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06/12/2017

Aveuglement laïco-clérical

A ceux qui, aujourd’hui, s’inquiètent ou s’agitent en vue de trouver des moyens pour moraliser la vie politique et tenter d’offrir plus de crédibilité aux citoyens, il sera utile pour les clercs et les laïcs qui ont la possibilité de côtoyer les prétendants aux affaires nationales et publiques, de leur rappeler que pour les Catholiques qui n’ont pas la mémoire courte, n’ont pas ranger leur foi dans un placard et ne veulent surtout pas qu’on leur fasse prendre des vessies pour des lanternes…

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27/09/2017

Conséquences du refus d'obéissance à Dieu - 2

L’autorité de Dieu rejetée, c’est la recherche de l’autorité en s’appuyant uniquement sur l’homme, homme pêcheur mu par la diversité de ses passions et de ses vices, se fabriquant des lois sur mesure pour les satisfaire, combien même elles s’inscrivent contre l’ordre naturel des choses. C’est cet homme refusant de se placer sous la loi divine pour…

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18/11/2015

Attentats et état d'urgence

     Suite aux attentats terroristes revendiqués par Daech, du 13 novembre 2015, le Président de la République, M. François Hollande a décrété l’Etat d’urgence sur le territoire national.

     La France est-elle en sécurité pour autant ?

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20/07/2014

Encyclique Notre Charge Apostolique : Application pratique - 2

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Fête de Saint Jérôme Emiliani

(Confesseur et fondateur de la Congrégation des Somasques  1537)

 

EXTRAIT DE L’ENCYCLIQUE NOTRE CHARGE APOSTOLIQUE – 2

 

APPLICATION PRATIQUE - 2

     La laïcité démocratique ou plutôt l’imposture du laïcisme qui se prétend neutre dans l’éducatif et en religion, mais dont les racines sont éminemment religieuses puisqu’elles prennent nécessairement naissance dans les diverses sécrétions philosophico-religieuses qui véhiculent une vision du monde, de l’homme et de la société issues de l’une des deux traditions religieuses et philosophiques (ou sagesses) de l’humanité (3) : celle de Caïn ou d’Abel. Le syncrétisme et le polythéisme de la laïcité se dissimulant, pour sa part, derrière le « vivre ensemble » de la philosophie moderne qui s’origine dans des conceptions religieuses gnostiques et philosophiques fondamentalement antichrétiennes.

     La seule religion qui l’insupporte vraiment, en digne fille du démon, c’est la vision du monde, de l’homme et de la société issue de la tradition d’Abel : le christianisme de Notre-Seigneur propagée par les apôtres, et l’Eglise catholique (4) qui n’acceptera jamais que Notre-Seigneur Jésus-Christ soit mis au même rang, ou relégué en-dessous de Bouddha, Mahomet, Krishna, Vishnu, Confucius, Hermes Trimegiste, Descartes, Rousseau, Kant, Hegel, Marx et autres fausses lumières religieuses et philosophiques de l’humanité.

     Ces deux armes redoutables de la Révolution que sont le laïcisme et l’école laïque, qui ont pour père le diable, n’ont jamais été conçus par ses propagandistes pour rendre la France plus chrétienne mais pour la déchristianiser (5). Ce qui, aujourd'hui, est plus que patent et perceptible par le dernier des imbéciles. Cet état de fait, rendu possible avec l’aide de beaucoup de catholiques laïcs et ecclésiastiques, très majoritaires dans le pays et inconséquents, complices ou traîtres à leur baptême au nom de la Très Sainte Trinité (Père, Fils et Saint-Esprit).

     A quoi bon prier hypocritement le Notre Père – pour ceux qui prient encore - en disant « Que votre règne arrive. Que votre volonté soit faite sur la terre (…) comme au ciel » (Saint Matthieu VI, 10) tout en votant pour donner le pouvoir gouvernemental et civil à des gens qui, par leur programme politique libéral et imprégné de gnostico-kabbalisme, l’éjecte de toutes les institutions publiques, et font tout ce qui est en leur pouvoir pour que ce « règne » n’advienne jamais, en édictant ou cautionnant, en zélé préparateur de l’Antéchrist, des lois antichrétiennes et corruptrices : si ce n’est pas une incohérence magistrale ou du crétinisme abouti, qu’est-ce que c’est ? Réveille-toi, mon frère !... et commence à produire du fruit qui convienne à la repentance.

     Cette tirade ne va pas plaire aux partisans de cette kyrielle de partis politiques sortis du souffle de l’enfer, mais ce blogue n’a pas été ouvert pour plaire, ni pour ratisser large en prêchant le politiquement et religieusement corrects de la pensée unique et conformiste, fabriquée et impulsée dans la société pour servir les intérêts de l’antichristianisme, et véhiculée par des média serviles, dans un but de formatage social.

René Pellegrini

 (3) La tradition d’Abel, la victime, qui s’est perpétuée dans la Postérité de la femme du Livre de la Genèse III, 15 aboutissant à la Vierge Marie et à Jésus-Christ, et la tradition de Caïn, le meurtrier, qui s’est perpétuée dans toutes les sectes, sociétés secrètes, fausses philosophies et fausses religions ennemies de cette postérité de la femme et qui constitueront, dans le modernisme, l’égout collecteur de toutes les gnoses, de toutes les hérésies, de tous les schismes fabriqués depuis l’origine et unis pour combattre, à visage découvert ou dissimulé, contre tous les précurseurs de la postérité de la femme et contre sa manifestation au temps marqué par Dieu : la Sainte Vierge de laquelle sortira le Christ et son unique Eglise, son unique bercail, son unique arche de salut, gardant le dépôt de la foi jusqu’à la fin du monde.

(4) Ne pas confondre l’Eglise catholique jusqu’au Concile Vatican II, avec l’Eglise conciliaire issue de ce Concile et dont les ‘’papes’’, en dépit des apparences, sont des apostats, traîtres au dépôt de la foi et à ses développements magistériels connexes, transmis par leurs prédécesseurs sous le sceau de l’infaillibilité manifestée par la double expression du Magistère Pontifical : ex cathedra ou extraordinaire et ordinaire universel. Désormais, ces faux papes ont pour mission de régulariser la révolution qui s’incarne maintenant dans le mondialisme en préparant, par le biais du diabolique œcuménisme, sa religion universelle syncrétiste luciférienne et antichrétienne.

(5) En digne suppôt de l’enfer, mais au moins c’est clair et vérifiable dans les faits :

« Le but de l’école laïque n’est pas d’apprendre à lire, à écrire et à compter ; c’est de faire des Libres penseurs. L’école laïque n’aura porté ses fruits que si l’enfant est détaché du dogme, s’il a renié la foi de ses pèresL’école laïque est un moule où l’on jette un fils de chrétien et d’où s’échappe un renégat. » (Paroles prononcées par un inspecteur d’Académie, lors du Convent maçonnique du Grand Orient, en 1896)

- C’est moi qui mets en gras dans la citation.

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21/01/2014

Faut-il voter ? - 3 : Les enseignements de l'Eglise

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Fête de Saint Publius

(Evêque d’Athènes Vers 126 ?)

 

FAUT-IL VOTER ? - 3

 

LES ENSEIGNEMENTS DE L’EGLISE 

 

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- En étant adepte du libéralisme ou naturalisme politique qui est un refus des droits de Dieu et de l’Eglise, et se trouve condamné par l’Eglise dans les propositions 77 à 80. (Pie IX, Lettre Eximiam à l’archevêque de Cologne, 15 juin 1857 et reprise dans le Syllabus, 8 décembre 1864)

« Il est faux que la liberté civile de tous les cultes, et que le plein pouvoir laissé à tous de manifester ouvertement et publiquement toutes leurs pensées et toutes leurs opinions, jettent plus facilement les peuples dans la corruption des mœurs et de l’esprit, et propagent le fléau de l’indifférentisme ». (Proposition condamnée N° 79)

- En étant adepte de la laïcité et du laïcisme ou naturalisme agressif appliqué à l’Etat, et fruit vénéneux de 1789. La laïcité, avec suffisance et orgueil, prétend se passer de Dieu, descendant ainsi plus bas que la société païenne qui était religieuse. Se voulant mensongèrement hors religion, elle est en réalité, avec l’athéisme qu’elle a sécrétée, une étape transitoire avant le satanisme ou le culte de Lucifer, déjà en service, sur le plan moral, avec certaines lois iniques. Elle n’est rien d’autre que la négation de la royauté de Jésus-Christ sur les individus et les sociétés humaines, et traduite dans les faits par la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Quelques textes non exhaustifs :

« (…) toutes les fois que par « laïcité » on entend un sentiment ou une intention contraires ou étrangers à Dieu et à la religion, Nous réprouvons entièrement cette laïcité et Nous déclarons ouvertement qu'elle doit être réprouvée. » Encyclique Maximam gravissimamque, 18 janvier 1924)

« Nous réprouvons et nous condamnons la loi votée en France sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat comme profondément injurieuse vis-à-vis de Dieu, qu’elle renie officiellement, en posant en principe que la République ne reconnaît aucun culte ». (Encyclique Vehementer Nos, 11 février 1906)

« Si quelqu’un oserait prétendre, ce qu’à Dieu ne plairait point, que Notre Seigneur Jésus Christ ne doit plus régner sur la societé, la famille et/ou la personne humaine, qu’il soit anathème. » (Encyclique Quas Primas, Pie XI, 11 décembre 1925)

« Au Jugement final, le Christ accusera ceux qui l'ont expulsé de la vie publique et tirera de pareil outrage la plus terrible vengeance. » (Pie XI, Lettre encyclique Quas primas instituant la Fête de la Royauté du Christ)

« Il y a des hérétiques qui nient la divinité de Notre Seigneur, d’autres qui nient l’humanité de Notre Seigneur, et d’autres encore qui nient la royauté de Notre-Seigneur Jésus-Christ. » (Saint Gregoire le Grand, Homélies sur les Evangiles, X, 6)

     Si certains peuvent ne pas participer à certaines de ces ignominies, combien dans leur programme politique rejette le laïcisme, le libéralisme et la souveraineté populaire ?

AUCUN ! Tous sont partisans de la laïcité traduite dans les faits par la séparation de l’Eglise et de l’Etat, du libéralisme, refus des droits de Dieu et de l’Eglise, et de la souveraineté populaire, conditions sine qua non pour prétendre à une carrière politique en démocratie que l’on pourrait tout aussi bien écrire démocrassie, mais sur laquelle Léon III affirmait :

« Ils marchent sur les traces des impies qui, au siècle dernier, se parèrent du nom de philosophes, ceux qui, aujourd'hui, disent que tout pouvoir vient du peuple, et que, par conséquent, ceux qui exercent la puissance dans l'Etat ne l'exercent pas comme leur appartenant, mais comme leur ayant été déléguée par le peuple, et déléguée sous cette condition qu'elle peut leur être retirée par le même peuple qui la leur a confiée » (Encyclique Diuturnum Illud, Léon XIII, du 29 juin 1881)

     A ce point que conclure ? S’ils étaient vraiment catholiques pourraient-ils, dans cet antre de l’enfer qu’est l’Assemblée Nationale, restés indifférents ou silencieux sur l’irrespect et le mépris envers la morale révélée par Dieu, et en face de toutes ces ignominies qui sapent ou détruisent l’ordre social chrétien ?

     Voici ce qu’écrivait le socialiste Jean Jaurès dans son journal, il y a plus d’un siècle, sur l’attitude des Catholiques après le vote de la loi imbécile de séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905 :

« Nos adversaires ont-ils répondu ? Ont-ils opposés doctrine à droite, idéal à idéal ? Ont-ils eu le courage de dresser contre la pensée révolutionnaire l’entière pensée catholique, de réclamer pour le Dieu de la révélation chrétienne, le droit non seulement d’inspirer et de guider la société spirituelle, mais de façonner la société civile ? Non. Ils se sont dérobés, ils ont chicané sur des détails d’organisation. Ils n’ont pas affirmé le principe qui est toute l’âme de l’Eglise (…) »  (Cité par Mgr Delassus, dans La conjuration antichrétienne, Tome 1, page 308, Edition Desclée, De Brouwer et Cie, sans date de parution)

     Pas brillant les catholiques à l’époque ! C’est encore pire aujourd’hui. Qu’espérez-vous donc en votant pour des citernes crevassés ou des coquilles vides ?

(A suivre… « Faut-il voter ? – 4 : Le moindre mal »…si Dieu veut)

-  C’est moi qui mets en gras et souligne dans les textes.

René Pellegrini

1789,1905,âme de l’eglise,anathème,assemblée nationale,athéisme,catholique,corruption,courage,cultes,démocratie,divinité,doctrine,droits de dieu,enfer,enseignements de l’eglise,etat,famille,france,hérétiques,ignominies,humanité,impies,indifférentisme,indifférents,irrespect,jaurès,jugement,laïcisme,laïcité,léon iii,libéralisme,liberté civile,lucifer,mépris,mœurs,morale,naturalisme,opinions,ordre social chrétien,orgueil,outrage,pensée révolutionnaire,peuple,philosophes,pouvoir,principe,religion,république,révélation chrétienne

1789,1905,âme de l’eglise,anathème,assemblée nationale,athéisme,catholique,corruption,courage,cultes,démocratie,divinité,doctrine,droits de dieu,enfer,enseignements de l’eglise,etat,famille,france,hérétiques,ignominies,humanité,impies,indifférentisme,indifférents,irrespect,jaurès,jugement,laïcisme,laïcité,léon iii,libéralisme,liberté civile,lucifer,mépris,mœurs,morale,naturalisme,opinions,ordre social chrétien,orgueil,outrage,pensée révolutionnaire,peuple,philosophes,pouvoir,principe,religion,république,révélation chrétienne

 

 

 

19/06/2013

Le front national : un faux espoir

Que penser de cet opportuniste qui ironise sottement sur le « demi pour cent de voix » que recueille l’homme politique qui a eu le courage d’introduire « la suppression du divorce et le rétablissement du mariage chrétien »...

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04/09/2012

Le combat contre le Mauvais Esprit du paganisme

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Fête de Sainte Rose de Viterbe

(Vierge, du Tiers-Ordre de Saint François 1258)

 

LE COMBAT CONTRE LE MAUVAIS ESPRIT DU PAGANISME

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     En 1862, pendant l’octave de l’Epiphanie (2), le père Curci, rédacteur de la Civilta cattolica (3), monte en chaire, et huit fois il pousse le cri d’alarme, en montrant que l’Europe, l’Italie, Rome elle-même, sont envahies par le paganisme. « Le monde moderne, s écrie-t-il, retourne à grands pas au paganisme. Sans en ressusciter la grossière idolâtrie. Il y retourne par ses pensées, par ses affections, par ses tendances, par ses œuvres, par ses paroles. Cela est tellement vrai, que si, de l’immense sépulcre qu’on appelle le sol romain, sortait vivant le peuple contemporain des Scipions (4) et des Coriolans (5), et que, sans regarder nos temples et notre culte, il faisait attention seulement aux pensées, aux aspirations, au langage du grand nombre, je suis convaincu qu’il ne trouverait entre eux et lui de différence sensible que dans la prostration des âmes et l’imbécillité des idées ».

     Et plus loin : « Oh ! Oui ; il n’est que trop vrai, et, quoi qu’il m’en coûte, je le dirai : taire le mal n’est pas un moyen de le guérir. Le monde actuel, et, à l’heure qu’il est, plus peut-être qu’aucune autre partie du monde, notre Italie commence évidemment à avoir des pensées, des affections, des désirs peu différents de ceux des païens. Ne croyez pas qu’il soit nécessaire pour cela d’adorer les idoles. Non. Le paganisme, dans sa partie constitutive, ou dans sa raison d’être, n’implique autre chose que le Naturalisme (6) ; si vous regardez la société et la famille ; si vous écoutez les discours qui s’échangent ; si vous lisez les livres et les journaux qui s’impriment ; si vous considérez les tendances qui se manifestent : c’est à peine si en tout cela vous trouverez autre chose que la nature, la nature seule, la nature toujours.

     Eh bien, ce Naturalisme envahisseur et dominateur de la société moderne, c’est le paganisme pur, tout pur ; mais paganisme mille fois plus condamnable que l’ancien, attendu que le paganisme moderne est l’effet de l’apostasie de cette foi que le paganisme ancien reçut avec tant de joie, embrassa avec tant d’amour. Paganisme ressuscité, qui a toutes les servilités et toutes les abominations du défunt, sans en avoir l’originalité et la grandeur, attendu qu’il est impossible de ressusciter la grandeur païenne, ceux qui l’ont tenté n’ayant abouti qu’à des parodies malheureuses et toujours ridicules, si trop souvent elles n’avaient pas été atroces. Paganisme désespéré, attendu qu’aucun Balaam (7) ne lui a promis une étoile de Jacob (8), comme à l’ancien, qui attendait un appel à la vie ; tandis que le nôtre, né de la corruption du christianisme, ou plutôt d’une civilisation décrépite et gangrenée, n’a plus à attendre d’autre appel que celui du souverain Juge, vengeur de tant de miséricordes foulées aux pieds. »

     Ainsi, de l’aveu même de nos adversaires les plus ardents, le ver rongeur (9) des sociétés modernes n’est ni le protestantisme, ni l’indifférentisme, ni telle autre maladie sociale à dénomination particulière, mais bien le paganisme qui les renferme toutes ; le paganisme dans ses éléments constitutifs, tel que le monde le subissait il y a dix-huit siècles. Dès lors, pour compléter nos travaux, que restait-il, sinon essayer de glorifier le Saint-Esprit, afin que, reprenant son empire, il chasse l’usurpateur et régénère de nouveau la face de la terre ?

(A suivre…« Plan du Traité du Saint-Esprit »…si Dieu veut)

PS : Les gras dans le texte et les notes ci-dessous sont de moi.

(1) Ordre religieux fondé par Saint Ignace de Loyola et approuvé par le Pape Paul III en 1540 dont la devise était « Ad majorem Dei gloriam » (Pour la plus grande gloire de Dieu). Plutôt que d’adhérer à la théologie et à la métaphysique de Saint Thomas d’Aquin recommandées par l’Eglise, cet Ordre religieux s’est progressivement dévoyé à partir du XVIIe siècle en s’inféodant aux enseignements de la théologie du jésuite espagnol Suarez, un des précurseurs de la théologie moderne, et à sa métaphysique qui nie la distinction réelle entre l’essence et l’existence dans les créatures. Essence et existence qui se confondent seulement en Dieu mais pas dans les créatures, dans lesquelles elles sont distinctes.

(2) Epiphanie, du grec Epiphaneia qui signifie « apparition ». Cette solennité est destinée à célébrer la venue en ce monde de Jésus et sa manifestation aux hommes avec l’évocation des rois-mages venus d’Orient.

(3) La Civilta cattolica est une revue des Jésuites née en 1850 avec l’appui du Pape Pie IX.

(4 et 5) Coriolan et Scipion sont des personnages de la Rome antique ayant vécu avant Jésus-Christ.

(6) Le naturalisme est une doctrine hérétique qui, refusant l’ordre surnaturel divin de la grâce et de la gloire, sépare le naturel du surnaturel ce qui, selon la formule de Saint Jean revient à dissoudre Jésus-Christ en niant que « Jésus est venu dans la chair ». (I Jean IV, 2) On distingue plusieurs sortes de naturalisme. Tous sont dangereux même celui dit modéré. Les plus agressifs étant le rationalisme et le laïcisme. Cette doctrine qui manifeste un esprit antichristique est un acte de révolte de l’homme contre Dieu, qui trouve son origine dans la révolte de Satan et des démons. Il lève l’étendard de la nature contre l’étendard de la grâce que Dieu octroie dans le but de surélever la nature. Le naturalisme est à la base de toutes les erreurs modernes : libéralisme, socialisme, communisme, etc.

(7) Il était devin et fut sollicité par Balak, roi des Ammonites pour maudire Israël. Balaam, monté sur son ânesse, s’engageant sur un chemin de perdition, l’ange de l’Eternel se plaça sur son chemin. L’ânesse ne pouvant plus avancer fut frappée à plusieurs reprises par Balaam. Dieu, ouvrit la bouche de l’ânesse pour qu’elle parle, ce qui ouvrit les yeux du devin. Ne pouvant résister à l’Esprit de Dieu il ne put que bénir Israël. Qu’une ânesse parle peut surprendre. Mais rien n’est impossible à Dieu.

(8) L’Etoile de Jacob fait allusion à la dynastie royale qui sortira du Patriarche Jacob à travers la lignée de son fils Juda et de sa tribu, en passant par le roi David et aboutissant au Messie-Roi Jésus-Christ qui, à terme, doit triompher de tous ses ennemis.

(9) En italique dans le texte.

René Pellegrini

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