations du défunt, sans en avoir l’originalité et la grandeur, attendu qu’il est impossible de ressusciter la grandeur païenne, ceux qui l’ont tenté n’ayant abouti qu’à des parodies malheureuses et toujours ridicules, si trop souvent elles n’avaient pas été atroces. Paganisme désespéré, attendu qu’aucun Balaam (7) ne lui a promis une étoile de Jacob (8), comme à l’ancien, qui attendait un appel à la vie ; tandis que le nôtre, né de la corruption du christianisme, ou plutôt d’une civilisation décrépite et gangrenée, n’a plus à attendre d’autre appel que celui du souverain Juge, vengeur de tant de miséricordes foulées aux pieds. »

     Ainsi, de l’aveu même de nos adversaires les plus ardents, le ver rongeur (9) des sociétés modernes n’est ni le protestantisme, ni l’indifférentisme, ni telle autre maladie sociale à dénomination particulière, mais bien le paganisme qui les renferme toutes ; le paganisme dans ses éléments constitutifs, tel que le monde le subissait il y a dix-huit siècles. Dès lors, pour compléter nos travaux, que restait-il, sinon essayer de glorifier le Saint-Esprit, afin que, reprenant son empire, il chasse l’usurpateur et régénère de nouveau la face de la terre ?

(A suivre…« Plan du Traité du Saint-Esprit »…si Dieu veut)

PS : Les gras dans le texte et les notes ci-dessous sont de moi.

(1) Ordre religieux fondé par Saint Ignace de Loyola et approuvé par le Pape Paul III en 1540 dont la devise était « Ad majorem Dei gloriam » (Pour la plus grande gloire de Dieu). Plutôt que d’adhérer à la théologie et à la métaphysique de Saint Thomas d’Aquin recommandées par l’Eglise, cet Ordre religieux s’est progressivement dévoyé à partir du XVIIe siècle en s’inféodant aux enseignements de la théologie du jésuite espagnol Suarez, un des précurseurs de la théologie moderne, et à sa métaphysique qui nie la distinction réelle entre l’essence et l’existence dans les créatures. Essence et existence qui se confondent seulement en Dieu mais pas dans les créatures, dans lesquelles elles sont distinctes.

(2) Epiphanie, du grec Epiphaneia qui signifie « apparition ». Cette solennité est destinée à célébrer la venue en ce monde de Jésus et sa manifestation aux hommes avec l’évocation des rois-mages venus d’Orient.

(3) La Civilta cattolica est une revue des Jésuites née en 1850 avec l’appui du Pape Pie IX.

(4 et 5) Coriolan et Scipion sont des personnages de la Rome antique ayant vécu avant Jésus-Christ.

(6) Le naturalisme est une doctrine hérétique qui, refusant l’ordre surnaturel divin de la grâce et de la gloire, sépare le naturel du surnaturel ce qui, selon la formule de Saint Jean revient à dissoudre Jésus-Christ en niant que « Jésus est venu dans la chair ». (I Jean IV, 2) On distingue plusieurs sortes de naturalisme. Tous sont dangereux même celui dit modéré. Les plus agressifs étant le rationalisme et le laïcisme. Cette doctrine qui manifeste un esprit antichristique est un acte de révolte de l’homme contre Dieu, qui trouve son origine dans la révolte de Satan et des démons. Il lève l’étendard de la nature contre l’étendard de la grâce que Dieu octroie dans le but de surélever la nature. Le naturalisme est à la base de toutes les erreurs modernes : libéralisme, socialisme, communisme, etc.

(7) Il était devin et fut sollicité par Balak, roi des Ammonites pour maudire Israël. Balaam, monté sur son ânesse, s’engageant sur un chemin de perdition, l’ange de l’Eternel se plaça sur son chemin. L’ânesse ne pouvant plus avancer fut frappée à plusieurs reprises par Balaam. Dieu, ouvrit la bouche de l’ânesse pour qu’elle parle, ce qui ouvrit les yeux du devin. Ne pouvant résister à l’Esprit de Dieu il ne put que bénir Israël. Qu’une ânesse parle peut surprendre. Mais rien n’est impossible à Dieu.

(8) L’Etoile de Jacob fait allusion à la dynastie royale qui sortira du Patriarche Jacob à travers la lignée de son fils Juda et de sa tribu, en passant par le roi David et aboutissant au Messie-Roi Jésus-Christ qui, à terme, doit triompher de tous ses ennemis.

(9) En italique dans le texte.

René Pellegrini

Capture05.jpg

abominations,affections,âmes,ammonites,amour,apostasie,aspirations,balaam,balak,chair,christianisme,civilisation,communisme,compagnie de jésus,corruption,créatures,culte,démons,désirs,discours,ennemis,epiphanie,erreurs modernes,essence et existence,étoile de jacob,famille,foi,gloire de dieu,grâce,grand nombre,histoire moderne,idées,idolâtrie,idoles,imbécillité,indifférentisme,israël,jésuites,jésus-christ,joie,journaux,laïcisme,langage,libéralisme,livres,mal,messie,métaphysique,miséricordes,monde moderne

15/07/2012

La gloire du Saint-Esprit - Motif 1 (suite)

 

PAGE ACCEUIL SITE03.jpg

Fête de Saint Jacques

(Evêque de Nisibe, confesseur 350)

 

LA GLOIRE DU SAINT-ESPRIT - MOTIF 1 (suite)

 

abandon,adam,adoration,âmes,amour,bienfaits,blasphèmes,calvaire,cénacle,chair,chrétien,chrétiens,clergé,colombe,confiance,connaissance,constance,créatures,croix,culte,dévouement,douleurs,faibles,forces,hommages,ignorance,ingratitude,langues de feu,lèvres,mépris,notre-seigneur,nuée lumineuse,oubli,passion,piété,plainte,reconnaissance,révolte,saint-esprit,sanctification,sentiments,signe de la croix,symboles,simon de cyrène,souvenir,thabor,toucher,trinité,tristesse,verbe incarné     En est-il de même pour le Saint-Esprit ? Ses œuvres propres ne sont pas sensibles, comme celles du Père et du Fils. La sanctification qu’il opère dans nos âmes, la vie qu’il répand partout échappe à la vue et au toucher. Il ne s’est pas fait chair comme le Fils. Comme lui, il n’a point habité, sous une forme humaine, parmi les enfants d’Adam. Trois fois seulement il s’est montré sous un emblème sensible, mais passager : colombe au Jourdain, nuée lumineuse au Thabor, langues de feu au Cénacle. Afin de le représenter, les arts n’ont pas, comme pour Notre-Seigneur, la faculté de varier leurs tableaux. Deux symboles : voilà tous les moyens plastiques laissés à la piété, pour redire aux yeux son existence et ses bienfaits. (1)

     Aussi qu’elle connaissance a-t-on du Saint-Esprit dans le monde actuel et même parmi les chrétiens ? Où sont les vœux qu’on lui adresse, le culte qu’on lui rend, la confiance et l’amour qu’on lui témoigne, l’expression sérieuse et soutenue du besoin continuel que nous avons de son assistance ? Son nom même, prononcé dans le signe de la croix, éveille-t-il les mêmes sentiments que celui du Père et du Fils ? Il est triste, mais il est vrai de le dire, la troisième personne de la Trinité dans l’ordre nominal, le Saint-Esprit, est aussi la dernière dans la connaissance et dans les hommages de la plupart des chrétiens. Cet oubli profond, tranchons le mot, cette ingratitude générale, est le calvaire du Saint-Esprit.

     Or, si la passion de la seconde Personne de l’adorable Trinité émeut le chrétien jusque dans les profondeurs de son être, comment voir de sang-froid la passion de la troisième ? Pour être moins accessible à nos sens extérieurs, en est-elle moins douloureuse ? N’est-ce pas le même abandon, le même mépris, trop souvent les mêmes blasphèmes ? De la bouche du divin Esprit ne vous semble-t-il pas entendre la plainte qui tombait des lèvres mourantes de l’Homme des douleurs :

« (…) j’ai attendu avec constance quelqu’un qui prit part à ma tristesse, et nul ne l’a fait ; et quelqu’un qui me consolât, et je n’ai trouvé personne. » (Psaumes LXVIII, 21) (2)

     Consoler le Saint-Esprit, ou du moins, comme Simon de Cyrène le fit pour le Verbe incarné, l’aider à porter sa croix : belle mission ! S’il en fut. Mais, pour de faibles créatures, le moyen de l’accomplir ? Employer tout ce qu’elles ont de vie à glorifier cette très adorable et très aimable Personne de l’auguste Trinité. Comment la glorifier ? En changeant, à son égard, l’ignorance et l’oubli en connaissance et en tendre souvenir ; l’ingratitude, en reconnaissance et en amour ; la révolte, en adoration et en dévouement sans bornes. Inutile de le dire, de tout point, une pareille tâche est au-dessus de nos forces. Aussi nous avons bien moins pour but de la remplir que de l’indiquer.

(A suivre… « L’avantage du clergé – Motif 2 »…si Dieu veut)

 

(1) L’Eglise a défendu de représenter le Saint-Esprit autrement que sous la forme d’une colombe ou de langues de feu (Bulle Sollicitudinis de Benoît XIV)

(2) Psaumes 69,21 dans les Bibles protestantes (Segond et autres)

René Pellegrini

Capture05.jpg

abandon,adam,adoration,âmes,amour,bienfaits,blasphèmes,calvaire,cénacle,chair,chrétien,chrétiens,clergé,colombe,confiance,connaissance,constance,créatures,croix,culte,dévouement,douleurs,faibles,forces,hommages,ignorance,ingratitude,langues de feu,lèvres,mépris,notre-seigneur,nuée lumineuse,oubli,passion,piété,plainte,reconnaissance,révolte,saint-esprit,sanctification,sentiments,signe de la croix,symboles,simon de cyrène,souvenir,thabor,toucher,trinité,tristesse,verbe incarné