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13/01/2013

L'Esprit du bien et l'Esprit du mal - 2

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Fête de Saint Hilaire de Poitiers (1)

(Evêque de Poitiers vers 364-378)

 

CHAPITRE 1

 

L’ESPRIT DU BIEN ET L’ESPRIT DU MAL - 2

     En attendant, l’existence de deux Esprits opposés suppose l’existence d’un monde supérieur au nôtre. Par là, nous entendons un monde composé d’êtres plus parfaits et plus puissants que nous, dégagés de la matière et purement spirituels : Dieu, les anges bons et mauvais, en nombre incalculable ; monde des causes et des lois, sans lequel le nôtre n’existerait pas ou marcherait au hasard, comme le navire sans boussole et sans pilote ; monde pour lequel l’homme est fait et vers lequel il aspire ; monde qui nous en enveloppe de toutes parts, et avec lequel nous sommes incessamment en rapports ; à qui nous parlons, qui nous voit, qui nous entend, qui agit sur nous et sur les créatures matérielles, réellement, efficacement, comme l’âme agit sur le corps.

     Loin d’être une chimère, l’existence de ce monde supérieur est la première des réalités. La religion, l’histoire, la raison, se réunissent pour en faire l’article fondamental de la foi du genre humain. Aujourd’hui plus que jamais, il est nécessaire de le démontrer : car la négation du surnaturel est la grande hérésie de notre temps. Naguère M. Guizot (2) lui-même en faisait la remarque. Il écrivait :

     « Toutes les attaques dont le christianisme est aujourd’hui l’objet, quelque diverses qu’elles soient dans leur nature ou dans leur mesure, partent d’un même point et tendent à un même but, la négation du surnaturel dans les destinées de l’homme et du monde, l’abolition de l’élément surnaturel dans la religion chrétienne, dans son histoire comme dans ses dogmes. Matérialistes, panthéistes, rationalistes, sceptiques, critiques, érudits, les uns hautement, les autres très discrètement, tous pensent et parlent sous l’empire de cette idée, que le monde et l’homme, la nature morale comme la nature physique, sont uniquement gouvernés par des lois générales, permanentes et nécessaires, dont aucune volonté spéciale n’est jamais venue et ne vient jamais suspendre ou modifier le cours. » (3)

     Rien n’est plus exact. Nous ajouterons seulement qu’indiquer le mal n’est pas le guérir. Afin de mettre sur la voie du remède, il aurait fallu dire comment, après dix-huit siècles de surnaturalisme chrétien, l’Europe actuelle se trouve peuplée de naturalistes de toute nuance, dont la race, florissante dans l’antiquité païenne, avait disparu depuis la prédication de l’Evangile (4). Quoi qu’il en soit, les négations individuelles s’évanouissent devant les affirmations générales. Or, le genre humain a toujours affirmé l’existence d’un monde surnaturel.

     L’existence d’une religion chez tous les peuples est un fait. Ce fait est inséparable de la croyance à un monde surnaturel.

« C’est, continue M. Guizot, sur une foi naturelle au surnaturel, sur un instinct inné du surnaturel que toute religion se fonde. Dans tous les lieux, dans tous les climats, à toutes les époques de l’histoire, à tous les degrés de la civilisation, l’homme porte en lui ce sentiment, j’aimerais mieux dire ce pressentiment, que le monde qu’il voit, l’ordre au sein duquel il vit, les faits qui se succèdent régulièrement et constamment autour de lui, ne sont pas tout. En vain il fait chaque jour dans ce vaste ensemble des découvertes et des conquêtes ; en vain il observe et constate savamment les lois permanentes qui y président : sa pensée ne se renferme point dans cet univers livré à la science. Ce spectacle ne suffit point à son âme ; elle s’élance ailleurs ; elle cherche, elle entrevoit autre chose ; elles aspire pour l’univers et pour elle-même à d’autres destinées, à un autre maître : Par delà tous les cieux, le Dieu des cieux réside, a dit Voltaire ; et le Dieu qui est par delà les cieux, ce n’est pas la nature personnifiée, c’est le surnaturel en personne. C’est à lui que les religions s’adressent ; c’est pour mettre l’homme en rapport avec lui qu’elles se fondent. Sans la foi instinctive de l’homme au surnaturel, sans son élan spontané et invincible vers le surnaturel, la religion ne serait pas. » (3)

     Le genre humain ne croit pas seulement à l’existence isolée d’un monde surnaturel, il croit encore à l’action libre et permanente, immédiate et réelle de ses habitants sur le monde inférieur. De cette foi constante nous trouvons la preuve dans un fait non moins éclatant que la religion elle-même, c’est la prière :

     « Seul entre tous les êtres ici-bas, l’homme prie. Parmi les instincts moraux, il n’y en a point de plus naturel, de plus universel, de plus invincible que la prière. L’enfant s’y porte avec une docilité empressée. Le vieillard s’y replie comme dans un refuge contre la décadence et l’isolement. La prière monte d’elle-même sur les jeunes lèvres qui balbutient à peine le nom de Dieu, et sur les lèvres mourantes qui n’ont plus la force de le prononcer. Chez tous les peuples, célèbres ou obscurs, civilisés ou barbares, on rencontre à chaque pas des actes et des formules d’invocation. Partout où vivent des hommes, dans certaines circonstances, à certaines heures, sous l’empire de certaines impressions de l’âme, les yeux s’élèvent, les mains se joignent, les genoux fléchissent, pour implorer ou pour rendre grâces, pour adorer ou pour apaiser. Avec transport ou avec tremblement, publiquement ou dans le secret de son cœur, c’est à la prière que l’homme s’adresse en dernier recours, pour combler les vides de son âme ou porter les fardeaux de sa destinée. C’est dans la prière qu’il cherche, quand tout lui manque, de l’appui pour sa faiblesse, de la consolation dans ses douleurs, de l’espérance pour la vertu. » (4)

(A suivre…« L’Esprit du bien et l’Esprit du mal – 3 »…si Dieu veut)

 

- Les gras dans le texte et les notes 1 et 2 sont de moi. Les autres de Mgr Gaume.

(1) Docteur de l’Eglise, il fut le fléau des hérétiques. Pour sa mort, les auteurs varient : entre 364 et 378, sous les règnes de Valentinien I et Valens.

(2) François Pierre Guillaume Guizot (1787-1874), fut un historien et homme politique français, membre de l’académie française. D’origine protestante (Huguenot)

(3) Dans son ouvrage « L’Eglise et la société chrétienne » rédigé en 1861, chapitre IV, p.19 et 20 – Dans sa prétendue Vie de Jésus, Renan vient de donner tristement raison à M. Guizot. Renan n’est qu’un écho.

(4) Dans l’ouvrage de Mgr Gaume, le Rationalisme.

(5) L’Eglise et la société chrétienne, chapitre IV, page 22.

René Pellegrini

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10/11/2012

Le Christ-Roi : site catholique romain - 1

Dans la continuité de la rubrique « Présentation du blog » ce qui suit vise a expliciter, voire à enlever, éventuellement, les ambiguïtés qui pourraient résulter d’une interprétation convenue ou erronée sur le sens que j’entends donner à des mots, figurant sur la page d’accueil, tels que : « catholique romain, monarchiste, antilibéral et contre-révolutionnaire »...

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31/10/2012

Traduction politique du Nouvel Ordre Mondial

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Fête de Saint Quentin (1)

(Martyr 303)

 

LA ROYAUTE UNIVERSELLE DE JESUS-CHRIST - 2

 

TRADUCTION POLITIQUE DU NOUVEL ORDRE MONDIAL - 1

 

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     Tous ces éléments nous permettent de mieux appréhender, non seulement la signification profonde, mais aussi où naissent les sources de ce projet aujourd’hui tant souhaité, par les hautes sphères dirigeantes politiques, financières et religieuses dévoyées, de construire un « Nouvel Ordre Mondial ». Ce projet d’unification mondiale, en réalité une dictature mondiale idéologiquement et spirituellement luciférienne, trouvant conjointement son soutien et sa traduction, aussi bien dans l’ordre politique que dans l’ordre religieux, avec  l’antipape Benoît XVI (2) – destructeur du catholicisme traditionnel tout en se faisant habilement et cauteleusement passer pour conservateur pour attirer vers lui quelques gogos traditionalistes – demandant aux catholiques de collaborer, au lieu de dénoncer cette nouvelle et machiavélique imposture qui inaugure et installe un nouveau marché des esclaves. Ce N.O.M, nouveau rictus et nouvelle séduction du diable, jugé seul capable de garantir la paix et la sécurité dans le monde. Nouvel Ordre Mondial qui a déjà assuré, de longue date, la mise en place de ses structures mondialistes avec la création :

- D’une Cour Internationale de Justice, déjà opérationnelle à La Haye (Pays Bas), qui verra déférer devant elle (ou l’une de ses succursales créées pour l’occasion) tout individu estimé conspirant contre la paix du monde (les ''dictateurs'' (3) et les terroristes pour l’instant, mais la liste des ''conspirateurs'' s’allongera, in fine, envers les récalcitrants au Nouvel Ordre Mondial et envers

   * les chrétiens refusant la mascarade oecuméniste et la judaïsation des esprits visant, à terme, une tentative de remplacement de la religion catholique et du christianisme par la religion noachique, (4) probable nouvelle religion universelle des Goyim (personnes non juives).

   * les chrétiens ne voulant personne d’autre que le Verbe de Dieu fait chair, Jésus-Christ, le Fils de Dieu, comme UNIQUE porte d’entrée vers Dieu le Père et comme Roi universel sur les individus et les nations, sans aucune restriction, ni infléchissement, ni édulcoration sur sa double nature : divine et humaine, ni une réinterprétation de la Très Sainte Trinité pour complaire aux négateurs de ces deux dogmes, et obstacles majeurs pour la ronde oecuméniste des religions.  

- D’une armée internationale (genre O.N.U et OTAN) remplaçant, à terme, les armées nationales. Mais les conflits étant incessants, et leur véritable solution volontairement rendue impuissante, permettront de justifier et de légitimer aux yeux de l’opinion publique mondiale la mise en place d’une Autorité très certainement occulte, c’est-à-dire entre les mains d’un petit nombre, mais se tenant au-dessus du pouvoir visible des états, comme cela se pratique déjà, depuis longtemps, dans les Républiques dites démocratiques dans lesquelles les Présidents (tous bords politiques confondus) ne sont que des potiches ou des marionnettes aux ordres ou sous influence des oligarchies financières et des sociétés secrètes judéo-maçonniques qui tirent les ficelles en coulisse. Autorité ayant à sa disposition les ressources mondiales pour le progrès économique et mondial de tous les peuples (selon une brochure des partisans du Gouvernement Mondial, publiée par la ''League of Empire Loyalist'' citée par Pierre Virion dans « Bientôt un Gouvernement Mondial, une super et contre-église ? - 1966)   

- D’organismes exécutifs à caractère et stratégie mondialistes tels que : O.M.C (Organisation mondiale du commerce) ; F.M.I (Fonds Monétaire International) ; O.C.D.E (Organisation de Coopération et de Développement Economiques) ; C.E (Commission Européenne) ; O.M.S (Organisation mondiale de la santé) ; l’UNESCO ; la Banque mondiale, etc.  

     La possession des ressources mondiales auxquelles s’ajoute la puissance financière sont utilisées pour activer les leviers (guerres et leurs cortèges de maux : famines, épidémies, voire pandémies, crash économique et financier) permettant de justifier aux yeux de l’opinion publique internationale, soit l’imposition brutale d’une autorité mondiale (visible) déjà demandée par la caution religieuse Benoît XVI, soit sa création réclamée par les peuples suite à un chaos mondial provoqué dans ce but. Pas d’illusion à se faire concernant le niveau moral des véritables détenteurs du pouvoir qui camouflent leur hypocrisie et leurs iniquités derrière leurs très médiatisées créations de fondations et d'oeuvres philanthropiques.     

    (A suivre…« Traduction religieuse du Nouvel Ordre Mondial - 2 »…si Dieu veut)     

 René Pellegrini

(1) Il était le fils de Zénon, sénateur romain. Il vint en France pour évangéliser et s'arrêta en Picardie au territoire d'Amiens. Il fut arrêté par Rictiovare, homme fier et cruel. Après lui avoir fait subir de multiples tourments il le fit décapiter, sous l'empire de Dioclétien.

(2) Antipape non en rigueur de terme car il n’y a pas un autre Pape se dressant en face de lui. Mais, antipape dans le sens où il se montre (comme ses prédécesseurs depuis Jean XXIII) en opposition totale avec des Encycliques écrites, sous le sceau de l’infaillibilité du Magistère ordinaire, par les Papes précédents.

(3) Sans vouloir me faire le défenseur de Bachar el-Assad, il faut tout de même remarquer que les dictateurs sont considérés véritablement mauvais et infréquentables dès qu’ils prennent leur distance avec les hautes instances mondialistes et refusent leur diktat. Dès cet instant, commence l’entreprise de destabilisation du pays en synchronisme avec le déchaînement de toute la puissance de manipulation et de désinformation que représente l’arme médiatique. L’affaire syrienne est un cas d’école, et illustre la manière de diffuser la propagande en période révolutionnaire. Toutes les informations à caractère dramatique (blessés, tués, violences) sur la révolution dite syrienne viennent, pour l’essentiel, d’une seule source : l’Observatoire syrien des droits de l’homme, installé à Londres, qui est une émanation des Frères musulmans selon Alain Chouet, ancien responsable de la DGSE. En écoutant les media, on a la vague impression que, d’un côté, on trouve les gentils révolutionnaires syriens exemptés de toutes exactions, massacres et tortures, et, de l’autre côté, les méchants loyalistes syriens accablés de toutes les tragédies. Le seul problème, c’est que la Révolution dite française nous a instruits sur cette question.

(4) La religion noachique ou Noachisme est la religion théocratique universelle du Nouvel Age, en préparation depuis le sinistre concile Vatican II, dont le ''cardinal'' Ratzinger (Benoît XVI) fut l’inspirateur, à l’époque. Une pseudo-religion au rabais tirée du Talmud et de la tradition rabbinique du noachisme. Elle est réservée uniquement aux non juifs (Goyim) et implique l’obéissance aux sept Lois noahides ou noachiques qui semblent tirées du Décalogue (dix commandements de Dieu) mais dont l’origine et le but est tout autre. Elle est fondée sur quelques principes de base excluant la divinité de Jésus, mais reconnaissant l’existence d’un « dieu ». Elle se veut universelle par le rapprochement entre les trois grandes religions monothéistes (judaïsme, catholicisme et Islam) – l’œcuménisme vise à cela - ce qui ne peut la rendre qu’anti-christique par la négation de la divinité de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Le Nouvel Age, quant à lui, il est la face politique du gouvernement mondial dont le noachisme deviendra la religion universelle si Dieu n’intervient pas avant, estimant que les nations rebelles et apostates doivent être châtiées auparavant. 

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26/10/2012

Les références pour le traité du Saint-Esprit

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Fête de Saint Evariste (1)

(Pape et martyr 121)

 

Les références pour le traité du Saint-Esprit

 

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     S’agit-il de préciser les vérités dogmatiques par des définitions rigoureuses, de donner la dernière raison des choses, ou de montrer l’enchaînement hiérarchique qui unit les éléments de notre formation divine ? Dans ces questions délicates, saint Thomas (2) nous a servi de maître. Puissent les nombreuses citations que nous lui avons empruntées le faire connaître de plus en plus, et accélérer le mouvement qui reporte aujourd’hui les esprits sérieux vers ce foyer incomparable de toute vraie science, divine et humaine !

     N’est-il pas temps de revenir, demandons-nous à ce propos, de l’aberration qui a été si funeste au clergé, aux fidèles, à l’Eglise, à la société elle-même ? Il existe un génie, unique en son genre, que l’admiration des siècles appelle le Prince de la théologie, l’Ange de l’école, le Docteur angélique ;(3) un génie dont l’étendue embrasse dans une immense synthèse toutes les sciences théologiques, philosophiques, politiques, sociales, et qui les a toutes enseignées avec une clarté et une profondeur incomparables ; un génie dont la doctrine est tellement sûre, qu’au concile de Trente (4), ses écrits, par un privilège inconnu dans les annales de l’Eglise, ont mérité d’être placés à côté de la Bible elle-même ; un génie auquel le Vicaire de Jésus-Christ, en canonisant ses vertus, a rendu ce témoignage solennel : « Autant frère Thomas a écrit d’articles, autant de miracles il a faits. Lui seul a plus éclairé l’Eglise que tous les autres docteurs. C’est une encyclopédie qui tient lieu de tout. A son école, on profite plus, dans un an, qu’à celle de tous les autres docteurs pendant toute la vie. » (5) Enfin, pour que rien ne manque à sa gloire, un génie tellement puissant, qu’un hérésiarque du seizième siècle ne craignait pas de dire : « Otez Thomas, et je détruirai l’Eglise. (6) »   

     Ainsi, on doit considérer saint Thomas, placé au milieu des siècles, tout à la fois comme un réservoir où sont venus se réunir tous les fleuves de doctrine de l’Orient et de l’Occident, et comme un crible par lequel, dégagées de tout ce qui n’est pas haute et pure science, les eaux de la tradition nous arrivent fraîches et limpides sans avoir rien perdu de leur fécondité.

     Or, ce docteur, ce saint, ce maître si utile à l’Eglise et si redoutable à l’Hérésie, la Renaissance l’a banni des séminaires, comme elle a banni des collèges tous les auteurs chrétiens. Il y a moins de trente ans, quel professeur de théologie, de philosophie, de droit social, parlait de saint Thomas ? Qui connaissait ses ouvrages ? Qui les lisait ? Qui les méditait ? Qui les imprimait ? Par qui et par quoi l’a-t-on remplacé ?

     Sans le savoir, on avait donc réalisé, en partie du moins, le vœu de l’hérésiarque. Aussi, qu’est-il arrivé ? Où est aujourd’hui parmi nous la science de la théologie, de la philosophie et du droit public ? Dans quel état se trouvent l’Eglise et la société ? Quelle est la trempe des armes employées à leur défense ? Quelle est la profondeur, la largeur, la solidité, la vertu nutritive de la doctrine distribuée aux intelligences dans la plupart des ouvrages modernes : livres, journaux, revues, conférences, sermons, catéchismes ? Nous n’avons pas à répondre. Il nous est plus doux de saluer le mouvement de retour qui se manifeste vers saint Thomas. Heureux si ces quelques lignes, échappées à ce qu’il y a de plus intime dans l’âme, la douleur et l’amour, pouvaient le rendre plus général et plus rapide !

     Nous exprimons un dernier vœu, c’est de voir se réveiller, dans le clergé et dans les fidèles, l’ardeur apostolique pour le Saint-Esprit. S’il est vrai qu’entre les temps actuels et les premiers siècles du christianisme, il existe plus d’un rapport, ajoutant un nouveau trait de ressemblance par notre empressement à connaître et par notre fidélité à invoquer la troisième Personne de l’adorable Trinité, source inépuisable de lumière, de force et de consolation.

     Que les paroles du Sage, appliquées au Saint-Esprit et si bien comprises de nos aïeux, deviennent l’encouragement de nos efforts et la règle de notre conduite :

« Bienheureux l’homme qui demeure dans la Sagesse, qui médite ses perfections et avec elle étudie les merveilles du Dieu créateur, rédempteur et glorificateur ; qui rumine ses voies dans son cœur ; qui approfondit ses mystères ; qui la poursuit comme le chasseur, et se met en embuscade pour la surprendre ; qui regarde par ses fenêtres ; qui écoute à ses portes ; qui se tient près de sa maison, et qui plante à ses murailles le clou de sa tente, afin d’habiter sous sa main. A l’ombre de cette divine Sagesse, lui et ses fils, ses facultés, ses œuvres, sa vie et sa mort, goûteront les délices de la paix. Elle-même les nourrira de ses fruits, les protégera de ses rameaux ; et, à l’abri des tempêtes, ils vivront heureux et reposeront dans la gloire : Et in gloria ejus requiescet. » (Ecclésiastique XIV, 22-27) (7)

FIN DE L’INTRODUCTION

(A suivre…« L’Esprit du bien et l’Esprit du mal »…si Dieu veut)

- C’est moi qui mets en gras dans le texte et les notes ci-dessous. Les notes 5 et 6 sont de l’auteur.

(1) Il mourut martyr sous l’empire d’Adrien. On ignore comment il fut couronné du martyre, mais l’Eglise le tient pour martyr.

(2) Il s’agit de Saint Thomas d’’Aquin et non de saint Thomas l’apôtre et disciple de Jésus-Christ.

(3) En italique dans le texte.

(4) Il se déroula sur dix-huit ans (1545-1563) et couvrit cinq pontificats : Paul III ; Jules III ; Marcel 2 ; Paul IV et Pie IV.

(5) Bulle du Pape Jean XXII, Vie de Saint Thomas, par le Père Touron, article 55, 7 mars, n° 81

(6) Malgré les dénégations de Bayle, ce mot est de Bucer (théologien protestant)

(7) Ce sont les Pères latins qui ont appelé ce livre l’ « Ecclésiastique » à cause du fréquent emploi dont il était l’objet dans les Eglises, pour l’instruction des fidèles et des catéchumènes. Les textes grecs lui donnent le nom de « Sagesse de Jésus, fils de Sirach ». Les Juifs et toutes les sectes issues du protestantisme nient la canonicité de ce livre, bien qu’elle soit attestée  par une série ininterrompue de témoignages venant aussi bien de la tradition juive que chrétienne. Ce livre est inclus dans la Bible des Juifs d’Alexandrie, appelée version grecque des Septante, et diverses citations des apôtres dans le Nouveau Testament sont un écho des pages de l’ « Ecclésiastique »

- Il semble que Mgr Gaume ait voulu gloser légèrement le texte biblique. Je mets donc ci-dessous le texte tel qu’il apparaît dans la version catholique de la Vulgate.

« Bienheureux l’homme qui demeure dans la Sagesse, et qui méditera sur sa justice, et en son esprit pensera au regard examinateur de Dieu ; qui recherche ses voies en son propre cœur, et qui pénètre dans ses secrets, allant après elle comme un investigateur, et s’arrêtant dans ses voies ; qui regarde par ses voies ; qui regarde par ses fenêtres, et écoute à sa porte ; qui se repose auprès de sa maison, et qui dans ses murailles enfonçant un pieu établira sa cabane à ses côtés ; et ses biens se conserveront dans sa cabane à jamais ; il établira ses fils sous son couvert et demeurera sous ses branches ; il sera protégé sous sont couvert contre la chaleur, et il reposera dans sa gloire. »

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20/10/2012

Le Christ-roi : Objectif du site - 2

 Chemin faisant, et tant qu’il plaira à Dieu, d’autres thèmes seront traités visant à :

1 - Remettre en honneur la philosophie réaliste de Saint Thomas d’Aquin totalement oubliée par l’enseignement révolutionnaire et profane, lui préférant Descartes, Jean Jacques Rousseau, Emmanuel Kant (protestant) Hegel (et bien d’autres encore) avec leur philosophie idéaliste, individualiste ou phénoméniste. 

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