Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

20/02/2014

Faut-il voter ? - 4 : Le moindre mal

PAGE ACCEUIL SITE03.jpg

 Fête de Saint Eucher

(Evêque d’Orléans, Confesseur 731) 

 

FAUT-IL VOTER ? - 4

 

LE MOINDRE MAL

   

abstention,âme,antilibéraux,apostat,avortement,catholique,choléra,christ,complaisance,conscience,constitution,contraception,décadence,dieu,divorce,élection,esprit,fidélité,gang rène,impie,incroyant,laïcité,libéralisme,malheur,méchant,mensonge,moindre mal,morale,mort,ordre physique,pacs,parole,péché,peste,pilule,piou,politique,principe,providence,ren iement,saint augustin,saint grégoire,saint thomas d’aquin,simulation,sodome,taubira,théologie,vérité,vertu,vote blanc     Ce principe du ''moindre mal'' est bien connu : « Entre deux maux, il faut choisir le moindre » mais ce n’est pas un principe catholique, c’est un principe libéral. Je rappelle que le libéralisme est un péché (1) Ce principe libéral veut ignorer ou confond avec un authentique principe catholique qui est de choisir entre un bien et un bien moindre.

     Saint Thomas d’Aquin fait allusion «  au moindre mal » en traitant de «  la simulation est-elle toujours un péché ? » à partir de la glose sur Isaie III, 9 :

« La vue de leur visage leur a répondu, et comme Sodome, ils ont publié leur péché et ne l’ont pas caché ; malheur à leur âme, parce que les maux qu’ils avaient faits leur ont été rendus. »

     Après avoir mentionné quatre objections dont  Isaie III, 9, il conclut, en reprenant la glose sur Isaïe III, 9 en disant :

« La vertu de vérité fait que l’on se montre au-dehors tel qu’on est au-dedans, ce qui a lieu non seulement par des paroles, mais encore par des actes. Donc, s’il est contraire à la vérité de parler contre sa pensée, ce qui constitue le mensonge : il l’est aussi d’agir de manière à se faire passer pour autre que l’on est, ce qui constitue la simulation, qui est ainsi, à proprement parler, un mensonge en action. Or le mensonge est toujours un péché, quelle que soit sa manière ; la simulation est donc, elle aussi, toujours un péché. » (Somme Théologique (IIa-IIæ question 111, article 1)

     Quant au Pape Saint Grégoire le Grand interprétant une position de Saint Augustin sur deux péchés : « Lorsque l’esprit est contraint entre des péchés mineurs et de grands péchés, s’il n’a absolument aucun moyen d’échapper au péché, les mineurs doivent être choisis » ( Moralia, 32, 20, 39, PL 76, 659A). Toutefois, il maintient une restriction importante « s’il n’a absolument aucun moyen d’échapper au péché ». Or, en ce qui concerne le vote, il y a, pour l’instant, l’abstention.

     Cela fait déjà plus de deux siècles que les libéraux s’efforcent de culpabiliser les catholiques antilibéraux avec le prétexte du ''moindre mal''. Ce principe libéral fonctionne comme un dissolvant funeste qui petit à petit effrite les consciences pour ce qui est du bien véritable. Les grandes formations politiques de droite et de gauche, avec l’appui de leurs satellites que sont les petites formations, se sont passées le témoin pour nous amener de la loi du divorce à la loi sodomite de Madame Taubira, en passant par l’avortement, la pilule, la contraception et le Pacs : autant de violations des lois divines.

     Bien entendu, certains catholiques, en conscience, n’étaient pas d’accord avec certaines de ces lois, mais voilà le lamentable résultat du vote catholique libéral s’appuyant sur le ''moindre mal" ». A l’évidence, ce type de vote n’endigue rien du tout. 

     Un retour au bon sens devrait permettre aux catholiques, et à ceux qu’indignent cette décadence vertigineuse de la morale légalisée par les divers courants politiques portés au pouvoir, de rentrer en eux-mêmes et de vérifier la justesse du constat de Jacques Piou, député catholique de Saint Gaudens et chef de la ''droite indépendante'' :

« Le moindre mal, nous en mourrons. Le moindre mal peut être le pire des maux, c’est l’effacement, l’abdication, la complaisance pour les méchants. Il y a quelque chose de pire que le reniement déclaré, c’est l’abandon souriant des principes, c’est le lent glissement avec des airs de fidélité. » (Discours au banquet de la Presse régionale, Paris 1911)

     Jacques Piou a compris un peu tard l’inanité politique du « moindre mal » avec sa ''droite indépendante''. Pour un catholique, cette théorie est effectivement « un effacement, une abdication, une complaisance » devant « les méchants » que sont les violateurs croyants (ou incroyants) des lois divines. Ce comportement qu’engendre le "moindre mal'' se caractérise par « un abandon souriant des principes (…) avec des airs de fidélité » Mais, et c’est une évidence, il ne peut pas y avoir de fidélité pour Le Christ en abandonnant les principes sur lesquels elle se fonde. Il n’y a pas de degré dans la négation des principes issus de la vérité.

     De nos jours, la thèse du ''moindre mal'' appliquée aux élections invite, lors de chaque élection, à choisir entre la peste et le choléra. Dans l’ordre physique et médical, il est parfois nécessaire de choisir un moindre mal : entre la gangrène et une mort rapide, ou l’amputation d’un membre pour conserver et prolonger sa vie. Dans l’ordre moral, en théologie morale, le mal, même qualifié de ''moindre'' reste toujours un mal : Il ne peut faire l’objet d’un choix. Accomplir le moindre mal moral n’est jamais permis. Sur le plan moral, le moindre mal peut se tolérer mais jamais se faire car il est alors un mal moral. Dans les cas de figure que la Providence divine ménage, ou permet, dans le déroulement de notre vie, et les décisions à prendre en ces circonstances, on peut effectivement choisir un moindre mal mais en gardant bien présent à l’esprit : on ne peut le faire en péchant. Aujourd’hui, voter pour un candidat, aussi souriant, affable et sympathique soit-il, c’est voter pour un apostat ayant juré de faire allégeance et protéger une constitution laïque, d’essence satanique, immorale et impie, et comme fruit de sa laïcité affichée et appliquée, les principes et les lois qu’elle continuera de proposer sans aucune référence à Dieu.

(A suivre…« Faut-il voter ? – 5 : Le vote blanc »…si Dieu veut)

René Pellegrini

(1) Voir dans la rubrique « Présentation du site » les trois articles sur le libéralisme

Capture05.jpg

abstention,âme,antilibéraux,apostat,avortement,catholique,choléra,christ,complaisance,conscience,constitution,contraception,décadence,dieu,divorce,élection,esprit,fidélité,gang rène,impie,incroyant,laïcité,libéralisme,malheur,méchant,mensonge,moindre mal,morale,mort,ordre physique,pacs,parole,péché,peste,pilule,piou,politique,principe,providence,ren iement,saint augustin,saint grégoire,saint thomas d’aquin,simulation,sodome,taubira,théologie,vérité,vertu,vote blanc

16/11/2013

Faut-il voter ? - 1 : Les conditions du devoir électoral

 amis,avenir,bien général,campagnes,campagnes électorales,catéchisme,choisir,citoyens,civilisation chrétienne,complice,conscience,conserver,crimes,crise économique,devoir électoral,dignité,diocèses,directives,droit,droits politiques,élections,élections municipales,élu,faute,femmes,garanties,garantir,impasse,injonction,intérêts,jeunes filles,léon xiii,mains,mal,mauvais candidat,mères chrétiennes,moindre mal,mortification,observation,parenté,parti,partis politiques,patrie,pie x,pie xi,pie xii,précisions,procurer,programme politique,promesses

Fête de Saint Edmond(1)

(Archevêque de Cantorbéry 1243)

 

FAUT-IL VOTER ? - 1

 

LES CONDITIONS DU DEVOIR ELECTORAL

amis,avenir,bien général,campagnes,campagnes électorales,catéchisme,choisir,citoyens,civilisation chrétienne,complice,conscience,conserver,crimes,crise économique,devoir électoral,dignité,diocèses,directives,droit,droits politiques,élections,élections municipales,élu,faute,femmes,garanties,garantir,impasse,injonction,intérêts,jeunes filles,léon xiii,mains,mal,mauvais candidat,mères chrétiennes,moindre mal,mortification,observation,parenté,parti,partis politiques,patrie,pie x,pie xi,pie xii,précisions,procurer,programme politique,promesses     Dans quelques mois, en mars et mai 2014 de nouvelles élections municipales et européennes se profilent à l’horizon. Dans le contexte de crise économique, financière, morale et sociale dans lequel nous vivons, les campagnes électorales promettent d’être animées. Une fois de plus, les citoyens seront appelés à choisir leurs élus dans la palette des trombinoscopes proposés, et à mettre leur bulletin de vote dans l’urne républicaine pour un avenir qu’ils espèrent meilleur.

     Pour un catholique, sinon pour tous, certaines questions et certains principes se posent à propos du suffrage universel. On y répondra en s’appuyant, non sur les campagnes d’incitation au vote, sur les conseils ou injonctions des partis politiques ou de leurs sympathisants, de la parenté, des amis ou des voisins, mais en s’appuyant principalement, en matière électorale, sur les principes formulés par le catéchisme des diocèses de France de 1938, Editions Tardy, pages 105-106, la Somme théologique de Saint Thomas d’Aquin, les explications et les directives des Papes Saint Grégoire, Pie X, Pie XI, Pie XII et Léon XIII.

     Ce sujet sur le vote fera l’objet de plusieurs articles qui seront terminés en avril ou mai 2014, avec, notamment, la question du moindre mal et du vote blanc.

     Dans le catéchisme des diocèses de France nous lisons (seulement les questions en gras et les réponses en bleues) :

En quoi consiste le devoir électoral ?

- Le devoir électoral consiste à voter pour des hommes capables de procurer le bien général et, si possible, bons chrétiens.

     Donc, s’il existe de telles personnes il faut voter, mais, en ne faisant pas l’impasse sur les précisions complémentaires qu’apportent, sur ce devoir, cette autre question et sa réponse :

- Est-ce un péché de voter pour un ennemi de la religion, de la patrie et du bien général ?

     Oui ? C’est un péché de voter pour un ennemi de la religion, de la patrie et du bien général car, en votant pour lui, on participe volontairement au mal qu’il pourrait faire s’il était élu.

     En effet, En votant pour un mauvais candidat (un ennemi de la religion, de la patrie et du bien général) vous vous rendez complice de leurs crimes ou des futures applications impies précisées ou non dans leur programme politique.

Est-ce une faute de s’abstenir de voter ?

- Oui, c’est une faute de s’abstenir de voter, si en s’abstenant, on peut être cause que les mauvais candidats triomphent et arrivent au pouvoir.

     Ici, il n’est question que d’une faute » (ce qui est moins grave qu’un péché), mais cette observation s’éclaire davantage, et devient plus précise, en faisant référence à l’enseignement des Papes, par exemple Pie XII. 

Pour qui faut-il voter ?

     Sur cette question, le Pape Pie XII enseigne :

 « Un bon nombre d'entre vous jouit déjà des droits politiques, du droit de vote. A ces droits correspondent autant de devoirs ; au droit de vote, le devoir de voter, le devoir de n'accorder votre suffrage qu'aux candidats ou aux listes de candidats qui présentent non pas des promesses vagues et ambiguës, mais des garanties sûres qu'ils respecteront les droits de Dieu et de la religion. Pensez-y bien : ce devoir est pour vous sacré ; il vous oblige en conscience; il vous oblige devant Dieu, car avec votre bulletin de vote vous avez entre les mains les intérêts supérieurs de votre patrie : il s'agit de garantir et de conserver à votre peuple sa civilisation chrétienne, à ses jeunes filles et à ses femmes leur dignité, à ses familles leurs mères chrétiennes (…) ». (Pie XII Allocution aux curés de Rome et aux prédicateurs, 10 mars 1948)

      Le Pape Pie XII invite donc à voter, ajoutant même que ce « devoir est sacré » Mais ce devoir qui « oblige devant Dieu et en conscience » oblige à voter pour qui ?

« Pour des « candidats ou aux listes de candidats qui présentent des garanties sûres qu’ils respecteront les droits de Dieu et de la religion »

     Pourquoi une injonction aussi précise ? Car « il s’agit de garantir et de conserver à votre peuple sa civilisation chrétienne»

(A suivre…« Faut-il voter - 2 ? : Les commandements de Dieu »…si Dieu veut)

René Pellegrini

- Dans le texte de Pie XII, c'est moi qui mets en gras. 

(1) Vulgairement appelé Saint Edme.

amis,avenir,bien général,campagnes,campagnes électorales,catéchisme,choisir,citoyens,civilisation chrétienne,complice,conscience,conserver,crimes,crise économique,devoir électoral,dignité,diocèses,directives,droit,droits politiques,élections,élections municipales,élu,faute,femmes,garanties,garantir,impasse,injonction,intérêts,jeunes filles,léon xiii,mains,mal,mauvais candidat,mères chrétiennes,moindre mal,mortification,observation,parenté,parti,partis politiques,patrie,pie x,pie xi,pie xii,précisions,procurer,programme politique,promesses

amis,avenir,bien général,campagnes,campagnes électorales,catéchisme,choisir,citoyens,civilisation chrétienne,complice,conscience,conserver,crimes,crise économique,devoir électoral,dignité,diocèses,directives,droit,droits politiques,élections,élections municipales,élu,faute,femmes,garanties,garantir,impasse,injonction,intérêts,jeunes filles,léon xiii,mains,mal,mauvais candidat,mères chrétiennes,moindre mal,mortification,observation,parenté,parti,partis politiques,patrie,pie x,pie xi,pie xii,précisions,procurer,programme politique,promesses