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11/04/2018

Hiérarchies et ordres dans l'Eglise

     Avant de la donner, constatons que la magnifique hiérarchie du ciel ou de l’Eglise triomphante se prouve elle-même, en se reflétant à nos yeux dans la hiérarchie de l’Eglise militante, cette autre portion de la Cité du bien. Il suffit d’ouvrir les yeux pour voir que l’Eglise de la terre se divise en trois hiérarchies, et chaque hiérarchie en trois ordres…

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21/02/2018

Les bienfaits de la royauté du Christ - 1

     Après avoir souligné les graves conséquences qui résultent pour la société civile de l’éviction de Dieu des législations nationales, le Pape Pie XI déclare :

« Si au contraire les hommes reconnaissent en particulier et en public le pouvoir royal du Christ, il en résulte des bienfaits incroyables qui pénètrent aussitôt la société civile »…

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24/01/2018

Hiérarchies et Ordres des anges - 1

Une multitude sans ordre est la confusion : tel ne peut être l’état des anges. « Toutes les œuvres de Dieu, dit l’apôtre, sont ordonnées » (1) ou, comme il est écrit ailleurs : « Dieu a fait toutes choses avec nombre, poids et mesure » (2), c’est-à-dire…

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24/07/2017

Les Juifs persécuteurs - 2 : Aspect religieux

Quand je dis « les Juifs » je ne veux pas dire tous les Juifs - à l’époque de Jésus comme après - mais surtout, même si ça fait pas mal de monde, leurs élites politiques et religieuses fidèles aux doctrines sur le Christ des rabbins pharisiens kabbalistes et talmudistes, et ceux qui adhèrent en actes et paroles à leurs enseignements ; ou ceux qui véhiculent des pratiques sociales et politiques antichrétiennes. Mon propos sur les Juifs ne se veut pas simplificateur...

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23/11/2016

Islam radical ou modéré ? - 1

     Pour livrer l’assaut qui se veut décisif contre ce qui reste de culture et de civilisation chrétiennes fondées sur les enseignements du Christ et de l’Eglise, non inféodés aux désirs et pratiques de ses ennemis séculaires qu’a constitué…

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24/08/2016

Catholiques, attention !

Telles furent les paroles que Notre-Seigneur adressa à ses disciples après avoir célébré le dernier repas pascal. Paroles qu’aucun chrétien et serviteur de Jésus-Christ, à toutes les époques, ne peut se permettre d’oublier ou de sous-estimer sans grave dommage pour l’intégrité de sa foi et la sauvegarde morale, intellectuelle et religieuse de sa patrie…

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13/06/2016

Les appels à la révolution ou à manifester

L’article « La Révolution face à la patience chrétienne » annoncé lors de l’article précédent « Les mouvements de masse » est reporté suite à un courriel d’un de mes abonnés à la Newsletter m’écrivant

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06/12/2015

Le national-socialisme

     Le mot nazisme habituellement utilisé pour désigner l’idéologie politique d’Hitler, tend à faire disparaître et à camoufler son origine, ainsi qu’un mot (socialisme) qui résonnerait mal aux oreilles de ceux qui passent pour les grands défenseurs de la cause prolétarienne et du genre humain…

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13/09/2015

Un roi pour la France - 2 : Les déclarations du Prince - 1

L’option Duc d’Anjou ayant avorté, il est intéressant de lire, dans le bulletin La Lorraine Royaliste (LLR) qui a fait du Prince Henri de France, Duc d’Orléans, son champion, certains propos tenus par le Prince à cinq journalistes, dont deux de la LLR, paroles de nature à nous renseigner sur sa personnalité chrétienne…

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01/09/2015

Mon royaume n'est pas de ce monde - 2

César et Pilate n’ont rien à craindre de cette royauté du Christ car elle ne vient pas du peuple. N’étant pas tributaire pour sa légitimité et la continuité de son exercice de l’appui de forces militaires, elle n’a donc pas besoin de se rebeller contre l’autorité impériale et son représentant en Judée… 

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10/05/2015

La Cité du bien et la Cité du mal - 7

La tentation d’Adam est le type de toutes les autres. Lorsque nous y succombons, nous donnons volontairement prise sur nous à notre ennemi. Dieu n’y est pour rien, si ce n’est pour l’outrage qu’il reçoit de notre injuste préférence (1). Que dis-je ? Dans le mal que l’homme se fait à lui-même en se livrant au démon…

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16/04/2015

La Contre-Révolution : But et Moyens - 1

     Les révolutionnaires de droite comme de gauche veulent inventer une autre civilisation destinée à faire émerger une société fondée sur de nouvelles lois morales et sociales, et de nouveaux droits. Cette société nouvelle, société inversée d’inspiration fondamentalement satanique dans l’affichage de ses buts, faisant allègrement litière des lois morales divines et des principes moraux et sociaux chrétiens...

 

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05/11/2014

La Cité du bien et la Cité du mal - 1

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Fête du Bienheureux Martin de Porres

(Du Tiers-Ordre de Saint Dominique 1639)

 

CHAPITRE VI

 

LA CITE DU BIEN ET LA CITE DU MAL - 1

air,amour,archange déchu,bon,chair et sang,chute,cité du bien,cité du mal,combats,complice,connaissance,conscience,création,démon,deux esprits,dogmes,élus,esprit de dieu,esprit de lumière,esprit de ténèbres,gloire,haine,héritage,influence,lucifer,mauvais,mission,malice,matière,ministère,monde inférieur,monde supérieur,monde surnaturel,ombre,peinture,philosophie chrétienne,philosophie de l’histoire,princes,puissance,rédemption,révolte,saint augustin,saint-esprit,sainteté,salut,satan,soleil,supplices,ténèbres,vérités     Articulation du chapitre VI :

- Influence du monde supérieur sur le monde inférieur, prouvée par l’existence de la Cité du bien et de la cité du mal.

- Ce que sont ces deux cités considérés en elles-mêmes.

- Tout homme appartient nécessairement à l’une ou à l’autre.

- Nécessité de les connaître à fond.

- Etendue de la cité du mal.

- Réponse à l’objection qu’on en tire.

- Le mal ne constitue qu’un désordre plus apparent que réel.

- Gloire qu’il procure à Dieu.

- Les combats de l’homme.

- La puissance du démon sur l’homme vient de l’homme et non pas de Dieu.

- Dieu n’est intervenu dans le mal que pour le prévenir, le contenir et le réparer : preuves.

     Des quatre vérités qui forment la base de cet ouvrage, trois sont désormais constatées. Deux esprits se disputent l’empire de la création ; il y a un monde surnaturel, ce monde se divise en bon et en mauvais.

     Les deux esprits sont : d’une part, le Saint-Esprit, l’esprit de Dieu, esprit de lumière, d’amour et de sainteté, ayant à ses ordres des légions d’anges, appelés par Saint Paul Esprits administrateurs envoyés en mission, pour prendre soin des élus (1). D’autre part, Lucifer ou Satan, l’archange déchu, esprit de ténèbres, de haine et de malice, commandant à une armée d’esprits pervers, sans cesse occupés à faire de l’homme le complice de leur révolte, pour en faire le compagnon de leurs supplices (2).

     Dans un travail où il sera constamment question des agents surnaturels, il était indispensable d’établir, avant tout, ces dogmes fondamentaux, sur lesquels repose, d’ailleurs, la vraie philosophie de l’histoire.

     Il en reste un quatrième : l’influence du monde supérieur, bon et mauvais, sur le monde inférieur. Déjà nous l’avons indiquée, mais une indication ne suffit pas. L’étude approfondie de cette double influence, de ses caractères et de son étendue, est un des éléments nécessaires de l’histoire du Saint-Esprit. Comme, en peinture, l’étude de l’ombre est indispensable à l’étude de la lumière ; ainsi, dans la philosophie chrétienne, la connaissance de la rédemption ne peut être séparée de celle de la chute.

     Or, la certitude de ce nouveau dogme est affirmée par un fait lumineux comme le soleil, palpable comme la matière, intime comme la conscience : nous avons nommé la Cité du bien et la Cité du mal : « Deux amours, dit saint Augustin, ont fait deux cités (3).

(A suivre… « La Cite du bien et la Cité du mal - 2 »…si Dieu veut)

- Notes 1 et 2 : Seules les références sont données. C’est moi qui mets les textes.

(1) «  Ne sont-ils pas tous des esprits chargés d’un ministère, et envoyés pour l’exercer en faveur de ceux qui recueilleront l’héritage du salut. » (Hébreux I, 14)

(2) « Parce que nous n’avons point à lutter contre la chair et le sang, mais contre les princes et les puissances, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits de malice répandus dans l’air. » (Ephésiens VI, 11,12)

(3) De Civitas Dei, Lib. XIV, c. XXVIII.

René Pellegrini

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01/08/2014

Conséquences de cette division - 6

 

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09/05/2014

France, souviens-toi ! - 1

 Pour terminer cet aspect prophétique évoqué dans la rubrique « Politique – Prophéties sur la France », cette prophétie plus récente et bien consolante d’un Saint Pape, sur le futur rétablissement de la France, en établissant un parallèle saisissant avec la conversion de Saul de Tarse...

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09/04/2014

La Contre-Révolution, qu'est-ce à dire ? - 1

 

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10/03/2014

Conséquences de cette division - 2

Sous le nom de Pluton ou de Sérapis, les peuples anciens n’ont-ils pas admis un roi des enfers, habitant les sombres demeures du Tartare et environné de dieux infernaux, ses satellites et ses courtisans ? N’ont-ils pas en même temps proclamé par mille sacrifices, mille supplications, mille rites différents, la présence de ces dieux infernaux dans les couches inférieures de notre atmosphère, ainsi que

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04/12/2013

La Révolution, Qu'est-ce à dire ? - 2

     La meilleure définition de la Révolution (toujours à l’œuvre) qui ait été donnée, celle qui ne s’arrête pas seulement aux phénomènes, est celle de Mgr Gaume (2)...

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22/11/2013

Dogme qui a donné la division du monde surnaturel - 6

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Fête de Sainte Cécile (1)

(Vierge et martyre 232)

 

CHAPITRE 4

 

DOGME QUI A DONNE LA DIVISION DU MONDE SURNATUREL – 6 

 

adorer,âme,ange,apostat,châtiment,chute,ciel,combat,création,créé,déification,désir,dieux,dignité,division,dogme,ennemi,envie,feu,fini,genre humain,gloire,grâce,image de dieu,impie,incréé,infini,jalousie,justice,lucifer,médiateur,monde surnaturel,mystère de l’incarnation,nature angélique,nature humaine,oraison,orgueil,pauvre,plaie,rebelle,récompense,ressemblance,révolte,sang,semblable à dieu,sueur,union hypostatique,verbe éternel,vierge     Ensuite, la jalousie des anges n’a pu avoir que deux objets : Dieu ou l’homme. A l’égard de Dieu, vouloir être semblable à Dieu, égal à Dieu, considéré en lui-même, et abstraction faîte du mystère de l’incarnation, est un désir que l’ange n’a pu avoir : « Ce désir, dit saint Thomas, est absurde et contre nature ; et l’ange le savait ». (2)

L’homme a donc été l’objet de la jalousie de Lucifer.

« C’est par la jalousie qu’il eut contre l’homme, dit saint Irénée, que l’ange devint apostat et ennemi du genre humain ». (3) Mais, ainsi que nous l’avons vu, l’ange n’avait aucune raison d’envier la dignité naturelle de l’homme. Cette dignité consiste dans la création à l’image et à la ressemblance de Dieu. Or, l’ange lui-même est fait à l’image de Dieu, et même d’une manière plus parfaite que l’homme (4). Une seule chose élevait l’homme au-dessus de l’ange et pouvait exciter sa jalousie : c’est l’union hypostatique.

     Si le dogme de l’incarnation, considéré en lui-même, suffit pour expliquer la chute de Lucifer ; il l’explique mieux encore, envisagé dans ses relations et dans ses effets. D’une part, ce mystère est le fondement et la clef de tout le plan divin, aussi bien dans l’ordre de la nature que dans celui de la grâce. D’autre part, il exigeait des anges, pour être accepté, le plus grand acte d’abnégation : acte sublime en rapport avec la sublime récompense qui devait le couronner.

     Descendue de Dieu, toute la création, matérielle, humaine et angélique, doit remonter à Dieu ; car le Seigneur a tout fait pour lui et pour lui seul (5). Mais une distance infinie sépare le créé de l’incréé. Pour la combler, un médiateur est nécessaire, et, puisqu’il est nécessaire, il se trouvera. Formant le point de jonction et comme la soudure du fini et de l’infini, ce médiateur sera le lien mystérieux qui unira toutes les créations entre elles et avec Dieu (6).

     Quel sera-t-il ? Evidemment celui qui, ayant fait toutes choses, ne peut laisser son ouvrage imparfait : ce sera le Verbe éternel. A la nature divine il unira hypostatiquement la nature humaine, dans laquelle se donnent rendez-vous la création matérielle et la création spirituelle. Grâce à cette union, dans une même personne, de l’Être divin et de l’être humain, du fini et de l’infini, Dieu sera homme, et l’homme sera Dieu. Ce Dieu-homme deviendra la déification de toutes choses, principe de grâce et condition de gloire, même pour les anges, qui devront l’adorer comme leur Seigneur et leur Maître (7).

     Un homme Dieu, une vierge-mère, l’élévation la plus haute de l’être le plus bas, la nature humaine préférée à la nature angélique, l’obligation d’adorer, dans un Homme-Dieu, leur inférieur devenu leur supérieur ! A cette révélation, l’orgueil de Lucifer se révolte, sa jalousie éclate. Dieu l’a vu. Rapide comme la foudre, la justice frappe le rebelle et ses complices, dans ces dispositions coupables qui, en éternisant leur crime, éternisent leur châtiment. Tel est le grand combat dont parle saint Jean.

     Le ciel en fut le premier théâtre : la terre en sera le second.

(A suivre…« Conséquences de cette division - 1 »…si Dieu veut)

(1) Elle naquit à Rome de parents illustres et riches. Ayant refusé de sacrifier aux dieux, le préfet Almaque la fit enfermer dans une étuve en sa maison, et y mettre le feu pour l’étouffer dans la chaleur du poêle. Notre-Seigneur la protégea pendant vingt-quatre heures sans qu’elle versât une seule goutte de sueur. L’ayant appris, Almaque lui envoya un homme pour lui trancher la tête. Le bourreau lui donna trois coups sans pouvoir couper le col. Des assistants recueillir le sang de sa plaie avec des éponges et des linges. Elle demanda à Notre-Seigneur de lui laisser encore trois jours de vie afin de pouvoir distribuer ses biens aux pauvres, ensuite, pendant qu’elle était en oraison, son âme s’envola vers son époux.

(2) Somme théologique, Pars I, q.LVIII, art. 3.

(3) Saint Irénée, Contre les hérésies, Livre IV, cap. LXXVIII.

(4) Saint Augustin, De Trinitate, lib. XII, cap.VII

(5) Textes bibliques en latin (seules les références bibliques sont données) :

« Le Seigneur a opéré toutes choses pour lui-même. L’impie même pour le jour mauvais ». (Proverbes XVI, 4)

« Je suis le Seigneur, c’est là mon nom ; je ne donnerai pas ma gloire à un autre (…) ».(Isaïe XLII, 8)

(6) Saint Augustin, Soliloques, cap. VI.

(7) Saint Augustin, Sermon XIII, de tempo

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adorer,âme,ange,apostat,châtiment,chute,ciel,combat,création,créé,déification,désir,dieux,dignité,division,dogme,ennemi,envie,feu,fini,genre humain,gloire,grâce,image de dieu,impie,incréé,infini,jalousie,justice,lucifer,médiateur,monde surnaturel,mystère de l’incarnation,nature angélique,nature humaine,oraison,orgueil,pauvre,plaie,rebelle,récompense,ressemblance,révolte,sang,semblable à dieu,sueur,union hypostatique,verbe éternel,vierge

17/10/2013

Dogme qui a donné la division du monde surnaturel - 5

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Fête de Saint Florentin

(Evêque d’Orange vers 525-527)

 

CHAPITRE 4

 

DOGME QUI A DONNE LA DIVISION DU MONDE SURNATUREL – 5

 

aimer,amour,ange,béatitude surnaturelle,chute,commencement,création,demeurer,démon,désir,diviniser,division,dogme,envie,épreuve,fils de dieu,foi,haine,homicide,inspiration,intelligence,jalousie,jaloux,juifs,lucifer,lumière,maître,mal,monde surnaturel,mort,mourir,mystère de l’incarnation,nature humaine,orgueil,péché,perdition,perfection,prétention,puissance,révolte,sainte trinité,satan,sauveur,semblable,soumission,témoignage,tomber,trône,verbe de dieu,vérité RUARD, MOLINA ET AUTRES THEOLOGIENS

     Ruard, Molina et d’autres théologiens éminents professent la même doctrine d’une manière non moins absolue, absolute. Bien avant eux le célèbre Rupert avait exprimé le même sentiment. Sur ces paroles du Sauveur :

« Il fut homicide dès le commencement, et vous voulez accomplir les désirs de votre Père » (St Jean VIII, 44) (a), il dit :

« Le Fils de Dieu parle ici de sa mort. Ainsi, rien n’empêche d’entendre par cet homicide primitif l’antique haine de Satan contre le Verbe. Cette haine, antérieure à la naissance de l’homme, Satan brûle de la satisfaire. Pour en venir à bout, il emploie tous les moyens de faire mettre à mort ce même Verbe de Dieu, actuellement revêtu de la nature humaine. »

« Cela est d’autant plus vrai, que Notre-Seigneur ajoute : Et il ne se tint pas dans la vérité (St Jean VIII, 44) (b) ; ce qui eut lieu avant la création de l’homme. En effet, à l’instant même où, s’élevant contre le Fils, qui seul est à l’image du Père, il dit dans son orgueil : Je serai semblable au Très-Haut (Isaie XIV, 14) (c), il devint homicide devant Dieu, sauf à le devenir devant les hommes, en faisant mourir par la main des Juifs l’objet éternel de sa haine… (1) Ces paroles, il ne se tint pas dans la vérité, signifient qu’il n’a pas continué d’aimer Celui qui est la vérité, le Fils de Dieu. En effet, demeurer dans la vérité est la même chose qu’aimer la vérité, et demeurer ou se tenir dans le Christ est la même chose qu’aimer le Christ. Satan est donc homicide dès le commencement, parce qu’il a toujours eu pour la vérité, qui est le Verbe, une haine indicible. » (2)

     Ce remarquable témoignage peut se résumer ainsi : avant sa chute, Lucifer connaissait les adorables perfections de la Sainte-Trinité, et il les aimait (3). Trop grandes étaient ses lumières pour lui permettre d’être jaloux de Dieu, moins encore d’avoir la prétention de le devenir. Alors il se tenait dans la vérité. Mais, quand il sut que le Verbe devait s’unir à la nature humaine, afin de la diviniser, et, en la divinisant, l’élever au-dessus des anges, au-dessus de lui-même, Lucifer : alors il ne se tint pas dans la vérité. L’orgueil entra en lui ; l’orgueil amena la révolte, la haine, la chute.

     D’ailleurs, pour peu qu’elle réfléchisse, la raison elle-même se persuade sans peine que l’épreuve des anges a dû consister dans la foi au mystère de l’incarnation. D’abord, le péché des anges a été un péché d’envie : c’est un point incontestable de l’enseignement catholique. Entre tous les Pères, écoutons seulement saint Cyprien, parlant de l’envie :

« Qu’il est grand, frères bien-aimés, s’écrie-t-il, ce péché qui a fait tomber les anges ; qui a fasciné ces hautes intelligences, et renversé de leurs trônes ces puissances sublimes ; qui a trompé le trompeur lui-même ! C’est par elle que périt celui qui, prenant pour modèle le maître de la perdition, obéit à ses inspirations, comme il est écrit : C’est par la jalousie du démon que la mort est entré dans le monde » (4).

(A suivre… « Dogme qui a donné la division du monde surnaturel – 6 »…si Dieu veut)

(a-b-c) Seuls les textes sont cités. C’est moi qui mets les références bibliques.

(1) Les points de suspension sont dans le texte.

(2) Le texte est en latin et français.

(3) Seule la référence est donnée : Somme Théologique, Partie 1, question LXIII, article 1, ad 3. C’est moi qui mets le texte. Saint Thomas d’Aquin traite du péché des anges dans la question : Le mal de la faute peut-il se trouver chez les anges ? « Il est naturel à l’ange de se tourner par un mouvement d’amour vers Dieu, en tant que Dieu est principe de son être naturel. Quant à se tourner vers Dieu comme vers l’objet de la béatitude surnaturelle, cela vient d’un amour gratuit auquel l’ange peut se dérober en péchant. » (Somme Théologique, Partie 1, question LXIII, article 1, ad 3.)

(4) in opuscule «  de zelo et livore » (de la jalousie et de l’envie)

René Pellegrini

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25/05/2013

Division du monde surnaturel - 3

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Fête de Saint Zénobe

(Archevêque de Florence, confesseur 424)  

 

CHAPITRE 2

 

DIVISION DU MONDE SURNATUREL - 3


adam,adoration,adorer,alliance,amour,archanges,bien,charité,ciel,cieux,combat,conseils de dieu,création,créatures,démons,dogme,dragon,enfer,épreuve,foi,gloire,grâce,hiérarchies,jour du jugement,intelligences,justice de dieu,lucifer,mal,miséricorde,monde surnaturel,mystère,nature angélique,ordre naturel,ordre surnaturel,orgueil,paix,parole de dieu,péché,protestantisme,raison,récompense,révolte,sagesse,soumission,suicide,trône,vérités naturelles,vision béatifique,volontéEt le combat eu lieu dans le ciel, in Coelo. Quel est ce ciel ? Il y a trois cieux ou trois sphères de vérité : le ciel des vérités naturelles ; le ciel de la vision béatifique ; le ciel de la foi, intermédiaire entre les deux premiers.

Nous venons de voir que, dès le premier instant de leur création, les anges connaissent parfaitement, dans leur ensemble et dans leurs dernières conséquences, toutes les vérités de l’ordre naturel. Cette connaissance fait leur gloire ; car elle établit leur immense supériorité sur l’homme. Ainsi, de leur part, nul intérêt à protester contre aucune de ces vérités. Nulle possibilité même de le faire ; car tout être répugne invinciblement à sa destruction. Les vérités de l’ordre naturel étant connaturelles aux anges, protester contre elles eût été protester contre leur être même : les nier eût été une sorte de suicide. Le combat n’eut donc pas lieu dans le ciel des vérités naturelles.

     Il n’eut pas non plus pour théâtre le ciel de la vision béatifique. Récompense de l’épreuve, ce ciel est le séjour éternel de la paix. Là, toutes les intelligences angéliques et humaines, placées en face de la vérité, qu’elles contemplent sans voile, confirmées en grâce, unies en charité et consommées en gloire, vivent de la même vie, sans oppositions, sans divisions, sans rivalités possibles.

     Quel est donc le ciel du combat ? Evidemment le séjour ou l’état dans lequel les anges devaient, comme l’homme, subir l’épreuve pour mériter la gloire. En quoi consistait l’épreuve ? Evidemment encore dans l’admission de quelque mystère inconnu de l’ordre surnaturel. Pour être méritoire, cette admission devait être coûteuse. Elle eut donc pour objet quelque mystère qui, aux yeux des anges, semblait choquer leur raison, déroger à leur excellence et nuire à leur gloire.

     Admettre humblement ce mystère sur la parole de Dieu, l’adorer malgré ses obscurités et les répugnances de leur nature, afin de le voir après l’avoir cru : telle était l’épreuve des anges. Par cet acte de soumission, ces sublimes intelligences, courbant leurs fronts radieux devant le Très-Haut, lui disaient :

« Nous ne sommes que des créatures ; vous seul êtes l’Être des êtres. Votre science est infinie. Si grande qu’elle soit, la nôtre ne l’est pas. Votre charité égale votre sagesse : nous embrassons dans la plénitude de l’amour le mystère que vous daignez nous révéler. »

     Dans les conseils de Dieu, cet acte d’adoration, qui implique l’amour et la foi, était décisif pour les anges, comme un acte semblable le fut pour Adam, comme il l’est pour chacun de nous : Quiconque ne croira pas sera condamné (1).

« Et Michel et ses anges combattaient contre le Dragon : Michael et angeli ejus praeliabantur cum Dracone. (2) Le dogme à croire est à peine proposé, qu’un des archanges les plus brillants, Lucifer, pousse le cri de la révolte :

« Je proteste. On veut nous faire descendre ; je monterai. On veut abaisser mon trône ; je l’élèverai au-dessus des astres. Je siégerai sur le mont de l’alliance, aux flancs de l’Aquilon. C’est moi, et non un autre, qui serait semblable au Très-Haut (2). »

     Une partie des anges répète : « Nous protestons (3). »

     A ces mots, un archange, non moins brillant que Lucifer, s’écrie :

« Qui est semblable à Dieu ? Qui peut refuser de croire et d’adorer ce qu’il propose à la foi et à l’adoration de ses créatures ? Je crois et j’adore (4). »

     La multitude des célestes hiérarchies répète :

« Nous croyons et nous adorons. »

     Aussitôt punis que coupables, Lucifer et ses adhérents, changés en horribles démons, sont précipités dans les profondeurs de l’enfer, que leur orgueil venait de creuser (5)

     Effrayante sévérité de la justice de Dieu ! Quelle en est la cause, et d’où vient qu’il y a eu miséricorde pour l’homme et non pour l’ange ? La raison en est dans la supériorité de la nature angélique. Les anges sont irréversibles, tandis que l’homme ne l’est pas.

« C’est un article de la foi catholique, dit saint Thomas, que la volonté des bons anges est confirmé dans le bien, et la volonté des mauvais obstinée dans le mal. La cause de cette obstination est non dans la gravité de la faute, mais dans la condition de la nature. Entre l’appréhension de l’ange et l’appréhension de l’homme il y a cette différence, que l’ange appréhende ou saisit immuablement par son entendement, comme nous saisissons nous-mêmes les premiers principes. L’homme, au contraire, par sa raison, appréhende ou saisit la vérité d’une manière variable, allant d’un point à un autre, ayant même la possibilité de passer du oui au non. D’où il suit que sa volonté n’adhère à une chose que d’une manière variable, puisqu’elle conserve le même pouvoir de s’en détacher et de s’attacher à la chose contraire. Il en est autrement de la volonté de l’ange. Elle adhère fixement et immuablement (6). »

     Nous connaissons l’existence, le lieu et le résultat de l’épreuve ; mais quelle en fut la nature ? En d’autres termes : Quel est le dogme précis dont la révélation devint une pierre d’achoppement pour une partie des célestes intelligences ? L’examen de cette question sera l’objet des chapitres suivants.

(A suivre… « Dogme qui a donné la division du monde surnaturel - 1 »…si Dieu veut)

- Dans la Note 4 c’est moi qui ajoute la partie en bleue.

- Dans la note 5, Mgr Gaume donne seulement la référence biblique, c’est moi qui ajoute le texte. Je rappelle que les textes bibliques sont pris dans la Vulgate, bible de l’Eglise catholique (Lettre Encyclique, Divino Afflante Spiritu, de Pie XII, 30 septembre 1943)

(1) Saint Marc XVI, 16

(2) Apocalypse XII, 7

(3) Telle est la première origine du Protestantisme. En ce sens, il peut se flatter de n’être pas d’hier.

(4) Quis ut Deus ? Qui est comme Dieu ? Traduction littérale de Michel (MiKael en hébreu), l’Archange qui s’opposa à Lucifer lors du combat céleste.

(5) Somme théologique (S.Th.) In Sentent., lib. II, dist. 6, art. 2 – II Petr., II, 4.

« Car si Dieu n’a pas épargné les anges qui ont péché ; mais si, chargés des chaînes de l’enfer et précipités dans l’abîme, il les a livrés afin d’être tourmentés et réservés pour le jour du jugement ; (…) »

(6) S.Th. I Pars, q. LXIV, art. 2, corp.; et I–II Pars, q. LXXXV, art. 2, ad 3.

René Pellegrini

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07/05/2013

Politique et religion au service du Nouvel Ordre Mondial - 2

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Fête de Saint Stanislas (1)

(Evêque de Cracovie et martyr 1079) 

 

LA ROYAUTE UNIVERSELLE DE JESUS-CHRIST - 7

 

POLITIQUE ET RELIGION AU SERVICE DU NOUVEL ORDRE MONDIAL – 2

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UN UNIQUE FONDEMENT : LE CHRIST

     Pour la version religieuse et comme caution plus douce dans ses considérant, la déclinaison « bête de la terre avec deux cornes comme un agneau » (Apocalypse XIII, 11) mais, en définitive, « parlant comme un dragon » en demandant la même chose que lui, à savoir Benoît XVI disant dans son message de Noël 2008 : 

« Homme moderne, adulte pourtant parfois faible dans sa pensée et sa volonté, laisse-toi prendre la main par l’Enfant de Bethléem, ne crains pas, aie confiance en Lui ! La force vivifiante de sa lumière t’encourage à t’engager dans l’édification d’un nouvel ordre mondial, fondé sur de justes relations éthiques et économiques ».

     Imagine-t-on les fifrelins de l’enfer qui participent à cette construction luciférienne qu’est ce Nouvel Ordre Mondial (N.O.M) venant nous la proposer fondée sur d’injustes relations éthiques et économiques ? 

     Comment ne pas dire à la face du monde ce que le Psalmiste nous affirme dans le cantique des degrés :

 « Si le Seigneur ne bâtit la maison, c’est en vain que travaillent ceux qui la bâtissent.» (Psaumes CXXVI, 1) (2)

     On a envie de dire à cet apostat : si c’est tout ce que vous avez trouvé comme fondement pour édifier ce N.O.M, autant demander de construire sur du sable. Ce constructeur babélien déguisé en Pape de l’Eglise catholique touche le fond de l’ignoble en demandant de « prendre la main de l’Enfant de Bethléem » pour « édifier » une structure internationale qui lui est fondamentalement hostile et donc néfaste pour l’Eglise catholique, pour le genre humain et son salut éternel. Il faut un drôle de culot et une falsification de l’Ecriture pour faire dire, en plus, à « l’Enfant de Bethléem (qu’Il) encourage par la force vivifiante de sa lumière à s’engager dans l’édification d’un N.0.M » sur un fondement autre que Lui-même.

     A comparer les diaboliques encouragements de Benoît XVI, avec l' exhortation de Pie XI qui met l’accent sur ce qui, déjà en 1925, devait être proclamé à la face du monde par ceux qui sont censés agir, comme laïcs ou religieux, en qualité de serviteurs du Christ. Non prendre « la main de l’enfant de Bethléem » mais de faire prendre conscience de la stature « internationale et nationale » et les prérogatives de Celui qu’on ne cesse de bafouer et « faire connaître les droits de la dignité et de l’autorité royales du Christ » dans les « conférences internationales et dans les Parlements nationaux » 

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(Extrait de l’Encyclique Quas Primas, Pie XI, le 11 décembre 1925)

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Extrait de la Lettre Encyclique Notre Charge Apostolique, saint Pie X, le 25 août 1910)

     « La civilisation n’est plus à inventer » affirme saint Pie X dans un document revêtu de l’infaillibilité ordinaire universel (4). Ce n’est pas à la construction d’un N.O.M qu’un authentique Pape catholique se doit d’inviter ses auditeurs, puisque c’est la « civilisation chrétienne » la « cité catholique » qu’il s’agit de restaurer dans le Christ. Voilà ce que doit prêcher un Pape faisant honneur à son apostolat et fidèle à l’enseignement de ses prédécesseurs. Un ‘’pape’’ imposteur peut très bien prêcher ce misérable N.O.M fondé sur le tout aussi misérables « justes relations éthiques et économiques » qu’un judéo-maçon ne désavouerait pas, pourvu que Jésus-Christ n’en soit pas le fondement.

     Dieu ne pourra jamais être la finalité d’un projet bénéfique pour le genre humain, lorsque celui-ci ne Le contient pas, et ne s’appuie pas sur Lui. Et on ose appeler ce poseur de faux fondements, un successeur de Saint Pierre s’inscrivant dans la Tradition catholique. Mais il y a un abîme entre le témoignage de Benoît XVI et celui de saint Pie X, de même qu’avec celui de l’apôtre saint Pierre déclarant devant les Juifs :

« Que toute la maison d’Israël sache donc très certainement que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié » (Actes II, 36) ou encore

« C’est Lui qui est la pierre rejetée par vous les constructeurs, et qui est devenue la pierre de l’angle » (Actes IV, 11)

    Jésus-Christ est « pierre d’angle » et « pierre de fondement » En effet, Saint Paul affirme :

« Car personne ne peut poser d’autre fondement que celui qui a été posé, lequel est le Christ Jésus. » (I Corinthiens III, 11)

     Sans cette « pierre de fondement et d’angle » tout comme pour l’Eglise, aucune construction humaine ne peut subsister durablement et se révéler bénéfique pour le genre humain.

(A suivre...« Politique et religion au service du Nouvel Ordre Mondial - 3 »...si Dieu veut)

René Pellegrini

(1) Il fut martyrisé par Boleslas, roi de Pologne. Stanislas supplia le roi de modérer ses débordements de volupté et de lubricité. Ne voulant pas abandonner sa mauvaise vie il fit persécuter le saint. Finalement, il consomma son martyre par un coup d’épée du roi sur sa tête et percé de coups par la garde de Boleslas.

(2) Psaumes 127, 1 dans les bibles protestantes.

(3) Omnia instaurare in Christo : Tout restaurer dans le Christ

(4) L’infaillibilité pontificale (à ne pas confondre avec l’impeccabilité) s’exprime selon deux modes : soit par le magistère ordinaire universel (celui de tous les jours), soit par le magistère extraordinaire ou solennel (ex cathedra) lorsqu’il définit la doctrine sur la foi et les mœurs et n’est exercé, plus ou moins, qu’une fois par siècle.

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15/07/2012

La gloire du Saint-Esprit - Motif 1 (suite)

 

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Fête de Saint Jacques

(Evêque de Nisibe, confesseur 350)

 

LA GLOIRE DU SAINT-ESPRIT - MOTIF 1 (suite)

 

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     Aussi qu’elle connaissance a-t-on du Saint-Esprit dans le monde actuel et même parmi les chrétiens ? Où sont les vœux qu’on lui adresse, le culte qu’on lui rend, la confiance et l’amour qu’on lui témoigne, l’expression sérieuse et soutenue du besoin continuel que nous avons de son assistance ? Son nom même, prononcé dans le signe de la croix, éveille-t-il les mêmes sentiments que celui du Père et du Fils ? Il est triste, mais il est vrai de le dire, la troisième personne de la Trinité dans l’ordre nominal, le Saint-Esprit, est aussi la dernière dans la connaissance et dans les hommages de la plupart des chrétiens. Cet oubli profond, tranchons le mot, cette ingratitude générale, est le calvaire du Saint-Esprit.

     Or, si la passion de la seconde Personne de l’adorable Trinité émeut le chrétien jusque dans les profondeurs de son être, comment voir de sang-froid la passion de la troisième ? Pour être moins accessible à nos sens extérieurs, en est-elle moins douloureuse ? N’est-ce pas le même abandon, le même mépris, trop souvent les mêmes blasphèmes ? De la bouche du divin Esprit ne vous semble-t-il pas entendre la plainte qui tombait des lèvres mourantes de l’Homme des douleurs :

« (…) j’ai attendu avec constance quelqu’un qui prit part à ma tristesse, et nul ne l’a fait ; et quelqu’un qui me consolât, et je n’ai trouvé personne. » (Psaumes LXVIII, 21) (2)

     Consoler le Saint-Esprit, ou du moins, comme Simon de Cyrène le fit pour le Verbe incarné, l’aider à porter sa croix : belle mission ! S’il en fut. Mais, pour de faibles créatures, le moyen de l’accomplir ? Employer tout ce qu’elles ont de vie à glorifier cette très adorable et très aimable Personne de l’auguste Trinité. Comment la glorifier ? En changeant, à son égard, l’ignorance et l’oubli en connaissance et en tendre souvenir ; l’ingratitude, en reconnaissance et en amour ; la révolte, en adoration et en dévouement sans bornes. Inutile de le dire, de tout point, une pareille tâche est au-dessus de nos forces. Aussi nous avons bien moins pour but de la remplir que de l’indiquer.

(A suivre… « L’avantage du clergé – Motif 2 »…si Dieu veut)

 

(1) L’Eglise a défendu de représenter le Saint-Esprit autrement que sous la forme d’une colombe ou de langues de feu (Bulle Sollicitudinis de Benoît XIV)

(2) Psaumes 69,21 dans les Bibles protestantes (Segond et autres)

René Pellegrini

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