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06/09/2014

Pourquoi la philosophie chrétienne ? - 1

 

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07/08/2014

La Contre-Révolution, qu'est-ce à dire ? - 3 : La vérité

 

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23/07/2014

La loi de Sodome - 2 : Que faire maintenant ? - 1

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Fête de Saint Apollinaire

(Evêque de Ravenne et disciple de l’Apôtre Saint Pierre vers 79- 81)  

 

LA LOI DE SODOME – 2 

 

QUE FAIRE MAINTENANT ? - 1

 

« Tu ne t’approcheras point d’un homme comme d’une femme, parce que c’est une abomination » (Lévitique XVIII, 22)

« Il n’y aura point de femme publique d’entre les filles d’Israël, ni de prostitué d’entre les enfants d’Israël. » (Deutéronome XXIII, 17)

« C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions d’ignominie. Car leurs femmes ont changé l’usage naturel en l’usage contre nature. Et pareillement les hommes, l’usage naturel de la femme abandonné, ont brûlé de désirs l’un pour l’autre, l’homme commettant l’infamie avec l’homme, et recevant en eux-mêmes la récompense qui était due à leur égarement. » (I Corinthiens I, 26,27)

QUE FAIRE MAINTENANT ? – 1

     Il est clair qu’une autre société d'esprit judéo-maçonnique fondamentalement antichrétienne et anticatholique s’est progressivement mise en place depuis la Révolution dite française. Que pouvons-nous faire pour ces endiablés préparant et accentuant, de surcroît, les tragédies économiques, financières, morales, politiques et sociales d’aujourd’hui et de demain ? A vue humaine, pas grand-chose, à part prier pour eux, pour que Dieu, par sa grâce et dans sa miséricorde, puisse en ramener certains à résipiscence et sortir de ce processus idéologique et spirituel mortifères.

     En effet, Le système révolutionnaire instauré depuis 1789 a parfaitement été verrouillé, et son mode de fonctionnement, par influence soigneusement dissimulée, rendu apte à filtrer et faire dériver toute tentative pour le renverser, ou pouvant lui nuire véritablement dans sa collaboration, sur le plan éthique, aux projets de morale débridée planétaire que se proposent les planificateurs et collaborateurs de la république universelle, synonyme de dictature universelle. 

     En l’état actuel des choses, afin de ne pas être entraîné, selon la méthode éprouvée des révolutionnaires, dans des mouvements de masse devenus tout a fait inutiles (genre manifs ou ''mariage'' pour tous), sinon, à battre le pavé sans véritable succès, il est urgent et important de se rappeler, et de rappeler à ceux qui l’auraient oubliés, que Notre-Seigneur Jésus-Christ parla prophétiquement de son second avènement en faisant allusion aux conditions existantes aux jours du déluge, à l’époque de Noé : terre et toute chair corrompues et remplies d’iniquités, et aux jours de Sodome : pratiques contre-nature.

La terre aux jours de Noé :

« Or la terre fut corrompue et remplie d’iniquité. Lors donc que Dieu eut vu que la terre était corrompue (car toute chair avait corrompue sa voie sur la terre), il dit à Noé : La fin de toute chair est venue pour moi ; la terre est remplie d’iniquité à cause d’eux (…) Fais-toi une arche (…) ». (1) (Genèse VI, 11-14)

     L’état d’avancement de l’iniquité et de la corruption était tel dans la société contemporaine de Noé qu’il n’était plus possible, pour lui, de vouloir la réformer ; d’où la décision de Dieu « la fin de toute chair est venue pour moi. ». Mais pour lui et sa famille la nécessité de se protéger de la colère divine en se construisant « une arche »   

La terre aux jours du Fils de l’homme, c’est-à-dire aux jours de Jésus-Christ :

« Et comme il est arrivé aux jours de Noé, ainsi en sera-t-il aussi dans les jours du Fils de l’homme. Ils mangeaient et buvaient ; ils se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu’au jour ou Noé entra dans l’Arche ; et le déluge vint et il les perdit tous. (…) Et comme il est arrivé encore aux jours de Lot : ils mangeaient et buvaient, ils plantaient et bâtissaient ; mais le jour ou Lot sorti de Sodome, Dieu fit pleuvoir le feu et le soufre du ciel, et il les perdit tous : ainsi en sera-t-il le jour ou le fils de l’homme sera révélé. » (St Luc XVII, 26-30)

     Mise en parallèle, par Jésus-Christ, avec les conditions morales et sociales à l’époque de Noé et de lot. L’attitude qu’ils furent incités à adopter en ces circonstances, et l’exemple d’obéissance à Dieu qu’ils constituent pour nous-mêmes et notre famille.

     Ces impies insouciants et inconscients qui nous dirigent, exhalant une morale de fosses septiques, réfléchissant davantage avec leur portefeuille et leur sexe qu’avec leur intelligence, négateurs et insulteurs de Dieu, viennent de faire entrer législativement la France dans Sodome, au lieu d’en sortir.

     Il est urgent, avant le retour du « Fils de l’homme », sur un plan personnel et notre salut éternel, pour les chrétiens et tout homme de bonne volonté, de prendre ses distances, de sortir (1) de cette idéologie mortifère encourageant les dégradantes pratiques sodomites, et d’un système politique révolutionnaire corrompu et corrupteur, façonnant progressivement les hommes à son image, et poursuivant sa marche accélérée vers le règne de l’antéchrist, par la luciferisation progressive de la société grandement facilitée par l’expulsion de Dieu, de Notre-Seigneur Jésus-Christ et de la morale chrétienne, hors de ses institutions et de ses structures.

(A suivre…« La loi de Sodome – 3 : Que faire maintenant ? - 2 »…si Dieu veut)

René Pellegrini

(1) Comme Lot, neveu d’Abraham, sortit de Sodome avant que la colère de Dieu ne s’abatte sur cette ville et ses dépravés.

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20/06/2014

La loi de Sodome - 1 : émanation de la cité du diable

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Fête du Bienheureux Benincasa

(De l’Ordre des Servites 1426)  

 

LA LOI DE SODOME - 1

 

EMANATION DE LA CITE DU DIABLE

 

« Tu ne t’approcheras point d’un homme comme d’une femme,parce que c’est une abomination » (Lévitique XVIII, 22)

« Il n’y aura point de femme publique d’entre les filles d’Israël,ni de prostitué d’entre les enfants d’Israël. » (Deutéronome XXIII, 17)

« C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions d’ignominie. Car leurs femmes ont changé l’usage naturel en l’usage contre nature. Et pareillement les hommes, l’usage naturel de la femme abandonné, ont brûlé de désirs l’un pour l’autre, l’homme commettant l’infamie avec l’homme, et recevant en eux-mêmes la récompense qui était due à leur égarement. » (I Corinthiens I, 26,27)

LA LOI DE SODOME

     Gai, gai, marions-nous dit une comptine de mariage. Eh bien, voilà, c’est fait !

     Faisant suite à l’Afrique du Sud, l’Angleterre, l’Argentine, la Belgique, la Norvège, la Suède, la Nouvelle-Zélande, L’Ecosse, l’Espagne, le Brésil, le Canada, le Danemark, le Mexique, le Pays de Galles, le Portugal, les Etats-Unis (20 Etats), les Pays-Bas, l’Islande, l’Uruguay, une certaine France révolutionnaire, corrompue et dégoulinante de malpropreté morale, entérine les unions homosexuelles contre-nature. Honte à ces scandaleux mandataires et pourvoyeurs de l’enfer.

     Après les votes du Parlement par 329 voix contre 229 et du Sénat par 179 voix contre 157, soit 508 voix pour et 386 contre pour les deux assemblées, le Conseil constitutionnel, sans doute par crainte de relever le niveau, vient de promulguer ce nouveau vomissement de l’enfer contre les lois positives de Dieu. Faut-il s’en étonner ? Sûrement pas ! Cela était assez prévisible si, plutôt que se fier aux états d’âme, bons sentiments, ou illusions des uns et des autres, on veut bien considérer la prophétie inconditionnelle de Jésus sur les conditions morales et sociales avant son second avènement. (Le texte biblique sera mis dans la suite de cet article).

     J’avais mis en garde deux de mes connaissances à ne pas trop s’illusionner sur la manif pour tous, car nous vivons dans un système idéologique et politique perdu de moeurs ayant déjà - dans un crescendo diaboliquement planifié - fait exploser certaines barrières morales dans le but de bouleverser et de subvertir la vie éducative, familiale et sociale, en offrant aux français la panoplie législative facilitant la pratique du divorce, de la pilule, des préservatifs, de la contraception et de l’avortement.

     Cet article est écrit pour les catholiques, mais aussi pour les pratiquants des autres confessions religieuses ou philosophiques qui souffrent devant les ignominies que certains dirigeants dépravés et leurs supplétifs de la prostituée républicaine légalisent et promeuvent. Ces monstres d’iniquité, aveugles et conducteurs d’aveugles, véritables adorateurs et continuateurs de cette bête immonde que leurs prédécesseurs mirent en place en 1789 et exportèrent avec les guerres napoléoniennes et qui, sous le masque de la démocratie et des Droits de l’homme - sans Dieu - sécréta ces autres émanations de l’enfer, ces Molochs des temps modernes, abreuvés de sang, que furent le communisme et le nazisme, volontairement préparés par la haute finance internationale apatride, et suscités pour dynamiter le catholicisme et la chrétienté. Cette bête immonde se doit, maintenant, de parachever le travail préparatoire dissolvant et destructeur de ces deux idéologies mortifères en les synthétisant dans le mondialisme - nouveau masque de la Révolution - et sa tyrannie universelle.

     Après les attaques contre les préceptes divins que sont les atteintes à la procréation avec les pilules et les diverses méthodes contraceptives illégitimes, l’agression contre la vie avec l’avortement, l’euthanasie (en gestation) mais déjà pratiquée, et la dernière en date de ces ignominies : la légalisation, avec l’accord du Conseil constitutionnel, des unions homosexuelles et lesbiennes sorties de ces puits de l’abîme que sont l’Assemblée nationale et le Sénat approbateur. Cette loi et sa mise en pratique marquent la flétrissure de l’esprit, la conscience marquée au fer rouge de ces ignobles et pervers suppôts de Satan, promoteurs et consommateurs de Sodome et Gomorrhe que Dieu, dans sa Sainte Ecriture, qualifie d’ « abominables, prostitués, infâmes ». Ayant perdu tout sens moral, drapés dans une dignité humaine dont ils sont la négation même ils piétinent, sans vergogne et comme des porcs, les normes divines de l’ordre naturel, familial et social, et ouvrent bien grande la boite de pandore préparant la voie, posant les jalons menant à toutes les autres dérives, bassesses et ignominies que l’esprit dépravé pourra concevoir dans l’avenir, et qui, plus en descendra la pente de l’immoralité, se verront qualifiées, encore et toujours, de progrès sociaux.

     Cette frénésie d’immoralité et d’impiété que constituent ces assauts continuels contre toutes les lois divines permettent, dans ce contexte de mépris total de Dieu, d’appliquer à ces monuments d’iniquité, les paroles suivantes de Jésus :

« Vous avez le diable pour père, et vous voulez accomplir les désirs de votre père (…) » (St Jean VIII, 44)

(A suivre...« La loi de Sodome - 2 : Que faire maintenant ? - 1 »…si Dieu veut)

René Pellegrini

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02/06/2014

La Contre-Révolution, qu'est-ce à dire ? - 2

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Fête de Saint Jean d’Urtica

(Confesseur † 1163)

 

LA CONTRE-REVOLUTION QU’EST-CE A DIRE ?  - 2 

     Prenons bien garde que la contre-révolution catholique n’est pas une révolution à l’envers - du genre œil pour œil, dent pour dent - mais le contraire de la Révolution. Il faut donc que sa forme constitutive, ou essence, soit celle d’une société chrétienne se substituant à la forme révolutionnaire. 

     Cette forme ou essence révolutionnaire sur laquelle s’appuie la Révolution qui, depuis 1789, fait massivement déraisonner les hommes (1) est constituée par ce qui est pompeusement appelé '' les Immortels principes de 1789 '', à savoir : les faux principes maçonniques de « Liberté Egalité Fraternité » fondés : 

- d’une part, sur le refus, voire la haine, de l’ordre social chrétien, de la culture chrétienne, de la structure sociale et familiale chrétiennes et, son remplacement par la mise en place de processus ''éducatifs'', culturels et politiques judéo-maçonnisés destinés à corrompre et à subvertir tout ce qui revêt un caractère catholique, pour empêcher toute tentative de restauration chrétienne et, 

- d’autre part, sur le déploiement de l’immoralité entretenue journellement par tous les supports qu’offrent les milieux de la mode, de la presse, de la télévision, des variétés, du cinéma, etc., à laquelle s’ajoute la pratique du mensonge socialisé. 

     Cette animosité antichrétienne attestée, depuis l’origine, par les horreurs et les inhumanités de ses premiers agissements contre une population bien ciblée, sa continuité avec ses guerres révolutionnaires exportatrices de ces faux principes, ses conflits sociaux permanents entre classes sociales, la progressive dégénérescence morale de la société et, aboutissement logique de ce satanique et perpétuel esprit de révolte, les conséquences désastreuses actuelles, et pourtant provisoires, car n’ayant pas encore atteint la plénitude de leur ignoble application pratique : celles-ci se dissimulant toujours, et subtilement, derrière les mots mobilisateurs à la sonorité agréable, mais trompeuse, des faux principes républicains.

     Il faut bien comprendre et insister sur cette vérité : la nature d’une chose lui est donnée par sa forme (sens métaphysique du terme) ou essence. Pour l’institution révolutionnaire cette forme est constituée par : «  Liberté , égalité, fraternité ». 

     En utilisant le triptyque révolutionnaire, la Révolution posera la liberté et l’égalité pour qu’elles se substituent à la hiérarchie sur laquelle est fondée l’ordre social chrétien et la contre-révolution catholique, pour les renverser et les détruire. Celles-ci étant posées, pour mettre en acte la Révolution, lui donner l’existence, il faut lui ajouter la fraternité qui s’opposera à l’essence de l’ordre catholique : la vérité et la charité. De façon opposée, pour acter ou donner l’existence à la contre-révolution et à l’ordre catholique, il faut ajouter la hiérarchie à la vérité et la charité. 

     Toute association, institution ou oeuvre – monarchique, politique, sociale ou syndicale – fondée (ou revendiquant) le triptyque « Liberté, égalité, fraternité » est d’essence révolutionnaire. Tous les mouvements de l’échiquier politique, sans exception, sont tombés dans ce travers.

     Il en va de même pour tout mouvement qui se voudrait contre-révolutionnaire en adoptant ce triptyque. Ce mouvement pourrait s’afficher avec des bannières ou des cocardes à l’effigie du Christ-roi, du Cœur sacré de Jésus et ne tolérer en son sein que des catholiques, la forme adoptée en ferait néanmoins un mouvement révolutionnaire car, il faut le répéter, la nature d’une chose lui est conférée par sa forme. D’où la grande prudence que doivent manifester les Catholiques, sur la structuration d’une association, d’une œuvre ou d’un mouvement catholique avant de s’y engager, ou d’obéir à ces mots d’ordre, car le chant des Alléluia n’y changera rien.

     Pour combattre l’hérésie politique et sociale qu’est la Révolution, et sa trilogie satanique issue de la complicité des synagogues et des loges maçonniques contre la société chrétienne, il faut avoir le courage de rompre avec ce qui lui permet d’exister : la fraternité révolutionnaire, et lui opposer le forme de la contre-révolution « Vérité, charité, hiérarchie » en lui soumettant notre intelligence et notre volonté. Ce n’est que cette forme qui est véritablement catholique et contre-révolutionnaire. Hors d’elle, et de ce courage, c’est l’échec assuré et œuvrer, encore et toujours, pour la Révolution, ou comme le disait Blanc de Saint Bonnet « (…) ils espèrent mettre le navire à flot avec une partie des moyens qui le retiennent dans la vase ! »

     Dans les prochains articles nous examinerons chacun des termes de la trilogie contre- révolutionnaire, en commençant par la Vérité.

(A suivre…« La contre-révolution, qu’est-ce à dire ? – 3 : La vérité »…si Dieu veut)

René Pellegrini

(1) Les hommes constituent la ''matière'' nécessaire en acceptent de se faire imposer cette forme révolutionnaire.

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21/05/2014

La conformité à la volonté de Dieu

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Fête de Saint Hospice

(Moine reclus 582)

 

LA CONFORMITE A LA VOLONTE DE DIEU

 

     Mon ami (e), mon frère, ouvre bien ton cœur et ton intelligence car l’histoire du Père Taulère que tu vas lire est l’application pratique, dans l'adversité, de l’enseignement de Notre-Seigneur. Le chemin le plus sûr et le plus court de la vraie perfection : la conformité à la volonté de Dieu.

*******

     Le Père Taulère, pieux et savant religieux de l’Ordre de Saint Dominique, rapporte à ce sujet un exemple touchant. Animé d’un vif désir de faire des progrès dans la vertu et ne se fiant pas à son savoir, il conjurait le Seigneur, déjà depuis huit ans, de lui envoyer quelqu’un de ses serviteurs qui lui enseignât le chemin le plus sûr et le plus court de la vraie perfection. Un jour qu’il ressentait ce désir plus vivement encore et qu’il redoublait ses supplications, une voix se fit entendre qui lui disait : « Va à telle Eglise et tu trouveras celui que tu cherches. » Le pieux docteur part aussitôt. Arrivé près de l’Eglise indiquée, il trouve à la porte un pauvre mendiant à demi couvert de haillons, les pieds nus et souillés de boue, d’un aspect tout à fait digne de pitié et qui semble devoir être plus occupé d’obtenir des secours temporels que propre à donner des avis spirituels. Cependant, Taulère l’aborde et lui dit : « Bonjour, mon ami. » - Maître - répond le mendiant – je vous remercie de votre souhait ; mais je ne me souviens pas d’avoir jamais eu de mauvais jours. » - « Eh bien ! » - reprend Taulère – que Dieu vous accorde une vie heureuse. » - « Oh ! – dit le mendiant – grâce au Seigneur, j’ai toujours été heureux ! Je ne sais pas ce que c’est d’être malheureux. » - « Plaise à Dieu, mon frère – reprend de nouveau Taulère étonné – qu’après le bonheur dont vous dîtes que vous jouissez, vous parveniez encore à la félicité éternelle. Mais je vous avoue que je ne saisis pas très bien le sens de vos paroles, veuillez donc me l’expliquer plus clairement. »

     « Ecoutez – poursuit le mendiant – non, ce n’est point sans raison que je vous ai dit que je n’ai jamais eu de mauvais jours, les jours ne sont mauvais que quand nous ne les employons point à rendre à Dieu, par notre soumission, la gloire que nous Lui devons ; ils sont toujours bons si, quelque chose qui nous arrive, nous les consacrons à le louer et nous le pouvons toujours avec la grâce. Je suis, comme vous voyez, un pauvre mendiant tout infirme et réduit à une extrême indigence, sans aucun appui ni abri dans le monde, je me vois soumis à bien des souffrances et à bien des misères de toute sorte. Eh bien ! Lorsque je ne trouve pas d’aumônes et que j’endure la faim, je loue le bon Dieu ; quand je suis importuné par la pluie ou la grêle ou le vent ou la poussière et les insectes, tourmenté par la chaleur ou par le froid, je bénis le bon Dieu ; quand les hommes me rebutent et me méprisent, je bénis et glorifie le Seigneur. Mes jours ne sont donc pas mauvais, car ce ne sont point les adversités qui rendent les jours mauvais ; ce qui les rend tels, c’est notre impatience, laquelle provient de ce que , notre volonté est rebelle, au lieu d’être soumise et de s’exercer, comme elle le doit, à honorer et à louer Dieu continuellement. »

     « J’ai dit, en outre, que je ne sais ce que c’est que d’être malheureux, qu’au contraire, j’ai toujours été heureux. Cela vous étonne. Vous allez en juger vous-même. N’est-il pas vrai que nous nous estimerions tous très heureux, si les choses qui nous arrivent étaient tellement bonnes et favorables qu’il nous fût impossible de rien souhaiter de mieux, de plus avantageux ? Que nous tiendrions pour bienheureuse une personne dont toutes les volontés s’accompliraient sans obstacles, dont tous les désirs seraient toujours satisfaits ? Sans doute, aucun homme ne saurait, en vivant selon les maximes du monde, arriver à cette félicité parfaite ; il est même réservé aux habitants du ciel, consommés dans l’union de leur volonté avec celle de Dieu, de posséder pleinement une telle béatitude. Cependant, nous sommes appelés à y participer dès ici-bas, et c’est au moyen de la conformité de notre volonté à la volonté de Dieu qu’il nous est donné d’avoir ainsi part à la félicité des élus. La pratique de cette conformité est, en effet, toujours accompagnée d’une paix délicieuse, qui est comme un avant-goût du bonheur céleste. Et il n’en peut être autrement, car celui qui ne veut que ce que Dieu veut ne rencontre plus aucun obstacle à sa volonté, tous ses désirs, n’ayant rien que de conforme au bon plaisir de Dieu, ne sauraient manquer d’être satisfaits ; il est donc bienheureux. »

     « Hé ! Mon Père, tel que vous me voyez, je jouis toujours de ce bonheur. Rien ne nous arrive, vous le savez, que Dieu ne le veuille ; et ce que Dieu veut est toujours ce qu’il y a de mieux pour nous. Je dois donc m’estimer heureux, quoi que ce soit que je reçoive de Dieu ou que Dieu permette que je reçoive des hommes. Et comment n’en serais-je pas heureux, persuadé, comme je le suis, que ce qui m’arrive est précisément ce qu’il y a pour moi de plus avantageux et de plus à propos ? Je n’ai qu’à me rappeler que Dieu est mon Père et que je suis son enfant. Un Père infiniment sage, infiniment bon et tout-puissant sait bien ce qui convient à ses enfants et ne manque pas de le leur donner. Ainsi, que les choses qui m’arrivent répugnent aux sentiments de la nature ou qu’elles les flattent, qu’elles soient assaisonnées de douceur ou d’amertume, favorables ou nuisibles à la santé, qu’elles m’attirent l’estime ou le mépris des hommes, je les reçois  comme ce qu’il y a, dans la circonstance, de plus convenable pour moi et j’en suis aussi content que peut l’être celui dont tous les goûts sont pleinement satisfaits. Voilà comment tout m’est sujet de joie et de bonheur. »

     Emerveillé de la profonde sagesse et de la haute perfection de ce mendiant, le théologien lui demande : « D’où venez-vous ? » - Je viens de Dieu, répond le pauvre. – « Vous venez de Dieu ! Et où l’avez-vous rencontré ? » Là où j’ai quitté les créatures. - Et où demeure-t-il ?Dans les cœurs purs et les âme de bonne volonté. – Mais qui êtes-vous donc ? – Je suis roi. – Ha ! Où est votre royaume ?Là-haut, dit-il, en montrant le ciel ; celui-là est roi, qui possède un titre certain au royaume de Dieu, son Père. – Quel est, demande enfin Taulère, le maître qui vous a enseigné une si belle doctrine ? Comment l’avez-vous acquise ? – Je vais vous le dire, répond le mendiant : « Je l’ai acquise en évitant de parler aux hommes, pour m’entretenir avec Dieu dans la prière et la méditation ; mon unique soin est de me tenir constamment et intimement uni à Dieu et à sa volonté sainte. C’est là toute ma science et tout mon bonheur. »

     Taulère savait désormais ce qu’il voulait savoir. Il prit congé de son interlocuteur et s’éloigna. « J’ai donc enfin trouvé - dit-il, une fois livré à ses réflexions – j’ai enfin trouvé celui que je cherchais depuis si longtemps. Oh ! Combien elle est vraie la parole de Saint Augustin :

« Voilà que les ignorants se lèvent et ravissent le ciel ; et nous, avec notre science aride, nous restons embourbés dans la chair et le sang. »

Extrait de : «  La divine Providence »

(Par le Père Saint-Jure et le Bienheureux Claude la Colombière)

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09/04/2014

La Contre-Révolution, qu'est-ce à dire ? - 1

 

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17/10/2013

Dogme qui a donné la division du monde surnaturel - 5

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Fête de Saint Florentin

(Evêque d’Orange vers 525-527)

 

CHAPITRE 4

 

DOGME QUI A DONNE LA DIVISION DU MONDE SURNATUREL – 5

 

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     Ruard, Molina et d’autres théologiens éminents professent la même doctrine d’une manière non moins absolue, absolute. Bien avant eux le célèbre Rupert avait exprimé le même sentiment. Sur ces paroles du Sauveur :

« Il fut homicide dès le commencement, et vous voulez accomplir les désirs de votre Père » (St Jean VIII, 44) (a), il dit :

« Le Fils de Dieu parle ici de sa mort. Ainsi, rien n’empêche d’entendre par cet homicide primitif l’antique haine de Satan contre le Verbe. Cette haine, antérieure à la naissance de l’homme, Satan brûle de la satisfaire. Pour en venir à bout, il emploie tous les moyens de faire mettre à mort ce même Verbe de Dieu, actuellement revêtu de la nature humaine. »

« Cela est d’autant plus vrai, que Notre-Seigneur ajoute : Et il ne se tint pas dans la vérité (St Jean VIII, 44) (b) ; ce qui eut lieu avant la création de l’homme. En effet, à l’instant même où, s’élevant contre le Fils, qui seul est à l’image du Père, il dit dans son orgueil : Je serai semblable au Très-Haut (Isaie XIV, 14) (c), il devint homicide devant Dieu, sauf à le devenir devant les hommes, en faisant mourir par la main des Juifs l’objet éternel de sa haine… (1) Ces paroles, il ne se tint pas dans la vérité, signifient qu’il n’a pas continué d’aimer Celui qui est la vérité, le Fils de Dieu. En effet, demeurer dans la vérité est la même chose qu’aimer la vérité, et demeurer ou se tenir dans le Christ est la même chose qu’aimer le Christ. Satan est donc homicide dès le commencement, parce qu’il a toujours eu pour la vérité, qui est le Verbe, une haine indicible. » (2)

     Ce remarquable témoignage peut se résumer ainsi : avant sa chute, Lucifer connaissait les adorables perfections de la Sainte-Trinité, et il les aimait (3). Trop grandes étaient ses lumières pour lui permettre d’être jaloux de Dieu, moins encore d’avoir la prétention de le devenir. Alors il se tenait dans la vérité. Mais, quand il sut que le Verbe devait s’unir à la nature humaine, afin de la diviniser, et, en la divinisant, l’élever au-dessus des anges, au-dessus de lui-même, Lucifer : alors il ne se tint pas dans la vérité. L’orgueil entra en lui ; l’orgueil amena la révolte, la haine, la chute.

     D’ailleurs, pour peu qu’elle réfléchisse, la raison elle-même se persuade sans peine que l’épreuve des anges a dû consister dans la foi au mystère de l’incarnation. D’abord, le péché des anges a été un péché d’envie : c’est un point incontestable de l’enseignement catholique. Entre tous les Pères, écoutons seulement saint Cyprien, parlant de l’envie :

« Qu’il est grand, frères bien-aimés, s’écrie-t-il, ce péché qui a fait tomber les anges ; qui a fasciné ces hautes intelligences, et renversé de leurs trônes ces puissances sublimes ; qui a trompé le trompeur lui-même ! C’est par elle que périt celui qui, prenant pour modèle le maître de la perdition, obéit à ses inspirations, comme il est écrit : C’est par la jalousie du démon que la mort est entré dans le monde » (4).

(A suivre… « Dogme qui a donné la division du monde surnaturel – 6 »…si Dieu veut)

(a-b-c) Seuls les textes sont cités. C’est moi qui mets les références bibliques.

(1) Les points de suspension sont dans le texte.

(2) Le texte est en latin et français.

(3) Seule la référence est donnée : Somme Théologique, Partie 1, question LXIII, article 1, ad 3. C’est moi qui mets le texte. Saint Thomas d’Aquin traite du péché des anges dans la question : Le mal de la faute peut-il se trouver chez les anges ? « Il est naturel à l’ange de se tourner par un mouvement d’amour vers Dieu, en tant que Dieu est principe de son être naturel. Quant à se tourner vers Dieu comme vers l’objet de la béatitude surnaturelle, cela vient d’un amour gratuit auquel l’ange peut se dérober en péchant. » (Somme Théologique, Partie 1, question LXIII, article 1, ad 3.)

(4) in opuscule «  de zelo et livore » (de la jalousie et de l’envie)

René Pellegrini

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31/07/2013

Maitreya : garder sa raison et se souvenir

   Que voilà un programme et une intervention propres à mettre en extase le monde ! On voit d’ici les dangers courus par ceux qui sont friands de merveilleux, de révélations et de doctrines exotiques, et prêts à courir sur des lieux d’apparitions, derrière des gourous...

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25/06/2013

Dogme qui a donné la division du monde surnaturel - 1

Décrété de toute éternité, le dogme de l’Incarnation du Verbe fut, à son heure, proposé à l’adoration des anges. Les uns acceptèrent humblement la supériorité qu’il créait en faveur de l’homme ; les autres, révoltés de la préférence donnée à la nature humaine, protestèrent contre le divin conseil...

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01/05/2013

Division du monde surnaturel - 2

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Fête de Saint Jacques le Mineur (1)

(Apôtre de Jésus-Christ, martyr 63)  

 

CHAPITRE 2

 

DIVISION DU MONDE SURNATUREL - 2

âme,anges,barbarie,cana,choses sensibles,cléophas,connaissance de dieu,connaissance naturelle,connaissance surnaturelle,contradiction,corps,création,créature,entendement,épreuve,espèces intelligibles,étude,forces,frères,galilée,grâce,hébreux,intelligence,jésus-christ,martyre,monde surnaturel,moyen âge,miroir,mystères,ordre naturel,ordre surnaturel,perfection naturelle,pères de l'eglise,principes,raisonnement,révélation,saint jacques,sainte vierge,siècle des lumières,théologiens scolastiques,verbe,vérités,volonté de dieu     De là aussi, deux sortes de connaissance de Dieu ou de la vérité : une connaissance naturelle, qui consiste dans la vue de Dieu, autant que la créature en est capable par ses propres forces ; une connaissance surnaturelle, qui consiste dans une vue de Dieu, supérieure aux forces de la nature et intimement plus claire que la première. Cette seconde connaissance est une faveur entièrement gratuite. Êtres libres, les anges et les hommes doivent, pour s’en assurer la possession, remplir les conditions auxquelles Dieu la promet.

     De là, enfin, comme il vient d’être dit, relativement aux anges et à l’homme, deux sortes de vérités : les vérités de l’ordre naturel et les vérités de l’ordre surnaturel. Les anges connaissent parfaitement, complètement, dans leurs principes et dans leurs dernières conséquences, dans l’ensemble et dans le détail, toutes les vérités de l’ordre naturel, c’est-à-dire qui rentrent dans la sphère native de leur intelligence. Dans cette sphère, pour eux, nulle erreur, nul doute, par conséquent nulle contradiction possible (2). D’où leur vient cette admirable prérogative ? De l’excellence même de leur nature. Expliquons encore ce point de haute philosophie, si connu de la barbarie du moyen âge, et si inconnu de notre siècle des lumières.

     L’ange est une intelligence pure. Son entendement est toujours en acte, jamais en puissance : c’est-à-dire que l’ange n’a pas seulement, comme l’homme, la faculté ou la possibilité de connaître, mais qu’il connaît actuellement. Ecoutons ces grands philosophes, toujours anciens et toujours nouveaux, qu’on appelle les Pères de l’Eglise et les théologiens scolastiques.

« Pour connaître, disent-ils, les anges n’ont besoin ni de chercher, ni de raisonner, ni de composer, ni de diviser : ils se regardent, et ils voient. La raison en est que, dès le premier instant de leur création, ils ont eu toute leur perfection naturelle et possédé les espèces intelligibles, ou représentations des choses, parfaitement lumineuses, au moyen desquelles ils voient toutes les vérités qu’ils peuvent connaître naturellement. Leur entendement est comme un miroir parfaitement pur, dans lequel se réfléchissent et s’impriment sans ombre, sans augmentation ni diminution, les rayons du soleil de vérité.

Autre est l’entendement de l’homme. C’est un miroir imparfait, semé de taches plus ou moins épaisses et plus ou moins nombreuses, qui ne disparaissent qu’en partie sous l’effet laborieux et sans cesse renouvelé de l’étude et du raisonnement. La raison en est que l’âme humaine, étant unie au corps, doit recevoir successivement des choses sensibles, et par les choses sensibles, une partie des espèces intelligibles au moyen desquelles la vérité lui est connue. C’est même pour cela que l’âme est unie au corps (3). »

     Puisque, dès l’instant de leur création, les anges connurent parfaitement toutes les vérités de l’ordre naturel, leur épreuve a eu nécessairement pour objet quelque vérité de l’ordre surnaturel. Inaccessibles aux forces natives de leur entendement, ces vérités ne leur sont connues que par la révélation.

« Dans les anges, dit saint Thomas, il y a deux connaissances : l’une naturelle, par laquelle ils connaissent les choses soient par leur essence, soit par les espèces innées. En vertu de cette connaissance, ils ne peuvent atteindre aux mystères de la grâce, car ces mystères dépendent de la pure volonté de Dieu. L’autre surnaturelle, qui les béatifie, et en vertu de laquelle ils voient le Verbe et toutes choses dans le Verbe. Par cette vision, ils connaissent les mystères de la grâce, non pas tous ni tous également, mais selon qu’il plaît à Dieu de les leur révéler (2). »

   (A suivre… « Division du monde surnaturel – 3 »…si Dieu veut) 

(1) Surnommé le Juste pour l’excellence de sa vie et de ses moeurs. Il était de Cana en Galilée et frère de Notre-Seigneur. Cela ne signifie pas que la sainte Vierge eut d’autres enfants car, selon la coutume des Hébreux, les cousins germains et les parents fort proches s’appelaient frères. Il était le fils d’une cousine germaine de la sainte Vierge. D’autres disent qu’il fut appelé frère du Seigneur parce qu’il était le fils de Cléophas, ou Alphée, frère de saint Joseph ; et, comme Notre-Seigneur Jésus-Christ était réputé fils de Joseph, de même Cléophas son frère, fut estimé oncle de Jésus-Christ, et saint Jacques, fils de Cléophas, son cousin germain.

Il fut roué de coups après son témoignage sur Jésus-Christ. Il consomma son martyre en l’an 63 selon Baronius, en recevant un violent coup de bâton sur la tête. 

(2) Somme théologique, I pars, question LVIII, article 4 ; article 5 ;

(3) Somme théologique, I pars, question L, article 1, corp. ; quest. LIV, article 4, corp ; quest. LV, article 2, corp. ; quest. LVIII, article 1, corp. ; quest. LXXXVII, article 1, corp. ; - S. Dionys., De divin. nom. cap. VII, 88. - Viguier, Institut, etc., ch.XI, II, p. 63.

René Pellegrini

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14/03/2013

L'esprit du bien et l'Esprit du mal - 5

La nature de la matière. La matière est inerte de sa nature, personne ne peut le nier :

« Cependant, dit saint Thomas, nous voyons de toutes parts la matière en mouvement. Le mouvement ne peut lui être communiqué que par des êtres naturellement actifs. Ces êtres sont et ne peuvent être que des puissances spirituelles, qui, se superposant les unes aux autres, aboutissent aux anges et à Dieu même, principe de tout mouvement...

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01/12/2012

Les avertissements de Saint Jean de la Croix - 2

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Fête de Saint Eloy

(Evêque de Noyon vers 660-665) (1)

 

PROTECTION CONTRE L’ILLUMINISME LUCIFERIEN - 3

 

LES AVERTISSEMENTS DE SAINT JEAN DE LA CROIX - 2 

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« Quand l’âme recherche ces communications, elle ouvre la porte au démon, qui la trompera dans des communications semblables qu’il sait très bien simuler et travestir et faire paraître comme venant de Dieu, car, il peut, comme nous le dit l’apôtre, se transfigurer en ange de lumière (II Corinthiens XI, 14) »  

     Il y a, dans cette attitude, grand danger de laisser le champ libre « au démon » car c’est un être très intelligent, un mystificateur, un simulateur qui est capable, comme le dit Saint Paul aux Corinthiens, de se transformer en « ange de lumière », d’ange de ténèbres qu’il est. D’où mon utilisation d’ « illuminisme luciférien » plutôt qu’illuminisme satanique - bien qu’il s’agisse du même être - car l’étymologie de Lucifer « porteur de lumière » souligne davantage son aspect et sa présentation comme ange dispensateur de lumière.  

     Il sait très bien s’adapter aux désirs et aux états d’âme des personnes pour ensuite mieux les attirer dans ses filets. Malgré sa déchéance, Dieu ne lui a pas retiré son intelligence. Il n’agira pas de la même manière selon que l’individu est croyant ou athée. Il ne lui viendra pas à l’idée, en voulant circonvenir une personne pieuse, de la brusquer par des propos ou des manifestations qui le démasquerait immédiatement. Au contraire, il la confortera dans ses exercices de piété pour lui ôter toute méfiance, et, ce n’est que progressivement, après avoir capté sa confiance qu’il la fera dériver vers ce qu’il souhaite en sollicitant ses sens, et en introduisant dans sa pensée certaines nouveautés qui, bien qu’en opposition avec le Magistère de l’Eglise, lui seront présentées comme plus adaptées à l'état d'esprit de l’époque ou au milieu ambiant, et il l'incitera à les propager.     

     Quelle attitude adopter confronté à ces communications :     

« Il convient donc à l’âme de les repousser les yeux fermés, sans examiner d’où elles proviennent. »

     Cela peut sans doute surprendre d’entendre un grand mystique comme Saint Jean de la Croix nous dire qu’il faut « les repousser sans examiner d’où elles proviennent » et cela d’autant plus que ces communications extraordinaires pourraient tout aussi bien venir de Dieu. Et là, une question se pose : cela ne serait-il pas un affront fait à Dieu de repousser ce qu’Il consent à donner ?

     Saint Jean de la Croix balaie nos scrupules en nous donnons la raison d’un tel comportement qui, de prime abord, a pu nous paraître tout, sauf mystique :

« Sans cela elle se prêtera si bien à celles du démon et lui donnera a lui-même tant de prise que, loin de recevoir celles de Dieu, elle recevrait celles du démon, et celles-ci deviendraient si nombreuses que : celles de Dieu venant à cesser, tout ce qui se passerait alors ne serait que l’oeuvre du démon, sans que Dieu y fut pour rien, c’est ce qui est arrivé à beaucoup d’âmes imprudentes et ignorantes. »   

     La voilà bien l’explication d’une telle attitude : le risque couru par l’âme, « les communications véritables de Dieu venant à cesser, de prendre celles du démon pour celles de Dieu ». Car, ne n’oublions pas, la Sainte Ecriture nous a avertit : le démon se transfigure en ange de lumière. Ce n’est pas pour rien que nos Pères dans la foi ont appelé cet imitateur « Le singe de Dieu »  

     Et d’ajouter, ce constat dramatique concernant ces « âmes imprudentes et ignorantes »   

« Elles se comportaient avec tant de sécurité au milieu de ces manifestations, qu’il a été très difficile de ramener un grand nombre d’elles à chercher Dieu dans la bonne voie, car les illusions du démon avaient produit en elles de profondes racines. »     

     La conséquence et la gravité d’une telle méprise, comme a pu le constater Saint Jean de la Croix, résidant dans le fait que ces personnes, s’étant persuadées qu’elles communiquaient avec Dieu ou ses envoyés, persévérèrent pour la plupart dans cette voie d’erreur malgré les avertissements et les conseils qui leur furent prodigués par ceux qui étaient habilités pour traiter ce genre de manifestations.    

(A suivre…« Les avertissements de Saint Jean de la Croix – 3 »…si Dieu veut)

René Pellegrini

(1) En 660 selon l’histoire de l’Eglise de Rohrbacher. En 665 selon la chronique de Sigebert.

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05/11/2012

Les avertissements de Saint Jean de la Croix - 1

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Fête de Saint Galation et de Sainte Epistème(1)

(Martyrs 253)

 

PROTECTION CONTRE L’ILLUMINISME LUCIFERIEN - 2

 

LES AVERTISSEMENTS DE SAINT JEAN DE LA CROIX - 1 

 

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« Tout d’abord, la perfection de la foi qui doit régir l’âme est amoindrie, et c’est déroger grandement à ses lois que d’adhérer aux manifestations extraordinaires qui se produisent dans les sens ; comme nous l’avons dit la foi est au-dessus de tous les sens. Voilà pourquoi l’âme qui ne ferme pas les yeux à tout ce qui lui vient par les sens s’éloigne du moyen qui la conduisait à l’union divine (…) Ces communications sont un obstacle pour l’esprit si on ne les rejette pas, car l’âme s’y arrête et l’esprit ne prend pas son essor vers l’invisible (…) L’âme apporte peu à peu un sentiment de propriété à ces communications ; elle ne marche pas dans la voie du renoncement et du dénuement spirituel (…) L’âme perd insensiblement l’effet spirituel que ces manifestations causent dans son sens intérieur; elle s’attache à ce qu’elles ont de sensibles, à ce qu’il y a de moins importants (…) » 

     Loin d’être une marque, un gage de haute spiritualité, l’adhésion à ces diverses communications extraordinaires sont un « amoindrissement de la perfection de la foi » car la foi véritable est une vertu théologale, une vertu surnaturelle. La voie sécurisée d’accès à Dieu étant celle « du renoncement et du dénuement spirituel »

     La foi est donc au-dessus de tous les sens humains tels que la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût et le toucher qui relèvent du sensible, de la nature.

     Elle ne s’appuie ni sur l’évidence qui frappe les sens comme peut le faire la force d’une démonstration en science, ni sur le raisonnement propre de l’homme. 

     Elle s’appuie uniquement sur la confiance au témoignage d’une personne : la Personne de Jésus-Christ. Elle est donc, avant toute autre chose, l’adhésion surnaturelle de l’intelligence à la Vérité de Dieu révélée par Jésus-Christ : Dieu fait homme.

     Elle ne doit surtout pas être confondue avec « le sentiment religieux aveugle émergeant de la subconscience sous la pression du coeur (…) » comme l’enseigne le Pape Saint Pie X dans son Motu proprio Sacrorum antistitum, du 1er septembre 1910, appelé « Serment antimoderniste » destiné à combattre le modernisme dans l’Eglise.

« Je tiens très certainement et professe sincèrement que la foi n'est pas un sentiment religieux aveugle qui émerge des ténèbres du subconscient sous la pression du cœur et l'inclination de la volonté moralement informée, mais qu'elle est un véritable assentiment de l'intelligence à la vérité reçue du dehors, de l'écoute, par lequel nous croyons vrai, à cause de l'autorité de Dieu souverainement véridique, ce qui a été dit, attesté et révélé par le Dieu personnel, notre Créateur et notre Seigneur. »

     C’est d’ailleurs ce que nous confirmons en récitant « l’Acte de foi » dans la prière du matin :

« Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que vous avez révélées, et que vous nous enseignez par votre Eglise, parce que, étant la Vérité même, vous ne pouvez ni vous tromper, ni nous tromper. »

     Dans la foi ce n’est pas le coeur mais l’intelligence qui intervient parce que comme le dit Saint Pie X, elle est « adhésion (ou assentiment) surnaturelle de l’intelligence à la vérité révélée et reçue par l’enseignement donné par l’Eglise » car elle nécessite, comme le dit le Pape, d’être « reçue du dehors, par l’écoute » de ceux qui sont les interprètes et les dispensateurs de cette vérité révélée.

     D’où la nécessité, afin de ne pas errer, pour tous les dispensateurs de ‘’Messages célestes’’, de ne pas sortir de cette définition de la foi enseignée par le Magistère infaillible de l’Eglise. Et surtout, ne pas vouloir agir indépendamment des conseils ou des avertissements de ceux qui ont reçu grâce d’état en ce domaine, pour vouloir se conformer et se fier opiniâtrement à sa volonté propre en cette matière où il est si facile de tomber dans l’illusion. 

                  (A suivre…« Les avertissements de Saint Jean de la Croix – 2 »…si Dieu veut)

René Pellegrini 

 

(1) Ils étaient mariés. Accusés d’être chrétien, ils furent envoyés devant le tribunal du tyran Décius qui les renvoya devant son président qui les fit fouetter de verges. Voyant qu’il ne pouvait ébranler leur fermeté dans la confession de la foi de Jésus-Christ, après leur avoir infliger divers supplices, il leur fit trancher la tête.

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