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01/03/2017

Nature des anges - 2

     Ces corps, composés d’air condensé ou d’une autre matière, les anges ne les prennent pas pour eux, mais pour nous. Toutes leurs apparitions se rapportent au mystère fondamental de l’Incarnation du Verbe et au salut de l’homme, dont il est l’indispensable condition. Les unes le préparent, les autres...

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21/12/2016

Nature des anges - 1

Non moins que les autres ces derniers sont donc une nécessité de la création. Ecoutons le plus grand des philosophes : « Supposé, dit Saint Thomas, le décret de la création, l’existence de certaines créatures incorporelles est une nécessité…

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23/11/2016

L'immutabilité de Dieu - 1

   Retour sur la remarque de ma lectrice adventiste mentionnée dans mon premier article, ici : http://lechrist-roi.hautetfort.com/archive/2014/12/04/le-sabbat-introduction-5503627.htm

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05/11/2014

La Cité du bien et la Cité du mal - 1

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Fête du Bienheureux Martin de Porres

(Du Tiers-Ordre de Saint Dominique 1639)

 

CHAPITRE VI

 

LA CITE DU BIEN ET LA CITE DU MAL - 1

     Articulation du chapitre VI :

- Influence du monde supérieur sur le monde inférieur, prouvée par l’existence de la Cité du bien et de la cité du mal.

- Ce que sont ces deux cités considérés en elles-mêmes.

- Tout homme appartient nécessairement à l’une ou à l’autre.

- Nécessité de les connaître à fond.

- Etendue de la cité du mal.

- Réponse à l’objection qu’on en tire.

- Le mal ne constitue qu’un désordre plus apparent que réel.

- Gloire qu’il procure à Dieu.

- Les combats de l’homme.

- La puissance du démon sur l’homme vient de l’homme et non pas de Dieu.

- Dieu n’est intervenu dans le mal que pour le prévenir, le contenir et le réparer : preuves.

     Des quatre vérités qui forment la base de cet ouvrage, trois sont désormais constatées. Deux esprits se disputent l’empire de la création ; il y a un monde surnaturel, ce monde se divise en bon et en mauvais.

     Les deux esprits sont : d’une part, le Saint-Esprit, l’esprit de Dieu, esprit de lumière, d’amour et de sainteté, ayant à ses ordres des légions d’anges, appelés par Saint Paul Esprits administrateurs envoyés en mission, pour prendre soin des élus (1). D’autre part, Lucifer ou Satan, l’archange déchu, esprit de ténèbres, de haine et de malice, commandant à une armée d’esprits pervers, sans cesse occupés à faire de l’homme le complice de leur révolte, pour en faire le compagnon de leurs supplices (2).

     Dans un travail où il sera constamment question des agents surnaturels, il était indispensable d’établir, avant tout, ces dogmes fondamentaux, sur lesquels repose, d’ailleurs, la vraie philosophie de l’histoire.

     Il en reste un quatrième : l’influence du monde supérieur, bon et mauvais, sur le monde inférieur. Déjà nous l’avons indiquée, mais une indication ne suffit pas. L’étude approfondie de cette double influence, de ses caractères et de son étendue, est un des éléments nécessaires de l’histoire du Saint-Esprit. Comme, en peinture, l’étude de l’ombre est indispensable à l’étude de la lumière ; ainsi, dans la philosophie chrétienne, la connaissance de la rédemption ne peut être séparée de celle de la chute.

     Or, la certitude de ce nouveau dogme est affirmée par un fait lumineux comme le soleil, palpable comme la matière, intime comme la conscience : nous avons nommé la Cité du bien et la Cité du mal : « Deux amours, dit saint Augustin, ont fait deux cités (3).

(A suivre… « La Cite du bien et la Cité du mal - 2 »…si Dieu veut)

- Notes 1 et 2 : Seules les références sont données. C’est moi qui mets les textes.

(1) «  Ne sont-ils pas tous des esprits chargés d’un ministère, et envoyés pour l’exercer en faveur de ceux qui recueilleront l’héritage du salut. » (Hébreux I, 14)

(2) « Parce que nous n’avons point à lutter contre la chair et le sang, mais contre les princes et les puissances, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits de malice répandus dans l’air. » (Ephésiens VI, 11,12)

(3) De Civitas Dei, Lib. XIV, c. XXVIII.

René Pellegrini

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27/05/2014

Conséquences de cette division - 4

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Fête de Sainte Marie-Madeleine de Pazzi 

(Religieuse de l’Ordre des Carmélites, de l’Ancienne Observance 1606)

 

CHAPITRE V

 Mis sur site le 27.05.2014

CONSEQUENCES DE CETTE DIVISION – 4

     N’ayant pu s’opposer au décret de l’union hypostatique de la nature divine avec la nature humaine, Lucifer et ses satellites sont constamment et uniquement occupés à le frustrer de ses effets. Rendre impossible ou inutile la foi au dogme de l’Incarnation : tel est le dernier mot de tous leurs efforts. Ouvrons l’histoire : Grâce à la malice du démon, l’homme, qui devait surtout bénéficier de l’Incarnation, commence par devenir prévaricateur. Afin de le retenir éternellement éloigné du Verbe, son libérateur, Satan charge son noble esclave d’une triple chaîne. Jusqu’à la venue du Messie, trois grandes erreurs dominent les nations : le Panthéisme, le Matérialisme, le Rationalisme. Ces trois grandes erreurs se résument dans une seule qui en est le principe et la fin : le satanisme.

     Mère de toutes les autres, ces monstrueuses hérésies tendent, comme il est facile de le voir, à rendre radicalement impossible la croyance au dogme de l’Incarnation. Le Panthéisme : Si tout est Dieu, l’Incarnation est inutile. Le matérialisme : Si tout est matière, l’Incarnation est absurde. Le rationalisme : Si la suprême sagesse est de croire à la seule raison, l’Incarnation est chimérique. Voilà pour les nations païennes.

     Quant au peuple juif, chargé de conserver la promesse du grand Mystère, tous les efforts de Satan ont pour but de l’entraîner dans l’idolâtrie. Aux pieds des idoles, Israël perd jusqu’au souvenir du Verbe incarné, futur libérateur du monde. Alors, Satan règne en paix sur le genre humain vaincu, et l’histoire de l’antiquité n’est que l’histoire de son insolent triomphe.

     Lorsque arrive la plénitude des temps que voyons-nous ? De toutes parts les puissances infernales rugissent. La guerre contre le dogme de l’Incarnation recommence avec un indicible acharnement. Pour l’empêcher de s’établir, Satan déchaîne les persécutions. Pour le ruiner dans l’esprit de ceux qui l’ont accepté, il déchaîne les hérésies. Pendant huit siècles, depuis le temps des Apôtres jusqu’à Elipand et à Félix d’Urgel, en passant par Arius, l’effort de l’enfer se porte directement sur le dogme de l’Incarnation. Plus ou moins masquée, la même attaque continue pendant les siècles suivants.

     Par un retour trop significatif, la divinité de Notre-Seigneur ou le mystère de l’Incarnation, clef de voûte du monde surnaturel, est redevenue sous nos yeux ce qu’elle fut au commencement, le but avoué, le point capital, le dernier mot de l’éternel combat. Arius n’est-il pas ressuscité et embelli dans Strauss, dans Renan et consorts, coryphées de la lutte actuelle ?

     En attendant la ruine presque totale de la foi au dogme réparateur, funeste victoire qui lui est annoncée pour les derniers jours du monde, Satan multiplie ses efforts, afin de la rendre inutile à ceux qui la conservent encore. Comme autrefois les Juifs, il pousse aujourd’hui les chrétiens à toutes sortes d’iniquités : c’est ce que saint Paul appelle l’idolâtrie spirituelle, dont l’effet immédiat est d’anéantir en tout ou partie la salutaire influence de l’auguste mystère. (1)

(A suivre…« Conséquences de cette division – 5 »…si Dieu veut)

- C’est moi qui mets en gras dans le texte.

(1) Cette idolâtrie spirituelle se caractérisant par les œuvres de la chair que sont : « la fornication, l’impureté, l’impudicité, la luxure, le culte des idoles (…) les sectes, les envies, les homicides, les ivrogneries (…) » (Galates V,19-20)

- Mgr Gaume donne seulement le verset 20 en référence, sans le texte biblique.

René Pellegrini

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