Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

07/02/2018

Prière aux saints anges

     O Dieu, soyez-moi propice, et gardez-moi tous les jours de ma vie ; ayez pitié de moi, et envoyez à mon secours votre Archange Saint Michel, pour qu’il me défende contre mes ennemis…

Lire la suite

24/01/2018

Hiérarchies et Ordres des anges - 1

Une multitude sans ordre est la confusion : tel ne peut être l’état des anges. « Toutes les œuvres de Dieu, dit l’apôtre, sont ordonnées » (1) ou, comme il est écrit ailleurs : « Dieu a fait toutes choses avec nombre, poids et mesure » (2), c’est-à-dire…

Lire la suite

03/01/2018

La mort du juste - 5

Je n’ajoute pas les changements qui se font au lit de la mort, si désespérants pour le pécheur, ne changeant rien dans l’âme fidèle. Sa raison s’éteint, il est vrai ; mais depuis longtemps elle l’avait captivée sous le joug de la foi, et éteint ses vaines lumières devant la lumière de Dieu et la profondeur…

Lire la suite

13/09/2017

Antisémitisme, qu'est-ce à dire ? - 1

     L’antisémitisme est le nom donné de nos jours à la discrimination et à l'hostilité manifestée à l'encontre des Juifs en tant que groupe ethnique, religieux ou racial. Il s'agit, dans son acception originelle telle que formulée vers la fin du xixe siècle, d'une forme de racisme se voulant scientifique, dirigée spécifiquement contre les Juifs (et non contre les peuples sémites, groupe linguistique)…

Lire la suite

05/04/2017

Les qualités des anges - 1

Qualité des anges. De la simplicité ou incorporéité de leur nature, il résulte que les princes de la Cité du bien sont incorruptibles. Exempts de langueurs et de maladies, ils ne connaissent ni le besoin de la nourriture ou du repos, ni les faiblesses de l’enfance, ni les infirmités de la vieillesse. Il résulte encore…

Lire la suite

01/03/2017

Nature des anges - 2

     Ces corps, composés d’air condensé ou d’une autre matière, les anges ne les prennent pas pour eux, mais pour nous. Toutes leurs apparitions se rapportent au mystère fondamental de l’Incarnation du Verbe et au salut de l’homme, dont il est l’indispensable condition. Les unes le préparent, les autres...

Lire la suite

21/12/2016

Nature des anges - 1

Non moins que les autres ces derniers sont donc une nécessité de la création. Ecoutons le plus grand des philosophes : « Supposé, dit Saint Thomas, le décret de la création, l’existence de certaines créatures incorporelles est une nécessité…

Lire la suite

23/01/2016

La Royauté du Christ sur les familles ou sociétés domestiques

     Jésus-Christ est vraiment roi des familles lorsque celles-ci reposent non sur l’union libre ou concubinage, le Pacs, et toutes les autres insanités que déversent régulièrement dans la société la législation républicaine en état de putréfaction morale. Ces pratiques antichrétiennes et déshonorantes votées par des législateurs paganisés sont encouragées par des hommes politiques, des religieux et des particuliers dont l’intelligence se complaît dans la satisfaction des instincts les plus bas.

Lire la suite

03/07/2015

L'efficacité des Exercices Spirituels de Saint Ignace

Lors du dernier article nous avons remarqué l’ancienneté de la pratique des Exercices Spirituels, même si le nom et la méthode n’étaient pas ceux que nous lui donnons aujourd’hui. Considérons maintenant leur merveilleuse efficacité en ce qui concerne la réforme et le progrès des âmes…

Lire la suite

10/04/2015

La Cité du bien et la Cité du mal - 6

Eh bien ! Cet être si fragile, si combattu, si exposé à périr que l’épaisseur d’un cheveu, une simple mauvaise pensée, le sépare de l’abîme, luttera pendant soixante ans sans tomber ; ou, s’il tombe quelquefois, il se relève, reprend courage et malgré la nature, malgré l’enfer, malgré lui-même, demeure victorieux dans le dernier combat…

Lire la suite

09/02/2015

La Cité du bien et la Cité du mal - 4

Demander pourquoi Dieu a permis cette terrible puissance ? Pourquoi dans de telles limites plutôt que dans telles autres ? Questions impertinentes. Qui est l’homme pour demander à Dieu raison de sa conduite, et lui dire : Pourquoi avez-vous fait cela ? S’il ose, malheur à lui, car il est écrit

Lire la suite

17/12/2014

La Contre-Révolution, qu'est-ce à dire ? - 5 : La hiérarchie - 1

La hiérarchie s’oppose per diametrum à la mensongère égalité révolutionnaire. Cette égalité, fonds de commerce des partis politiques, faisait dire à un humoriste disparu « il y en a qui sont plus égaux que d’autres » ce qu’atteste chaque jour qui passe. De plus, au- delà du droit juridique, elle est en désaccord avec la réalité humaine où l’on observe des différences certaines entre individus, dans tous les domaines. 

Lire la suite

30/09/2014

Le pouvoir judiciaire et exécutif de Jésus-Christ

     Concernant ce pouvoir, deux remarques sont faites par le Pape : 

1 – D’abord, « C’est Jésus Lui-même qui L’affirme aux Juifs qui l’accusaient d’avoir violé le repos du sabbat par la guérison miraculeuse d’un paralytique » 

« Le Père ne juge, en effet, personne, mais il a donné tout jugement au Fils »

(St Jean V, 22) 

     Notre-Seigneur a donc été établi par son Père, comme juge suprême. Il rendra à chacun selon ses oeuvres. 

Lire la suite

25/08/2014

La loi de Sodome - 3 : Que faire maintenant ? - 2

 

Lire la suite

03/05/2014

Les prophéties sur la France - 2

 

Lire la suite

27/04/2014

Fondements de la royauté du Christ : Droit de nature

PAGE ACCEUIL SITE03.jpg

Fête de Sainte Zite

(Vierge de Lucques 1278)

 

  LA ROYAUTE UNIVERSELLE DE JESUS-CHRIST - 13

 

FONDEMENTS DE LA ROYAUTE UNIVERSELLE DU CHRIST : DROIT DE NATURE 

 

alpha et oméga,amour,anges,autorité,chair,christ-roi,ciel,commandements,commencement,création,créatures,croix,crucifixion,disciples,droit de conquête,droit de nature,éternité,évangéliser,existence,fils de dieu,flagellation,fondement,géniteur,identité,ingratitudes,malfaiteurs,mission,naissance,nature divine,nature humaine,obéir,obéissance,ordre naturel,ordre surnaturel,pape,parole de dieu,péchés,pie xi,pouvoir royal,puissance,quas primas,rédemption,royauté de jésus-christ,souffrances,soumission,substance,terre,union hypostatique,verbe de dieu,violence     Ayant établi sur la Sainte Ecriture la Doctrine du Christ-Roi, ainsi que sa royauté s’exerçant sur toutes les créatures, le Pape Pie XI va maintenant en préciser le fondement. Pour cela, il s’appuie sur Saint Cyrille d’Alexandrie en faisant remarquer : 

     - D’abord, sur quoi elle n’est pas fondée

     « Il possède, en un mot, la puissance sur toutes les créatures, non pour l’avoir prise par violence, ou par un autre moyen (…) ». Et noncomme un certain ''prophète'' guerrier, adepte du pillage et du cimeterre.

     - Ensuite, à quels titres Il la possède, ce qui lui permet de mettre en évidence un double droit : le droit de nature et le droit de conquête. Pour aujourd’hui, on s’arrêtera au premier droit :

     1 - PAR DROIT DE NATURE 

     En vertu de ce qu’Il est par son nom, son rang et sa naissance, ce que les théologiens appellent : l’union hypostatique (1) avec comme conséquence un devoir d’obéissance à son égard pour toutes les créatures. 

     En effet Jésus-Christ est Roi par nature de toute éternité car il est Dieu incarné. Sa royauté est donc universelle et absolue puisque Notre-Seigneur est, Lui-même, le principe et la fin de toute la Création. Cette royauté, ne surgit pas avec le temps, au moment de sa venue sur terre : elle a toujours été. 

« Je suis l’Alpha et l’Oméga, le commencement  et la fin (…) » (Apocalypse XXI, 6). 

     Le « commencement » dont il est question ici ne signifie pas que Dieu aurait eu un début d’existence puisqu’il est éternel. Il s’agit du commencement dans la nature humaine du Verbe de Dieu qui se fait chair. 

« Et le Verbe a été fait chair, et il a habité parmi nous (…) (St Jean I, 14) 

     Il est bien évident que ce « Verbe de Dieu » appelé aussi « Parole de Dieu » est de même substance que Dieu. De même que l’enfant est de même substance que son géniteur. Il y a bien différence des personnes mais identité de substance. Concernant le l’acte créateur du Verbe de Dieu, saint Jean écrit :

« Toutes choses ont été faites par lui ; et sans lui rien n’a été fait de ce qui a été fait » (St Jean I, 3) 

     Avant l’Encyclique « Quas Primas » du Pape Pie XI, en 1925, dans son panégyrique de Saint Emilien, en parlant de cette royauté du Christ, Mgr Pie (1815-1880) fait aussi mention de l’ancienneté de ce premier droit en disant :

« Elle date de loin et elle remonte haut cette universelle royauté du Sauveur. En tant que Dieu, Jésus-Christ était roi de toute éternité ; par conséquent, en entrant dans le monde, il apportait avec lui déjà cette royauté. »

     Ce droit de nature permet au Pape d’en affirmer les conséquences : 

« Par suite (…) Les anges et les hommes doivent obéir avec soumission à la puissance de cet Homme (…) Le Christ a puissance sur toutes les créatures, bien que durant sa vie terrestre il n’ait pas voulu user de ce pouvoir royal »

     Retenons bien que le ciel et la terre sont concernés par cette royauté bien que, comme le fait observer le Pape, Jésus-Christ n’ait pas voulu « exercer le pouvoir royal » ici-bas. Ce pouvoir royal est bien réel mais la mission de Jésus-Christ, sur la terre, était d’une autre nature que celle d’exercer ce pouvoir qu’il possède légitimement de toute éternité. Cette mission consistait, par amour pour le genre humain, en l’offrande volontaire de sa vie pour la Rédemption des péchés du monde.    

     Etendue au ciel et à la terre, cette royauté s’exerce donc dans l’ordre surnaturel et dans l’ordre naturel. C’est pour cette raison que Jésus-Christ pouvait affirmer avec autorité en envoyant ses disciples évangéliser le monde :  

« Toute puissance m’a été donnée dans le ciel et sur la terre » (St Matthieu XXVIII, 18) 

     Puissiez-vous, chers lecteurs, vous en convaincre et amender, sans tarder, votre existence en souscrivant à ses commandements. Ce sont aussi vos péchés, aussi noirs et nombreux soient-ils, qu’Il a accepté de porter sur la Croix.C'est encore pour vous, qu’Il a été mis au rang des malfaiteurs sans brancher, et, sans avoir fait aucun mal, a enduré les souffrances morales et physiques, la flagellation et la mort par crucifixion. Il vous a aimé jusqu’à faire le don de sa vie humaine, malgré vos ingratitudes. Pouvait-il faire plus pour vous, pour mériter votre amour et votre obéissance à ses préceptes ?

(A suivre…« Fondements de la royauté universelle du Christ : Droit de conquête »…si Dieu veut) 

René Pellegrini 

 

(1) L’union hypostatique, c’est-à-dire selon la définition dogmatique, l’union substantielle de la nature divine et de la nature humaine en une seule personne, la Personne même de Jésus-Christ, le Fils de Dieu… » (Dictionnaire de Théologie catholique – Tome VI, colonne 438)

Capture05.jpg

15/04/2014

Conséquences de cette division - 3

PAGE ACCEUIL SITE03.jpg

Fête des Saints Maxime et Olympiade

(Martyrs vers 252)

 

CHAPITRE V


CONSEQUENCES DE CETTE DIVISION - 3

air,ambition,âmes,amitié,anges,bien,chaleur,ciel,combat,délices,démons,dons du saint-esprit,dons gratuits,dons naturels,enfer,feu,fin du monde,flammes,foi,froid,genre humain,guerre,haine,incarnation,jalousie,jésus-christ,jour du jugement,lucifer,mal,maladie,martyrs,méchants,monde,mort,noces,nuages,paradis,péché,persécution,philosophie de l’histoire,providence,saints,salut,soleil,tentation,terre,tourments,verbe incarné,vertus,vie     Pour omettre vingt autres noms, au huitième siècle, Bède le vénérable parlait en Occident, comme Eusèbe, au cinquième siècle, avait parlé en Orient. Voici ses paroles :

« Soit que les démons voltigent en l’air, ou qu’ils parcourent la terre, soit qu’ils errent dans le centre du globe ou qu’ils y soient enchaînés, partout et toujours ils portent en eux les flammes qui les tourmentent : semblables au fébricitant qui, dans un lit d’ivoire, ou exposé aux rayons du soleil, ne peut éviter la chaleur ou le froid inhérent à sa maladie. Ainsi, que les démons soient honorés dans des temples splendides, ou qu’ils parcourent les plaines de l’air, ils ne cessent de brûler du feu de l’enfer. » (2)

     Plus tard, un autre témoin de la foi universelle s’exprime en ces termes :

« Une partie des mauvais anges, chassés du ciel, est restée dans l’obscure région des nuages, c’est-à-dire dans les couches moyennes et inférieures de l’atmosphère, portant l’enfer avec eux. Ils sont là par une disposition de la Providence pour exercer les hommes. L’autre partie a été précipitée dans l’enfer, dépouillée de toute noblesse et de toute dignité, non pas naturelle toutefois, attendu comme l’enseigne saint Denis, que les anges n’ont pas perdu leurs dons naturels, mais bien les dons gratuits, l’amitié de Dieu, les vertus et les dons du Saint-Esprit, appelés par Isaïe les délices du Paradis. » (3)

     Avec sa pénétration ordinaire, saint Thomas découvre la raison de ce double séjour :

« La Providence, dit l’angélique docteur, conduit l’homme à sa fin de deux manières : directement, en le portant au bien ; c’est le ministère des bons anges : indirectement, en l’exerçant à la lutte contre le mal. Il convenait que cette seconde manière de procurer le bien de l’homme fût confiée aux mauvais anges, afin qu’ils ne fussent pas entièrement inutiles à l’ordre général. De là, pour eux, deux lieux de tourments : l’un à raison de leur faute, c’est l’enfer ; l’autre à raison de l’exercice qu’ils doivent donner à l’homme, c’est l’atmosphère ténébreuse qui nous environne.

« Or, procurer le salut de l’homme doit durer jusqu’au jour du jugement. Jusqu’alors donc durera le ministère des bons anges et la tentation des mauvais. Ainsi, jusqu’au dernier jour du monde, les bons anges continueront de nous être envoyés, et les mauvais d’habiter les couches inférieures de l’air. Toutefois, il en est parmi eux qui demeurent dans l’enfer, pour tourmenter ceux qu’ils y ont entraînés ; de même qu’une partie des bons anges reste dans le ciel avec les âmes des saints. Mais, après le jugement, tous les méchants, hommes et anges, seront dans l’enfer, et tous les bons dans le ciel. » (4)

     Le texte sacré continue en disant :

« Une fois précipité sur la terre, le Dragon se mit à persécuter la femme, persecutus est mulierem. » (5)

     Quelle est cette persécution ? Elle n’est autre chose que la continuation du grand combat de Lucifer et ses anges contre le Verbe incarné. Sur la terre comme dans le ciel, aujourd’hui comme au commencement et jusqu’à la fin du monde : mêmes combattants, mêmes armes, même but. Là est toute la philosophie de l’histoire passée, présente et future. Qui ne comprend pas cela ne comprendra jamais rien à la grande énigme qu’on appelle la vie du genre humain sur la terre. Nous avons vu, et, empruntant les paroles de Cornelius a Lapide, nous répétons que :

« Le péché de Lucifer et ses anges fut un péché d’ambition. Ayant eu connaissance du mystère de l’Incarnation, ils virent avec jalousie la nature humaine préférée à la nature angélique. De là, leur haine contre le fils de la femme : c’est-à-dire le Christ. De là, leur guerre dans le ciel : guerre à outrance qu’ils continuent sur la terre. » (6)

(A suivre…« Conséquences de cette division – 4 »…si Dieu veut)

 

(1) Ils consommèrent leurs martyrs par des coups de cognée sur la tête.

(2) Comment. in cap. III, epist. Jacob

(3) Viguier, ch. III & 2, vers. 15, p.97

(4) Somme Théologique, Pars I, question LXIV, article 4, corp.

(5) Mgr Gaume donne la texte sans la référence biblique : c'est moi qui la mets.

(6) In Apocalypse XII, 4.

 René Pellegrini

Capture résurrection de JC.jpg

JOYEUSES ET SAINTES FÊTES DE PÂQUES

Capture05.jpg

 

24/08/2013

Preuves scripturaires : Ancien Testament - 1

« (….) Et moi, j’ai établi mon roi sur Sion, sa montagne sainte (….) demande, je te donnerai les nations pour héritage, pour domaine les extrémités de la terre (….) Et moi, je t’ai établi mon roi sur Sion, ma montagne sainte (….) » (Psaumes II,6 et 8 )... 

Lire la suite

18/08/2013

Dogme qui a donné la division du monde surnaturel - 3

PAGE ACCEUIL SITE03.jpg

Fête de Sainte Hélène   

(Mère de Constantin le Grand, Impératrice † vers 326-330) (1)

 

CHAPITRE 4

 

DOGME QUI A DONNE LA DIVISION DU MONDE SURNATUREL – 3

 

abîme,adam,âmes,amis,anges,aquilon,astres,béatitude surnaturelle,beauté,ciel,cieux,confiance,créateur,créatures,désir,détruire,diable,dignité,division,dogme,enfers,félicité,fils de dieu,éternité,grâce de dieu,haine,impie,jésus-christ,justes,lucifer,lumière de la foi,médiateur,mépris,mission,monde surnaturel,montagne de l’alliance,nature humaine,noblesse,nuées,orgueil,péché,prédestiné,prisonnier,rédemption,révélation,satan,supériorité,trône,trophée,verbe incarné     Ce chapitre est articulé de la manière suivante : 

- Naclantus

- Nouveau passage de Viguier

- Rupert

- Raisonnement

- Témoignage de saint Cyprien, de saint Irénée, de Cornélius a Lapide

- Conclusion

NACLANTUS ET VIGUIER

     Un autre membre du Concile de Trente, le très-savant évêque de Foggia, Naclantus, s’exprime ainsi :

« Dès le principe, Lucifer et Adam lui-même connurent le Christ, au moins par la lumière de la foi ou d’une révélation particulière, comme le Créateur, le Seigneur et l’Océan de tous les biens. Mais, égarés par leur propre faute, ils détournèrent les yeux de la lumière ; et, comme s’ils ne l’avaient pas connu pour le Seigneur et pour l’auteur de toute grâce et de toute félicité, ils refusèrent de se soumettre à lui. Ils le méprisèrent même de la manière la plus impie ; c’est ce que l’Ecriture appelle ne pas le connaître. Quant à Lucifer, la chose est évidente. Non seulement il prétendit s’élever par lui-même jusque dans le ciel, mais encore tuer le Christ, envahir son trône et marcher son égal. » (2)

     Afin d’établir que la haine du Verbe incarné fut le péché de Lucifer, et qu’elle n’a encore d’autre but que de le combattre, Naclantus montre qu’à son tour, le Verbe incarné n’a d’autre pensée que de combattre Satan et de détruire son œuvre.

« Le Christ est venu pour détruire les œuvres du diable. En effet, le Christ meurt, et la tête de Satan est écrasée, et lui-même chassé de son empire. Le Christ descend aux enfers, (3) et Satan est dépouillé ; les armes et les trophées dans lesquels il mettait sa confiance lui sont enlevés. Le Christ triomphe, et Satan, nu et prisonnier, est livré au mépris du monde et laissé en exemple à ses partisans. » (4)

     Le même enseignement se trouve, mais d’une manière bien plus explicite, dans le grand théologien espagnol Viguiero. Partant du texte de saint Thomas (5), il dit :

« Lucifer, considérant la beauté, la noblesse, la dignité de sa nature et sa supériorité sur toutes les créatures, oublia la grâce de Dieu, à laquelle il était redevable de tout. Il méconnut, de plus, les moyens de parvenir à la félicité parfaite que Dieu réserve à ses amis. Enflé d’orgueil, il ambitionna cette félicité suprême, et le ciel des cieux, partage de la nature humaine qui devait être unie hypostatiquement au Fils de Dieu. Il envia cette place qui, dans l’Ecriture, est appelée la droite de Dieu, jalousa la nature humaine et communiqua son désir à tous les anges dont il était naturellement le chef. »

« Comme, dans les dons naturels, il était supérieur aux anges, il voulut l’être aussi dans l’ordre surnaturel. Il leur insinua donc de le choisir pour médiateur ou moyen de parvenir à la béatitude surnaturelle, au lieu du Verbe incarné, prédestiné de toute éternité à cette mission. Tel est le sens de ses paroles :

« Je monterai dans le ciel ; je placerai mon trône au-dessus des astres les plus élevés. Je siègerai sur la montagne de l’alliance, aux flancs de l’Aquilon. Je monterai sur les nuées ; je serai semblable au Très-Haut ». (Isaie XIV, 13,14) »

(A suivre…« Dogme qui a donné la division du monde surnaturel – 4 »…si Dieu veut)

(1) En 326 selon l’histoire de l’Eglise de Rohrbacher

(2 et 4) les textes sont en latin et français.

(3) C’est moi qui mets cette note.

Ne pas confondre l’enfer, ou puits de l’abîme (Apocalypse IX) lieu des damnés et de la damnation éternelle, avec les enfers ou Jésus est descendu. Enfer, du latin infernus signifiant d’en bas, région inférieure où se trouvaient les âmes des justes dans l’attente de la Rédemption. (Voir Ephésiens IV, 9)

(5) Somme Théologique : Part. I, q. LXIII, art. 3; et De malo, q. XV, II, art. 3,ad 4.

René Pellegrini 

Capture05.jpg

25/06/2013

Dogme qui a donné la division du monde surnaturel - 1

Décrété de toute éternité, le dogme de l’Incarnation du Verbe fut, à son heure, proposé à l’adoration des anges. Les uns acceptèrent humblement la supériorité qu’il créait en faveur de l’homme ; les autres, révoltés de la préférence donnée à la nature humaine, protestèrent contre le divin conseil...

Lire la suite

01/05/2013

Division du monde surnaturel - 2

PAGE ACCEUIL SITE03.jpg

Fête de Saint Jacques le Mineur (1)

(Apôtre de Jésus-Christ, martyr 63)  

 

CHAPITRE 2

 

DIVISION DU MONDE SURNATUREL - 2

âme,anges,barbarie,cana,choses sensibles,cléophas,connaissance de dieu,connaissance naturelle,connaissance surnaturelle,contradiction,corps,création,créature,entendement,épreuve,espèces intelligibles,étude,forces,frères,galilée,grâce,hébreux,intelligence,jésus-christ,martyre,monde surnaturel,moyen âge,miroir,mystères,ordre naturel,ordre surnaturel,perfection naturelle,pères de l'eglise,principes,raisonnement,révélation,saint jacques,sainte vierge,siècle des lumières,théologiens scolastiques,verbe,vérités,volonté de dieu     De là aussi, deux sortes de connaissance de Dieu ou de la vérité : une connaissance naturelle, qui consiste dans la vue de Dieu, autant que la créature en est capable par ses propres forces ; une connaissance surnaturelle, qui consiste dans une vue de Dieu, supérieure aux forces de la nature et intimement plus claire que la première. Cette seconde connaissance est une faveur entièrement gratuite. Êtres libres, les anges et les hommes doivent, pour s’en assurer la possession, remplir les conditions auxquelles Dieu la promet.

     De là, enfin, comme il vient d’être dit, relativement aux anges et à l’homme, deux sortes de vérités : les vérités de l’ordre naturel et les vérités de l’ordre surnaturel. Les anges connaissent parfaitement, complètement, dans leurs principes et dans leurs dernières conséquences, dans l’ensemble et dans le détail, toutes les vérités de l’ordre naturel, c’est-à-dire qui rentrent dans la sphère native de leur intelligence. Dans cette sphère, pour eux, nulle erreur, nul doute, par conséquent nulle contradiction possible (2). D’où leur vient cette admirable prérogative ? De l’excellence même de leur nature. Expliquons encore ce point de haute philosophie, si connu de la barbarie du moyen âge, et si inconnu de notre siècle des lumières.

     L’ange est une intelligence pure. Son entendement est toujours en acte, jamais en puissance : c’est-à-dire que l’ange n’a pas seulement, comme l’homme, la faculté ou la possibilité de connaître, mais qu’il connaît actuellement. Ecoutons ces grands philosophes, toujours anciens et toujours nouveaux, qu’on appelle les Pères de l’Eglise et les théologiens scolastiques.

« Pour connaître, disent-ils, les anges n’ont besoin ni de chercher, ni de raisonner, ni de composer, ni de diviser : ils se regardent, et ils voient. La raison en est que, dès le premier instant de leur création, ils ont eu toute leur perfection naturelle et possédé les espèces intelligibles, ou représentations des choses, parfaitement lumineuses, au moyen desquelles ils voient toutes les vérités qu’ils peuvent connaître naturellement. Leur entendement est comme un miroir parfaitement pur, dans lequel se réfléchissent et s’impriment sans ombre, sans augmentation ni diminution, les rayons du soleil de vérité.

Autre est l’entendement de l’homme. C’est un miroir imparfait, semé de taches plus ou moins épaisses et plus ou moins nombreuses, qui ne disparaissent qu’en partie sous l’effet laborieux et sans cesse renouvelé de l’étude et du raisonnement. La raison en est que l’âme humaine, étant unie au corps, doit recevoir successivement des choses sensibles, et par les choses sensibles, une partie des espèces intelligibles au moyen desquelles la vérité lui est connue. C’est même pour cela que l’âme est unie au corps (3). »

     Puisque, dès l’instant de leur création, les anges connurent parfaitement toutes les vérités de l’ordre naturel, leur épreuve a eu nécessairement pour objet quelque vérité de l’ordre surnaturel. Inaccessibles aux forces natives de leur entendement, ces vérités ne leur sont connues que par la révélation.

« Dans les anges, dit saint Thomas, il y a deux connaissances : l’une naturelle, par laquelle ils connaissent les choses soient par leur essence, soit par les espèces innées. En vertu de cette connaissance, ils ne peuvent atteindre aux mystères de la grâce, car ces mystères dépendent de la pure volonté de Dieu. L’autre surnaturelle, qui les béatifie, et en vertu de laquelle ils voient le Verbe et toutes choses dans le Verbe. Par cette vision, ils connaissent les mystères de la grâce, non pas tous ni tous également, mais selon qu’il plaît à Dieu de les leur révéler (2). »

   (A suivre… « Division du monde surnaturel – 3 »…si Dieu veut) 

(1) Surnommé le Juste pour l’excellence de sa vie et de ses moeurs. Il était de Cana en Galilée et frère de Notre-Seigneur. Cela ne signifie pas que la sainte Vierge eut d’autres enfants car, selon la coutume des Hébreux, les cousins germains et les parents fort proches s’appelaient frères. Il était le fils d’une cousine germaine de la sainte Vierge. D’autres disent qu’il fut appelé frère du Seigneur parce qu’il était le fils de Cléophas, ou Alphée, frère de saint Joseph ; et, comme Notre-Seigneur Jésus-Christ était réputé fils de Joseph, de même Cléophas son frère, fut estimé oncle de Jésus-Christ, et saint Jacques, fils de Cléophas, son cousin germain.

Il fut roué de coups après son témoignage sur Jésus-Christ. Il consomma son martyre en l’an 63 selon Baronius, en recevant un violent coup de bâton sur la tête. 

(2) Somme théologique, I pars, question LVIII, article 4 ; article 5 ;

(3) Somme théologique, I pars, question L, article 1, corp. ; quest. LIV, article 4, corp ; quest. LV, article 2, corp. ; quest. LVIII, article 1, corp. ; quest. LXXXVII, article 1, corp. ; - S. Dionys., De divin. nom. cap. VII, 88. - Viguier, Institut, etc., ch.XI, II, p. 63.

René Pellegrini

Capture05.jpg

âme,anges,barbarie,cana,choses sensibles,cléophas,connaissance de dieu,connaissance naturelle,connaissance surnaturelle,contradiction,corps,création,créature,entendement,épreuve,espèces intelligibles,étude,forces,frères,galilée,grâce,hébreux,intelligence,jésus-christ,martyre,monde surnaturel,moyen âge,miroir,mystères,ordre naturel,ordre surnaturel,perfection naturelle,pères de l'eglise,principes,raisonnement,révélation,saint jacques,sainte vierge,siècle des lumières,théologiens scolastiques,verbe,vérités,volonté de dieu

07/04/2013

Division du monde surnaturel - 1

PAGE ACCEUIL SITE03.jpg

Fête de Saint Albert d’Espain

(Moine et reclus 1140)  

 

CHAPITRE 2

 

DIVISION DU MONDE SURNATUREL - 1 

abîme,adoration,aimer,amour,anges,bataille,bonheur naturel,bonheur surnaturel,bonté,causes,charité,chute,ciel,combat,contradictions,corps,créature,division,dragon,dualisme,épreuve,esprits,étoiles,êtres,faits,faute,félicité,forces,guerre,hiérarchies,incertitudes,intelligences,liberté,libre arbitre,lumière,lutte,mal,monde inférieur,monde supérieur,monde surnaturel,mythologie,oracle,ordre naturel,ordre surnaturel,paix,puissance,révélation,union avec dieu,vérités

     Ce chapitre explicite les points suivants : (1)

- Certitude de cette division : le dualisme universel et permanent.

- Cause de cette division : un acte coupable.

- Origine historique du mal.

- Explication du passage de saint Jean : Un grand combat eut lieu dans le ciel, etc.

- Nature de ce combat.

- Grandeur de ce combat.

- Dans quel ciel il eut lieu.

- Deux ordres de vérités : les vérités naturelles et les vérités surnaturelles.

- Les anges connaissent naturellement les premières avec certitude.

- L’épreuve eut pour objet une vérité de l’ordre surnaturel.

- Chute des anges.

     Nous venons de voir que le monde supérieur, le monde des intelligences pures, gouverne nécessairement l’homme et le monde qui lui est inférieur. Logiquement il en résulte que le Roi du monde supérieur est le vrai Roi de toutes choses. Anges, hommes, forces de la nature ne sont que ses agents. Tout relève de lui ; lui seul ne relève de personne. Dès lors, il semble que dans l’univers tout devrait être paix et unité. Autre est la réalité : le dualisme est partout.

     Or, le dualisme n’est dans le monde inférieur que parce qu’il est dans le monde supérieur ; dans le monde des faits, que parce qu’il est dans le monde des causes. La division et la guerre ont donc éclaté dans le ciel, avant de descendre sur la terre. Profondes, acharnées, universelles, permanentes, ce qu’elles sont parmi les hommes, elles le sont parmi les anges. En un mot, le monde surnaturel divisé en bon et en mauvais, telle est la seconde vérité fondamentale qu’il faudra mettre en lumière.

     Dieu étant la bonté par essence, tout ce qui sort de ses mains ne peut être que bon (2).

« Quant à nous, nous avons connu la charité que Dieu a pour nous, et nous y avons cru Dieu est charité (…) » (I Jean IV, 16)

« Et Dieu vit toutes les choses qu’il avait faites, et elles étaient très bonnes (Genèse I, 31)

     Puisqu’une partie des habitants du monde supérieur sont mauvais, et qu’ils ne sont pas tels par nature, il faut nécessairement conclure qu’ils le sont devenus. Nul ne devient mauvais que par sa faute. Toute faute suppose le libre arbitre. Les mauvais anges ont donc été libres, et ils ont abusé de leur liberté. Mais qu’elle est l’épreuve à laquelle ils ont volontairement failli ? Si la raison en constate l’existence, seul la révélation peut en expliquer la nature. Sous peine de déraisonner éternellement, il faut donc interroger Dieu lui-même, auteur de l’épreuve et témoin de ses résultats.

     Voici ce que l’Ancien des jours dit à son confident le plus intime :

« Un grand combat eu lieu dans le ciel ; Michel et ses anges combattaient contre le Dragon ; et le Dragon combattait, et ses anges avec lui ». (Apocalypse XII, 8 )

     Ces quelques mots renferment des trésors de lumière. Là, et là seulement, est l’origine historique du mal. Partout ailleurs incertitudes, contradictions, ténèbres, tâtonnements éternels. Comme nous touchons au grand problème du monde, insistons sur chaque syllabe de l’oracle divin.

     Quel est ce combat, praelium ? Les anges étant de purs esprits, ce combat ne fut pas une lutte matérielle, comme celle des Titans de la mythologie ; ni une bataille semblable à celles qui se livrent sur la terre, où tour à tour les combattants s’attaquent de loin avec des projectiles, se prennent corps à corps, se renversent et se foulent aux pieds. Comme les êtres qui en sont les acteurs, un combat d’anges est purement intellectuel. C’est une opposition entre purs esprits, dont les uns disent oui à la vérité, et les autres non.

     C’est un grand combat, praelium magmum. Il est grand, en effet, à quelque point de vue qu’on l’envisage. Grand, par le nombre et la puissance des combattants ; grand, parce qu’il fut le commencement de tous les autres ; grand, par ses résultats immenses, éternels ; grand, par la vérité qui en fut l’objet. Pour diviser le ciel en deux camps irréconciliables, pour entraîner dans l’abîme la troisième partie des anges, et pour assurer à jamais la félicité des autres : il faut que la vérité en litige ait été un dogme fondamental.

« Or sa queue entraînait la troisième partie des étoiles, et elle les jeta sur la terre (…) (Apocalypse XII, 4)

     Qu’elle peut être la nature de cette vérité proposée, comme épreuve, à l’adoration des célestes hiérarchies ? Pour les anges, comme pour les hommes, il y a deux sortes de vérités : les vérités, de l’ordre naturel et les vérités de l’ordre surnaturel. Les premières n’excèdent pas les facultés naturelles de l’ange et de l’homme. Il en autrement des secondes : expliquons ce point de doctrine.

     Ouvrage d’un Dieu infiniment bon, tout être est créé pour le bonheur. Le bonheur de l’être consiste dans son union avec la fin pour laquelle il a été créé. Tous les êtres ayant été créés par Dieu et pour Dieu, leur bonheur consiste dans leur union avec Dieu. Dans les êtres intelligents, faits pour connaître et pour aimer, cette union a lieu par la connaissance et par l’amour. Développés autant que le permettent les forces de la nature, cette connaissance et cet amour constituent le bonheur naturel de la créature.

     Dieu ne s’en est pas contenté. Afin de procurer aux êtres doués d’intelligence un bonheur infiniment plus grand, sa bonté, essentiellement communicative, a voulu que les anges et les hommes s’unissent au Dieu suprême, par une connaissance beaucoup plus claire et par un amour beaucoup plus intime, que ne l’exigeait leur bonheur naturel : de là, le bonheur surnaturel.

(A suivre… « Division du monde surnaturel – 2 »…si Dieu veut)

René Pellegrini

(1) C’est moi qui mets cette phrase.

(2) L’auteur ne donne que les références, c’est moi qui mets les textes.

Capture05.jpg

24/02/2013

L'Esprit du bien et l'Esprit du mal - 4

PAGE ACCEUIL SITE03.jpg

Fête de Saint Matthias (1)

(Apôtre de Jésus-Christ et martyr Vers 60-63)  

 

CHAPITRE 1

 

L’ESPRIT DU BIEN ET L’ESPRIT DU MAL – 4 

air,âme,anges,apôtres,astres,centre,corps,créateur,création,créature matérielle,créatures invisibles,créatures visibles,dieu,douze tribus d’israël,eau,ecritures,éléments,esprit,esprit du bien,esprit du mal,êtres corporels,êtres inférieurs,êtres matériels,êtres mixtes,êtres spirituels,êtres supérieurs,feu,firmament,foi,génies,genre humain,gentils,germes,harmonie,jésus,judas,juifs,matière,martyre,monde,néron,origène,pendaison,perfection,puissance angélique,raison,ressemblance,saint augustin,saint grégoire de naziance,saint jérôme     Quant aux créatures purement matérielles, écoutons le témoignage des plus grands génies qui aient éclairé le monde.

« Les anges, dit Origène, président à toutes choses, à la terre, à l’eau, à l’air, au feu, c’est-à-dire aux principaux éléments ; et, suivant cet ordre, ils parviennent à tous les animaux, à tous les germes et jusqu’aux astres du firmament. » (2)

     Saint Augustin n’est pas moins explicite.

« Dans ce monde, dit-il, chaque créature visible est confiée à une puissance angélique, suivant le témoignage plusieurs fois répétées des saintes Ecritures » (3)

     Même langage dans la bouche de saint Jérôme, saint Grégoire de Naziance et les organes les plus authentiques de la foi du genre humain régénéré.

     De cette loi universelle, invincible, la vraie philosophie donne deux raisons péremptoires : l’harmonie de l’univers et la nature de la matière.

HARMONIE DE L’UNIVERS

     L’harmonie de l’univers. Il n’y a pas de saut dans la nature : Natura non facit saltum. Toutes les créatures visibles à nos yeux se superposent, s’emboîtent, s’enchaînent les unes aux autres par des liens mystérieux, dont la découverte successive est le triomphe de la science. De degrés en degrés, toutes viennent aboutir à l’homme. Esprit et matière, l’homme est la soudure de deux mondes. Si, par son corps, il est au degré le plus élevé de l’échelle des êtres matériels ; il est, par son âme, au plus bas de l’échelle des êtres spirituels. La raison en est que la perfection des êtres, par conséquent leur supériorité hiérarchique, se calcule sur leur ressemblance plus ou moins complète avec Dieu, l’être des êtres, l’esprit incréé, la perfection par excellence.

     Or, la créature purement matérielle est moins parfaite que la créature matérielle et spirituelle en même temps. A son tour, celle-ci est moins parfaite que la créature purement spirituelle. Puisqu’il n’y a point de saut dans les œuvres du Créateur, au-dessus des êtres purement matériels, il y a donc des êtres mixtes ; au-dessus des êtres mixtes, des êtres purement spirituels ; au-dessus de l’homme, des anges. Purs esprits, ces brillantes créatures, hiérarchiquement disposés, continuent la longue chaîne des êtres et sont, à l’égard de l’homme, ce qu’il est lui-même à l’égard des créatures purement matérielles ; elles le rattachent à Dieu, comme l’homme lui-même rattache la matière à l’esprit.

     Tout cela est fondé sur deux grandes lois que la raison ne saurait contester, sans tomber dans l’absurde. La première, que toute la création descendue de Dieu tend incessamment à remonter à Dieu, car tout être gravite vers son centre. La seconde, que les êtres inférieurs ne peuvent retourner à Dieu que par l’intermédiaire des êtres supérieurs. (4) Or, nous l’avons vu, l’être purement matériel étant, par sa nature même, inférieur à l’être mixte, c’est par celui-ci seulement qu’il peut retourner à Dieu. A son tour, l’être mixte étant naturellement inférieur à l’être pur esprit, c’est par celui-ci seulement qu’il peut retourner à Dieu. La théologie catholique formule donc un axiome de haute philosophie, lorsqu’elle dit :

« Tous les êtres corporels sont gouvernés et maintenus dans l’ordre par des êtres spirituels ; toutes toutes les créatures visibles par des créatures invisibles. » (5)

 

(A suivre… « L’Esprit du bien et l’Esprit du mal – 5 »…si Dieu veut)

 

- C’est moi qui mets le sous-titre « Harmonie de l’univers », la note 1, et quelques versets bibliques pour étayer la note 3

(1) Jésus avait choisi douze apôtres suivant les douze tribus d’Israël ; ce nombre sacré n’étant plus complet après la trahison et la pendaison de Judas, Matthias fut choisi pour le remplacer. Il fut persécuté par les Juifs et les Gentils et aurait consommé son martyre sous l’empire de Néron en étant lapidé et ensuite décapité.

(2) Homélie VIII, in Jeremias.

(3) De diversis, quaest. LXXXIII-LXXIX, n° 1, opp. t. IV, p. 425 (Hébreux I, 14 et XIII, 2 ; Psaumes XXXIII, 8 ou 34, 8 et XC, 11 ou 91, 11 dans les Bibles protestantes)

(4) Somme théologique, dist. XLV, question III, article 2.

(5) Viguier, ch. III, p. 87, édit. In-4°, 1571

René Pellegrini

Capture05.jpg

19/01/2013

Conséquences de l'esprit païen de la Renaissance

PAGE ACCEUIL SITE03.jpg

Fête de Saint Laumer(1) 

(Abbé 594) 

 

LA ROYAUTE UNIVERSELLE DE JESUS-CHRIST - 5

 

CONSEQUENCES DE L’ESPRIT PAÏEN DE LA RENAISSANCE

 

496,1789,1905,1958,altermondialisme,anges,apostasie nationale,arts libéraux,assassinat,avancées sociales,avenir,baptême,benoît xvi,bête immonde,bien commun,bonne volonté,classe politique,clergé,clovis,communisme,consitution maçonnique,conversion,dégénérescence,dépravés,déviations idéologiques,dialectique,dialogue œcuménique,droits de l’homme,éducation,effondrement moral,élites intellectuelles,enfants,enseignement,enseignements de l’eglise,esprit païen,esprit révolutionnaire,etat,évêques,fascisme,fêtes publiques,fidèles,fille aînée de l’eglise,foi,formation philosophique,france,haine,hérésie,honte,impiété,iniquité    Cet esprit païen – fruit d’influences judéo-gnostiques - que véhicula la Renaissance dans l’enseignement, la littérature, le théâtre, les ballets, les modes, les arts libéraux et mécaniques, les fêtes publiques et domestiques, sema ses germes corrupteurs qui, peu à peu, minèrent la foi et les mœurs chrétiennes de la société française la faisant aboutir à la sinistre et sanguinaire Révolution dite française de 1789, ponctuée par son double assaut satanique contre :

   . Le pouvoir temporel monarchique d’institution divine par la conversion de Clovis et son baptême par Saint Rémy en 496. Assaut des ténèbres qui aboutira au régicide, aux actes atroces, horribles et inhumains de la Terreur révolutionnaire qui suivirent l’assassinat de Louis XVI, et perpétrés par les chantres et thuriféraires des Droits de l’homme sans Dieu.

   . Le pouvoir spirituel exercé par l’Eglise catholique romaine aboutissant à la spoliation des biens d’Eglise et, en 1905, à la séparation de l’Eglise et de l’Etat, au lieu de la distinction comme dans un couple humain normalement constitué (2) dans lequel on distingue l’homme et la femme - leurs devoirs respectifs ordonnés au bien commun temporel et spirituel - sans les séparer, si l’on veut se conformer à la volonté de Dieu et non, par cet acte inique de séparation, pour pouvoir s’approprier et se doter, en s’affranchissant de la direction morale des enseignements de l’Eglise, de tous les moyens législatifs pour privilégier la satisfaction des instincts les plus bas, les plus vils qui, à terme, se révèlent destructeurs de l’ordre familial et social.

     L’apostasie nationale, dans l’ordre social, fut officiellement consommée par l’ignoble et scélérate Constitution maçonnique de 1958 qui osa proclamer orgueilleusement à la face du monde « la France est une République laïque… » (Article 2). Cette Constitution d’esprit révolutionnaire, oeuvre de l’impiété et de l’iniquité, qui excluait Dieu et Notre Seigneur Jésus-Christ de la vie sociale, fut votée grâce à l’appui et aux encouragements donnés aux fidèles, peu cohérents en la circonstance, par un groupe d’évêques félons…ou stupides…ou naïfs. Cet état de fait, dans un pays très majoritairement catholique, ne peut s’expliquer que par l’affadissement spirituel et la trahison doctrinale :

     1 - d’abord, de ses élites intellectuelles et de sa classe politique dans leur quasi généralité, lesquels permettront par leur totale adhésion à cette formidable hérésie que constitue le laïcisme, d’imprégner, de tétaniser l’esprit de la jeunesse estudiantine, par le naturalisme intégral du système d’enseignement mis en place, qui la prédisposera à accepter ces pestilences idéologiques que sont : le libéralisme, le socialisme, le communisme, le fascisme….,et, aujourd’hui, le mondialisme et l’altermondialisme ces deux nouveaux avatars de la dialectique révolutionnaire.

     2 - ensuite, d’un clergé qui, lorsqu’il n’était pas infiltré pour tenir le rôle de cinquième colonne, était toujours plus nombreux à être complaisant ou dévoyé, soutenant d’une manière patente ou tacite ces déviations idéologiques, l’intelligence obscurcie dans ses analyses et ses jugements par : 

     - Son adhésion plus ou moins marquée au laïcisme, au libéralisme, au socialisme et autres pestilences idéologiques mises en place par l’esprit révolutionnaire mais, condamnées à plusieurs reprises, par l’Eglise ante Vatican II.

    - L’étude négligée (ou modernisée), ou la mise à l’écart, pure et simple, de saint Thomas d’Aquin dans sa formation théologique et philosophique.

     3 - Enfin, des parents catholiques en très grande majorité terriblement atteints dans leur foi, se traduisant par l’inversion radicale qu’ils opéreront concernant le choix des priorités et des finalités dans l’éducation qu’ils donneront ou feront donner à leurs enfants (la réussite sociale et matérielle étant prioritaire pour la plupart). Quand Notre Seigneur Jésus-Christ déclarera :

« Ne vous inquiétez donc pas, en disant : Que mangerons-nous, ou que boirons-nous, ou de quoi nous couvrirons-nous ? Car ce sont toutes ces choses que les païens recherchent (…) Cherchez donc premièrement le royaume de Dieu et sa justice, et toutes ces autres choses vous seront données par surcroît. » (St Matthieu VI, 31-33). 

     Les parents catholiques y répondront en montrant, avec évidence, que les préoccupations matérielles et sociales, c’est-à-dire « toutes ces choses que les païens recherchent premièrement » leurs deviendront essentielles et prendront le pas sur « cherchez premièrement le royaume de Dieu et sa justice » avec toutes les conséquences politiques et sociales qui en découleront. 

     La France, « Fille aînée de l’Eglise » (n’en déplaisent à tous les chantres de la subversion et de la haine contre l’Eglise) détournée de ses véritables origines, de sa vraie et plus que millénaire Constitution, de son authentique mission dans le monde et de sa vocation, par le courant révolutionnaire issu de la Renaissance passant ensuite par la Réforme protestante, se trouve ainsi ''plongée'' socialement et politiquement par ses trois « R » sataniques (Renaissance païenne, Réforme Protestante et Révolution de 1789) dans un grave effondrement moral et religieux, la faisant rouler d’abîmes en abîmes. 

     Quant au mondialisme, fruit et synthèse de l’esprit généré par les trois Révoltes précédentes contre l’Eglise catholique, il construit son assise religieuse par l’intermédiaire du dialogue œcuménique, en s’appuyant sur la caution que lui apporte un quatrième « R » (Ratzinger alias Benoît XVI). 

(A suivre...« Politique et religion au service du Nouvel Ordre Mondial »…Si Dieu veut) 

René Pellegrini

(1) Il naquit près de Chartres, sous le règne de Clotaire, roi de France, fils du grand Clovis, premier roi chrétien.

(2) Aujourd’hui, les dépravés de la bête immonde qui nous gouvernent, englués dans leur nauséabonde impiété, salissent et pervertissent tout ce qu’ils touchent en nous proposant en guise de ''mariage'' - ayant manifestement perdu le sens de l’orientation - les déviations sexuelles les plus sordides comme des ''avancées sociales'' affichant ainsi le niveau de perversité morale qui les habite. Pauvre, pauvre France, tu es en passe de toucher le fond de l’ignoble quand tu livres ton avenir à de tels dégénérés, ayant perdu tout sens moral et destructeurs avérés des fondements de toute société humaine et de tout ordre social. D’ailleurs, quel autre qualificatif que dégénérés pour ce genre d’individu, propagandistes des moeurs de Sodome et Gomorrhe, véritable honte de la race humaine. L’ignoble, le monstrueux, le pervers non plus endigués et réprimés par la loi mais faisant tous ses efforts pour s’inviter au cœur même de celle-ci : phase ultime de la dégénérescence d’un gouvernement, d’une société qui porte au pouvoir de tels gouvernants et des comptes qu’ils se doivent de rendre à Dieu. Effrayant et effroyable spectacle à la face de Dieu, des anges et des hommes de bonne volonté.

Capture05.jpg

13/01/2013

L'Esprit du bien et l'Esprit du mal - 2

PAGE ACCEUIL SITE03.jpg

Fête de Saint Hilaire de Poitiers (1)

(Evêque de Poitiers vers 364-378)

 

CHAPITRE 1

 

L’ESPRIT DU BIEN ET L’ESPRIT DU MAL - 2

adorer,âme,anges,antiquité païenne,appui,barbares,causes,christianisme,cœur,dieu des cieux,civilisation,conquêtes,consolation,corps,créatures matérielles,croyance,décadence,découvertes,destinées,docilité,dogmes,douleurs,enfant,érudits,espérance,esprit du bien,esprit du mal,êtres,europe,evangile,faiblesse,fardeaux,fléau,foi,force,genoux,genre humain,guizot,hasard,hérésie,hérétiques,histoire,implorer,impressions,instincts,invocation,isolement,lèvres,lois,mains     En attendant, l’existence de deux Esprits opposés suppose l’existence d’un monde supérieur au nôtre. Par là, nous entendons un monde composé d’êtres plus parfaits et plus puissants que nous, dégagés de la matière et purement spirituels : Dieu, les anges bons et mauvais, en nombre incalculable ; monde des causes et des lois, sans lequel le nôtre n’existerait pas ou marcherait au hasard, comme le navire sans boussole et sans pilote ; monde pour lequel l’homme est fait et vers lequel il aspire ; monde qui nous en enveloppe de toutes parts, et avec lequel nous sommes incessamment en rapports ; à qui nous parlons, qui nous voit, qui nous entend, qui agit sur nous et sur les créatures matérielles, réellement, efficacement, comme l’âme agit sur le corps.

     Loin d’être une chimère, l’existence de ce monde supérieur est la première des réalités. La religion, l’histoire, la raison, se réunissent pour en faire l’article fondamental de la foi du genre humain. Aujourd’hui plus que jamais, il est nécessaire de le démontrer : car la négation du surnaturel est la grande hérésie de notre temps. Naguère M. Guizot (2) lui-même en faisait la remarque. Il écrivait :

     « Toutes les attaques dont le christianisme est aujourd’hui l’objet, quelque diverses qu’elles soient dans leur nature ou dans leur mesure, partent d’un même point et tendent à un même but, la négation du surnaturel dans les destinées de l’homme et du monde, l’abolition de l’élément surnaturel dans la religion chrétienne, dans son histoire comme dans ses dogmes. Matérialistes, panthéistes, rationalistes, sceptiques, critiques, érudits, les uns hautement, les autres très discrètement, tous pensent et parlent sous l’empire de cette idée, que le monde et l’homme, la nature morale comme la nature physique, sont uniquement gouvernés par des lois générales, permanentes et nécessaires, dont aucune volonté spéciale n’est jamais venue et ne vient jamais suspendre ou modifier le cours. » (3)

     Rien n’est plus exact. Nous ajouterons seulement qu’indiquer le mal n’est pas le guérir. Afin de mettre sur la voie du remède, il aurait fallu dire comment, après dix-huit siècles de surnaturalisme chrétien, l’Europe actuelle se trouve peuplée de naturalistes de toute nuance, dont la race, florissante dans l’antiquité païenne, avait disparu depuis la prédication de l’Evangile (4). Quoi qu’il en soit, les négations individuelles s’évanouissent devant les affirmations générales. Or, le genre humain a toujours affirmé l’existence d’un monde surnaturel.

     L’existence d’une religion chez tous les peuples est un fait. Ce fait est inséparable de la croyance à un monde surnaturel.

« C’est, continue M. Guizot, sur une foi naturelle au surnaturel, sur un instinct inné du surnaturel que toute religion se fonde. Dans tous les lieux, dans tous les climats, à toutes les époques de l’histoire, à tous les degrés de la civilisation, l’homme porte en lui ce sentiment, j’aimerais mieux dire ce pressentiment, que le monde qu’il voit, l’ordre au sein duquel il vit, les faits qui se succèdent régulièrement et constamment autour de lui, ne sont pas tout. En vain il fait chaque jour dans ce vaste ensemble des découvertes et des conquêtes ; en vain il observe et constate savamment les lois permanentes qui y président : sa pensée ne se renferme point dans cet univers livré à la science. Ce spectacle ne suffit point à son âme ; elle s’élance ailleurs ; elle cherche, elle entrevoit autre chose ; elles aspire pour l’univers et pour elle-même à d’autres destinées, à un autre maître : Par delà tous les cieux, le Dieu des cieux réside, a dit Voltaire ; et le Dieu qui est par delà les cieux, ce n’est pas la nature personnifiée, c’est le surnaturel en personne. C’est à lui que les religions s’adressent ; c’est pour mettre l’homme en rapport avec lui qu’elles se fondent. Sans la foi instinctive de l’homme au surnaturel, sans son élan spontané et invincible vers le surnaturel, la religion ne serait pas. » (3)

     Le genre humain ne croit pas seulement à l’existence isolée d’un monde surnaturel, il croit encore à l’action libre et permanente, immédiate et réelle de ses habitants sur le monde inférieur. De cette foi constante nous trouvons la preuve dans un fait non moins éclatant que la religion elle-même, c’est la prière :

     « Seul entre tous les êtres ici-bas, l’homme prie. Parmi les instincts moraux, il n’y en a point de plus naturel, de plus universel, de plus invincible que la prière. L’enfant s’y porte avec une docilité empressée. Le vieillard s’y replie comme dans un refuge contre la décadence et l’isolement. La prière monte d’elle-même sur les jeunes lèvres qui balbutient à peine le nom de Dieu, et sur les lèvres mourantes qui n’ont plus la force de le prononcer. Chez tous les peuples, célèbres ou obscurs, civilisés ou barbares, on rencontre à chaque pas des actes et des formules d’invocation. Partout où vivent des hommes, dans certaines circonstances, à certaines heures, sous l’empire de certaines impressions de l’âme, les yeux s’élèvent, les mains se joignent, les genoux fléchissent, pour implorer ou pour rendre grâces, pour adorer ou pour apaiser. Avec transport ou avec tremblement, publiquement ou dans le secret de son cœur, c’est à la prière que l’homme s’adresse en dernier recours, pour combler les vides de son âme ou porter les fardeaux de sa destinée. C’est dans la prière qu’il cherche, quand tout lui manque, de l’appui pour sa faiblesse, de la consolation dans ses douleurs, de l’espérance pour la vertu. » (4)

(A suivre…« L’Esprit du bien et l’Esprit du mal – 3 »…si Dieu veut)

 

- Les gras dans le texte et les notes 1 et 2 sont de moi. Les autres de Mgr Gaume.

(1) Docteur de l’Eglise, il fut le fléau des hérétiques. Pour sa mort, les auteurs varient : entre 364 et 378, sous les règnes de Valentinien I et Valens.

(2) François Pierre Guillaume Guizot (1787-1874), fut un historien et homme politique français, membre de l’académie française. D’origine protestante (Huguenot)

(3) Dans son ouvrage « L’Eglise et la société chrétienne » rédigé en 1861, chapitre IV, p.19 et 20 – Dans sa prétendue Vie de Jésus, Renan vient de donner tristement raison à M. Guizot. Renan n’est qu’un écho.

(4) Dans l’ouvrage de Mgr Gaume, le Rationalisme.

(5) L’Eglise et la société chrétienne, chapitre IV, page 22.

René Pellegrini

Capture05.jpg