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08/08/2018

Les bienfaits de la Royauté du Christ - 3 : La paix

     Dans l’article précédent sur la concorde, il a été précisé que la paix ajoute « à l’union des appétits (…) l’accord de chaque individu avec lui-même ». Se pose alors et s’approfondit, pour le Christ-Roi, la question : La paix est-elle identique à la concorde ? Après l’exposé de trois difficultés, Saint Thomas d’Aquin, selon son habitude, apporte à chacune d’elles la solution et conclut…

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14/02/2018

La morale juive talmudique - 1

Il ne s’agit pas d’être exhaustif mais de donner quelques textes sur ce qui fut enseigné, au moins jusqu’au XIXe siècle, aux Juifs de tous âges, supprimés dans les Talmuds modernes mais professés oralement…

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22/11/2017

La persévérance dans la prière

« Jésus, Fils de David, ayez pitié de moi ! » (Saint Luc XVIII, 38)

     Frappé de ces cris répétés, le Sauveur s’arrêta, et ordonna qu’on lui amène l’aveugle. Pourquoi, ô Dieu de clémence, l’avez-vous laissé crier si longtemps ?...

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09/08/2017

La mort du juste - 3

Levez-vous, âme fidèle, lui dit alors en secret son Seigneur et son Dieu : Elevare, consurge, Jerusalem : (Isaïe LI, 17). Vous qui avez bu toute l’amertume de mon calice, oubliez enfin vos larmes et vos peines passées…

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05/03/2016

Qui aime Jésus-Christ n'a point d'ambition en dehors de Jésus-Christ

     L’âme qui aime dieu ne se met en quête ni de l’estime ni de l’amour des hommes : son seul désir est de gagner le cœur de Dieu, unique objet de son amour.

     « Les honneurs du monde, observe saint Hilaire, font l’affaire du démon. » En effet, c’est bien pour l’enfer que travaille notre ennemi quand il fait entrer dans une âme tous ces désirs d’être estimé : car, l’humilité une fois perdue…

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04/04/2015

La mort du pécheur - 3

Oui, mes Frères, c’est dans ce dernier moment que toute votre vie s’offrira à vous, sous des idées bien différentes de celles que vous en avez aujourd’hui. Vous comptez maintenant les services rendus à l’état, les places que vous avez occupées, les actions où vous vous êtes distingués ; les plaies qui rendent encore témoignage à votre valeur…

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05/12/2014

La mort du pêcheur - 1

Nous avons beau éloigner de nous l’image de la mort, chaque jour nous la rapproche. La jeunesse s’éteint, les années se précipitent ; et, semblables, dit l’Ecriture, aux eaux qui coulent dans la mer et qui ne remontent plus vers leur source, nous nous rendons rapidement dans l’abîme de l’éternité, où, engloutis pour toujours, nous ne revenons plus sur nos pas repaître encore sur la terre 

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Le Sabbat : Introduction

     L’article sur le sabbat fera l’objet de plusieurs livraisons. Il fut rédigé en réponse à une lectrice adventiste de mon bulletin, qui m’écrivait :  « Que pensez-vous du passage d’Apocalypse XII, 17 ? Ne pensez-vous pas que lorsqu’on parle de ces commandements, ce sont les dix commandements ? Donc, si c’est les 10 commandements,

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24/09/2014

La mort du pécheur, et la mort du juste - 1

Les passions humaines ont toujours quelque chose d’étonnant et d’incompréhensible. Tous les hommes veulent vivre ; ils regardent la mort comme le dernier des malheurs ; toutes leurs passions les attachent à la vie : et cependant ce sont leurs passions elles-mêmes qui les poussent sans cesse…

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25/08/2014

La loi de Sodome - 3 : Que faire maintenant ? - 2

 

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23/07/2014

La loi de Sodome - 2 : Que faire maintenant ? - 1

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Fête de Saint Apollinaire

(Evêque de Ravenne et disciple de l’Apôtre Saint Pierre vers 79- 81)  

 

LA LOI DE SODOME – 2 

 

QUE FAIRE MAINTENANT ? - 1

 

« Tu ne t’approcheras point d’un homme comme d’une femme, parce que c’est une abomination » (Lévitique XVIII, 22)

« Il n’y aura point de femme publique d’entre les filles d’Israël, ni de prostitué d’entre les enfants d’Israël. » (Deutéronome XXIII, 17)

« C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions d’ignominie. Car leurs femmes ont changé l’usage naturel en l’usage contre nature. Et pareillement les hommes, l’usage naturel de la femme abandonné, ont brûlé de désirs l’un pour l’autre, l’homme commettant l’infamie avec l’homme, et recevant en eux-mêmes la récompense qui était due à leur égarement. » (I Corinthiens I, 26,27)

QUE FAIRE MAINTENANT ? – 1

     Il est clair qu’une autre société d'esprit judéo-maçonnique fondamentalement antichrétienne et anticatholique s’est progressivement mise en place depuis la Révolution dite française. Que pouvons-nous faire pour ces endiablés préparant et accentuant, de surcroît, les tragédies économiques, financières, morales, politiques et sociales d’aujourd’hui et de demain ? A vue humaine, pas grand-chose, à part prier pour eux, pour que Dieu, par sa grâce et dans sa miséricorde, puisse en ramener certains à résipiscence et sortir de ce processus idéologique et spirituel mortifères.

     En effet, Le système révolutionnaire instauré depuis 1789 a parfaitement été verrouillé, et son mode de fonctionnement, par influence soigneusement dissimulée, rendu apte à filtrer et faire dériver toute tentative pour le renverser, ou pouvant lui nuire véritablement dans sa collaboration, sur le plan éthique, aux projets de morale débridée planétaire que se proposent les planificateurs et collaborateurs de la république universelle, synonyme de dictature universelle. 

     En l’état actuel des choses, afin de ne pas être entraîné, selon la méthode éprouvée des révolutionnaires, dans des mouvements de masse devenus tout a fait inutiles (genre manifs ou ''mariage'' pour tous), sinon, à battre le pavé sans véritable succès, il est urgent et important de se rappeler, et de rappeler à ceux qui l’auraient oubliés, que Notre-Seigneur Jésus-Christ parla prophétiquement de son second avènement en faisant allusion aux conditions existantes aux jours du déluge, à l’époque de Noé : terre et toute chair corrompues et remplies d’iniquités, et aux jours de Sodome : pratiques contre-nature.

La terre aux jours de Noé :

« Or la terre fut corrompue et remplie d’iniquité. Lors donc que Dieu eut vu que la terre était corrompue (car toute chair avait corrompue sa voie sur la terre), il dit à Noé : La fin de toute chair est venue pour moi ; la terre est remplie d’iniquité à cause d’eux (…) Fais-toi une arche (…) ». (1) (Genèse VI, 11-14)

     L’état d’avancement de l’iniquité et de la corruption était tel dans la société contemporaine de Noé qu’il n’était plus possible, pour lui, de vouloir la réformer ; d’où la décision de Dieu « la fin de toute chair est venue pour moi. ». Mais pour lui et sa famille la nécessité de se protéger de la colère divine en se construisant « une arche »   

La terre aux jours du Fils de l’homme, c’est-à-dire aux jours de Jésus-Christ :

« Et comme il est arrivé aux jours de Noé, ainsi en sera-t-il aussi dans les jours du Fils de l’homme. Ils mangeaient et buvaient ; ils se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu’au jour ou Noé entra dans l’Arche ; et le déluge vint et il les perdit tous. (…) Et comme il est arrivé encore aux jours de Lot : ils mangeaient et buvaient, ils plantaient et bâtissaient ; mais le jour ou Lot sorti de Sodome, Dieu fit pleuvoir le feu et le soufre du ciel, et il les perdit tous : ainsi en sera-t-il le jour ou le fils de l’homme sera révélé. » (St Luc XVII, 26-30)

     Mise en parallèle, par Jésus-Christ, avec les conditions morales et sociales à l’époque de Noé et de lot. L’attitude qu’ils furent incités à adopter en ces circonstances, et l’exemple d’obéissance à Dieu qu’ils constituent pour nous-mêmes et notre famille.

     Ces impies insouciants et inconscients qui nous dirigent, exhalant une morale de fosses septiques, réfléchissant davantage avec leur portefeuille et leur sexe qu’avec leur intelligence, négateurs et insulteurs de Dieu, viennent de faire entrer législativement la France dans Sodome, au lieu d’en sortir.

     Il est urgent, avant le retour du « Fils de l’homme », sur un plan personnel et notre salut éternel, pour les chrétiens et tout homme de bonne volonté, de prendre ses distances, de sortir (1) de cette idéologie mortifère encourageant les dégradantes pratiques sodomites, et d’un système politique révolutionnaire corrompu et corrupteur, façonnant progressivement les hommes à son image, et poursuivant sa marche accélérée vers le règne de l’antéchrist, par la luciferisation progressive de la société grandement facilitée par l’expulsion de Dieu, de Notre-Seigneur Jésus-Christ et de la morale chrétienne, hors de ses institutions et de ses structures.

(A suivre…« La loi de Sodome – 3 : Que faire maintenant ? - 2 »…si Dieu veut)

René Pellegrini

(1) Comme Lot, neveu d’Abraham, sortit de Sodome avant que la colère de Dieu ne s’abatte sur cette ville et ses dépravés.

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20/06/2014

La loi de Sodome - 1 : émanation de la cité du diable

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Fête du Bienheureux Benincasa

(De l’Ordre des Servites 1426)  

 

LA LOI DE SODOME - 1

 

EMANATION DE LA CITE DU DIABLE

 

« Tu ne t’approcheras point d’un homme comme d’une femme,parce que c’est une abomination » (Lévitique XVIII, 22)

« Il n’y aura point de femme publique d’entre les filles d’Israël,ni de prostitué d’entre les enfants d’Israël. » (Deutéronome XXIII, 17)

« C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions d’ignominie. Car leurs femmes ont changé l’usage naturel en l’usage contre nature. Et pareillement les hommes, l’usage naturel de la femme abandonné, ont brûlé de désirs l’un pour l’autre, l’homme commettant l’infamie avec l’homme, et recevant en eux-mêmes la récompense qui était due à leur égarement. » (I Corinthiens I, 26,27)

LA LOI DE SODOME

     Gai, gai, marions-nous dit une comptine de mariage. Eh bien, voilà, c’est fait !

     Faisant suite à l’Afrique du Sud, l’Angleterre, l’Argentine, la Belgique, la Norvège, la Suède, la Nouvelle-Zélande, L’Ecosse, l’Espagne, le Brésil, le Canada, le Danemark, le Mexique, le Pays de Galles, le Portugal, les Etats-Unis (20 Etats), les Pays-Bas, l’Islande, l’Uruguay, une certaine France révolutionnaire, corrompue et dégoulinante de malpropreté morale, entérine les unions homosexuelles contre-nature. Honte à ces scandaleux mandataires et pourvoyeurs de l’enfer.

     Après les votes du Parlement par 329 voix contre 229 et du Sénat par 179 voix contre 157, soit 508 voix pour et 386 contre pour les deux assemblées, le Conseil constitutionnel, sans doute par crainte de relever le niveau, vient de promulguer ce nouveau vomissement de l’enfer contre les lois positives de Dieu. Faut-il s’en étonner ? Sûrement pas ! Cela était assez prévisible si, plutôt que se fier aux états d’âme, bons sentiments, ou illusions des uns et des autres, on veut bien considérer la prophétie inconditionnelle de Jésus sur les conditions morales et sociales avant son second avènement. (Le texte biblique sera mis dans la suite de cet article).

     J’avais mis en garde deux de mes connaissances à ne pas trop s’illusionner sur la manif pour tous, car nous vivons dans un système idéologique et politique perdu de moeurs ayant déjà - dans un crescendo diaboliquement planifié - fait exploser certaines barrières morales dans le but de bouleverser et de subvertir la vie éducative, familiale et sociale, en offrant aux français la panoplie législative facilitant la pratique du divorce, de la pilule, des préservatifs, de la contraception et de l’avortement.

     Cet article est écrit pour les catholiques, mais aussi pour les pratiquants des autres confessions religieuses ou philosophiques qui souffrent devant les ignominies que certains dirigeants dépravés et leurs supplétifs de la prostituée républicaine légalisent et promeuvent. Ces monstres d’iniquité, aveugles et conducteurs d’aveugles, véritables adorateurs et continuateurs de cette bête immonde que leurs prédécesseurs mirent en place en 1789 et exportèrent avec les guerres napoléoniennes et qui, sous le masque de la démocratie et des Droits de l’homme - sans Dieu - sécréta ces autres émanations de l’enfer, ces Molochs des temps modernes, abreuvés de sang, que furent le communisme et le nazisme, volontairement préparés par la haute finance internationale apatride, et suscités pour dynamiter le catholicisme et la chrétienté. Cette bête immonde se doit, maintenant, de parachever le travail préparatoire dissolvant et destructeur de ces deux idéologies mortifères en les synthétisant dans le mondialisme - nouveau masque de la Révolution - et sa tyrannie universelle.

     Après les attaques contre les préceptes divins que sont les atteintes à la procréation avec les pilules et les diverses méthodes contraceptives illégitimes, l’agression contre la vie avec l’avortement, l’euthanasie (en gestation) mais déjà pratiquée, et la dernière en date de ces ignominies : la légalisation, avec l’accord du Conseil constitutionnel, des unions homosexuelles et lesbiennes sorties de ces puits de l’abîme que sont l’Assemblée nationale et le Sénat approbateur. Cette loi et sa mise en pratique marquent la flétrissure de l’esprit, la conscience marquée au fer rouge de ces ignobles et pervers suppôts de Satan, promoteurs et consommateurs de Sodome et Gomorrhe que Dieu, dans sa Sainte Ecriture, qualifie d’ « abominables, prostitués, infâmes ». Ayant perdu tout sens moral, drapés dans une dignité humaine dont ils sont la négation même ils piétinent, sans vergogne et comme des porcs, les normes divines de l’ordre naturel, familial et social, et ouvrent bien grande la boite de pandore préparant la voie, posant les jalons menant à toutes les autres dérives, bassesses et ignominies que l’esprit dépravé pourra concevoir dans l’avenir, et qui, plus en descendra la pente de l’immoralité, se verront qualifiées, encore et toujours, de progrès sociaux.

     Cette frénésie d’immoralité et d’impiété que constituent ces assauts continuels contre toutes les lois divines permettent, dans ce contexte de mépris total de Dieu, d’appliquer à ces monuments d’iniquité, les paroles suivantes de Jésus :

« Vous avez le diable pour père, et vous voulez accomplir les désirs de votre père (…) » (St Jean VIII, 44)

(A suivre...« La loi de Sodome - 2 : Que faire maintenant ? - 1 »…si Dieu veut)

René Pellegrini

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21/05/2014

La conformité à la volonté de Dieu

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Fête de Saint Hospice

(Moine reclus 582)

 

LA CONFORMITE A LA VOLONTE DE DIEU

 

     Mon ami (e), mon frère, ouvre bien ton cœur et ton intelligence car l’histoire du Père Taulère que tu vas lire est l’application pratique, dans l'adversité, de l’enseignement de Notre-Seigneur. Le chemin le plus sûr et le plus court de la vraie perfection : la conformité à la volonté de Dieu.

*******

     Le Père Taulère, pieux et savant religieux de l’Ordre de Saint Dominique, rapporte à ce sujet un exemple touchant. Animé d’un vif désir de faire des progrès dans la vertu et ne se fiant pas à son savoir, il conjurait le Seigneur, déjà depuis huit ans, de lui envoyer quelqu’un de ses serviteurs qui lui enseignât le chemin le plus sûr et le plus court de la vraie perfection. Un jour qu’il ressentait ce désir plus vivement encore et qu’il redoublait ses supplications, une voix se fit entendre qui lui disait : « Va à telle Eglise et tu trouveras celui que tu cherches. » Le pieux docteur part aussitôt. Arrivé près de l’Eglise indiquée, il trouve à la porte un pauvre mendiant à demi couvert de haillons, les pieds nus et souillés de boue, d’un aspect tout à fait digne de pitié et qui semble devoir être plus occupé d’obtenir des secours temporels que propre à donner des avis spirituels. Cependant, Taulère l’aborde et lui dit : « Bonjour, mon ami. » - Maître - répond le mendiant – je vous remercie de votre souhait ; mais je ne me souviens pas d’avoir jamais eu de mauvais jours. » - « Eh bien ! » - reprend Taulère – que Dieu vous accorde une vie heureuse. » - « Oh ! – dit le mendiant – grâce au Seigneur, j’ai toujours été heureux ! Je ne sais pas ce que c’est d’être malheureux. » - « Plaise à Dieu, mon frère – reprend de nouveau Taulère étonné – qu’après le bonheur dont vous dîtes que vous jouissez, vous parveniez encore à la félicité éternelle. Mais je vous avoue que je ne saisis pas très bien le sens de vos paroles, veuillez donc me l’expliquer plus clairement. »

     « Ecoutez – poursuit le mendiant – non, ce n’est point sans raison que je vous ai dit que je n’ai jamais eu de mauvais jours, les jours ne sont mauvais que quand nous ne les employons point à rendre à Dieu, par notre soumission, la gloire que nous Lui devons ; ils sont toujours bons si, quelque chose qui nous arrive, nous les consacrons à le louer et nous le pouvons toujours avec la grâce. Je suis, comme vous voyez, un pauvre mendiant tout infirme et réduit à une extrême indigence, sans aucun appui ni abri dans le monde, je me vois soumis à bien des souffrances et à bien des misères de toute sorte. Eh bien ! Lorsque je ne trouve pas d’aumônes et que j’endure la faim, je loue le bon Dieu ; quand je suis importuné par la pluie ou la grêle ou le vent ou la poussière et les insectes, tourmenté par la chaleur ou par le froid, je bénis le bon Dieu ; quand les hommes me rebutent et me méprisent, je bénis et glorifie le Seigneur. Mes jours ne sont donc pas mauvais, car ce ne sont point les adversités qui rendent les jours mauvais ; ce qui les rend tels, c’est notre impatience, laquelle provient de ce que , notre volonté est rebelle, au lieu d’être soumise et de s’exercer, comme elle le doit, à honorer et à louer Dieu continuellement. »

     « J’ai dit, en outre, que je ne sais ce que c’est que d’être malheureux, qu’au contraire, j’ai toujours été heureux. Cela vous étonne. Vous allez en juger vous-même. N’est-il pas vrai que nous nous estimerions tous très heureux, si les choses qui nous arrivent étaient tellement bonnes et favorables qu’il nous fût impossible de rien souhaiter de mieux, de plus avantageux ? Que nous tiendrions pour bienheureuse une personne dont toutes les volontés s’accompliraient sans obstacles, dont tous les désirs seraient toujours satisfaits ? Sans doute, aucun homme ne saurait, en vivant selon les maximes du monde, arriver à cette félicité parfaite ; il est même réservé aux habitants du ciel, consommés dans l’union de leur volonté avec celle de Dieu, de posséder pleinement une telle béatitude. Cependant, nous sommes appelés à y participer dès ici-bas, et c’est au moyen de la conformité de notre volonté à la volonté de Dieu qu’il nous est donné d’avoir ainsi part à la félicité des élus. La pratique de cette conformité est, en effet, toujours accompagnée d’une paix délicieuse, qui est comme un avant-goût du bonheur céleste. Et il n’en peut être autrement, car celui qui ne veut que ce que Dieu veut ne rencontre plus aucun obstacle à sa volonté, tous ses désirs, n’ayant rien que de conforme au bon plaisir de Dieu, ne sauraient manquer d’être satisfaits ; il est donc bienheureux. »

     « Hé ! Mon Père, tel que vous me voyez, je jouis toujours de ce bonheur. Rien ne nous arrive, vous le savez, que Dieu ne le veuille ; et ce que Dieu veut est toujours ce qu’il y a de mieux pour nous. Je dois donc m’estimer heureux, quoi que ce soit que je reçoive de Dieu ou que Dieu permette que je reçoive des hommes. Et comment n’en serais-je pas heureux, persuadé, comme je le suis, que ce qui m’arrive est précisément ce qu’il y a pour moi de plus avantageux et de plus à propos ? Je n’ai qu’à me rappeler que Dieu est mon Père et que je suis son enfant. Un Père infiniment sage, infiniment bon et tout-puissant sait bien ce qui convient à ses enfants et ne manque pas de le leur donner. Ainsi, que les choses qui m’arrivent répugnent aux sentiments de la nature ou qu’elles les flattent, qu’elles soient assaisonnées de douceur ou d’amertume, favorables ou nuisibles à la santé, qu’elles m’attirent l’estime ou le mépris des hommes, je les reçois  comme ce qu’il y a, dans la circonstance, de plus convenable pour moi et j’en suis aussi content que peut l’être celui dont tous les goûts sont pleinement satisfaits. Voilà comment tout m’est sujet de joie et de bonheur. »

     Emerveillé de la profonde sagesse et de la haute perfection de ce mendiant, le théologien lui demande : « D’où venez-vous ? » - Je viens de Dieu, répond le pauvre. – « Vous venez de Dieu ! Et où l’avez-vous rencontré ? » Là où j’ai quitté les créatures. - Et où demeure-t-il ?Dans les cœurs purs et les âme de bonne volonté. – Mais qui êtes-vous donc ? – Je suis roi. – Ha ! Où est votre royaume ?Là-haut, dit-il, en montrant le ciel ; celui-là est roi, qui possède un titre certain au royaume de Dieu, son Père. – Quel est, demande enfin Taulère, le maître qui vous a enseigné une si belle doctrine ? Comment l’avez-vous acquise ? – Je vais vous le dire, répond le mendiant : « Je l’ai acquise en évitant de parler aux hommes, pour m’entretenir avec Dieu dans la prière et la méditation ; mon unique soin est de me tenir constamment et intimement uni à Dieu et à sa volonté sainte. C’est là toute ma science et tout mon bonheur. »

     Taulère savait désormais ce qu’il voulait savoir. Il prit congé de son interlocuteur et s’éloigna. « J’ai donc enfin trouvé - dit-il, une fois livré à ses réflexions – j’ai enfin trouvé celui que je cherchais depuis si longtemps. Oh ! Combien elle est vraie la parole de Saint Augustin :

« Voilà que les ignorants se lèvent et ravissent le ciel ; et nous, avec notre science aride, nous restons embourbés dans la chair et le sang. »

Extrait de : «  La divine Providence »

(Par le Père Saint-Jure et le Bienheureux Claude la Colombière)

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21/04/2014

Faut-il voter ? - 6 : Le vote blanc - 2

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Fête de Saint Anselme

(Archevêque de Cantorbéry, Docteur de l’Eglise 1109)

 

FAUT-IL VOTER ? – 6 

 

 LE VOTE BLANC – 2

 

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     La question que doit se poser un Catholique avant d’aller voter, s’il croit encore au Père Noël des adultes, et à la sortie du bourbier par le suffrage universel du mensonge institutionnalisé et socialisé qu’est la démocratie révolutionnaire, est la suivante : où mon candidat place-t-il dans son programme politique le Christ, sa loi morale et sociale en tant que prétendant à mon vote ? Si vous déduisez, ou s’il vous répond lui-même, qu’en politique il faut faire abstraction de la religion c’est-à-dire, en réalité, de Jésus-Christ, alors, vous pouvez estimer qu’en face de vous se trouve un aveugle inconscient, doublé d’un parfait imbécile qui devrait revoir cette question sous l’angle de la foi et de la philosophie chrétienne (1) - et non s’appuyer sur celle issue de l’esprit révolutionnaire antichrist ou libéral - et qui, au surplus, abandonne la source vive de tout bien. Un aveugle qui se propose de conduire d’autres aveugles vers plus de bonheur, de justice et de stabilité sociale, en se faisant le convoyeur complaisant de l’entreprise de destruction familiale et sociale qu’est la Révolution antichrist et libérale. Vous pouvez donc aller à la pêche ou rester chez vous. Du moins, c’est ce que je fais depuis des décennies.

     Et, pour ceux qui hésiteraient d’aller voter, avec l’aide des média et de la presse serviles on ressortira le fameux barrage ''Front républicain'' avec la fausse peur du danger Front National (2) et l’épouvantail du danger fasciste – jusqu’à maintenant ça fonctionne à tous les coups -  car, bien entendu, les supposés ''monstres'' ne sont qu’à l’extrême droite ou chez les adversaires de la démocratie sans Dieu. A gauche, à condition de faire l’impasse sur les faits historiques (national socialisme de Hitler, communisme et goulags de Staline et consort) et de brûler les livres d’histoire, de parfaits angelots bien propres.


     Et, pour en terminer avec le devoir électoral, ces propos de la fin du XIXe siècle de Blanc de Saint Bonnet, non démentis par les faits actuels :

 « Quand cesserons-nous de demander des solutions à la Révolution ? » Sachons les tenir du Christianisme et de l’Eglise ! Dans ce chaos étrange où nous sommes, les bons, bien qu’ils aient les yeux tournés vers la lumière, resteront impuissants ! Pourquoi ? Parce qu’ils espèrent mettre le navire à flot avec une partie des moyens qui le retiennent dans la vase ! Répétons-le à notre confusion : nous ne pouvons rien car nous sommes trop avant dans l’erreur. Pour relever l’ordre social il est besoin de la vérité totale. Or elle se montre à peine sur le seuil de nos cœurs. Au lieu, donc, d’assurer le retour de la santé et du bien, nous traînons la Révolution derrière nous. C’est nous qui ne sommes pas prêts. » (L’amour et la chute, Editions Vitte, 1898) 

     Il est grand temps de devenir adulte, de cesser, en tant que Catholiques, de « traîner la Révolution derrière nous en gardant les pieds dans la vase » (libérale et révolutionnaire) en regardant vers une tout autre direction, et en nous préparant à subir et à supporter la haine inextinguible de la République sans Dieu et de ses suppôts, car la Révolution sait très bien que ses véritables ennemis sont les antilibéraux, c‘est-à-dire ceux qui veulent que le Christ règne et retrouve ses droits sur la France, alors que les libéraux politiques et religieux de tout poil sont ses meilleurs auxiliaires et convoyeurs, en tant « qu’idiots utiles » comme disait Lénine.

  (A suivre…« Les prophéties sur la France – 1 : Préliminaire »…si Dieu veut)

P.S : Les articles sur « Les prophéties sur la France » ont été transférés » dans la rubrique : Politique – Prophéties sur la France

René Pellegrini

(1) En saine philosophie, la politique est une partie de la morale. Elle est ordonnée à la poursuite du bien commun qui est la vie vertueuse du plus grand nombre. Il n’y a pas de vraie politique sans morale. Or, celle-ci, avec la foi, est le domaine de compétence de l’Eglise. On comprend cette volonté satanique de séparer politique et religion et son martèlement incessant dans l’opinion publique par les révolutionnaires et leurs supplétifs inconscients. Ceci, afin de pouvoir déchristianiser plus facilement la France et lui proposer une politique de mœurs antichrétiennes, destinée à libérer et à satisfaire les désirs, les pulsions et les instincts les plus vils et dégradants.

(2) Afin d’éviter les mauvaises interprétations, les idées préconçues ou les procès d’intention, j’ai expliqué, sans ambiguïté, ma position sur cette question, en cinq articles, dans la rubrique : «  Politique – Le Front National. »

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02/02/2014

Le communisme est-il mort ? - 1

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Fête de la Purification de la très-sainte Vierge Marie

et de la Présentation de son précieux Fils au Temple


LE COMMUNISME EST-IL MORT ? - 1

     L’ article que vous allez lire a été publié en Mars 1995 dans le bulletin dont j’ai parlé par ailleurs. Je le cite tel qu’il fut rédigé à l’époque, hormis les parties en bleues. 

     On entend dire, ici ou là, par des laïcs et des hommes d’Eglise que le communisme, l’un des nombreux masques de la Révolution, et son idéologie totalitaire sont morts avec la chute du mur de Berlin. Il s’agit là, à mon avis, d’une erreur si l’on se réfère au récit des voyants de Fatima, du 13 juillet 1917 - et l’explication de Mgr Gaume (1) - notamment après la vision de l’enfer dans lequel vont aboutir les « âmes des pauvres pêcheurs » et la déclaration qui suit de la Sainte Vierge : 

« Pour les sauver (les âmes des pauvres pêcheurs) le Seigneur veut rétablir dans le monde la dévotion à mon cœur immaculé. »

    C’est donc le « Seigneur » qui, pour faire œuvre de salut, manifeste sa volonté d’établir la dévotion au Cœur Immaculé de sa Sainte Mère. 

   La prérogative divine dans l’établissement de cette nouvelle pratique ayant été précisée, la Sainte Vierge ajoute :

 « Je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice les premiers samedis. Si l’on écoute mes demandes, la Russie se convertira et l’on aura la paix. (…) »

     Elle devait être faite par le Pape accompagné, en même temps, des évêques du monde entier. Ce qui n'a pas été fait car c'est la consécration du monde qui fut effectuée par les autorités conciliaires, et non celle de la Russie.

     A moins de ne plus savoir ce qu’est, aujourd’hui comme hier, une véritable conversion, il faut, me semble-t-il, une bonne dose de crédulité ou d’inconscience pour croire que le communisme est mort et que la Russie se soit « convertie » suite à sa ''consécration'' et la chute du mur de Berlin. 

     Conversion d’autant moins sérieuse, lorsqu’on considère qu’au lieu des fruits de grâce et de sainteté qui devraient éclore dans ce pays, si tel était le cas, on voit surgir ce qu’engendre inexorablement l’opposé de la conversion : le chaos, le délabrement moral et la criminalité des maffias qui sont le fruit de la chair pécheresse et des tendances non mortifiées. 

     Quant à la « paix » qui aurait du résulter de cette conversion, l’incessante litanie des massacres dans l’ancienne URSS et dans le reste du monde, qu’ils soient ethniques, terroristes ou guerriers, suffit à la ranger au rayon des farces et attrapes, ou de la considérer comme une galéjade.

     En conséquence, c’est un mensonge éhonté d’affirmer que cette consécration de la Russie a été faite selon la formulation expresse et impérative de la Sainte Vierge  A savoir, la demande spécifique de « la consécration de la Russie » et elle seule.

    L’époque post-consécratoire dans laquelle nous serions aux dires de certains – et sans rire – nous situe aux antipodes des désirs de Notre Seigneur et de la Sainte Vierge. Décidément, ces ecclésiastiques ont besoin de collyre pour se frotter les yeux. Débilité intellectuelle ou aveuglement spirituel en punition de quelque péché ?

(A suivre...« Le communisme est-il mort ? – 2 »...si Dieu veut)

René Pellegrini

(1) Ici : http://lechrist-roi.hautetfort.com/archive/2014/01/07/le-...

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