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06/11/2015

La Royauté du Christ sur les individus ou particuliers

     Comme le démontreront les différents articles sur la Royauté du Christ, les affirmations du Pape montreront que Notre-Seigneur n’est pas un Roi qui doit régner uniquement dans les cœurs. Bien entendu, c’est d’abord là qu’il doit régner en priorité, car comment pourrait-il régner ailleurs : sur nos familles, sur la cité, sur les institutions nationales, s’il ne commence pas par régner dans nos cœurs et les imprégner ? C’est une condition essentielle, en même temps qu’une évidence de bon sens…

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25/10/2015

Les moyens de Dieu pour le salut - 4

Tels étaient, en général, les moyens de salut donnés aux païens avant la venue du Rédempteur. L’Incarnation, mystère d’infinie miséricorde, a–t-elle rendu pire la condition des infidèles d’aujourd’hui, placés dans les mêmes conditions que ceux d’autrefois ? Qui oserait le prétendre ? De ces explications découlent rigoureusement les corollaires suivants…

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10/04/2015

La Cité du bien et la Cité du mal - 6

Eh bien ! Cet être si fragile, si combattu, si exposé à périr que l’épaisseur d’un cheveu, une simple mauvaise pensée, le sépare de l’abîme, luttera pendant soixante ans sans tomber ; ou, s’il tombe quelquefois, il se relève, reprend courage et malgré la nature, malgré l’enfer, malgré lui-même, demeure victorieux dans le dernier combat…

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02/07/2014

Principe et fondement

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Fête de la Visitation de la Très Sainte Vierge

Chez Sainte Elisabeth (1)

 

PRINCIPE ET FONDEMENT

 

     L’homme est créé pour louer, honorer et servir Dieu, Notre-Seigneur et, par ce moyen, sauver son âme.

     Et les autres choses qui sont sur la terre sont créées à cause de l’homme et pour l’aider dans la poursuite de la fin (2) que Dieu lui a marquée en le créant. D’où il suit qu’il doit en faire usage autant qu’elles le conduisent vers sa fin et qu’il doit s’en dégager autant qu’elles l’en détournent.

     Pour cela, il est nécessaire de nous rendre indifférents à l’égard de tous les objets créés, en tout ce qui est laissé au choix de notre libre arbitre et ne lui est pas défendu ; en sorte que, de notre côté, nous ne voulions par plus la santé que la maladie, les richesses que la pauvreté, l’honneur que le mépris, une longue vie qu’une courte, et ainsi de tout le reste, désirant et choisissant uniquement ce qui nous conduit plus sûrement à la fin pour laquelle nous sommes créés.

 (Extrait des Exercices spirituels de Saint Ignace de Loyola)

- Les gras dans le texte et les notes ci-dessous sont de moi.

(1) Cette fête fut instituée, pour l’Eglise universelle, le 6 octobre 1389 par le Pape Urbain VI, et publiée par le Pape Boniface IX le 9 novembre 1389 par la Bulle Superni benignitate conditoris.

(2) La fin étant le bien infini et éternel de la vision béatifique et de toutes les choses qu’elle offre, car comme le dit l’apôtre saint Paul « Ce que l’œil n’a point vu, ce que l’oreille n’a point entendu, ce qui n’est point monté dans le cœur de l’homme, ce que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment » (I Corinthiens II, 9). Il y a pourtant des choses admirables à voir et à entendre, sur cette terre, mais elles ne sont rien à côté de ce que Dieu réserve à ceux qui lui sont fidèles. Toutes les choses ici-bas, lorsqu'elles s’opposent aux enseignements et aux commandements de Dieu, de Notre-Seigneur et de l’Eglise, ne favorisent pas cette finalité mais en détournent pour notre malheur éternel. Il faut donc s’examiner très sérieusement et voir si nos œuvres journalières sont orientées vers l’amour, l’honneur et le service de Dieu ou si elles sont indifférentes, hostiles ou opposées à son égard.

René Pellegrini

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31/07/2013

Maitreya : garder sa raison et se souvenir

   Que voilà un programme et une intervention propres à mettre en extase le monde ! On voit d’ici les dangers courus par ceux qui sont friands de merveilleux, de révélations et de doctrines exotiques, et prêts à courir sur des lieux d’apparitions, derrière des gourous...

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07/04/2013

Division du monde surnaturel - 1

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Fête de Saint Albert d’Espain

(Moine et reclus 1140)  

 

CHAPITRE 2

 

DIVISION DU MONDE SURNATUREL - 1 

 

     Ce chapitre explicite les points suivants : (1)

- Certitude de cette division : le dualisme universel et permanent.

- Cause de cette division : un acte coupable.

- Origine historique du mal.

- Explication du passage de saint Jean : Un grand combat eut lieu dans le ciel, etc.

- Nature de ce combat.

- Grandeur de ce combat.

- Dans quel ciel il eut lieu.

- Deux ordres de vérités : les vérités naturelles et les vérités surnaturelles.

- Les anges connaissent naturellement les premières avec certitude.

- L’épreuve eut pour objet une vérité de l’ordre surnaturel.

- Chute des anges.

     Nous venons de voir que le monde supérieur, le monde des intelligences pures, gouverne nécessairement l’homme et le monde qui lui est inférieur. Logiquement il en résulte que le Roi du monde supérieur est le vrai Roi de toutes choses. Anges, hommes, forces de la nature ne sont que ses agents. Tout relève de lui ; lui seul ne relève de personne. Dès lors, il semble que dans l’univers tout devrait être paix et unité. Autre est la réalité : le dualisme est partout.

     Or, le dualisme n’est dans le monde inférieur que parce qu’il est dans le monde supérieur ; dans le monde des faits, que parce qu’il est dans le monde des causes. La division et la guerre ont donc éclaté dans le ciel, avant de descendre sur la terre. Profondes, acharnées, universelles, permanentes, ce qu’elles sont parmi les hommes, elles le sont parmi les anges. En un mot, le monde surnaturel divisé en bon et en mauvais, telle est la seconde vérité fondamentale qu’il faudra mettre en lumière.

     Dieu étant la bonté par essence, tout ce qui sort de ses mains ne peut être que bon (2).

« Quant à nous, nous avons connu la charité que Dieu a pour nous, et nous y avons cru Dieu est charité (…) » (I Jean IV, 16)

« Et Dieu vit toutes les choses qu’il avait faites, et elles étaient très bonnes (Genèse I, 31)

     Puisqu’une partie des habitants du monde supérieur sont mauvais, et qu’ils ne sont pas tels par nature, il faut nécessairement conclure qu’ils le sont devenus. Nul ne devient mauvais que par sa faute. Toute faute suppose le libre arbitre. Les mauvais anges ont donc été libres, et ils ont abusé de leur liberté. Mais qu’elle est l’épreuve à laquelle ils ont volontairement failli ? Si la raison en constate l’existence, seul la révélation peut en expliquer la nature. Sous peine de déraisonner éternellement, il faut donc interroger Dieu lui-même, auteur de l’épreuve et témoin de ses résultats.

     Voici ce que l’Ancien des jours dit à son confident le plus intime :

« Un grand combat eu lieu dans le ciel ; Michel et ses anges combattaient contre le Dragon ; et le Dragon combattait, et ses anges avec lui ». (Apocalypse XII, 8 )

     Ces quelques mots renferment des trésors de lumière. Là, et là seulement, est l’origine historique du mal. Partout ailleurs incertitudes, contradictions, ténèbres, tâtonnements éternels. Comme nous touchons au grand problème du monde, insistons sur chaque syllabe de l’oracle divin.

     Quel est ce combat, praelium ? Les anges étant de purs esprits, ce combat ne fut pas une lutte matérielle, comme celle des Titans de la mythologie ; ni une bataille semblable à celles qui se livrent sur la terre, où tour à tour les combattants s’attaquent de loin avec des projectiles, se prennent corps à corps, se renversent et se foulent aux pieds. Comme les êtres qui en sont les acteurs, un combat d’anges est purement intellectuel. C’est une opposition entre purs esprits, dont les uns disent oui à la vérité, et les autres non.

     C’est un grand combat, praelium magmum. Il est grand, en effet, à quelque point de vue qu’on l’envisage. Grand, par le nombre et la puissance des combattants ; grand, parce qu’il fut le commencement de tous les autres ; grand, par ses résultats immenses, éternels ; grand, par la vérité qui en fut l’objet. Pour diviser le ciel en deux camps irréconciliables, pour entraîner dans l’abîme la troisième partie des anges, et pour assurer à jamais la félicité des autres : il faut que la vérité en litige ait été un dogme fondamental.

« Or sa queue entraînait la troisième partie des étoiles, et elle les jeta sur la terre (…) (Apocalypse XII, 4)

     Qu’elle peut être la nature de cette vérité proposée, comme épreuve, à l’adoration des célestes hiérarchies ? Pour les anges, comme pour les hommes, il y a deux sortes de vérités : les vérités, de l’ordre naturel et les vérités de l’ordre surnaturel. Les premières n’excèdent pas les facultés naturelles de l’ange et de l’homme. Il en autrement des secondes : expliquons ce point de doctrine.

     Ouvrage d’un Dieu infiniment bon, tout être est créé pour le bonheur. Le bonheur de l’être consiste dans son union avec la fin pour laquelle il a été créé. Tous les êtres ayant été créés par Dieu et pour Dieu, leur bonheur consiste dans leur union avec Dieu. Dans les êtres intelligents, faits pour connaître et pour aimer, cette union a lieu par la connaissance et par l’amour. Développés autant que le permettent les forces de la nature, cette connaissance et cet amour constituent le bonheur naturel de la créature.

     Dieu ne s’en est pas contenté. Afin de procurer aux êtres doués d’intelligence un bonheur infiniment plus grand, sa bonté, essentiellement communicative, a voulu que les anges et les hommes s’unissent au Dieu suprême, par une connaissance beaucoup plus claire et par un amour beaucoup plus intime, que ne l’exigeait leur bonheur naturel : de là, le bonheur surnaturel.

(A suivre… « Division du monde surnaturel – 2 »…si Dieu veut)

René Pellegrini

(1) C’est moi qui mets cette phrase.

(2) L’auteur ne donne que les références, c’est moi qui mets les textes.

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