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22/11/2013

Dogme qui a donné la division du monde surnaturel - 6

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Fête de Sainte Cécile (1)

(Vierge et martyre 232)

 

CHAPITRE 4

 

DOGME QUI A DONNE LA DIVISION DU MONDE SURNATUREL – 6 

 

adorer,âme,ange,apostat,châtiment,chute,ciel,combat,création,créé,déification,désir,dieux,dignité,division,dogme,ennemi,envie,feu,fini,genre humain,gloire,grâce,image de dieu,impie,incréé,infini,jalousie,justice,lucifer,médiateur,monde surnaturel,mystère de l’incarnation,nature angélique,nature humaine,oraison,orgueil,pauvre,plaie,rebelle,récompense,ressemblance,révolte,sang,semblable à dieu,sueur,union hypostatique,verbe éternel,vierge     Ensuite, la jalousie des anges n’a pu avoir que deux objets : Dieu ou l’homme. A l’égard de Dieu, vouloir être semblable à Dieu, égal à Dieu, considéré en lui-même, et abstraction faîte du mystère de l’incarnation, est un désir que l’ange n’a pu avoir : « Ce désir, dit saint Thomas, est absurde et contre nature ; et l’ange le savait ». (2)

L’homme a donc été l’objet de la jalousie de Lucifer.

« C’est par la jalousie qu’il eut contre l’homme, dit saint Irénée, que l’ange devint apostat et ennemi du genre humain ». (3) Mais, ainsi que nous l’avons vu, l’ange n’avait aucune raison d’envier la dignité naturelle de l’homme. Cette dignité consiste dans la création à l’image et à la ressemblance de Dieu. Or, l’ange lui-même est fait à l’image de Dieu, et même d’une manière plus parfaite que l’homme (4). Une seule chose élevait l’homme au-dessus de l’ange et pouvait exciter sa jalousie : c’est l’union hypostatique.

     Si le dogme de l’incarnation, considéré en lui-même, suffit pour expliquer la chute de Lucifer ; il l’explique mieux encore, envisagé dans ses relations et dans ses effets. D’une part, ce mystère est le fondement et la clef de tout le plan divin, aussi bien dans l’ordre de la nature que dans celui de la grâce. D’autre part, il exigeait des anges, pour être accepté, le plus grand acte d’abnégation : acte sublime en rapport avec la sublime récompense qui devait le couronner.

     Descendue de Dieu, toute la création, matérielle, humaine et angélique, doit remonter à Dieu ; car le Seigneur a tout fait pour lui et pour lui seul (5). Mais une distance infinie sépare le créé de l’incréé. Pour la combler, un médiateur est nécessaire, et, puisqu’il est nécessaire, il se trouvera. Formant le point de jonction et comme la soudure du fini et de l’infini, ce médiateur sera le lien mystérieux qui unira toutes les créations entre elles et avec Dieu (6).

     Quel sera-t-il ? Evidemment celui qui, ayant fait toutes choses, ne peut laisser son ouvrage imparfait : ce sera le Verbe éternel. A la nature divine il unira hypostatiquement la nature humaine, dans laquelle se donnent rendez-vous la création matérielle et la création spirituelle. Grâce à cette union, dans une même personne, de l’Être divin et de l’être humain, du fini et de l’infini, Dieu sera homme, et l’homme sera Dieu. Ce Dieu-homme deviendra la déification de toutes choses, principe de grâce et condition de gloire, même pour les anges, qui devront l’adorer comme leur Seigneur et leur Maître (7).

     Un homme Dieu, une vierge-mère, l’élévation la plus haute de l’être le plus bas, la nature humaine préférée à la nature angélique, l’obligation d’adorer, dans un Homme-Dieu, leur inférieur devenu leur supérieur ! A cette révélation, l’orgueil de Lucifer se révolte, sa jalousie éclate. Dieu l’a vu. Rapide comme la foudre, la justice frappe le rebelle et ses complices, dans ces dispositions coupables qui, en éternisant leur crime, éternisent leur châtiment. Tel est le grand combat dont parle saint Jean.

     Le ciel en fut le premier théâtre : la terre en sera le second.

(A suivre…« Conséquences de cette division - 1 »…si Dieu veut)

(1) Elle naquit à Rome de parents illustres et riches. Ayant refusé de sacrifier aux dieux, le préfet Almaque la fit enfermer dans une étuve en sa maison, et y mettre le feu pour l’étouffer dans la chaleur du poêle. Notre-Seigneur la protégea pendant vingt-quatre heures sans qu’elle versât une seule goutte de sueur. L’ayant appris, Almaque lui envoya un homme pour lui trancher la tête. Le bourreau lui donna trois coups sans pouvoir couper le col. Des assistants recueillir le sang de sa plaie avec des éponges et des linges. Elle demanda à Notre-Seigneur de lui laisser encore trois jours de vie afin de pouvoir distribuer ses biens aux pauvres, ensuite, pendant qu’elle était en oraison, son âme s’envola vers son époux.

(2) Somme théologique, Pars I, q.LVIII, art. 3.

(3) Saint Irénée, Contre les hérésies, Livre IV, cap. LXXVIII.

(4) Saint Augustin, De Trinitate, lib. XII, cap.VII

(5) Textes bibliques en latin (seules les références bibliques sont données) :

« Le Seigneur a opéré toutes choses pour lui-même. L’impie même pour le jour mauvais ». (Proverbes XVI, 4)

« Je suis le Seigneur, c’est là mon nom ; je ne donnerai pas ma gloire à un autre (…) ».(Isaïe XLII, 8)

(6) Saint Augustin, Soliloques, cap. VI.

(7) Saint Augustin, Sermon XIII, de tempo

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25/06/2013

Dogme qui a donné la division du monde surnaturel - 1

Décrété de toute éternité, le dogme de l’Incarnation du Verbe fut, à son heure, proposé à l’adoration des anges. Les uns acceptèrent humblement la supériorité qu’il créait en faveur de l’homme ; les autres, révoltés de la préférence donnée à la nature humaine, protestèrent contre le divin conseil...

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20/11/2012

L'esprit du bien et l'Esprit du mal - 1

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Fête de Saint Félix de Valois

(Fondateur, avec Saint Vincent de Matha,

De l’Ordre de la Très-Sainte-Trinité pour la rédemption des captifs 1212) 

 

CHAPITRE 1

 

L’ESPRIT DU BIEN ET L’ESPRIT DU MAL - 1

 

1830,1848,21 décembre 2012,adoration,affrontement,antéchrist,antichrist,appétits,aséité,aztèques,baal,barbarie,bien et mal,bonheur,bouddhisme,cadavres,cause universelle,chaos,châtiment,civilisation,conquêtes,création,créature,décalogue,dégénérescence,démon,dictature,dogme,dominateurs,droits de l'homme,dualisme,enfant,enfer,enseignements de l’eglise,erreur,esprit du bien,esprit du mal,ethniques,europe,expiation,faux dieux,fétichisme,feu,fils de perdition,fin du monde,fini,foetus,foi,foules,génies Ce chapitre s’articule de la manière suivante :

     - Deux Esprits opposés se disputent l’empire du monde.

     L’histoire n’est que le récit de leur lutte éternelle. Ce grand fait suppose :

     - L’existence d’un monde supérieur au nôtre ;

     - La division de ce monde en bon et en mauvais ;

     - La double influence du monde supérieur sur la créature inférieure ;

    Quatre vérités fondamentales qu’il faut, avant tout, mettre au-dessus de contestation.

I - Deux esprits opposés se disputent l’empire du monde

Preuves de leur existence : la foi universelle et le dualisme

     Que Deux esprits se disputent l’empire du monde et de la création, ce dogme est écrit en tête de la théologie de tous les peuples et dans la biographie de chaque individu. La révélation l’enseigne. Le paganisme ancien le montre dans l’adoration universelle des génies, bons et mauvais. Le bouddhisme de l’Indien, du Chinois et du Tibétain, le fétichisme du nègre de l’Afrique, comme la sanglante idolâtrie de l’Océanien, continuent d’en fournir la preuve incontestable. Au cœur de la civilisation, non moins qu’au centre de la barbarie, l’expérience le rend sensible dans un fait toujours ancien et toujours nouveau, le Dualisme. (1)

     A moins de nier toute distinction entre la vérité et l’erreur, entre le bien et le mal, entre tuer son père et le respecter, c’est-à-dire, à moins de faire du genre humain un bétail, on est bien forcé de reconnaître sur la terre la coexistence et la lutte perpétuelle du vrai et du faux, du juste et de l’injuste, d’actes bons et d’actes mauvais. Or, ce phénomène est un mystère inexplicable, autrement que par l’existence de Deux esprits opposés supérieurs à l’homme.

     Pour n’en citer qu’une preuve : le sacrifice humain a fait le tour du monde. Il continue, à l’heure qu’il est (2), chez tous les peuples qui n’adorent pas l’Esprit du bien, le Saint-Esprit, tel que la révélation le fait connaître. Mais l’idée du sacrifice humain est aussi étrangère aux lumières de la raison, qu’elle est opposée aux sentiments de la nature. Quoi qu’elle fasse, la raison demeurera éternellement impuissante à trouver un rapport quelconque entre le meurtre de mon semblable et l’expiation de mon péché. Loin de suivre l’instinct de la nature, le père, si dégradé qu’il soit, à toujours frémi, et il frémira toujours, en portant lui-même son enfant au couteau du sacrificateur.

     Cependant le sacrifice de l’homme par l’homme, de l’enfant par le père, est un fait ; il a donc une cause. C’est un fait universel et permanent ; il a donc une cause universelle et permanente. C’est un fait humainement inexplicable ; il a donc une cause surhumaine. C’est un fait qui se produit partout où ne règne pas l’Esprit du bien, il est donc inspiré et commandé par l’Esprit du mal.

     Expliquant seuls le dualisme, ces deux Esprits sont les vrais dominateurs du monde. Ce n’est pas à coup sûr, et nous avons hâte de le dire, qu’ils soient égaux entre eux. Le prétendre serait tomber dans le manichéisme : erreur monstrueuse que la raison repousse et que la foi condamne. La vérité est que ces deux Esprits sont inégaux, d’une inégalité infinie. L’un est Dieu, puissance éternelle ; l’autre, une simple créature, être éphémère qu’un souffle pourrait anéantir. Seulement, par un conseil de son infaillible sagesse, mais dont l’homme ici-bas ne pourra jamais sonder la profondeur, Dieu a laissé à Satan le redoutable pouvoir de lutter contre lui ; et, dans la possession du genre humain, de tenir la victoire indécise. Nous essayerons bientôt de soulever un coin du voile qui couvre cet incontestable mystère.

(A suivre…« L’Esprit du bien et l’Esprit du mal – 2 »…si Dieu veut)

- C’est moi qui mets les notes ci-dessous et les gras dans le texte.

(1) En italique dans le texte. Le dualisme est le système de pensée de ceux qui admettent l’existence d’un double principe : Dieu et la matière (dualisme philosophique) ou d’un principe du bien et un principe du mal (dualisme théologique plus connu sous le nom de manichéisme). Tant sous sa forme philosophique que théologique, sans entrer dans le détail qui ferait l’objet d’un article a lui seul, il doit être rejeté car il est impossible et contradictoire, inutile et dangereux. Afin de ne pas rester lapidaire, juste un point pour faire réfléchir philosophiquement : il est contradictoire car ces deux principes (Dieu et matière) seraient à la fois infinis et finis : Infinis puisqu’ils existeraient par eux-mêmes, et que l’aséité – exister par soi-même sans dépendre d’un autre - entraîne l’infinité ; Finis, car deux infinis s’excluent, en se limitant l’un l’autre.

(2) Les sacrifices humains n’ont toujours pas cessé. Après les sacrifices aux faux dieux Baal et Moloch des sémites, ceux des Aztèques, etc., l’homme moderne, par la Révolution censée assurer le bonheur du genre humain, à évacué Dieu et son Décalogue, s’est mis à sa place, s’est fait dieu – en réalité s’est fait démon – et à produit ses propres tables de la loi : Les Droits de l’homme. Après la mise en application de ces '' Droits '' si humains, par la Terreur sanguinaire et inhumaine dans son propre pays, il les a exportés en mettant l’Europe à feu et à sang avec les guerres napoléoniennes. La machine infernale, indépendante de Dieu, mise en branle a continué ses œuvres avec les révolutions de 1830, 1848 et toutes les autres qu’elle n’a cessé de fomenter, inspirer et déclencher ensuite, sans compter, en plus des guerres mondiales, celles que ce Moloch assoiffé de sang, des temps modernes, active actuellement pour imposer à d’autres peuples la panacée universelle des '' Droits '' garants d’un bonheur futur, en officiant avec sa propre liturgie sacrificielle pour assouvir ses appétits de conquêtes planétaires et ses  passions charnelles : monceaux de cadavres des guerres, charniers ici et là, foudroyage nucléaire d’Hiroshima et de Nagasaki, montagnes de fœtus incinérés,  jetés aux poubelles, utilisés dans des produits cosmétiques ou devenus matériaux de recherche scientifique. Effroyable dégénérescence et pourriture de l’esprit humain, de cet homme dégoulinant de malpropreté morale accomplissant ses méfaits et donnant le change en s’abritant derrière la position sociale, la notoriété publique, les sourires enjôleurs ou hypocrites, les larges poignées de mains, les fougueuses embrassades et les convenances sociales. De cet homme prétendument civilisé et surélevé par l’esprit des Lumières qui, après toutes les insanités et horreurs déjà produites, et qu’il continue de produire avec ces mêmes '' Droits '', après avoir ouvert les portes de Sodome, s’efforce d’ouvrir, avec sa putride spiritualité imbibée de gnose et de kabbale, celle de la dictature mondiale, des futures tragédies, de l’adoration de l’Antéchrist (3) et des ténèbres de l’enfer. 

(3) Depuis la venue de Jésus-Christ beaucoup d’antichrists sont apparus mais ils n’étaient que des précurseurs ou des figures annonciatrices de l’antéchrist de la fin du monde. L’Antéchrist  n’est pas un être collectif (de même que le Christ) mais un être individuel récapitulant en lui-même les souillures morales et spirituelles de tous les antichrists qui l’ont précédé. Désigné et spécifié par « Homme d’iniquité » ou « Fils de perdition » par Saint Paul, il est appelé Antéchrist par les catholiques pour signifier qu’il se manifestera, comme l’enseigne cet apôtre, avant (ante) le retour en gloire de Jésus-Christ. Evidemment, il est nécessairement antichrist. Mais, avant son avènement, comme l’indique le Message privé et prophétique de la Salette, doit venir « un avant-coureur de l’Antéchrist avec des troupes de plusieurs nations. » Donc, inutile de s’effrayer pour le 21 décembre 2012, il n’y aura pas de fin du monde. Par contre, qu’il puisse y avoir de très graves événements d’ordre politique, sociaux ou religieux prévus dans l'agenda des planificateurs et Maîtres du monde, à cette date ou autour d’elle, cela n’est pas impossible. Quoiqu'il en soit, faites très attention aux incitations pour participer à des mouvements de foules, genre révolutions ou marches contre ceci ou cela, car tout est mis en œuvre pour susciter, dans tous les pays, des rancoeurs en tous genres, d'infiltrer ces mouvements afin de les faire dériver, par le déclenchement d'affrontements sociaux et ethniques, vers le chaos désormais nécessaire et recherché par les stratèges et collaborateurs fous du mondialisme, pour asseoir et faire accepter leur gouvernement mondial aux peuples et aux nations désemparés. Mondialisme qui, après la sécrétion révolutionnaire du National Socialisme de Hitler et des idéologies communistes soviétiques et chinoises, devient le nouveau visage de la Révolution, et l’instrument de Dieu pour le châtiment des nations apostates et rebelles aux lois divines et aux enseignements de l’Eglise. 

René Pellegrini

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