Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

09/05/2018

Introduction à la sainteté

A considérer Dieu dans lui-même, nous ne pouvons dans lui-même l’admirer, parce qu’il est trop élevé au-dessus de nous et trop grand. Comme nous ne le connaissons sur la terre que dans ses ouvrages, ce n’est aussi sur la terre, à proprement parler, que dans ses ouvrages qu’il est admirable pour nous. Or l’ouvrage de Dieu par excellence, ce sont les Saints ; et par conséquent…

Lire la suite

03/01/2018

La mort du juste - 5

Je n’ajoute pas les changements qui se font au lit de la mort, si désespérants pour le pécheur, ne changeant rien dans l’âme fidèle. Sa raison s’éteint, il est vrai ; mais depuis longtemps elle l’avait captivée sous le joug de la foi, et éteint ses vaines lumières devant la lumière de Dieu et la profondeur…

Lire la suite

09/08/2017

La mort du juste - 3

Levez-vous, âme fidèle, lui dit alors en secret son Seigneur et son Dieu : Elevare, consurge, Jerusalem : (Isaïe LI, 17). Vous qui avez bu toute l’amertume de mon calice, oubliez enfin vos larmes et vos peines passées…

Lire la suite

14/06/2017

Les qualités des anges - 2

Si l’intelligence des princes de la Cité du bien est pour eux la source d’ineffables voluptés, elle est pour nous un triple sujet de consolation, de tristesse et d’espérance. De consolation ; les bons anges ne se servent de leur intelligence que dans notre intérêt et celui de notre Père céleste. De tristesse… 

Lire la suite

03/05/2017

La mort du juste - 2

     Voilà ce qu’offre le passé à l’âme fidèle au lit de la mort : des violences, des afflictions qui ont peu duré et qui vont être éternellement consolées ; le temps des dangers et des tentations passent ; les attaques que le monde livrait à sa foi, enfin terminées ; les périls où son innocence avait couru tant de risques, enfin disparus ; les occasions…

Lire la suite

04/01/2017

La mort du juste - 1

     Je sais que la mort a toujours quelque chose de terrible pour les âmes même les plus justes. Les jugements de Dieu, dont elles ne craignent toujours les secrets impénétrables ; les ténèbres de leur propre conscience, où elles se figurent toujours des souillures cachées et…

Lire la suite

29/10/2016

La mort du pécheur - 10 : Ses derniers instants - 2

Hélas ! Elle avait vécu comme si le corps eût été tout son être ; elle avait même tâché de se persuader que son âme n’était rien ; que l’homme n’était qu’un ouvrage de chair et de sang, et que tout mourait avec nous : et on vient lui déclaré que c’est son corps  qui n’était rien qu’un peu de boue, et qui va se dissoudre…

Lire la suite

11/09/2016

La mort du pécheur - 9 : Ses derniers instants - 1

Oui, mes Frères, cet infortuné qui s’était toujours endormi dans ses désordres, toujours flatté qu’il ne fallait qu’un bon moment, qu’un sentiment de componction à la mort pour apaiser la colère de Dieu, désespère alors de sa clémence. En vain on lui parle de ses miséricordes éternelles ; il comprend à quel point il en est indigne ; en vain…

Lire la suite

15/02/2015

La Contre-Révolution, qu'est-ce à dire ? - 6 : La hiérarchie - 2

A l’égalitarisme révolutionnaire façonné dans les sociétés de pensée (aujourd’hui, les think Tanks) dont l’aboutissement est le nivellement par le bas, et la mise en place progressive des ingrédients de la mise en esclavage,  s’oppose la hiérarchie qui fonde l’existence d’une institution assise sur des principes chrétiens… 

Lire la suite

09/02/2015

La conjuration antichrétienne - 3 : Appendice - 1

Table des matières - Tome 3 - Appendice

Lire la suite

03/02/2015

La mort du pêcheur - 2

Car, mes frères, que peut offrir le passé à un pêcheur qui, étendu dans le lit de la mort, commence à ne plus compter sur la vie, et lit sur le visage de tous ceux qui l’environnent la terrible nouvelle que tout est fini pour lui ? Que voit-il dans cette longue suite de jours qu’il a passés sur terre ? Hélas ! il voit des peines inutiles ; des plaisirs qui n’ont duré qu’un instant ; des crimes qui vont durer éternellement...

Lire la suite

12/09/2014

L'imitation de Jésus-Christ

 

Lire la suite

05/01/2014

La prière un moyen universel

affligé,armure,aveugle,besoins,bouclier,consolation,dieu,enfer,ennemi,esprit,faible,ferveur,force,grâce,lumière,malade,pêcheur,peines,perfection,persévérance,prière,réconciliation,santé

Fête de Saint Siméon Stylite

(Confesseur vers 459-460) (1)

 

LA PRIÈRE UN MOYEN UNIVERSEL

 

     La prière est un moyen universel que la bonté divine nous a donné pour subvenir à tous nos besoins.

     Le pêcheur y trouve la grâce de la réconciliation, le faible sa force, le malade sa santé, l'affligé sa consolation dans ses peines, l'aveugle la lumière, le tiède la ferveur, le fervent la perfection, le parfait tous les dons de l'Esprit qui lui sont nécessaires pour devenir de jour en jour plus parfait.

     La prière est un bouclier qui nous met à couvert des traits de l'ennemi, c'est un dard dont l'enfer ne peut soutenir la force, c'est une armure céleste qui nous rend forts comme Dieu même.

     Le don de la persévérance finale est un bien que nous ne pouvons mériter : nous sommes assurés de l'obtenir par la prière.

(Père de Clorivière)

 

(1) En460 selon le Cardinal Baronius, dans la quatrième année de l’empire de Léon Ier.

 

René Pellegrini

affligé,armure,aveugle,besoins,bouclier,consolation,dieu,enfer,ennemi,esprit,faible,ferveur,force,grâce,lumière,malade,pêcheur,peines,perfection,persévérance,prière,réconciliation,santé

 

 

 

 

10/12/2013

Le front national : immigration et récupération politique de Sainte Jeanne d'Arc - 1

496,1789,1870,1939,alliance avec dieu,apostasie,aveuglement,avortement,catholiques,cause efficiente,châtiments,chrétiens,christianisme,clovis,consolation,conversion,décadence,désespoir,dieu,eglise,élections,espérance,étrangers,euthanasie,fidélité,fille aïnée de l'eglise,foi,france,front national,humanisme,ignominies,immigration,indifférence,invasion,islam,israël,jeanne d'arc,jésus-christ,kabbale,le pen,mariage,mépris,monarchie,morale,notre-seigneur,papes,patience,perversion,péchés

Fête de Saint Milchiade(1)

 (Pape et martyr 314)

 

FRONT NATIONAL - 4

 

IMMIGRATION ET RECUPERATION POLITIQUE DE SAINTE JEANNE D’ARC – 1

 

496,1789,1870,1939,alliance avec dieu,apostasie,aveuglement,avortement,catholiques,cause efficiente,châtiments,chrétiens,christianisme,clovis,consolation,conversion,décadence,désespoir,dieu,eglise,élections,espérance,étrangers,euthanasie,fidélité,fille aïnée de l'eglise,foi,france,front national,humanisme,ignominies,immigration,indifférence,invasion,islam,israël,jeanne d'arc,jésus-christ,kabbale,le pen,mariage,mépris,monarchie,morale,papes,patience,perversion,péchés,renaissance En bleu ce qui a été rajouté au texte initial  

     Concernant les graves difficultés que rencontre notre pays, les arguments de M. Le Pen (sa fille aujourd’hui) et du Front National sont, pour l’essentiel, fondés sur l’immigration. Ils ont pour résultat de détourner les Français et les Catholiques du véritable problème qui affecte notre pays, en leur laissant accroire que celle-ci est la cause principale de leurs problèmes, alors qu’elle n’est qu’une cause instrumentale dont Dieu se sert pour la punition de nos innombrables péchés. L’immigration musulmane (2) n’est, en réalité, que la conséquence de l’effondrement spirituel (la cause efficiente) de nos gouvernants et de la société française, le vrai problème de la France.

     Quand bien même il n’y aurait pas un seul étranger de culture musulmane en France, l’indifférence et le mépris pour Notre-Seigneur sont tels que Dieu les ferait venir pour nous châtier. Rappelons-nous, faisons notre profit, en tirant les conséquences qui s’imposent, de l’histoire du peuple d’Israël et des invasions assyriennes et babyloniennes venant faire expier leur apostasie religieuse.  

« Car tout ce qui est écrit a été écrit pour notre instruction, afin que, par la patience et par la consolation que donnent les Ecritures, nous possédions l’espérance » (Epître aux Romains XV, 4)

     Saint Paul, dans cette Epître, nous enseigne que tout ce qui est écrit dans l’Ancien Testament à une valeur permanente pour ce qui concerne l’instruction morale et religieuse des chrétiens.  

     En 1870, en 1914 et en 1939 combien d’étrangers en France ? Ces guerres, véritables châtiments divins, venant sanctionner la constante dégénérescence spirituelle de la France commencée à la Renaissance et accélérée depuis 1789, ont-elles incité notre pays à opérer son retour vers Dieu ? La réponse est aisée. Tout le problème de la France est contenu dans son apostasie. Il s’agit donc d’un problème de foi (3) et de respect envers Dieu. Les problèmes économiques et sociaux en sont la résultante. Pour le résoudre, il faut donc un retour sincère vers Dieu et ses préceptes, la fidélité envers les enseignements sociaux de l’Eglise : ce que la France a rejetés, et, au niveau politique et gouvernemental, un homme véritablement catholique, ayant une foi ferme, et prêt à en assumer toutes les exigences. Un homme politique dont la foi est la réplique exacte de celle décrite ci-dessous par le Pape Pie XII, et non la caricature de celle-ci. 

« (…) Nous appelons foi ferme, une foi absolue, sans réserves et sans réticences, une foi qui ne bronche pas devant les ultimes conséquences de la vérité, qui ne recule pas devant ses plus rigoureuses applications. (…) » (Lors de son discours aux congressistes de l’Union internationale des Ligues féminines catholiques, le 12 septembre 1947)

     Malheureusement pour la France on n’en voit point de ce calibre, à l’horizon, pour l’instant. Alors, aucune illusion à se faire avec les prochaines élections. Elle continuera de descendre toujours plus bas entraînant ses fils et ses filles au comble du désespoir, oubliant les châtiments de Sodome, ceux d’Israël, et les leçons sanglantes de sa propre histoire, mais se glorifiant dans l’étalage nauséabond de ses ignominies morales et contre-nature : ses assassinats barbares et légalisés que sont l’infanticide ou avortement, la perversion du mariage, sa propagande voilée pour l’euthanasie, ce qu’elle nomme, ayant perdu tout sens moral, ses '' avancées sociales '', mais qui ne sont que les stigmates purulents de sa décadence morale, de sa putréfaction intellectuelle et de sa trahison spirituelle. Et cela, jusqu’à l’heure marquée par Dieu pour son rétablissement comme « fille aînée de l’Eglise » en retrouvant son chemin vers Jésus-Christ, en restaurant la monarchie chrétienne et, ainsi, assumer sa vraie mission - confiée par Saint Rémy, à Clovis, au Baptistère de Reims en 496 - lors de son alliance avec Dieu : être le rempart de l’Eglise, demeurer fidèle aux enseignements des Papes, et promouvoir le règne du Christ dans le monde.

 (A suivre…« Immigration et récupération politique de Sainte Jeanne d’Arc – 2 »…si Dieu veut) 

René Pellegrini 

(1) Il souffrit beaucoup en la persécution de Maximien, mais il mourut lorsque l’Eglise était en paix sous l’empire de Constantin. A cause de ses grands travaux les martyrologes anciens l’appellent saint Melchiade martyr, et l’Eglise le célèbre comme tel.

(2) L’immigration invasion européenne est facilitée par la complaisance et l’aveuglement spirituel de nos dirigeants, porteurs récurrents de valises étrangères, devenus les valets du Q.G des forces occultes de l’anticatholicisme américain et de ses satellites, et traîtres aux intérêts de la nation française : comportements propres à l'anti-France, qui relèvent de la haute trahison. L’Islam et l’humanisme antichrétien de la Renaissance avec sa dernière sécrétion : le mondialisme, sont les deux fruits et instruments de la kabbale juive, utilisés pour miner et tenter de détruire le christianisme.

(3) Un problème de foi car c’est sur la base de celle-ci et de son alliance avec Dieu, lors de la conversion de Clovis au Christ, que fut créé ce qui devint la France.

496,1789,1870,1939,alliance avec dieu,apostasie,aveuglement,avortement,catholiques,cause efficiente,châtiments,chrétiens,christianisme,clovis,consolation,conversion,décadence,désespoir,dieu,eglise,élections,espérance,étrangers,euthanasie,fidélité,fille aïnée de l'eglise,foi,france,front national,humanisme,ignominies,immigration,indifférence,invasion,islam,israël,jeanne d'arc,jésus-christ,kabbale,le pen,mariage,mépris,monarchie,morale,notre-seigneur,papes,patience,perversion,péchés

496,1789,1870,1939,alliance avec dieu,apostasie,aveuglement,avortement,catholiques,cause efficiente,châtiments,chrétiens,christianisme,clovis,consolation,conversion,décadence,désespoir,dieu,eglise,élections,espérance,étrangers,euthanasie,fidélité,fille aïnée de l'eglise,foi,france,front national,humanisme,ignominies,immigration,indifférence,invasion,islam,israël,jeanne d'arc,jésus-christ,kabbale,le pen,mariage,mépris,monarchie,morale,papes,patience,perversion,péchés,renaissance

 

 

26/03/2013

Prière du matin

PAGE ACCEUIL SITE03.jpg

Fête de Saint Braule (1)

(Evêque de Saragosse 646)  

 Déjà mis sur blogue le 26 mars 2013

PRIÈRE DU MATIN   

 

Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il. 

Mettons-nous en la présence de Dieu et adorons-le   

     Très sainte et très auguste Trinité, Dieu unique en trois Personnes, je crois que vous êtes ici présent. Je vous adore avec les sentiments de l’humilité la plus profonde, et je vous rends de tout mon coeur les hommages qui sont dus à votre souveraine Majesté. 

ACTE DE FOI   

     Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que vous avez révélées, et que vous nous enseignez par votre Eglise, parce que, étant la Vérité même, vous ne pouvez ni vous tromper, ni nous tromper. 

ACTE D’ESPÉRANCE 

     Mon Dieu, j’espère avec une ferme confiance, que vous me donnerez, par les mérites de Jésus-Christ, votre grâce en ce monde et, si j’observe vos commandements, le bonheur éternel dans l’autre, parce que vous l’avez promis, et que vous êtes fidèle dans vos promesses. 

ACTE DE CHARITÉ 

     Mon Dieu, je vous aime de tout mon coeur, et par-dessus toutes choses, parce que vous êtes infiniment bon et infiniment aimable, et j’aime mon prochain comme moi-même pour l’amour de vous. 

Remercions Dieu des grâces qu’Il nous a faites et offrons-nous à Lui. 

     Mon Dieu, je vous remercie très humblement de toutes les grâces que vous m’avez faites jusqu’ici. C’est encore par un effet de votre bonté que je vois ce jour ; je veux aussi l’employer uniquement à vous servir. 

     Je vous en consacre toutes les pensées, les paroles, les actions et les peines. Bénissez-les, Seigneur, afin qu’il n’y en ait aucune qui ne soit animée de votre amour, et qui, ne tende à votre plus grande gloire. 

Formons la résolution d’éviter le péché et de pratiquer la vertu. 

     Adorable Jésus, divin modèle de la perfection à laquelle nous devons aspirer, je vais m’appliquer autant que je le pourrai, à me rendre semblable à vous : doux, humble, obéissant, chaste, zélé, patient, charitable et résigné comme vous ; et je ferai particulièrement tous mes efforts, pour ne pas retomber aujourd’hui dans les fautes que je commets si souvent, et dont je souhaite sincèrement de me corriger. 

Demandons à Dieu les grâces qui nous sont nécessaires. 

     Mon Dieu, vous connaissez ma faiblesse. Je ne puis rien sans le secours de votre grâce. Ne me la refusez pas, ô mon Dieu, proportionnez-là à mes besoins ; donnez-moi assez de force, pour éviter tout le mal que vous défendez, pour pratiquer tout le bien que vous attendez de moi, et pour souffrir patiemment toutes les peines qu’il vous plaira de m’envoyer.   

Le Pater (Notre Père), 

L’Ave Maria (Je vous salue Marie) 

Le Credo (Je crois en Dieu), 

Le Confiteor (Je confesse à Dieu) 

Ensuite :  

Invoquons la Sainte Vierge, Saint Joseph, notre bon Ange et notre Saint Patron. 

     Sainte Vierge, Mère de Dieu, ma Mère et ma Patronne, je me mets sous votre protection, et je me jette avec confiance dans le sein de votre miséricorde. Soyez, ô Mère de bonté, mon refuge dans mes besoins, ma consolation dans mes peines, et mon avocate auprès de votre adorable Fils, aujourd’hui, tous les jours de ma vie, et particulièrement à l’heure de ma mort. 

     Très Saint Patriarche Saint Joseph, par cette sollicitude pleine d’amour avec laquelle vous vous êtes occupé en ce monde de Jésus et de Marie, daignez veiller sur notre existence jusqu’au dernier soupir. 

     Ange du ciel, mon fidèle et charitable guide, obtenez-moi d’être si docile à vos inspirations, et de régler si bien mes pas, que je ne m’écarte en rien de la voie des commandements de mon Dieu.   

     Grand Saint, dont j’ai l’honneur de porter le nom, protégez-moi, priez pour moi, afin que je puisse servir Dieu, comme vous, sur la terre, et le glorifiez éternellement avec vous dans le ciel. Ainsi soit-il.     

(Prière prise dans mon Livre des Exercices spirituels de Saint Ignace de Loyola)

 

Elle se fait au lever, avant tout autre chose,

à genoux et devant un Crucifix lorsque cela est possible

ou que les conditions de santé le permettent.

Nota bene : 

     On récite cette prière en s’efforçant d’avoir les sentiments de piété qu’elle exprime. Le respect de la ponctuation facilite l’expression de ces sentiments.

René Pellegrini

 

13/01/2013

L'Esprit du bien et l'Esprit du mal - 2

PAGE ACCEUIL SITE03.jpg

Fête de Saint Hilaire de Poitiers (1)

(Evêque de Poitiers vers 364-378)

 

CHAPITRE 1

 

L’ESPRIT DU BIEN ET L’ESPRIT DU MAL - 2

     En attendant, l’existence de deux Esprits opposés suppose l’existence d’un monde supérieur au nôtre. Par là, nous entendons un monde composé d’êtres plus parfaits et plus puissants que nous, dégagés de la matière et purement spirituels : Dieu, les anges bons et mauvais, en nombre incalculable ; monde des causes et des lois, sans lequel le nôtre n’existerait pas ou marcherait au hasard, comme le navire sans boussole et sans pilote ; monde pour lequel l’homme est fait et vers lequel il aspire ; monde qui nous en enveloppe de toutes parts, et avec lequel nous sommes incessamment en rapports ; à qui nous parlons, qui nous voit, qui nous entend, qui agit sur nous et sur les créatures matérielles, réellement, efficacement, comme l’âme agit sur le corps.

     Loin d’être une chimère, l’existence de ce monde supérieur est la première des réalités. La religion, l’histoire, la raison, se réunissent pour en faire l’article fondamental de la foi du genre humain. Aujourd’hui plus que jamais, il est nécessaire de le démontrer : car la négation du surnaturel est la grande hérésie de notre temps. Naguère M. Guizot (2) lui-même en faisait la remarque. Il écrivait :

     « Toutes les attaques dont le christianisme est aujourd’hui l’objet, quelque diverses qu’elles soient dans leur nature ou dans leur mesure, partent d’un même point et tendent à un même but, la négation du surnaturel dans les destinées de l’homme et du monde, l’abolition de l’élément surnaturel dans la religion chrétienne, dans son histoire comme dans ses dogmes. Matérialistes, panthéistes, rationalistes, sceptiques, critiques, érudits, les uns hautement, les autres très discrètement, tous pensent et parlent sous l’empire de cette idée, que le monde et l’homme, la nature morale comme la nature physique, sont uniquement gouvernés par des lois générales, permanentes et nécessaires, dont aucune volonté spéciale n’est jamais venue et ne vient jamais suspendre ou modifier le cours. » (3)

     Rien n’est plus exact. Nous ajouterons seulement qu’indiquer le mal n’est pas le guérir. Afin de mettre sur la voie du remède, il aurait fallu dire comment, après dix-huit siècles de surnaturalisme chrétien, l’Europe actuelle se trouve peuplée de naturalistes de toute nuance, dont la race, florissante dans l’antiquité païenne, avait disparu depuis la prédication de l’Evangile (4). Quoi qu’il en soit, les négations individuelles s’évanouissent devant les affirmations générales. Or, le genre humain a toujours affirmé l’existence d’un monde surnaturel.

     L’existence d’une religion chez tous les peuples est un fait. Ce fait est inséparable de la croyance à un monde surnaturel.

« C’est, continue M. Guizot, sur une foi naturelle au surnaturel, sur un instinct inné du surnaturel que toute religion se fonde. Dans tous les lieux, dans tous les climats, à toutes les époques de l’histoire, à tous les degrés de la civilisation, l’homme porte en lui ce sentiment, j’aimerais mieux dire ce pressentiment, que le monde qu’il voit, l’ordre au sein duquel il vit, les faits qui se succèdent régulièrement et constamment autour de lui, ne sont pas tout. En vain il fait chaque jour dans ce vaste ensemble des découvertes et des conquêtes ; en vain il observe et constate savamment les lois permanentes qui y président : sa pensée ne se renferme point dans cet univers livré à la science. Ce spectacle ne suffit point à son âme ; elle s’élance ailleurs ; elle cherche, elle entrevoit autre chose ; elles aspire pour l’univers et pour elle-même à d’autres destinées, à un autre maître : Par delà tous les cieux, le Dieu des cieux réside, a dit Voltaire ; et le Dieu qui est par delà les cieux, ce n’est pas la nature personnifiée, c’est le surnaturel en personne. C’est à lui que les religions s’adressent ; c’est pour mettre l’homme en rapport avec lui qu’elles se fondent. Sans la foi instinctive de l’homme au surnaturel, sans son élan spontané et invincible vers le surnaturel, la religion ne serait pas. » (3)

     Le genre humain ne croit pas seulement à l’existence isolée d’un monde surnaturel, il croit encore à l’action libre et permanente, immédiate et réelle de ses habitants sur le monde inférieur. De cette foi constante nous trouvons la preuve dans un fait non moins éclatant que la religion elle-même, c’est la prière :

     « Seul entre tous les êtres ici-bas, l’homme prie. Parmi les instincts moraux, il n’y en a point de plus naturel, de plus universel, de plus invincible que la prière. L’enfant s’y porte avec une docilité empressée. Le vieillard s’y replie comme dans un refuge contre la décadence et l’isolement. La prière monte d’elle-même sur les jeunes lèvres qui balbutient à peine le nom de Dieu, et sur les lèvres mourantes qui n’ont plus la force de le prononcer. Chez tous les peuples, célèbres ou obscurs, civilisés ou barbares, on rencontre à chaque pas des actes et des formules d’invocation. Partout où vivent des hommes, dans certaines circonstances, à certaines heures, sous l’empire de certaines impressions de l’âme, les yeux s’élèvent, les mains se joignent, les genoux fléchissent, pour implorer ou pour rendre grâces, pour adorer ou pour apaiser. Avec transport ou avec tremblement, publiquement ou dans le secret de son cœur, c’est à la prière que l’homme s’adresse en dernier recours, pour combler les vides de son âme ou porter les fardeaux de sa destinée. C’est dans la prière qu’il cherche, quand tout lui manque, de l’appui pour sa faiblesse, de la consolation dans ses douleurs, de l’espérance pour la vertu. » (4)

(A suivre…« L’Esprit du bien et l’Esprit du mal – 3 »…si Dieu veut)

 

- Les gras dans le texte et les notes 1 et 2 sont de moi. Les autres de Mgr Gaume.

(1) Docteur de l’Eglise, il fut le fléau des hérétiques. Pour sa mort, les auteurs varient : entre 364 et 378, sous les règnes de Valentinien I et Valens.

(2) François Pierre Guillaume Guizot (1787-1874), fut un historien et homme politique français, membre de l’académie française. D’origine protestante (Huguenot)

(3) Dans son ouvrage « L’Eglise et la société chrétienne » rédigé en 1861, chapitre IV, p.19 et 20 – Dans sa prétendue Vie de Jésus, Renan vient de donner tristement raison à M. Guizot. Renan n’est qu’un écho.

(4) Dans l’ouvrage de Mgr Gaume, le Rationalisme.

(5) L’Eglise et la société chrétienne, chapitre IV, page 22.

René Pellegrini

Capture05.jpg

26/10/2012

Les références pour le traité du Saint-Esprit

PAGE ACCEUIL SITE03.jpg

Fête de Saint Evariste (1)

(Pape et martyr 121)

 

Les références pour le traité du Saint-Esprit

 

âme,amour,auteurs chrétiens,bayle,bible,bienheureux,bucer,catéchismes,catéchumènes,christianisme,clergé,cœur,collèges,concile de trente,conduite,conférences,consolation,constitutions pontificales,délices,dieu créateur,docteur angélique,doctrine,douleur,droit public,droit social,ecclésiastique,efforts,eglises,encouragement,esprit du bien,esprit du mal,facultés,fécondité,fidèles,fidélité,force,gloire,hérésie,heureux,intelligences,jean xxii,jésus-christ,journaux,juifs d'alexandrie,jules iii,livres,lumière,marcel ii,martyr,merveilles     Pour remplir notre tâche, trois fois difficile par sa nature, par son étendue et par la précision théologique qu’elle demande, nous avons, sans parler des conciles et des constitutions pontificales, appelés à notre aide les oracles de la vraie science, les Pères de l’Eglise. Leur doctrine sur le Saint-Esprit est si profonde et si abondante, que rien ne peut la remplacer. Ajoutons qu’aujourd’hui on la connaît si peu, qu’elle offre tout l’intérêt de la nouveauté.

     S’agit-il de préciser les vérités dogmatiques par des définitions rigoureuses, de donner la dernière raison des choses, ou de montrer l’enchaînement hiérarchique qui unit les éléments de notre formation divine ? Dans ces questions délicates, saint Thomas (2) nous a servi de maître. Puissent les nombreuses citations que nous lui avons empruntées le faire connaître de plus en plus, et accélérer le mouvement qui reporte aujourd’hui les esprits sérieux vers ce foyer incomparable de toute vraie science, divine et humaine !

     N’est-il pas temps de revenir, demandons-nous à ce propos, de l’aberration qui a été si funeste au clergé, aux fidèles, à l’Eglise, à la société elle-même ? Il existe un génie, unique en son genre, que l’admiration des siècles appelle le Prince de la théologie, l’Ange de l’école, le Docteur angélique ;(3) un génie dont l’étendue embrasse dans une immense synthèse toutes les sciences théologiques, philosophiques, politiques, sociales, et qui les a toutes enseignées avec une clarté et une profondeur incomparables ; un génie dont la doctrine est tellement sûre, qu’au concile de Trente (4), ses écrits, par un privilège inconnu dans les annales de l’Eglise, ont mérité d’être placés à côté de la Bible elle-même ; un génie auquel le Vicaire de Jésus-Christ, en canonisant ses vertus, a rendu ce témoignage solennel : « Autant frère Thomas a écrit d’articles, autant de miracles il a faits. Lui seul a plus éclairé l’Eglise que tous les autres docteurs. C’est une encyclopédie qui tient lieu de tout. A son école, on profite plus, dans un an, qu’à celle de tous les autres docteurs pendant toute la vie. » (5) Enfin, pour que rien ne manque à sa gloire, un génie tellement puissant, qu’un hérésiarque du seizième siècle ne craignait pas de dire : « Otez Thomas, et je détruirai l’Eglise. (6) »   

     Ainsi, on doit considérer saint Thomas, placé au milieu des siècles, tout à la fois comme un réservoir où sont venus se réunir tous les fleuves de doctrine de l’Orient et de l’Occident, et comme un crible par lequel, dégagées de tout ce qui n’est pas haute et pure science, les eaux de la tradition nous arrivent fraîches et limpides sans avoir rien perdu de leur fécondité.

     Or, ce docteur, ce saint, ce maître si utile à l’Eglise et si redoutable à l’Hérésie, la Renaissance l’a banni des séminaires, comme elle a banni des collèges tous les auteurs chrétiens. Il y a moins de trente ans, quel professeur de théologie, de philosophie, de droit social, parlait de saint Thomas ? Qui connaissait ses ouvrages ? Qui les lisait ? Qui les méditait ? Qui les imprimait ? Par qui et par quoi l’a-t-on remplacé ?

     Sans le savoir, on avait donc réalisé, en partie du moins, le vœu de l’hérésiarque. Aussi, qu’est-il arrivé ? Où est aujourd’hui parmi nous la science de la théologie, de la philosophie et du droit public ? Dans quel état se trouvent l’Eglise et la société ? Quelle est la trempe des armes employées à leur défense ? Quelle est la profondeur, la largeur, la solidité, la vertu nutritive de la doctrine distribuée aux intelligences dans la plupart des ouvrages modernes : livres, journaux, revues, conférences, sermons, catéchismes ? Nous n’avons pas à répondre. Il nous est plus doux de saluer le mouvement de retour qui se manifeste vers saint Thomas. Heureux si ces quelques lignes, échappées à ce qu’il y a de plus intime dans l’âme, la douleur et l’amour, pouvaient le rendre plus général et plus rapide !

     Nous exprimons un dernier vœu, c’est de voir se réveiller, dans le clergé et dans les fidèles, l’ardeur apostolique pour le Saint-Esprit. S’il est vrai qu’entre les temps actuels et les premiers siècles du christianisme, il existe plus d’un rapport, ajoutant un nouveau trait de ressemblance par notre empressement à connaître et par notre fidélité à invoquer la troisième Personne de l’adorable Trinité, source inépuisable de lumière, de force et de consolation.

     Que les paroles du Sage, appliquées au Saint-Esprit et si bien comprises de nos aïeux, deviennent l’encouragement de nos efforts et la règle de notre conduite :

« Bienheureux l’homme qui demeure dans la Sagesse, qui médite ses perfections et avec elle étudie les merveilles du Dieu créateur, rédempteur et glorificateur ; qui rumine ses voies dans son cœur ; qui approfondit ses mystères ; qui la poursuit comme le chasseur, et se met en embuscade pour la surprendre ; qui regarde par ses fenêtres ; qui écoute à ses portes ; qui se tient près de sa maison, et qui plante à ses murailles le clou de sa tente, afin d’habiter sous sa main. A l’ombre de cette divine Sagesse, lui et ses fils, ses facultés, ses œuvres, sa vie et sa mort, goûteront les délices de la paix. Elle-même les nourrira de ses fruits, les protégera de ses rameaux ; et, à l’abri des tempêtes, ils vivront heureux et reposeront dans la gloire : Et in gloria ejus requiescet. » (Ecclésiastique XIV, 22-27) (7)

FIN DE L’INTRODUCTION

(A suivre…« L’Esprit du bien et l’Esprit du mal »…si Dieu veut)

- C’est moi qui mets en gras dans le texte et les notes ci-dessous. Les notes 5 et 6 sont de l’auteur.

(1) Il mourut martyr sous l’empire d’Adrien. On ignore comment il fut couronné du martyre, mais l’Eglise le tient pour martyr.

(2) Il s’agit de Saint Thomas d’’Aquin et non de saint Thomas l’apôtre et disciple de Jésus-Christ.

(3) En italique dans le texte.

(4) Il se déroula sur dix-huit ans (1545-1563) et couvrit cinq pontificats : Paul III ; Jules III ; Marcel 2 ; Paul IV et Pie IV.

(5) Bulle du Pape Jean XXII, Vie de Saint Thomas, par le Père Touron, article 55, 7 mars, n° 81

(6) Malgré les dénégations de Bayle, ce mot est de Bucer (théologien protestant)

(7) Ce sont les Pères latins qui ont appelé ce livre l’ « Ecclésiastique » à cause du fréquent emploi dont il était l’objet dans les Eglises, pour l’instruction des fidèles et des catéchumènes. Les textes grecs lui donnent le nom de « Sagesse de Jésus, fils de Sirach ». Les Juifs et toutes les sectes issues du protestantisme nient la canonicité de ce livre, bien qu’elle soit attestée  par une série ininterrompue de témoignages venant aussi bien de la tradition juive que chrétienne. Ce livre est inclus dans la Bible des Juifs d’Alexandrie, appelée version grecque des Septante, et diverses citations des apôtres dans le Nouveau Testament sont un écho des pages de l’ « Ecclésiastique »

- Il semble que Mgr Gaume ait voulu gloser légèrement le texte biblique. Je mets donc ci-dessous le texte tel qu’il apparaît dans la version catholique de la Vulgate.

« Bienheureux l’homme qui demeure dans la Sagesse, et qui méditera sur sa justice, et en son esprit pensera au regard examinateur de Dieu ; qui recherche ses voies en son propre cœur, et qui pénètre dans ses secrets, allant après elle comme un investigateur, et s’arrêtant dans ses voies ; qui regarde par ses voies ; qui regarde par ses fenêtres, et écoute à sa porte ; qui se repose auprès de sa maison, et qui dans ses murailles enfonçant un pieu établira sa cabane à ses côtés ; et ses biens se conserveront dans sa cabane à jamais ; il établira ses fils sous son couvert et demeurera sous ses branches ; il sera protégé sous son couvert contre la chaleur, et il reposera dans sa gloire. »

Capture05.jpg

âme,amour,auteurs chrétiens,bayle,bible,bienheureux,bucer,catéchismes,catéchumènes,christianisme,clergé,cœur,collèges,concile de trente,conduite,conférences,consolation,constitutions pontificales,délices,dieu créateur,docteur angélique,doctrine,douleur,droit public,droit social,ecclésiastique,efforts,eglises,encouragement,esprit du bien,esprit du mal,facultés,fécondité,fidèles,fidélité,force,gloire,hérésie,heureux,intelligences,jean xxii,jésus-christ,journaux,juifs d'alexandrie,jules iii,livres,lumière,marcel ii,martyr,merveilles