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26/09/2018

12 certitudes sur l'Antéchrist : Certitude 6

     Après des débuts humbles et insignifiants cette petite corne, devient plus grande et plus forte, et l’Antéchrist prendra de l’envergure, comme le dira le verset 20…

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06/09/2017

Supériorité et infériorité de la philosophie

     L’étude précédente sur les rapports que la philosophie entretient avec les autres sciences et la théologie a permis de constater sa supériorité sur les sciences qui sont également spéculatives et pratiques, et son infériorité sur la théologie...

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22/02/2016

La non-célébration du Sabbat - Motif 3

     . Pour figurer à l’avance le repos de l’éternité, promis par Dieu. En effet, à l’aide de deux textes de la Sainte Ecriture, Saint Thomas nous enseigne que Dieu nous fit la promesse d’un repos…

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30/04/2014

Les prophéties sur la France - 1 : Préliminaire

 

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23/09/2013

J'étais témoin de Jéhovah : Les prémisses et la ferveur

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Fête de Saint Lin(1)

(Pape et martyr † 67) 

 

J'ETAIS TEMOIN DE JEHOVAH - 1 

 

LES PREMISSES ET LA FERVEUR 

 

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     Sans culture religieuse, ni biblique, juste une préparation rapide avant de faire ma communion solennelle, j’étais une proie facile pour les TDJ. Malgré ce manque de formation, je n’avais pas d’hostilité envers Dieu, j’y pensais assez souvent. Je souhaitais avoir une Bible, mais lorsque j’en parlais on me répondait parfois que certains étaient devenus fous en la lisant. Cela me surprenait car je me disais : « si elle est le livre de Dieu comment peut-elle rendre fou ? » J’étais très dubitatif sur ce genre de réponse, mais sans chercher plus loin, je laissais faire les choses, me disant qu’un jour j’en aurai une car j’avais toujours ce désir de la lire, et alors je verrai par moi-même.

     C’est sur mon lieu de travail que je fis la connaissance d’un monsieur âgé qui n’était pas TDJ lui-même, mais il assistait parfois à quelques unes de leurs réunions tout en étant lecteur d’une de leurs publications « Réveillez-Vous ! » Sachant qu’il fréquentait les Témoins de Jéhovah, je le taquinai à propos du déluge, sans toutefois lui manquer de respect car il était beaucoup plus âgé que moi. N’ayant aucune culture biblique je lui fis cette remarque « Comment pouvez-vous croire que tous les animaux aient pu rentrer dans l’arche ? » IL me répondit qu’il y avait bien eu un déluge et qu’il m’apporterait une publication sur ce sujet. Ce qui fut fait avec un Réveillez-Vous !

     En lisant la description du déluge dans cette publication cela devenait plausible car, où moi je voyais « tous les animaux », il ne s’agissait, en fait, que de couples d’animaux, ou une sélection très réduite, propre à sauver l’espèce, de même que d’autres explications concernant la nourriture à bord de l’arche, etc. J’étais très intéressé par cette lecture, et, ce que j’attendais depuis si longtemps se trouvait tout à la fin : la demande d’une étude biblique gratuite à domicile. J’écrivis immédiatement et quelques semaines plus tard on frappa à ma porte, j’ouvris et vis un monsieur d’une quarantaine d’années avec une jeune fille (sa fille) me demandant si j’étais bien M. Pellegrini car une demande d’étude biblique, à mon nom, lui avait été remise. Je les fis entrer car j’avais beaucoup de questions à leur poser. Il manipulait très bien la Bible et répondait à mes questions en s’appuyant assez souvent sur elle. J’étais très impressionné. Après plus d’une heure de discussions il me demanda si j’étais d’accord, ainsi que mon épouse, pour entreprendre cette étude biblique. C’était demander à un aveugle s’il voulait la vue. J’avais 25 ans, ma femme 22 ans. Nous étions en 1969, mariés depuis 18 mois environ, et avions un bébé de quelques mois. 

     Rendez-vous fut pris pour un jour régulier d’étude. Elle se fit sur un livre à couverture bleue de 190 pages et 22 chapitres « La vérité qui conduit à la vie éternelle ». Nous allions de découvertes en découvertes. Pas d’enfer, pas d’âme immortelle, Jésus-Christ n’était pas Dieu, mais son Fils et inférieur à Lui, la bataille d’Harmaguédon, etc. etc. Nous avions l’impression d’être dans un autre monde. Nous avions enfin la vérité, toutes les réponses à nos questions appuyées sur la Parole de Dieu. Nous n’arrêtions pas d’en parler à notre entourage : Nous voulions les sauver de l’anéantissement d’Harmaguédon, nous ne voulions que leur bonheur éternel, nous voulions qu’ils soient heureux avec nous dans un Nouvel Eden, ce monde nouveau ou nouveau système de choses où il n’y aurait plus de larmes, ni de douleurs. Ils semblaient ne pas comprendre que nous ne voulions que leur bien. Certains se moquaient. Les relations familiales s’en ressentirent fortement.

     J’avais faim et soif de vérité, mes progrès furent très rapides et six mois plus tard, dans une Assemblée de circonscription qui réunissait deux à trois milles personnes, je me faisais baptiser par immersion pour être « un Témoin de Jéhovah » Ma femme, à l’Assemblée suivante. Nous étions voués à Jéhovah pour faire sa volonté en prêchant la « Bonne nouvelle du Royaume de Dieu » de porte en porte. 

     Dans le ministère de porte en porte il arrivait, de temps en temps, que des personnes me fassent remarquer que les TDJ avaient fait de fausses prophéties, je ne voulais pas y croire car comment les dirigeants de l’organisation (ceux qui étaient oints = les élus pour le ciel) pouvaient-ils se tromper ? Ne s’étaient-ils pas présentés comme les prophètes pour notre temps ? Ce n’était pas possible d’autant plus que lorsque j’en parlais aux plus anciens de ma congrégation, ils me répondaient que ce n’était que pure calomnie, parce qu’il y avait de la haine pour les TDJ. De plus, aucun de ces détracteurs n’avaient pu me fournir une preuve écrite pour valider leurs dires. Cependant j’aurai bien aimé, pour fermer le bec à ces détracteurs, avoir en ma possession des ouvrages anciens des TDJ pour voir ce qu’ils disaient en ces temps-là. Malheureusement, la bibliothèque de notre salle du Royaume (lieu de réunion des TDJ) ne contenait pas de tels ouvrages. 

     Notre vie tournait autour des cinq réunions hebdomadaires. Ma femme a eu beaucoup de mérites à assumer toutes ses obligations familiales, de réunions et de prédication avec, au final, 5 petits enfants en 1975. Tout cela rendu possible par sa débrouillardise et sa très bonne organisation des tâches. Ces quelques mots pour lui rendre hommage. 

     Mes progrès étant rapides et mon zèle pour Jéhovah bien visible, j’obtins très vite des responsabilités dans ma congrégation, passant par tous les postes ministériels : serviteur aux publications ; serviteur aux territoires (mise à jour et distribution des zones de prédication) ; serviteur à l’école du ministère théocratique (formation des prédicateurs), serviteur au bulletin intérieur (à usage interne) devenu ensuite la Tour de Garde; conducteur, en semaine, d’une étude sur un ouvrage des TDJ, avec un petit groupe, chez un frère; conducteur de la Tour de Garde; orateur (par roulements entre anciens) dans la réunion publique du dimanche. 

     Une fois, je pris mes congés payés pour m’engager dans le service de pionnier ordinaire en Vendée (à Pouzauges) avec un autre jeune couple. Ce service consistait à assurer 75 heures de prédication dans le mois. En plus du porte-à-porte nous organisâmes une réunion publique. J’étais tout à Jéhovah (plutôt tout à une organisation se servant de Jéhovah). Cela dura 7 ans (1969-1976). Vers le milieu de l’année 1975 tout bascula, année ou j’exerçai la charge de Président de notre congrégation qui comptait environ 80 témoins.

(A Suivre…« J'étais Témoin de Jéhovah : Tout s’effondre »…si Dieu veut)

René Pellegrini

(1) En 67 selon le catalogue dressé par le Pape Libère. En 78 selon Wikipedia. Il se convertit en écoutant une prédication de l’Apôtre Saint Pierre - venu à Rome après avoir passé environ vingt ans en Judée - qui en fit son coadjuteur. A la mort de l’Apôtre il lui succéda immédiatement. Le consul Saturnin le fit tuer après que Saint Lin eût délivré sa fille d’un esprit malin, rendant ainsi le mal pour le bien.

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02/03/2013

La fornication dans les Saintes Ecritures - 1

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Fête de Saint Henri Suso

(De l’Ordre de Saint Dominique 1365)  

 

L’ADULTERE ET LA FORNICATION - 7

 

LA FORNICATION DANS LES SAINTES ECRITURES - 1

 

     Cet article sur la fornication fera uniquement référence à des textes bibliques du Nouveau Testament, en espérant qu’il aidera ou incitera certains lecteurs à s’examiner sérieusement sur ces questions de relations charnelles en dehors du mariage, et de fidélité conjugale, qu’avait minimiser l’ignorance de la gravité de cet acte et de ses conséquences éternelles, ou le souci de se couler dans la mentalité très laxiste de ce siècle et du milieu ambiant. Cette société permissive qui vomit à l’envie les élucubrations charnelles philosophico-religieuses gnostiques et kabbalistes, se dresse orgueilleusement contre la loi morale positive de Dieu et, par une inversion satanique, appelle bien ce qui est mal, et mal ce qui est bien.

     Pour sortir de cette boue morale qu’insuffle la bête immonde révolutionnaire, écoutons les recommandations pleines de sagesse de Saint Paul nous enseignant tout le conseil de Dieu pour baliser le chemin moral de la société, du royaume de Dieu et du salut.

 « Que le mariage soit honoré en toutes choses, et le lit nuptial sans souillure ; car les fornicateurs et les adultères, Dieu les jugera. » (Hébreux XIII, 4)

     Exhortation à la chasteté dans le mariage car la pratique du divorce était très fréquente chez les Juifs. A noter que nous devons la loi inique sur le divorce (1884) à l’initiative d’un franc-maçon membre de la communauté juive, M. Alfred Naquet s’inscrivant dans la continuité de la logique de destruction du christianisme et de l’ordre social chrétien des théoriciens révolutionnaires, et posant la première pierre du processus de désintégration de la famille.

« Que la fornication et toute impureté, ou l’avarice ne soit pas même nommée parmi vous, comme il convient à des saints. Point de turpitudes, de folles paroles, de bouffonneries, ce qui ne convient point ; mais plutôt des actions de grâces. Car sachez comprendre qu’aucun fornicateur, ou impudique, ou avare ce qui est une idolâtrie, n’a d’héritage dans le royaume du Christ et de Dieu. » (Ephésiens V, 3-5)

     A destination de ceux qui affirment et enseignent que ces choses ne sont pas si graves, voire normales, exhortation à fuir les vices de la chair ponctuée par le grave avertissement de sa conclusion.

« Faites donc mourir vos membres  qui sont sur la terre : la fornication, l’impureté, la luxure, les mauvais désirs, et l’avarice, qui est une idolâtrie ; choses pour lesquelles la colère de Dieu vient sur les fils de l’incrédulité. » (Colossiens III, 5-6)

     Ces vices sont incompatibles avec la vie chrétienne reçue au baptême. Les chrétiens, et les autres, doivent donc faire mourir leurs membres terrestres, c’est-à-dire leurs passions désordonnées.

« Or on connaît aisément les œuvres de la chair, qui sont : la fornication, l’impureté, l’impudicité, la luxure. » (Galates V, 19)

     Ici, énumération partielle des œuvres de la chair. Elles permettent au lecteur de voir s’il est conduit par la chair qui conduit à la mort éternelle ou par l’esprit qui est vie.

« Car la volonté de Dieu, c’est votre sanctification, c’est que vous vous absteniez de la fornication (…) car Dieu ne nous a point appelés à l’impureté, mais à la sanctification. Ainsi, celui qui méprise ces préceptes, méprise non pas un homme mais Dieu qui nous a donné même son Esprit-Saint. » (I Thessaloniciens IV, 3,7-8)

     Exhortation à la chasteté, partie importante de la sainteté morale et présentée aux nouveaux convertis comme l’expression de la volonté de Dieu.

« Fuyez la fornication. Tout péché, quel qu’il soit, que fait l’homme est hors de son corps ; mais celui qui commet la fornication pèche contre son propre corps. » (I Corinthiens VI, 18)

     Comme le souligne le contexte de l'épître, elle constitue un véritable outrage envers Jésus-Christ car le corps des chrétiens appartenant à Jésus-Christ, ce serait, en dehors du mariage légitime voulu par Dieu, comme une prostitution.

« Ne savez-vous pas que les injustes ne posséderont pas le royaume de Dieu ? Ne vous abusez point : ni les fornicateurs, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les abominables, ni les voleurs, ni les avares, ni les ivrognes, ni les médisants, ni les rapaces, ne posséderont le royaume de Dieu. » (I Corinthiens VI, 9-10)

     Rappel de saint Paul afin d’éviter, par les propos minimisants de certains, de s’installer dans une fausses sécurité. Ces péchés sont fréquents chez les païens et faux chrétiens. Ils excluent du royaume de Dieu.

(A suivre… « La fornication dans les Saintes Ecritures – 2 »…si Dieu veut)

René Pellegrini

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06/02/2013

L'esprit du bien et l'Esprit du mal - 3

Qu’on ne croit pas que cette confiance au pouvoir et à la bonté des êtres surnaturels soit une chimère. D’abord, je voudrais qu’on me montrât une chimère universelle. Ensuite, personne ne méconnaît la valeur morale et intérieure de la prière. Par cela seul qu’elle prie, l’âme se soulage, se relève, s’apaise, se fortifie. Elle éprouve, en se tournant vers Dieu...

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26/10/2012

Les références pour le traité du Saint-Esprit

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Fête de Saint Evariste (1)

(Pape et martyr 121)

 

Les références pour le traité du Saint-Esprit

 

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     S’agit-il de préciser les vérités dogmatiques par des définitions rigoureuses, de donner la dernière raison des choses, ou de montrer l’enchaînement hiérarchique qui unit les éléments de notre formation divine ? Dans ces questions délicates, saint Thomas (2) nous a servi de maître. Puissent les nombreuses citations que nous lui avons empruntées le faire connaître de plus en plus, et accélérer le mouvement qui reporte aujourd’hui les esprits sérieux vers ce foyer incomparable de toute vraie science, divine et humaine !

     N’est-il pas temps de revenir, demandons-nous à ce propos, de l’aberration qui a été si funeste au clergé, aux fidèles, à l’Eglise, à la société elle-même ? Il existe un génie, unique en son genre, que l’admiration des siècles appelle le Prince de la théologie, l’Ange de l’école, le Docteur angélique ;(3) un génie dont l’étendue embrasse dans une immense synthèse toutes les sciences théologiques, philosophiques, politiques, sociales, et qui les a toutes enseignées avec une clarté et une profondeur incomparables ; un génie dont la doctrine est tellement sûre, qu’au concile de Trente (4), ses écrits, par un privilège inconnu dans les annales de l’Eglise, ont mérité d’être placés à côté de la Bible elle-même ; un génie auquel le Vicaire de Jésus-Christ, en canonisant ses vertus, a rendu ce témoignage solennel : « Autant frère Thomas a écrit d’articles, autant de miracles il a faits. Lui seul a plus éclairé l’Eglise que tous les autres docteurs. C’est une encyclopédie qui tient lieu de tout. A son école, on profite plus, dans un an, qu’à celle de tous les autres docteurs pendant toute la vie. » (5) Enfin, pour que rien ne manque à sa gloire, un génie tellement puissant, qu’un hérésiarque du seizième siècle ne craignait pas de dire : « Otez Thomas, et je détruirai l’Eglise. (6) »   

     Ainsi, on doit considérer saint Thomas, placé au milieu des siècles, tout à la fois comme un réservoir où sont venus se réunir tous les fleuves de doctrine de l’Orient et de l’Occident, et comme un crible par lequel, dégagées de tout ce qui n’est pas haute et pure science, les eaux de la tradition nous arrivent fraîches et limpides sans avoir rien perdu de leur fécondité.

     Or, ce docteur, ce saint, ce maître si utile à l’Eglise et si redoutable à l’Hérésie, la Renaissance l’a banni des séminaires, comme elle a banni des collèges tous les auteurs chrétiens. Il y a moins de trente ans, quel professeur de théologie, de philosophie, de droit social, parlait de saint Thomas ? Qui connaissait ses ouvrages ? Qui les lisait ? Qui les méditait ? Qui les imprimait ? Par qui et par quoi l’a-t-on remplacé ?

     Sans le savoir, on avait donc réalisé, en partie du moins, le vœu de l’hérésiarque. Aussi, qu’est-il arrivé ? Où est aujourd’hui parmi nous la science de la théologie, de la philosophie et du droit public ? Dans quel état se trouvent l’Eglise et la société ? Quelle est la trempe des armes employées à leur défense ? Quelle est la profondeur, la largeur, la solidité, la vertu nutritive de la doctrine distribuée aux intelligences dans la plupart des ouvrages modernes : livres, journaux, revues, conférences, sermons, catéchismes ? Nous n’avons pas à répondre. Il nous est plus doux de saluer le mouvement de retour qui se manifeste vers saint Thomas. Heureux si ces quelques lignes, échappées à ce qu’il y a de plus intime dans l’âme, la douleur et l’amour, pouvaient le rendre plus général et plus rapide !

     Nous exprimons un dernier vœu, c’est de voir se réveiller, dans le clergé et dans les fidèles, l’ardeur apostolique pour le Saint-Esprit. S’il est vrai qu’entre les temps actuels et les premiers siècles du christianisme, il existe plus d’un rapport, ajoutant un nouveau trait de ressemblance par notre empressement à connaître et par notre fidélité à invoquer la troisième Personne de l’adorable Trinité, source inépuisable de lumière, de force et de consolation.

     Que les paroles du Sage, appliquées au Saint-Esprit et si bien comprises de nos aïeux, deviennent l’encouragement de nos efforts et la règle de notre conduite :

« Bienheureux l’homme qui demeure dans la Sagesse, qui médite ses perfections et avec elle étudie les merveilles du Dieu créateur, rédempteur et glorificateur ; qui rumine ses voies dans son cœur ; qui approfondit ses mystères ; qui la poursuit comme le chasseur, et se met en embuscade pour la surprendre ; qui regarde par ses fenêtres ; qui écoute à ses portes ; qui se tient près de sa maison, et qui plante à ses murailles le clou de sa tente, afin d’habiter sous sa main. A l’ombre de cette divine Sagesse, lui et ses fils, ses facultés, ses œuvres, sa vie et sa mort, goûteront les délices de la paix. Elle-même les nourrira de ses fruits, les protégera de ses rameaux ; et, à l’abri des tempêtes, ils vivront heureux et reposeront dans la gloire : Et in gloria ejus requiescet. » (Ecclésiastique XIV, 22-27) (7)

FIN DE L’INTRODUCTION

(A suivre…« L’Esprit du bien et l’Esprit du mal »…si Dieu veut)

- C’est moi qui mets en gras dans le texte et les notes ci-dessous. Les notes 5 et 6 sont de l’auteur.

(1) Il mourut martyr sous l’empire d’Adrien. On ignore comment il fut couronné du martyre, mais l’Eglise le tient pour martyr.

(2) Il s’agit de Saint Thomas d’’Aquin et non de saint Thomas l’apôtre et disciple de Jésus-Christ.

(3) En italique dans le texte.

(4) Il se déroula sur dix-huit ans (1545-1563) et couvrit cinq pontificats : Paul III ; Jules III ; Marcel 2 ; Paul IV et Pie IV.

(5) Bulle du Pape Jean XXII, Vie de Saint Thomas, par le Père Touron, article 55, 7 mars, n° 81

(6) Malgré les dénégations de Bayle, ce mot est de Bucer (théologien protestant)

(7) Ce sont les Pères latins qui ont appelé ce livre l’ « Ecclésiastique » à cause du fréquent emploi dont il était l’objet dans les Eglises, pour l’instruction des fidèles et des catéchumènes. Les textes grecs lui donnent le nom de « Sagesse de Jésus, fils de Sirach ». Les Juifs et toutes les sectes issues du protestantisme nient la canonicité de ce livre, bien qu’elle soit attestée  par une série ininterrompue de témoignages venant aussi bien de la tradition juive que chrétienne. Ce livre est inclus dans la Bible des Juifs d’Alexandrie, appelée version grecque des Septante, et diverses citations des apôtres dans le Nouveau Testament sont un écho des pages de l’ « Ecclésiastique »

- Il semble que Mgr Gaume ait voulu gloser légèrement le texte biblique. Je mets donc ci-dessous le texte tel qu’il apparaît dans la version catholique de la Vulgate.

« Bienheureux l’homme qui demeure dans la Sagesse, et qui méditera sur sa justice, et en son esprit pensera au regard examinateur de Dieu ; qui recherche ses voies en son propre cœur, et qui pénètre dans ses secrets, allant après elle comme un investigateur, et s’arrêtant dans ses voies ; qui regarde par ses voies ; qui regarde par ses fenêtres, et écoute à sa porte ; qui se repose auprès de sa maison, et qui dans ses murailles enfonçant un pieu établira sa cabane à ses côtés ; et ses biens se conserveront dans sa cabane à jamais ; il établira ses fils sous son couvert et demeurera sous ses branches ; il sera protégé sous son couvert contre la chaleur, et il reposera dans sa gloire. »

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