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10/04/2016

Le discernement des esprits : Quelques précisions

     Le discernement des esprits n’est pas une faculté naturelle mais un don gratuit de la grâce de Dieu : un charisme. Il permet à l’âme qui le possède de flairer l’œuvre des ténèbres lors même qu’elle se recouvrirait d’un ''manteau de lumière''…

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05/11/2014

La Cité du bien et la Cité du mal - 1

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Fête du Bienheureux Martin de Porres

(Du Tiers-Ordre de Saint Dominique 1639)

 

CHAPITRE VI

 

LA CITE DU BIEN ET LA CITE DU MAL - 1

     Articulation du chapitre VI :

- Influence du monde supérieur sur le monde inférieur, prouvée par l’existence de la Cité du bien et de la cité du mal.

- Ce que sont ces deux cités considérés en elles-mêmes.

- Tout homme appartient nécessairement à l’une ou à l’autre.

- Nécessité de les connaître à fond.

- Etendue de la cité du mal.

- Réponse à l’objection qu’on en tire.

- Le mal ne constitue qu’un désordre plus apparent que réel.

- Gloire qu’il procure à Dieu.

- Les combats de l’homme.

- La puissance du démon sur l’homme vient de l’homme et non pas de Dieu.

- Dieu n’est intervenu dans le mal que pour le prévenir, le contenir et le réparer : preuves.

     Des quatre vérités qui forment la base de cet ouvrage, trois sont désormais constatées. Deux esprits se disputent l’empire de la création ; il y a un monde surnaturel, ce monde se divise en bon et en mauvais.

     Les deux esprits sont : d’une part, le Saint-Esprit, l’esprit de Dieu, esprit de lumière, d’amour et de sainteté, ayant à ses ordres des légions d’anges, appelés par Saint Paul Esprits administrateurs envoyés en mission, pour prendre soin des élus (1). D’autre part, Lucifer ou Satan, l’archange déchu, esprit de ténèbres, de haine et de malice, commandant à une armée d’esprits pervers, sans cesse occupés à faire de l’homme le complice de leur révolte, pour en faire le compagnon de leurs supplices (2).

     Dans un travail où il sera constamment question des agents surnaturels, il était indispensable d’établir, avant tout, ces dogmes fondamentaux, sur lesquels repose, d’ailleurs, la vraie philosophie de l’histoire.

     Il en reste un quatrième : l’influence du monde supérieur, bon et mauvais, sur le monde inférieur. Déjà nous l’avons indiquée, mais une indication ne suffit pas. L’étude approfondie de cette double influence, de ses caractères et de son étendue, est un des éléments nécessaires de l’histoire du Saint-Esprit. Comme, en peinture, l’étude de l’ombre est indispensable à l’étude de la lumière ; ainsi, dans la philosophie chrétienne, la connaissance de la rédemption ne peut être séparée de celle de la chute.

     Or, la certitude de ce nouveau dogme est affirmée par un fait lumineux comme le soleil, palpable comme la matière, intime comme la conscience : nous avons nommé la Cité du bien et la Cité du mal : « Deux amours, dit saint Augustin, ont fait deux cités (3).

(A suivre… « La Cite du bien et la Cité du mal - 2 »…si Dieu veut)

- Notes 1 et 2 : Seules les références sont données. C’est moi qui mets les textes.

(1) «  Ne sont-ils pas tous des esprits chargés d’un ministère, et envoyés pour l’exercer en faveur de ceux qui recueilleront l’héritage du salut. » (Hébreux I, 14)

(2) « Parce que nous n’avons point à lutter contre la chair et le sang, mais contre les princes et les puissances, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits de malice répandus dans l’air. » (Ephésiens VI, 11,12)

(3) De Civitas Dei, Lib. XIV, c. XXVIII.

René Pellegrini

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27/05/2014

Conséquences de cette division - 4

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Fête de Sainte Marie-Madeleine de Pazzi 

(Religieuse de l’Ordre des Carmélites, de l’Ancienne Observance 1606)

 

CHAPITRE V

 Mis sur site le 27.05.2014

CONSEQUENCES DE CETTE DIVISION – 4

     N’ayant pu s’opposer au décret de l’union hypostatique de la nature divine avec la nature humaine, Lucifer et ses satellites sont constamment et uniquement occupés à le frustrer de ses effets. Rendre impossible ou inutile la foi au dogme de l’Incarnation : tel est le dernier mot de tous leurs efforts. Ouvrons l’histoire : Grâce à la malice du démon, l’homme, qui devait surtout bénéficier de l’Incarnation, commence par devenir prévaricateur. Afin de le retenir éternellement éloigné du Verbe, son libérateur, Satan charge son noble esclave d’une triple chaîne. Jusqu’à la venue du Messie, trois grandes erreurs dominent les nations : le Panthéisme, le Matérialisme, le Rationalisme. Ces trois grandes erreurs se résument dans une seule qui en est le principe et la fin : le satanisme.

     Mère de toutes les autres, ces monstrueuses hérésies tendent, comme il est facile de le voir, à rendre radicalement impossible la croyance au dogme de l’Incarnation. Le Panthéisme : Si tout est Dieu, l’Incarnation est inutile. Le matérialisme : Si tout est matière, l’Incarnation est absurde. Le rationalisme : Si la suprême sagesse est de croire à la seule raison, l’Incarnation est chimérique. Voilà pour les nations païennes.

     Quant au peuple juif, chargé de conserver la promesse du grand Mystère, tous les efforts de Satan ont pour but de l’entraîner dans l’idolâtrie. Aux pieds des idoles, Israël perd jusqu’au souvenir du Verbe incarné, futur libérateur du monde. Alors, Satan règne en paix sur le genre humain vaincu, et l’histoire de l’antiquité n’est que l’histoire de son insolent triomphe.

     Lorsque arrive la plénitude des temps que voyons-nous ? De toutes parts les puissances infernales rugissent. La guerre contre le dogme de l’Incarnation recommence avec un indicible acharnement. Pour l’empêcher de s’établir, Satan déchaîne les persécutions. Pour le ruiner dans l’esprit de ceux qui l’ont accepté, il déchaîne les hérésies. Pendant huit siècles, depuis le temps des Apôtres jusqu’à Elipand et à Félix d’Urgel, en passant par Arius, l’effort de l’enfer se porte directement sur le dogme de l’Incarnation. Plus ou moins masquée, la même attaque continue pendant les siècles suivants.

     Par un retour trop significatif, la divinité de Notre-Seigneur ou le mystère de l’Incarnation, clef de voûte du monde surnaturel, est redevenue sous nos yeux ce qu’elle fut au commencement, le but avoué, le point capital, le dernier mot de l’éternel combat. Arius n’est-il pas ressuscité et embelli dans Strauss, dans Renan et consorts, coryphées de la lutte actuelle ?

     En attendant la ruine presque totale de la foi au dogme réparateur, funeste victoire qui lui est annoncée pour les derniers jours du monde, Satan multiplie ses efforts, afin de la rendre inutile à ceux qui la conservent encore. Comme autrefois les Juifs, il pousse aujourd’hui les chrétiens à toutes sortes d’iniquités : c’est ce que saint Paul appelle l’idolâtrie spirituelle, dont l’effet immédiat est d’anéantir en tout ou partie la salutaire influence de l’auguste mystère. (1)

(A suivre…« Conséquences de cette division – 5 »…si Dieu veut)

- C’est moi qui mets en gras dans le texte.

(1) Cette idolâtrie spirituelle se caractérisant par les œuvres de la chair que sont : « la fornication, l’impureté, l’impudicité, la luxure, le culte des idoles (…) les sectes, les envies, les homicides, les ivrogneries (…) » (Galates V,19-20)

- Mgr Gaume donne seulement le verset 20 en référence, sans le texte biblique.

René Pellegrini

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28/12/2013

Conséquences de cette division - 1

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Fête des Saints Innocents (1)

(Martyrs Vers 2-3 après Jésus-Christ) (2)

 

CHAPITRE V

 

CONSEQUENCES DE CETTE DIVISION - 1

 

     Après avoir explicité que la vue de l’Incarnation du Verbe de Dieu ou Fils de Dieu fut le motif de la division du monde surnaturel, Mgr Gaume se propose d’expliquer, dans ce chapitre V, les conséquences de cette division.

     Articulation de ce chapitre :

1 - Expulsion des anges rebelles.

2 - Leur habitation : l’enfer et l’air.

3 - Passages de saint Pierre et de saint Paul, de porphyre, d’Eusèbe, de Bède, de Viguier, de saint Thomas.

4 - Raison de cette double demeure.

5 - Du ciel, la lutte descend sur la terre.

6 - La haine du dogme de l’Incarnation, dernier mot de toutes les hérésies et de toutes les révolutions, avant et après la prédication de l’Evangile.

7 - Haine particulière de Satan contre la femme.

8 - Preuves et raisons.

Pour aujoUrd’hui, les deux premiers points et le troisième jusqu’à saint Paul.

« Et le Dragon, ajoute l’Apôtre, fut précipité sur la terre, projectus in terram. » (Apocalypse XII, 13)

     Quelle est cette terre ? En parlant de la chute de Lucifer et de ses complices, saint Pierre dit que Dieu les a précipités dans l’enfer, où ils sont tourmentés et tenus en réserve jusqu’au jour du jugement.

« (…) Dieu n’a pas épargné les anges qui ont péché ; mais si, chargés des chaînes de l’enfer et précipité dans l’abîme, il les a livrés afin d’être tourmentés et réservés pour le jugement. » (II Pierre II, 4)

     Ailleurs, il nous exhorte à la vigilance en nous prévenant que le démon, semblable à un lion rugissant, rôde sans cesse autour de nous pour nous dévorer. (I Pierre V, 8).

« Soyez sobres et veillez, car votre adversaire le diable, comme un lion rugissant, rôde autour de vous cherchant qui il pourra dévorer. » ((I Pierre V, 8)

     De son côté, saint Paul appelle Satan le prince des puissances de l’air, et avertit le genre humain de revêtir son armure divine, afin de pouvoir résister aux attaques du démon.

« Pour nous, dit-il, la lutte n’est pas contre des ennemis de chair et de sang, mais contre les princes et les puissances, contre les gouverneurs de ce monde de ténèbres, les esprits mauvais qui habitent l’air. » (Ephésiens II, 2)

     Ainsi, les deux plus illustres organes de la vérité, saint Pierre et saint Paul, donnent tour à tour, pour habitation aux anges déchus, l’enfer et l’air qui nous environnent. Malgré une apparente contradiction, leur langage est exact : c’est l’écho retentissant de la tradition universelle. 

(A suivre… « Conséquences de cette division - 2 » …si Dieu veut) 

- C’est moi qui mets en gras dans les textes bibliques.

(1) Craignant que le Roi des Juifs, nouveau-né, ne lui enlève son royaume et pensant ainsi contrecarrer le dessein de Dieu, Hérode fit massacrer tous les enfants au-dessous de deux ans, nés à Bethléem et les villes, bourgs, villages et hameaux de la contrée. L’Eglise les célèbre comme martyrs ayant été baptisés dans leur sang, et étant morts pour Jésus-Christ. Saint Augustin parlant de ces enfants dit : « Celui qui croit que le baptême de Jésus-Christ ne sert de rien aux enfants, doutera-t-il que vous ayez obtenu la couronne, en mourant pour Jésus-Christ ? Vous n’aviez pas la capacité de croire que Jésus-Christ devait souffrir ; mais vous aviez la chair pour souffrir la mort pour Jésus-Christ qui devait endurer pour vous. »

(2) Calcul effectué en me référant à la prophétie biblique des 70 semaines d’années du prophète Daniel (IX, 24) sur la venue du Messie, et non sur le mensonge ou l'erreur du pharisien et traître a la cause juive que fut le Juif Flavius Josephe, indiquant la mort d'Hérode en -4 et reprise, depuis, par les historiens. On n’hésite même pas à écrire jusqu’à –8 avant Jésus-Christ pour sa nativité !!! Une attaque en règle et récurrente est menée pour discréditer la date de naissance de Jésus, et ainsi celle de son baptême et de sa mort. La haine inextinguible contre le Christ se poursuit à travers les siècles pour tenter de prouver qu’il n’est pas le Messie des Juifs. On devine l’esprit et l’intention qui activent et cautionnent ces publications pseudo scientifiques, et pour qui travaillent, volontairement ou involontairement, ceux qui écrivent ce genre de livre ou qui propagent leurs assertions.

René Pellegrini

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22/11/2013

Dogme qui a donné la division du monde surnaturel - 6

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Fête de Sainte Cécile (1)

(Vierge et martyre 232)

 

CHAPITRE 4

 

DOGME QUI A DONNE LA DIVISION DU MONDE SURNATUREL – 6 

 

     Ensuite, la jalousie des anges n’a pu avoir que deux objets : Dieu ou l’homme. A l’égard de Dieu, vouloir être semblable à Dieu, égal à Dieu, considéré en lui-même, et abstraction faîte du mystère de l’incarnation, est un désir que l’ange n’a pu avoir : « Ce désir, dit saint Thomas, est absurde et contre nature ; et l’ange le savait ». (2)

L’homme a donc été l’objet de la jalousie de Lucifer.

« C’est par la jalousie qu’il eut contre l’homme, dit saint Irénée, que l’ange devint apostat et ennemi du genre humain ». (3) Mais, ainsi que nous l’avons vu, l’ange n’avait aucune raison d’envier la dignité naturelle de l’homme. Cette dignité consiste dans la création à l’image et à la ressemblance de Dieu. Or, l’ange lui-même est fait à l’image de Dieu, et même d’une manière plus parfaite que l’homme (4). Une seule chose élevait l’homme au-dessus de l’ange et pouvait exciter sa jalousie : c’est l’union hypostatique.

     Si le dogme de l’incarnation, considéré en lui-même, suffit pour expliquer la chute de Lucifer ; il l’explique mieux encore, envisagé dans ses relations et dans ses effets. D’une part, ce mystère est le fondement et la clef de tout le plan divin, aussi bien dans l’ordre de la nature que dans celui de la grâce. D’autre part, il exigeait des anges, pour être accepté, le plus grand acte d’abnégation : acte sublime en rapport avec la sublime récompense qui devait le couronner.

     Descendue de Dieu, toute la création, matérielle, humaine et angélique, doit remonter à Dieu ; car le Seigneur a tout fait pour lui et pour lui seul (5). Mais une distance infinie sépare le créé de l’incréé. Pour la combler, un médiateur est nécessaire, et, puisqu’il est nécessaire, il se trouvera. Formant le point de jonction et comme la soudure du fini et de l’infini, ce médiateur sera le lien mystérieux qui unira toutes les créations entre elles et avec Dieu (6).

     Quel sera-t-il ? Evidemment celui qui, ayant fait toutes choses, ne peut laisser son ouvrage imparfait : ce sera le Verbe éternel. A la nature divine il unira hypostatiquement la nature humaine, dans laquelle se donnent rendez-vous la création matérielle et la création spirituelle. Grâce à cette union, dans une même personne, de l’Être divin et de l’être humain, du fini et de l’infini, Dieu sera homme, et l’homme sera Dieu. Ce Dieu-homme deviendra la déification de toutes choses, principe de grâce et condition de gloire, même pour les anges, qui devront l’adorer comme leur Seigneur et leur Maître (7).

     Un homme Dieu, une vierge-mère, l’élévation la plus haute de l’être le plus bas, la nature humaine préférée à la nature angélique, l’obligation d’adorer, dans un Homme-Dieu, leur inférieur devenu leur supérieur ! A cette révélation, l’orgueil de Lucifer se révolte, sa jalousie éclate. Dieu l’a vu. Rapide comme la foudre, la justice frappe le rebelle et ses complices, dans ces dispositions coupables qui, en éternisant leur crime, éternisent leur châtiment. Tel est le grand combat dont parle saint Jean.

     Le ciel en fut le premier théâtre : la terre en sera le second.

(A suivre…« Conséquences de cette division - 1 »…si Dieu veut)

(1) Elle naquit à Rome de parents illustres et riches. Ayant refusé de sacrifier aux dieux, le préfet Almaque la fit enfermer dans une étuve en sa maison, et y mettre le feu pour l’étouffer dans la chaleur du poêle. Notre-Seigneur la protégea pendant vingt-quatre heures sans qu’elle versât une seule goutte de sueur. L’ayant appris, Almaque lui envoya un homme pour lui trancher la tête. Le bourreau lui donna trois coups sans pouvoir couper le col. Des assistants recueillir le sang de sa plaie avec des éponges et des linges. Elle demanda à Notre-Seigneur de lui laisser encore trois jours de vie afin de pouvoir distribuer ses biens aux pauvres, ensuite, pendant qu’elle était en oraison, son âme s’envola vers son époux.

(2) Somme théologique, Pars I, q.LVIII, art. 3.

(3) Saint Irénée, Contre les hérésies, Livre IV, cap. LXXVIII.

(4) Saint Augustin, De Trinitate, lib. XII, cap.VII

(5) Textes bibliques en latin (seules les références bibliques sont données) :

« Le Seigneur a opéré toutes choses pour lui-même. L’impie même pour le jour mauvais ». (Proverbes XVI, 4)

« Je suis le Seigneur, c’est là mon nom ; je ne donnerai pas ma gloire à un autre (…) ».(Isaïe XLII, 8)

(6) Saint Augustin, Soliloques, cap. VI.

(7) Saint Augustin, Sermon XIII, de tempo

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