Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

08/08/2018

Les bienfaits de la Royauté du Christ - 3 : La paix

     Dans l’article précédent sur la concorde, il a été précisé que la paix ajoute « à l’union des appétits (…) l’accord de chaque individu avec lui-même ». Se pose alors et s’approfondit, pour le Christ-Roi, la question : La paix est-elle identique à la concorde ? Après l’exposé de trois difficultés, Saint Thomas d’Aquin, selon son habitude, apporte à chacune d’elles la solution et conclut…

Lire la suite

03/01/2018

La mort du juste - 5

Je n’ajoute pas les changements qui se font au lit de la mort, si désespérants pour le pécheur, ne changeant rien dans l’âme fidèle. Sa raison s’éteint, il est vrai ; mais depuis longtemps elle l’avait captivée sous le joug de la foi, et éteint ses vaines lumières devant la lumière de Dieu et la profondeur…

Lire la suite

25/10/2017

La mort du juste - 4

Ainsi voit le monde et toute sa gloire une âme juste au lit de la mort. Aussi, lorsque les ministres de l’Eglise viennent l’entretenir des discours de Dieu et du néant de toutes les choses humaines, ces vérités saintes, si nouvelles pour le pécheur en ce dernier moment, sont pour elles des objets familiers…

Lire la suite

11/09/2016

La mort du pécheur - 9 : Ses derniers instants - 1

Oui, mes Frères, cet infortuné qui s’était toujours endormi dans ses désordres, toujours flatté qu’il ne fallait qu’un bon moment, qu’un sentiment de componction à la mort pour apaiser la colère de Dieu, désespère alors de sa clémence. En vain on lui parle de ses miséricordes éternelles ; il comprend à quel point il en est indigne ; en vain…

Lire la suite

01/07/2016

La mort du pécheur - 8 : Ses changements

     Changement dans son crédit et dans son autorité ! Dès qu’on espère plus rien de sa vie, le monde commence à ne plus compter sur lui : ses amis prétendus se retirent ; ses créatures se cherchent déjà ailleurs d’autres protecteurs et d’autres maîtres ; ses esclaves mêmes sont occupés à s’assurer après sa mort une fortune qui leur convienne… 

Lire la suite

26/04/2016

La mort du pécheur - 7 : Ses séparations

Séparation de ses biens qu’il avait accumulés avec des soins si longs et si pénibles, par des voies peut-être si douteuses pour le salut ; qu’il s’était obstiné de conserver, malgré les reproches de sa conscience ; qu’il avait refusés durement à la nécessité de ses frères ! Ils lui échappent cependant ; ce tas de boue fond à ses yeux : il n’en emporte avec lui que l’amour, que le regret de les perdre, que le crime de les avoir acquis…

Lire la suite

16/02/2016

Les noms du Roi de la Cité du bien - 2 : Don

Il s’appelle DON. Tel est le nom propre, le vrai nom du Roi de la Cité du bien. Qui en dira les incompréhensibles richesses ? Le don est ce qu’on donne sans intention de retour : ce qui emporte l’idée de donation gratuite. Or, la raison d’une donation gratuite, c’est l’amour : nous ne donnons gratuitement une chose à quelqu’un que parce…

Lire la suite

18/12/2015

La mort du pécheur - 6 : Ses surprises

Ses surprises ! Il s’était toujours flatté que le jour du Seigneur ne le surprendrait point. Tout ce qu’on disait là-dessus dans la chaire chrétienne ne l’avait pas empêché de se promettre qu’il mettrait ordre à sa conscience avant ce dernier moment ; et cependant l’y voilà arrivé encore chargé de tous ces crimes, sans préparation, sans avoir fait aucune démarche pour apaiser son Dieu ; l’y voilà arrivé : il n’y a pas encore pensé, et il va être jugé…

Lire la suite

03/02/2015

La mort du pêcheur - 2

Car, mes frères, que peut offrir le passé à un pêcheur qui, étendu dans le lit de la mort, commence à ne plus compter sur la vie, et lit sur le visage de tous ceux qui l’environnent la terrible nouvelle que tout est fini pour lui ? Que voit-il dans cette longue suite de jours qu’il a passés sur terre ? Hélas ! il voit des peines inutiles ; des plaisirs qui n’ont duré qu’un instant ; des crimes qui vont durer éternellement...

Lire la suite

05/12/2014

La mort du pêcheur - 1

Nous avons beau éloigner de nous l’image de la mort, chaque jour nous la rapproche. La jeunesse s’éteint, les années se précipitent ; et, semblables, dit l’Ecriture, aux eaux qui coulent dans la mer et qui ne remontent plus vers leur source, nous nous rendons rapidement dans l’abîme de l’éternité, où, engloutis pour toujours, nous ne revenons plus sur nos pas repaître encore sur la terre 

Lire la suite

12/09/2014

L'imitation de Jésus-Christ

 

Lire la suite

16/11/2013

Faut-il voter ? - 1 : Les conditions du devoir électoral

 amis,avenir,bien général,campagnes,campagnes électorales,catéchisme,choisir,citoyens,civilisation chrétienne,complice,conscience,conserver,crimes,crise économique,devoir électoral,dignité,diocèses,directives,droit,droits politiques,élections,élections municipales,élu,faute,femmes,garanties,garantir,impasse,injonction,intérêts,jeunes filles,léon xiii,mains,mal,mauvais candidat,mères chrétiennes,moindre mal,mortification,observation,parenté,parti,partis politiques,patrie,pie x,pie xi,pie xii,précisions,procurer,programme politique,promesses

Fête de Saint Edmond(1)

(Archevêque de Cantorbéry 1243)

 

FAUT-IL VOTER ? - 1

 

LES CONDITIONS DU DEVOIR ELECTORAL

amis,avenir,bien général,campagnes,campagnes électorales,catéchisme,choisir,citoyens,civilisation chrétienne,complice,conscience,conserver,crimes,crise économique,devoir électoral,dignité,diocèses,directives,droit,droits politiques,élections,élections municipales,élu,faute,femmes,garanties,garantir,impasse,injonction,intérêts,jeunes filles,léon xiii,mains,mal,mauvais candidat,mères chrétiennes,moindre mal,mortification,observation,parenté,parti,partis politiques,patrie,pie x,pie xi,pie xii,précisions,procurer,programme politique,promesses     Dans quelques mois, en mars et mai 2014 de nouvelles élections municipales et européennes se profilent à l’horizon. Dans le contexte de crise économique, financière, morale et sociale dans lequel nous vivons, les campagnes électorales promettent d’être animées. Une fois de plus, les citoyens seront appelés à choisir leurs élus dans la palette des trombinoscopes proposés, et à mettre leur bulletin de vote dans l’urne républicaine pour un avenir qu’ils espèrent meilleur.

     Pour un catholique, sinon pour tous, certaines questions et certains principes se posent à propos du suffrage universel. On y répondra en s’appuyant, non sur les campagnes d’incitation au vote, sur les conseils ou injonctions des partis politiques ou de leurs sympathisants, de la parenté, des amis ou des voisins, mais en s’appuyant principalement, en matière électorale, sur les principes formulés par le catéchisme des diocèses de France de 1938, Editions Tardy, pages 105-106, la Somme théologique de Saint Thomas d’Aquin, les explications et les directives des Papes Saint Grégoire, Pie X, Pie XI, Pie XII et Léon XIII.

     Ce sujet sur le vote fera l’objet de plusieurs articles qui seront terminés en avril ou mai 2014, avec, notamment, la question du moindre mal et du vote blanc.

     Dans le catéchisme des diocèses de France nous lisons (seulement les questions en gras et les réponses en bleues) :

En quoi consiste le devoir électoral ?

- Le devoir électoral consiste à voter pour des hommes capables de procurer le bien général et, si possible, bons chrétiens.

     Donc, s’il existe de telles personnes il faut voter, mais, en ne faisant pas l’impasse sur les précisions complémentaires qu’apportent, sur ce devoir, cette autre question et sa réponse :

- Est-ce un péché de voter pour un ennemi de la religion, de la patrie et du bien général ?

     Oui ? C’est un péché de voter pour un ennemi de la religion, de la patrie et du bien général car, en votant pour lui, on participe volontairement au mal qu’il pourrait faire s’il était élu.

     En effet, En votant pour un mauvais candidat (un ennemi de la religion, de la patrie et du bien général) vous vous rendez complice de leurs crimes ou des futures applications impies précisées ou non dans leur programme politique.

Est-ce une faute de s’abstenir de voter ?

- Oui, c’est une faute de s’abstenir de voter, si en s’abstenant, on peut être cause que les mauvais candidats triomphent et arrivent au pouvoir.

     Ici, il n’est question que d’une faute » (ce qui est moins grave qu’un péché), mais cette observation s’éclaire davantage, et devient plus précise, en faisant référence à l’enseignement des Papes, par exemple Pie XII. 

Pour qui faut-il voter ?

     Sur cette question, le Pape Pie XII enseigne :

 « Un bon nombre d'entre vous jouit déjà des droits politiques, du droit de vote. A ces droits correspondent autant de devoirs ; au droit de vote, le devoir de voter, le devoir de n'accorder votre suffrage qu'aux candidats ou aux listes de candidats qui présentent non pas des promesses vagues et ambiguës, mais des garanties sûres qu'ils respecteront les droits de Dieu et de la religion. Pensez-y bien : ce devoir est pour vous sacré ; il vous oblige en conscience; il vous oblige devant Dieu, car avec votre bulletin de vote vous avez entre les mains les intérêts supérieurs de votre patrie : il s'agit de garantir et de conserver à votre peuple sa civilisation chrétienne, à ses jeunes filles et à ses femmes leur dignité, à ses familles leurs mères chrétiennes (…) ». (Pie XII Allocution aux curés de Rome et aux prédicateurs, 10 mars 1948)

      Le Pape Pie XII invite donc à voter, ajoutant même que ce « devoir est sacré » Mais ce devoir qui « oblige devant Dieu et en conscience » oblige à voter pour qui ?

« Pour des « candidats ou aux listes de candidats qui présentent des garanties sûres qu’ils respecteront les droits de Dieu et de la religion »

     Pourquoi une injonction aussi précise ? Car « il s’agit de garantir et de conserver à votre peuple sa civilisation chrétienne»

(A suivre…« Faut-il voter - 2 ? : Les commandements de Dieu »…si Dieu veut)

René Pellegrini

- Dans le texte de Pie XII, c'est moi qui mets en gras. 

(1) Vulgairement appelé Saint Edme.

amis,avenir,bien général,campagnes,campagnes électorales,catéchisme,choisir,citoyens,civilisation chrétienne,complice,conscience,conserver,crimes,crise économique,devoir électoral,dignité,diocèses,directives,droit,droits politiques,élections,élections municipales,élu,faute,femmes,garanties,garantir,impasse,injonction,intérêts,jeunes filles,léon xiii,mains,mal,mauvais candidat,mères chrétiennes,moindre mal,mortification,observation,parenté,parti,partis politiques,patrie,pie x,pie xi,pie xii,précisions,procurer,programme politique,promesses

amis,avenir,bien général,campagnes,campagnes électorales,catéchisme,choisir,citoyens,civilisation chrétienne,complice,conscience,conserver,crimes,crise économique,devoir électoral,dignité,diocèses,directives,droit,droits politiques,élections,élections municipales,élu,faute,femmes,garanties,garantir,impasse,injonction,intérêts,jeunes filles,léon xiii,mains,mal,mauvais candidat,mères chrétiennes,moindre mal,mortification,observation,parenté,parti,partis politiques,patrie,pie x,pie xi,pie xii,précisions,procurer,programme politique,promesses

 

 

 

18/08/2013

Dogme qui a donné la division du monde surnaturel - 3

PAGE ACCEUIL SITE03.jpg

Fête de Sainte Hélène   

(Mère de Constantin le Grand, Impératrice † vers 326-330) (1)

 

CHAPITRE 4

 

DOGME QUI A DONNE LA DIVISION DU MONDE SURNATUREL – 3

 

 abîme,adam,âmes,amis,anges,aquilon,astres,béatitude surnaturelle,beauté,ciel,cieux,confiance,créateur,créatures,désir,détruire,diable,dignité,division,dogme,enfers,félicité,fils de dieu,éternité,grâce de dieu,haine,impie,jésus-christ,justes,lucifer,lumière de la foi,médiateur,mépris,mission,monde surnaturel,montagne de l’alliance,nature humaine,noblesse,nuées,orgueil,péché,prédestiné,prisonnier,rédemption,révélation,satan,supériorité,trône,trophée,verbe incarné     Ce chapitre est articulé de la manière suivante : 

- Naclantus

- Nouveau passage de Viguier

- Rupert

- Raisonnement

- Témoignage de saint Cyprien, de saint Irénée, de Cornélius a Lapide

- Conclusion

NACLANTUS ET VIGUIER

     Un autre membre du Concile de Trente, le très-savant évêque de Foggia, Naclantus, s’exprime ainsi :

« Dès le principe, Lucifer et Adam lui-même connurent le Christ, au moins par la lumière de la foi ou d’une révélation particulière, comme le Créateur, le Seigneur et l’Océan de tous les biens. Mais, égarés par leur propre faute, ils détournèrent les yeux de la lumière ; et, comme s’ils ne l’avaient pas connu pour le Seigneur et pour l’auteur de toute grâce et de toute félicité, ils refusèrent de se soumettre à lui. Ils le méprisèrent même de la manière la plus impie ; c’est ce que l’Ecriture appelle ne pas le connaître. Quant à Lucifer, la chose est évidente. Non seulement il prétendit s’élever par lui-même jusque dans le ciel, mais encore tuer le Christ, envahir son trône et marcher son égal. » (2)

     Afin d’établir que la haine du Verbe incarné fut le péché de Lucifer, et qu’elle n’a encore d’autre but que de le combattre, Naclantus montre qu’à son tour, le Verbe incarné n’a d’autre pensée que de combattre Satan et de détruire son œuvre.

« Le Christ est venu pour détruire les œuvres du diable. En effet, le Christ meurt, et la tête de Satan est écrasée, et lui-même chassé de son empire. Le Christ descend aux enfers, (3) et Satan est dépouillé ; les armes et les trophées dans lesquels il mettait sa confiance lui sont enlevés. Le Christ triomphe, et Satan, nu et prisonnier, est livré au mépris du monde et laissé en exemple à ses partisans. » (4)

     Le même enseignement se trouve, mais d’une manière bien plus explicite, dans le grand théologien espagnol Viguiero. Partant du texte de saint Thomas (5), il dit :

« Lucifer, considérant la beauté, la noblesse, la dignité de sa nature et sa supériorité sur toutes les créatures, oublia la grâce de Dieu, à laquelle il était redevable de tout. Il méconnut, de plus, les moyens de parvenir à la félicité parfaite que Dieu réserve à ses amis. Enflé d’orgueil, il ambitionna cette félicité suprême, et le ciel des cieux, partage de la nature humaine qui devait être unie hypostatiquement au Fils de Dieu. Il envia cette place qui, dans l’Ecriture, est appelée la droite de Dieu, jalousa la nature humaine et communiqua son désir à tous les anges dont il était naturellement le chef. »

« Comme, dans les dons naturels, il était supérieur aux anges, il voulut l’être aussi dans l’ordre surnaturel. Il leur insinua donc de le choisir pour médiateur ou moyen de parvenir à la béatitude surnaturelle, au lieu du Verbe incarné, prédestiné de toute éternité à cette mission. Tel est le sens de ses paroles :

« Je monterai dans le ciel ; je placerai mon trône au-dessus des astres les plus élevés. Je siègerai sur la montagne de l’alliance, aux flancs de l’Aquilon. Je monterai sur les nuées ; je serai semblable au Très-Haut ». (Isaie XIV, 13,14) »

(A suivre…« Dogme qui a donné la division du monde surnaturel – 4 »…si Dieu veut)

(1) En 326 selon l’histoire de l’Eglise de Rohrbacher

(2 et 4) les textes sont en latin et français.

(3) C’est moi qui mets cette note.

Ne pas confondre l’enfer, ou puits de l’abîme (Apocalypse IX) lieu des damnés et de la damnation éternelle, avec les enfers ou Jésus est descendu. Enfer, du latin infernus signifiant d’en bas, région inférieure où se trouvaient les âmes des justes dans l’attente de la Rédemption. (Voir Ephésiens IV, 9)

(5) Somme Théologique : Part. I, q. LXIII, art. 3; et De malo, q. XV, II, art. 3,ad 4.

René Pellegrini 

Capture05.jpg