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11/04/2018

Hiérarchies et ordres dans l'Eglise

     Avant de la donner, constatons que la magnifique hiérarchie du ciel ou de l’Eglise triomphante se prouve elle-même, en se reflétant à nos yeux dans la hiérarchie de l’Eglise militante, cette autre portion de la Cité du bien. Il suffit d’ouvrir les yeux pour voir que l’Eglise de la terre se divise en trois hiérarchies, et chaque hiérarchie en trois ordres…

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21/02/2018

Les bienfaits de la royauté du Christ - 1

     Après avoir souligné les graves conséquences qui résultent pour la société civile de l’éviction de Dieu des législations nationales, le Pape Pie XI déclare :

« Si au contraire les hommes reconnaissent en particulier et en public le pouvoir royal du Christ, il en résulte des bienfaits incroyables qui pénètrent aussitôt la société civile »…

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24/01/2018

Hiérarchies et Ordres des anges - 1

Une multitude sans ordre est la confusion : tel ne peut être l’état des anges. « Toutes les œuvres de Dieu, dit l’apôtre, sont ordonnées » (1) ou, comme il est écrit ailleurs : « Dieu a fait toutes choses avec nombre, poids et mesure » (2), c’est-à-dire…

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24/07/2017

Les Juifs persécuteurs - 2 : Aspect religieux

Quand je dis « les Juifs » je ne veux pas dire tous les Juifs - à l’époque de Jésus comme après - mais surtout, même si ça fait pas mal de monde, leurs élites politiques et religieuses fidèles aux doctrines sur le Christ des rabbins pharisiens kabbalistes et talmudistes, et ceux qui adhèrent en actes et paroles à leurs enseignements ; ou ceux qui véhiculent des pratiques sociales et politiques antichrétiennes. Mon propos sur les Juifs ne se veut pas simplificateur...

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23/11/2016

Islam radical ou modéré ? - 1

     Pour livrer l’assaut qui se veut décisif contre ce qui reste de culture et de civilisation chrétiennes fondées sur les enseignements du Christ et de l’Eglise, non inféodés aux désirs et pratiques de ses ennemis séculaires qu’a constitué…

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24/08/2016

Catholiques, attention !

Telles furent les paroles que Notre-Seigneur adressa à ses disciples après avoir célébré le dernier repas pascal. Paroles qu’aucun chrétien et serviteur de Jésus-Christ, à toutes les époques, ne peut se permettre d’oublier ou de sous-estimer sans grave dommage pour l’intégrité de sa foi et la sauvegarde morale, intellectuelle et religieuse de sa patrie…

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13/06/2016

Les appels à la révolution ou à manifester

L’article « La Révolution face à la patience chrétienne » annoncé lors de l’article précédent « Les mouvements de masse » est reporté suite à un courriel d’un de mes abonnés à la Newsletter m’écrivant

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06/12/2015

Le national-socialisme

     Le mot nazisme habituellement utilisé pour désigner l’idéologie politique d’Hitler, tend à faire disparaître et à camoufler son origine, ainsi qu’un mot (socialisme) qui résonnerait mal aux oreilles de ceux qui passent pour les grands défenseurs de la cause prolétarienne et du genre humain…

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13/09/2015

Un roi pour la France - 2 : Les déclarations du Prince - 1

L’option Duc d’Anjou ayant avorté, il est intéressant de lire, dans le bulletin La Lorraine Royaliste (LLR) qui a fait du Prince Henri de France, Duc d’Orléans, son champion, certains propos tenus par le Prince à cinq journalistes, dont deux de la LLR, paroles de nature à nous renseigner sur sa personnalité chrétienne…

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01/09/2015

Mon royaume n'est pas de ce monde - 2

César et Pilate n’ont rien à craindre de cette royauté du Christ car elle ne vient pas du peuple. N’étant pas tributaire pour sa légitimité et la continuité de son exercice de l’appui de forces militaires, elle n’a donc pas besoin de se rebeller contre l’autorité impériale et son représentant en Judée… 

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10/05/2015

La Cité du bien et la Cité du mal - 7

La tentation d’Adam est le type de toutes les autres. Lorsque nous y succombons, nous donnons volontairement prise sur nous à notre ennemi. Dieu n’y est pour rien, si ce n’est pour l’outrage qu’il reçoit de notre injuste préférence (1). Que dis-je ? Dans le mal que l’homme se fait à lui-même en se livrant au démon…

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16/04/2015

La Contre-Révolution : But et Moyens - 1

     Les révolutionnaires de droite comme de gauche veulent inventer une autre civilisation destinée à faire émerger une société fondée sur de nouvelles lois morales et sociales, et de nouveaux droits. Cette société nouvelle, société inversée d’inspiration fondamentalement satanique dans l’affichage de ses buts, faisant allègrement litière des lois morales divines et des principes moraux et sociaux chrétiens...

 

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05/11/2014

La Cité du bien et la Cité du mal - 1

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Fête du Bienheureux Martin de Porres

(Du Tiers-Ordre de Saint Dominique 1639)

 

CHAPITRE VI

 

LA CITE DU BIEN ET LA CITE DU MAL - 1

     Articulation du chapitre VI :

- Influence du monde supérieur sur le monde inférieur, prouvée par l’existence de la Cité du bien et de la cité du mal.

- Ce que sont ces deux cités considérés en elles-mêmes.

- Tout homme appartient nécessairement à l’une ou à l’autre.

- Nécessité de les connaître à fond.

- Etendue de la cité du mal.

- Réponse à l’objection qu’on en tire.

- Le mal ne constitue qu’un désordre plus apparent que réel.

- Gloire qu’il procure à Dieu.

- Les combats de l’homme.

- La puissance du démon sur l’homme vient de l’homme et non pas de Dieu.

- Dieu n’est intervenu dans le mal que pour le prévenir, le contenir et le réparer : preuves.

     Des quatre vérités qui forment la base de cet ouvrage, trois sont désormais constatées. Deux esprits se disputent l’empire de la création ; il y a un monde surnaturel, ce monde se divise en bon et en mauvais.

     Les deux esprits sont : d’une part, le Saint-Esprit, l’esprit de Dieu, esprit de lumière, d’amour et de sainteté, ayant à ses ordres des légions d’anges, appelés par Saint Paul Esprits administrateurs envoyés en mission, pour prendre soin des élus (1). D’autre part, Lucifer ou Satan, l’archange déchu, esprit de ténèbres, de haine et de malice, commandant à une armée d’esprits pervers, sans cesse occupés à faire de l’homme le complice de leur révolte, pour en faire le compagnon de leurs supplices (2).

     Dans un travail où il sera constamment question des agents surnaturels, il était indispensable d’établir, avant tout, ces dogmes fondamentaux, sur lesquels repose, d’ailleurs, la vraie philosophie de l’histoire.

     Il en reste un quatrième : l’influence du monde supérieur, bon et mauvais, sur le monde inférieur. Déjà nous l’avons indiquée, mais une indication ne suffit pas. L’étude approfondie de cette double influence, de ses caractères et de son étendue, est un des éléments nécessaires de l’histoire du Saint-Esprit. Comme, en peinture, l’étude de l’ombre est indispensable à l’étude de la lumière ; ainsi, dans la philosophie chrétienne, la connaissance de la rédemption ne peut être séparée de celle de la chute.

     Or, la certitude de ce nouveau dogme est affirmée par un fait lumineux comme le soleil, palpable comme la matière, intime comme la conscience : nous avons nommé la Cité du bien et la Cité du mal : « Deux amours, dit saint Augustin, ont fait deux cités (3).

(A suivre… « La Cite du bien et la Cité du mal - 2 »…si Dieu veut)

- Notes 1 et 2 : Seules les références sont données. C’est moi qui mets les textes.

(1) «  Ne sont-ils pas tous des esprits chargés d’un ministère, et envoyés pour l’exercer en faveur de ceux qui recueilleront l’héritage du salut. » (Hébreux I, 14)

(2) « Parce que nous n’avons point à lutter contre la chair et le sang, mais contre les princes et les puissances, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits de malice répandus dans l’air. » (Ephésiens VI, 11,12)

(3) De Civitas Dei, Lib. XIV, c. XXVIII.

René Pellegrini

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01/08/2014

Conséquences de cette division - 6

 

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09/05/2014

France, souviens-toi ! - 1

 Pour terminer cet aspect prophétique évoqué dans la rubrique « Politique – Prophéties sur la France », cette prophétie plus récente et bien consolante d’un Saint Pape, sur le futur rétablissement de la France, en établissant un parallèle saisissant avec la conversion de Saul de Tarse...

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09/04/2014

La Contre-Révolution, qu'est-ce à dire ? - 1

 

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10/03/2014

Conséquences de cette division - 2

Sous le nom de Pluton ou de Sérapis, les peuples anciens n’ont-ils pas admis un roi des enfers, habitant les sombres demeures du Tartare et environné de dieux infernaux, ses satellites et ses courtisans ? N’ont-ils pas en même temps proclamé par mille sacrifices, mille supplications, mille rites différents, la présence de ces dieux infernaux dans les couches inférieures de notre atmosphère, ainsi que

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04/12/2013

La Révolution, Qu'est-ce à dire ? - 2

     La meilleure définition de la Révolution (toujours à l’œuvre) qui ait été donnée, celle qui ne s’arrête pas seulement aux phénomènes, est celle de Mgr Gaume (2)...

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22/11/2013

Dogme qui a donné la division du monde surnaturel - 6

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Fête de Sainte Cécile (1)

(Vierge et martyre 232)

 

CHAPITRE 4

 

DOGME QUI A DONNE LA DIVISION DU MONDE SURNATUREL – 6 

 

adorer,âme,ange,apostat,châtiment,chute,ciel,combat,création,créé,déification,désir,dieux,dignité,division,dogme,ennemi,envie,feu,fini,genre humain,gloire,grâce,image de dieu,impie,incréé,infini,jalousie,justice,lucifer,médiateur,monde surnaturel,mystère de l’incarnation,nature angélique,nature humaine,oraison,orgueil,pauvre,plaie,rebelle,récompense,ressemblance,révolte,sang,semblable à dieu,sueur,union hypostatique,verbe éternel,vierge     Ensuite, la jalousie des anges n’a pu avoir que deux objets : Dieu ou l’homme. A l’égard de Dieu, vouloir être semblable à Dieu, égal à Dieu, considéré en lui-même, et abstraction faîte du mystère de l’incarnation, est un désir que l’ange n’a pu avoir : « Ce désir, dit saint Thomas, est absurde et contre nature ; et l’ange le savait ». (2)

L’homme a donc été l’objet de la jalousie de Lucifer.

« C’est par la jalousie qu’il eut contre l’homme, dit saint Irénée, que l’ange devint apostat et ennemi du genre humain ». (3) Mais, ainsi que nous l’avons vu, l’ange n’avait aucune raison d’envier la dignité naturelle de l’homme. Cette dignité consiste dans la création à l’image et à la ressemblance de Dieu. Or, l’ange lui-même est fait à l’image de Dieu, et même d’une manière plus parfaite que l’homme (4). Une seule chose élevait l’homme au-dessus de l’ange et pouvait exciter sa jalousie : c’est l’union hypostatique.

     Si le dogme de l’incarnation, considéré en lui-même, suffit pour expliquer la chute de Lucifer ; il l’explique mieux encore, envisagé dans ses relations et dans ses effets. D’une part, ce mystère est le fondement et la clef de tout le plan divin, aussi bien dans l’ordre de la nature que dans celui de la grâce. D’autre part, il exigeait des anges, pour être accepté, le plus grand acte d’abnégation : acte sublime en rapport avec la sublime récompense qui devait le couronner.

     Descendue de Dieu, toute la création, matérielle, humaine et angélique, doit remonter à Dieu ; car le Seigneur a tout fait pour lui et pour lui seul (5). Mais une distance infinie sépare le créé de l’incréé. Pour la combler, un médiateur est nécessaire, et, puisqu’il est nécessaire, il se trouvera. Formant le point de jonction et comme la soudure du fini et de l’infini, ce médiateur sera le lien mystérieux qui unira toutes les créations entre elles et avec Dieu (6).

     Quel sera-t-il ? Evidemment celui qui, ayant fait toutes choses, ne peut laisser son ouvrage imparfait : ce sera le Verbe éternel. A la nature divine il unira hypostatiquement la nature humaine, dans laquelle se donnent rendez-vous la création matérielle et la création spirituelle. Grâce à cette union, dans une même personne, de l’Être divin et de l’être humain, du fini et de l’infini, Dieu sera homme, et l’homme sera Dieu. Ce Dieu-homme deviendra la déification de toutes choses, principe de grâce et condition de gloire, même pour les anges, qui devront l’adorer comme leur Seigneur et leur Maître (7).

     Un homme Dieu, une vierge-mère, l’élévation la plus haute de l’être le plus bas, la nature humaine préférée à la nature angélique, l’obligation d’adorer, dans un Homme-Dieu, leur inférieur devenu leur supérieur ! A cette révélation, l’orgueil de Lucifer se révolte, sa jalousie éclate. Dieu l’a vu. Rapide comme la foudre, la justice frappe le rebelle et ses complices, dans ces dispositions coupables qui, en éternisant leur crime, éternisent leur châtiment. Tel est le grand combat dont parle saint Jean.

     Le ciel en fut le premier théâtre : la terre en sera le second.

(A suivre…« Conséquences de cette division - 1 »…si Dieu veut)

(1) Elle naquit à Rome de parents illustres et riches. Ayant refusé de sacrifier aux dieux, le préfet Almaque la fit enfermer dans une étuve en sa maison, et y mettre le feu pour l’étouffer dans la chaleur du poêle. Notre-Seigneur la protégea pendant vingt-quatre heures sans qu’elle versât une seule goutte de sueur. L’ayant appris, Almaque lui envoya un homme pour lui trancher la tête. Le bourreau lui donna trois coups sans pouvoir couper le col. Des assistants recueillir le sang de sa plaie avec des éponges et des linges. Elle demanda à Notre-Seigneur de lui laisser encore trois jours de vie afin de pouvoir distribuer ses biens aux pauvres, ensuite, pendant qu’elle était en oraison, son âme s’envola vers son époux.

(2) Somme théologique, Pars I, q.LVIII, art. 3.

(3) Saint Irénée, Contre les hérésies, Livre IV, cap. LXXVIII.

(4) Saint Augustin, De Trinitate, lib. XII, cap.VII

(5) Textes bibliques en latin (seules les références bibliques sont données) :

« Le Seigneur a opéré toutes choses pour lui-même. L’impie même pour le jour mauvais ». (Proverbes XVI, 4)

« Je suis le Seigneur, c’est là mon nom ; je ne donnerai pas ma gloire à un autre (…) ».(Isaïe XLII, 8)

(6) Saint Augustin, Soliloques, cap. VI.

(7) Saint Augustin, Sermon XIII, de tempo

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17/10/2013

Dogme qui a donné la division du monde surnaturel - 5

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Fête de Saint Florentin

(Evêque d’Orange vers 525-527)

 

CHAPITRE 4

 

DOGME QUI A DONNE LA DIVISION DU MONDE SURNATUREL – 5

 

aimer,amour,ange,béatitude surnaturelle,chute,commencement,création,demeurer,démon,désir,diviniser,division,dogme,envie,épreuve,fils de dieu,foi,haine,homicide,inspiration,intelligence,jalousie,jaloux,juifs,lucifer,lumière,maître,mal,monde surnaturel,mort,mourir,mystère de l’incarnation,nature humaine,orgueil,péché,perdition,perfection,prétention,puissance,révolte,sainte trinité,satan,sauveur,semblable,soumission,témoignage,tomber,trône,verbe de dieu,vérité RUARD, MOLINA ET AUTRES THEOLOGIENS

     Ruard, Molina et d’autres théologiens éminents professent la même doctrine d’une manière non moins absolue, absolute. Bien avant eux le célèbre Rupert avait exprimé le même sentiment. Sur ces paroles du Sauveur :

« Il fut homicide dès le commencement, et vous voulez accomplir les désirs de votre Père » (St Jean VIII, 44) (a), il dit :

« Le Fils de Dieu parle ici de sa mort. Ainsi, rien n’empêche d’entendre par cet homicide primitif l’antique haine de Satan contre le Verbe. Cette haine, antérieure à la naissance de l’homme, Satan brûle de la satisfaire. Pour en venir à bout, il emploie tous les moyens de faire mettre à mort ce même Verbe de Dieu, actuellement revêtu de la nature humaine. »

« Cela est d’autant plus vrai, que Notre-Seigneur ajoute : Et il ne se tint pas dans la vérité (St Jean VIII, 44) (b) ; ce qui eut lieu avant la création de l’homme. En effet, à l’instant même où, s’élevant contre le Fils, qui seul est à l’image du Père, il dit dans son orgueil : Je serai semblable au Très-Haut (Isaie XIV, 14) (c), il devint homicide devant Dieu, sauf à le devenir devant les hommes, en faisant mourir par la main des Juifs l’objet éternel de sa haine… (1) Ces paroles, il ne se tint pas dans la vérité, signifient qu’il n’a pas continué d’aimer Celui qui est la vérité, le Fils de Dieu. En effet, demeurer dans la vérité est la même chose qu’aimer la vérité, et demeurer ou se tenir dans le Christ est la même chose qu’aimer le Christ. Satan est donc homicide dès le commencement, parce qu’il a toujours eu pour la vérité, qui est le Verbe, une haine indicible. » (2)

     Ce remarquable témoignage peut se résumer ainsi : avant sa chute, Lucifer connaissait les adorables perfections de la Sainte-Trinité, et il les aimait (3). Trop grandes étaient ses lumières pour lui permettre d’être jaloux de Dieu, moins encore d’avoir la prétention de le devenir. Alors il se tenait dans la vérité. Mais, quand il sut que le Verbe devait s’unir à la nature humaine, afin de la diviniser, et, en la divinisant, l’élever au-dessus des anges, au-dessus de lui-même, Lucifer : alors il ne se tint pas dans la vérité. L’orgueil entra en lui ; l’orgueil amena la révolte, la haine, la chute.

     D’ailleurs, pour peu qu’elle réfléchisse, la raison elle-même se persuade sans peine que l’épreuve des anges a dû consister dans la foi au mystère de l’incarnation. D’abord, le péché des anges a été un péché d’envie : c’est un point incontestable de l’enseignement catholique. Entre tous les Pères, écoutons seulement saint Cyprien, parlant de l’envie :

« Qu’il est grand, frères bien-aimés, s’écrie-t-il, ce péché qui a fait tomber les anges ; qui a fasciné ces hautes intelligences, et renversé de leurs trônes ces puissances sublimes ; qui a trompé le trompeur lui-même ! C’est par elle que périt celui qui, prenant pour modèle le maître de la perdition, obéit à ses inspirations, comme il est écrit : C’est par la jalousie du démon que la mort est entré dans le monde » (4).

(A suivre… « Dogme qui a donné la division du monde surnaturel – 6 »…si Dieu veut)

(a-b-c) Seuls les textes sont cités. C’est moi qui mets les références bibliques.

(1) Les points de suspension sont dans le texte.

(2) Le texte est en latin et français.

(3) Seule la référence est donnée : Somme Théologique, Partie 1, question LXIII, article 1, ad 3. C’est moi qui mets le texte. Saint Thomas d’Aquin traite du péché des anges dans la question : Le mal de la faute peut-il se trouver chez les anges ? « Il est naturel à l’ange de se tourner par un mouvement d’amour vers Dieu, en tant que Dieu est principe de son être naturel. Quant à se tourner vers Dieu comme vers l’objet de la béatitude surnaturelle, cela vient d’un amour gratuit auquel l’ange peut se dérober en péchant. » (Somme Théologique, Partie 1, question LXIII, article 1, ad 3.)

(4) in opuscule «  de zelo et livore » (de la jalousie et de l’envie)

René Pellegrini

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