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22/03/2014

faut-il voter ? - 5 : Le vote blanc - 1

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Fête de Sainte Catherine de Suède

(Vierge, fille de Sainte Brigitte 1381)

 

FAUT-IL VOTER ? – 5

 

LE VOTE BLANC - 1

 

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     En définitive, peu importe pour qui vous voterez, l’important étant de continuer à faire fonctionner la machinerie infernale et subversive de la démocratie révolutionnaire,  d’assurer sa ‘’légitimité’’ et de lui permettre de faire encore illusion, en lui injectant le ‘’sang’’ nécessaire qu’est le vote du peuple dit ‘’souverain, alors que les décisions fondamentales qui conditionnent l’existence et la vie de cet électeur - non moins que celle de son pays - sont prises, depuis longtemps, par des instances et des personnes non élues et supra-nationales. La suprême imposture du ‘’ peuple souverain’’ n’est plus qu’un artifice trompeur pour naïfs, chloroformés ou lobotomisés par la propagande ambiante, et un credo nécessaire à faire pénétrer et maintenir dans les esprits par les ambitieux de pouvoir, les opportunistes et les tireurs de ficelles.

     En votant, vous cautionnez cette tromperie du suffrage universel car on peut gouverner avec un faible pourcentage de votants. Imposture déjà soulignée par ces paroles que l’on attribue au Pape Pie IX : « Suffrage universel, mensonge universel » lors de son discours du 5 mai 1874 :

« Je bénis tous ceux qui coopèrent à la résurrection de la France. Je les bénis dans le but (laissez-moi vous le dire) de les voir s’occuper d’une œuvre bien difficile mais bien nécessaire, celle qui consiste à faire disparaître ou à diminuer une plaie horrible qui afflige la société contemporaine, et qu’on appelle le suffrage universel. Remettre la décision des questions les plus graves aux foules, nécessairement inintelligentes et passionnées, n’est-ce pas se livrer au hasard et courir volontairement à l’abîme ? Oui, le suffrage universel mériterait plutôt le nom de folie universelle ; et quand les sociétés secrètes s’en emparent, comme il arrive trop souvent, celui de mensonge universel. » (R.P. Limbour, Vie populaire de Pie IX, 1904, Société Saint-Augustin, Paris, Chapitre XIII : Paroles de Pie IX sur les erreurs modernes, pp. 114-115). 

     En votant, vous cautionnez les institutions qui ont consacré l’apostasie nationale de la France inscrite dans sa déclaration « La France est une République laïque » avec la bénédiction de cardinaux français félons (1) 

      En votant, vous donnez votre suffrage pour un candidat qui ne peut faire acte de candidature que par le préalable d’un serment constitutionnel qui le soumet à cette apostasie.

     En votant, vous perpétuez sur la France les pratiques de l’appareil institutionnel et législatif imbibés d’esprit judéo-maçonnique. Ces deux entités subversives de l’ordre social et familial chrétiens, fondamentalement anticatholiques et antichrétiennes et associées dans la déchristianisation patente de notre pays, en compagnie des divers mouvements qu’elles ont suscités : sectes religieuses, révolutionnaires et libérales.

     S’en remettre aux urnes de la République démocratique et révolutionnaire pour sauver ou restaurer la France, c’est faire appel à des ‘’angelots’’ comme Staline ou khmers rouges pour sauver l’Eglise catholique.

     Espérer une solution pour la France en comptant sur l’élu de « la plaie horrible ou folie universelle » des urnes républicaines laïques c’est, comme pour l’enfant, croire au Père Noël. A la différence que, de nos jours, les enfants se guérissent très vite de la croyance en ce grotesque personnage créé et mis en place pour faire ombrage, voire se substituer, à la Nativité de Jésus, alors que bien des adultes croient à l’imposture du suffrage universel jusqu’à la fin de leurs jours.

(A suivre… « Faut-il voter ? – 6 : Le vote blanc – 2 »…si Dieu veut)

 René Pellegrini

POST SCRIPTUM :

     3 anciens articles ont été ajoutés sur ce blogue dans la rubrique « Maitreya le faux Christ »

(1) Encouragement à voter OUI au référendum, par la déclaration du 17 septembre 1958 signée par les cardinaux : Maurice Feltin, Pierre Gerlier, Georges Grente, Achille Lienart et Clément Roques.

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20/02/2014

Faut-il voter ? - 4 : Le moindre mal

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 Fête de Saint Eucher

(Evêque d’Orléans, Confesseur 731) 

 

FAUT-IL VOTER ? - 4

 

LE MOINDRE MAL

   

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     Saint Thomas d’Aquin fait allusion «  au moindre mal » en traitant de «  la simulation est-elle toujours un péché ? » à partir de la glose sur Isaie III, 9 :

« La vue de leur visage leur a répondu, et comme Sodome, ils ont publié leur péché et ne l’ont pas caché ; malheur à leur âme, parce que les maux qu’ils avaient faits leur ont été rendus. »

     Après avoir mentionné quatre objections dont  Isaie III, 9, il conclut, en reprenant la glose sur Isaïe III, 9 en disant :

« La vertu de vérité fait que l’on se montre au-dehors tel qu’on est au-dedans, ce qui a lieu non seulement par des paroles, mais encore par des actes. Donc, s’il est contraire à la vérité de parler contre sa pensée, ce qui constitue le mensonge : il l’est aussi d’agir de manière à se faire passer pour autre que l’on est, ce qui constitue la simulation, qui est ainsi, à proprement parler, un mensonge en action. Or le mensonge est toujours un péché, quelle que soit sa manière ; la simulation est donc, elle aussi, toujours un péché. » (Somme Théologique (IIa-IIæ question 111, article 1)

     Quant au Pape Saint Grégoire le Grand interprétant une position de Saint Augustin sur deux péchés : « Lorsque l’esprit est contraint entre des péchés mineurs et de grands péchés, s’il n’a absolument aucun moyen d’échapper au péché, les mineurs doivent être choisis » ( Moralia, 32, 20, 39, PL 76, 659A). Toutefois, il maintient une restriction importante « s’il n’a absolument aucun moyen d’échapper au péché ». Or, en ce qui concerne le vote, il y a, pour l’instant, l’abstention.

     Cela fait déjà plus de deux siècles que les libéraux s’efforcent de culpabiliser les catholiques antilibéraux avec le prétexte du ''moindre mal''. Ce principe libéral fonctionne comme un dissolvant funeste qui petit à petit effrite les consciences pour ce qui est du bien véritable. Les grandes formations politiques de droite et de gauche, avec l’appui de leurs satellites que sont les petites formations, se sont passées le témoin pour nous amener de la loi du divorce à la loi sodomite de Madame Taubira, en passant par l’avortement, la pilule, la contraception et le Pacs : autant de violations des lois divines.

     Bien entendu, certains catholiques, en conscience, n’étaient pas d’accord avec certaines de ces lois, mais voilà le lamentable résultat du vote catholique libéral s’appuyant sur le ''moindre mal" ». A l’évidence, ce type de vote n’endigue rien du tout. 

     Un retour au bon sens devrait permettre aux catholiques, et à ceux qu’indignent cette décadence vertigineuse de la morale légalisée par les divers courants politiques portés au pouvoir, de rentrer en eux-mêmes et de vérifier la justesse du constat de Jacques Piou, député catholique de Saint Gaudens et chef de la ''droite indépendante'' :

« Le moindre mal, nous en mourrons. Le moindre mal peut être le pire des maux, c’est l’effacement, l’abdication, la complaisance pour les méchants. Il y a quelque chose de pire que le reniement déclaré, c’est l’abandon souriant des principes, c’est le lent glissement avec des airs de fidélité. » (Discours au banquet de la Presse régionale, Paris 1911)

     Jacques Piou a compris un peu tard l’inanité politique du « moindre mal » avec sa ''droite indépendante''. Pour un catholique, cette théorie est effectivement « un effacement, une abdication, une complaisance » devant « les méchants » que sont les violateurs croyants (ou incroyants) des lois divines. Ce comportement qu’engendre le "moindre mal'' se caractérise par « un abandon souriant des principes (…) avec des airs de fidélité » Mais, et c’est une évidence, il ne peut pas y avoir de fidélité pour Le Christ en abandonnant les principes sur lesquels elle se fonde. Il n’y a pas de degré dans la négation des principes issus de la vérité.

     De nos jours, la thèse du ''moindre mal'' appliquée aux élections invite, lors de chaque élection, à choisir entre la peste et le choléra. Dans l’ordre physique et médical, il est parfois nécessaire de choisir un moindre mal : entre la gangrène et une mort rapide, ou l’amputation d’un membre pour conserver et prolonger sa vie. Dans l’ordre moral, en théologie morale, le mal, même qualifié de ''moindre'' reste toujours un mal : Il ne peut faire l’objet d’un choix. Accomplir le moindre mal moral n’est jamais permis. Sur le plan moral, le moindre mal peut se tolérer mais jamais se faire car il est alors un mal moral. Dans les cas de figure que la Providence divine ménage, ou permet, dans le déroulement de notre vie, et les décisions à prendre en ces circonstances, on peut effectivement choisir un moindre mal mais en gardant bien présent à l’esprit : on ne peut le faire en péchant. Aujourd’hui, voter pour un candidat, aussi souriant, affable et sympathique soit-il, c’est voter pour un apostat ayant juré de faire allégeance et protéger une constitution laïque, d’essence satanique, immorale et impie, et comme fruit de sa laïcité affichée et appliquée, les principes et les lois qu’elle continuera de proposer sans aucune référence à Dieu.

(A suivre…« Faut-il voter ? – 5 : Le vote blanc »…si Dieu veut)

René Pellegrini

(1) Voir dans la rubrique « Présentation du site » les trois articles sur le libéralisme

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