Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

05/04/2017

Les qualités des anges - 1

Qualité des anges. De la simplicité ou incorporéité de leur nature, il résulte que les princes de la Cité du bien sont incorruptibles. Exempts de langueurs et de maladies, ils ne connaissent ni le besoin de la nourriture ou du repos, ni les faiblesses de l’enfance, ni les infirmités de la vieillesse. Il résulte encore…

Lire la suite

17/09/2016

Définition de la philosophie

     Etant le résultat des efforts de la raison humaine pour donner une réponse à toutes les questions relatives à la destinée de l’homme, aux diverses questions soulevées par l’existence de Dieu, mais aussi pour percer tous les secrets de la nature beaucoup plus profondément et abstraitement que ne le font les sciences particulières ou expérimentales, on peut la définir comme… 

Lire la suite

16/01/2015

Pourquoi la philosophie chrétienne ? - 2

     La haute considération de l’Eglise pour la philosophie de Saint Thomas d’Aquin se vérifie par diverses déclarations des Papes comme les citations - non exhaustives - ci-dessous.  Notamment, les paroles du Pape Alexandre IV :

Lire la suite

01/05/2013

Division du monde surnaturel - 2

PAGE ACCEUIL SITE03.jpg

Fête de Saint Jacques le Mineur (1)

(Apôtre de Jésus-Christ, martyr 63)  

 

CHAPITRE 2

 

DIVISION DU MONDE SURNATUREL - 2

âme,anges,barbarie,cana,choses sensibles,cléophas,connaissance de dieu,connaissance naturelle,connaissance surnaturelle,contradiction,corps,création,créature,entendement,épreuve,espèces intelligibles,étude,forces,frères,galilée,grâce,hébreux,intelligence,jésus-christ,martyre,monde surnaturel,moyen âge,miroir,mystères,ordre naturel,ordre surnaturel,perfection naturelle,pères de l'eglise,principes,raisonnement,révélation,saint jacques,sainte vierge,siècle des lumières,théologiens scolastiques,verbe,vérités,volonté de dieu     De là aussi, deux sortes de connaissance de Dieu ou de la vérité : une connaissance naturelle, qui consiste dans la vue de Dieu, autant que la créature en est capable par ses propres forces ; une connaissance surnaturelle, qui consiste dans une vue de Dieu, supérieure aux forces de la nature et intimement plus claire que la première. Cette seconde connaissance est une faveur entièrement gratuite. Êtres libres, les anges et les hommes doivent, pour s’en assurer la possession, remplir les conditions auxquelles Dieu la promet.

     De là, enfin, comme il vient d’être dit, relativement aux anges et à l’homme, deux sortes de vérités : les vérités de l’ordre naturel et les vérités de l’ordre surnaturel. Les anges connaissent parfaitement, complètement, dans leurs principes et dans leurs dernières conséquences, dans l’ensemble et dans le détail, toutes les vérités de l’ordre naturel, c’est-à-dire qui rentrent dans la sphère native de leur intelligence. Dans cette sphère, pour eux, nulle erreur, nul doute, par conséquent nulle contradiction possible (2). D’où leur vient cette admirable prérogative ? De l’excellence même de leur nature. Expliquons encore ce point de haute philosophie, si connu de la barbarie du moyen âge, et si inconnu de notre siècle des lumières.

     L’ange est une intelligence pure. Son entendement est toujours en acte, jamais en puissance : c’est-à-dire que l’ange n’a pas seulement, comme l’homme, la faculté ou la possibilité de connaître, mais qu’il connaît actuellement. Ecoutons ces grands philosophes, toujours anciens et toujours nouveaux, qu’on appelle les Pères de l’Eglise et les théologiens scolastiques.

« Pour connaître, disent-ils, les anges n’ont besoin ni de chercher, ni de raisonner, ni de composer, ni de diviser : ils se regardent, et ils voient. La raison en est que, dès le premier instant de leur création, ils ont eu toute leur perfection naturelle et possédé les espèces intelligibles, ou représentations des choses, parfaitement lumineuses, au moyen desquelles ils voient toutes les vérités qu’ils peuvent connaître naturellement. Leur entendement est comme un miroir parfaitement pur, dans lequel se réfléchissent et s’impriment sans ombre, sans augmentation ni diminution, les rayons du soleil de vérité.

Autre est l’entendement de l’homme. C’est un miroir imparfait, semé de taches plus ou moins épaisses et plus ou moins nombreuses, qui ne disparaissent qu’en partie sous l’effet laborieux et sans cesse renouvelé de l’étude et du raisonnement. La raison en est que l’âme humaine, étant unie au corps, doit recevoir successivement des choses sensibles, et par les choses sensibles, une partie des espèces intelligibles au moyen desquelles la vérité lui est connue. C’est même pour cela que l’âme est unie au corps (3). »

     Puisque, dès l’instant de leur création, les anges connurent parfaitement toutes les vérités de l’ordre naturel, leur épreuve a eu nécessairement pour objet quelque vérité de l’ordre surnaturel. Inaccessibles aux forces natives de leur entendement, ces vérités ne leur sont connues que par la révélation.

« Dans les anges, dit saint Thomas, il y a deux connaissances : l’une naturelle, par laquelle ils connaissent les choses soient par leur essence, soit par les espèces innées. En vertu de cette connaissance, ils ne peuvent atteindre aux mystères de la grâce, car ces mystères dépendent de la pure volonté de Dieu. L’autre surnaturelle, qui les béatifie, et en vertu de laquelle ils voient le Verbe et toutes choses dans le Verbe. Par cette vision, ils connaissent les mystères de la grâce, non pas tous ni tous également, mais selon qu’il plaît à Dieu de les leur révéler (2). »

   (A suivre… « Division du monde surnaturel – 3 »…si Dieu veut) 

(1) Surnommé le Juste pour l’excellence de sa vie et de ses moeurs. Il était de Cana en Galilée et frère de Notre-Seigneur. Cela ne signifie pas que la sainte Vierge eut d’autres enfants car, selon la coutume des Hébreux, les cousins germains et les parents fort proches s’appelaient frères. Il était le fils d’une cousine germaine de la sainte Vierge. D’autres disent qu’il fut appelé frère du Seigneur parce qu’il était le fils de Cléophas, ou Alphée, frère de saint Joseph ; et, comme Notre-Seigneur Jésus-Christ était réputé fils de Joseph, de même Cléophas son frère, fut estimé oncle de Jésus-Christ, et saint Jacques, fils de Cléophas, son cousin germain.

Il fut roué de coups après son témoignage sur Jésus-Christ. Il consomma son martyre en l’an 63 selon Baronius, en recevant un violent coup de bâton sur la tête. 

(2) Somme théologique, I pars, question LVIII, article 4 ; article 5 ;

(3) Somme théologique, I pars, question L, article 1, corp. ; quest. LIV, article 4, corp ; quest. LV, article 2, corp. ; quest. LVIII, article 1, corp. ; quest. LXXXVII, article 1, corp. ; - S. Dionys., De divin. nom. cap. VII, 88. - Viguier, Institut, etc., ch.XI, II, p. 63.

René Pellegrini

Capture05.jpg

âme,anges,barbarie,cana,choses sensibles,cléophas,connaissance de dieu,connaissance naturelle,connaissance surnaturelle,contradiction,corps,création,créature,entendement,épreuve,espèces intelligibles,étude,forces,frères,galilée,grâce,hébreux,intelligence,jésus-christ,martyre,monde surnaturel,moyen âge,miroir,mystères,ordre naturel,ordre surnaturel,perfection naturelle,pères de l'eglise,principes,raisonnement,révélation,saint jacques,sainte vierge,siècle des lumières,théologiens scolastiques,verbe,vérités,volonté de dieu

05/11/2012

Les avertissements de Saint Jean de la Croix - 1

PAGE ACCEUIL SITE03.jpg

Fête de Saint Galation et de Sainte Epistème(1)

(Martyrs 253)

 

PROTECTION CONTRE L’ILLUMINISME LUCIFERIEN - 2

 

LES AVERTISSEMENTS DE SAINT JEAN DE LA CROIX - 1 

 

acte de foi,accès à dieu,âme,autorité de dieu,chrétien,cœur,communications extraordinaires,confession de foi,confiance,démonstration,dénuement spirituel,enseignement de l’eglise,esprit,fouetter,goût,illuminisme,illusion,intelligence,invisible,jésus-christ,magistère de l’eglise,messager,montée du carmel,odorat,ouïe,perfection de la foi,protection,raisonnement,renoncement,saint jean de la croix,saint pie x,science,sens humains,sentiment religieux,serment antimoderniste,spiritualité,subconscience,subconscient,supplices,ténèbres,toucher,union divine,vérité,vertu surnaturelle,vertu théologale,volonté propre,vue     Quoi qu’il en soit des motivations réelles ou des états d’âme des ‘’messagers’’ concernant la réception ou la recherche de communications extraordinaires, voici ce qu’il dit dans ses oeuvres spirituelles « la Montée du Carmel » : 

« Tout d’abord, la perfection de la foi qui doit régir l’âme est amoindrie, et c’est déroger grandement à ses lois que d’adhérer aux manifestations extraordinaires qui se produisent dans les sens ; comme nous l’avons dit la foi est au-dessus de tous les sens. Voilà pourquoi l’âme qui ne ferme pas les yeux à tout ce qui lui vient par les sens s’éloigne du moyen qui la conduisait à l’union divine (…) Ces communications sont un obstacle pour l’esprit si on ne les rejette pas, car l’âme s’y arrête et l’esprit ne prend pas son essor vers l’invisible (…) L’âme apporte peu à peu un sentiment de propriété à ces communications ; elle ne marche pas dans la voie du renoncement et du dénuement spirituel (…) L’âme perd insensiblement l’effet spirituel que ces manifestations causent dans son sens intérieur; elle s’attache à ce qu’elles ont de sensibles, à ce qu’il y a de moins importants (…) » 

     Loin d’être une marque, un gage de haute spiritualité, l’adhésion à ces diverses communications extraordinaires sont un « amoindrissement de la perfection de la foi » car la foi véritable est une vertu théologale, une vertu surnaturelle. La voie sécurisée d’accès à Dieu étant celle « du renoncement et du dénuement spirituel »

     La foi est donc au-dessus de tous les sens humains tels que la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût et le toucher qui relèvent du sensible, de la nature.

     Elle ne s’appuie ni sur l’évidence qui frappe les sens comme peut le faire la force d’une démonstration en science, ni sur le raisonnement propre de l’homme. 

     Elle s’appuie uniquement sur la confiance au témoignage d’une personne : la Personne de Jésus-Christ. Elle est donc, avant toute autre chose, l’adhésion surnaturelle de l’intelligence à la Vérité de Dieu révélée par Jésus-Christ : Dieu fait homme.

     Elle ne doit surtout pas être confondue avec « le sentiment religieux aveugle émergeant de la subconscience sous la pression du coeur (…) » comme l’enseigne le Pape Saint Pie X dans son Motu proprio Sacrorum antistitum, du 1er septembre 1910, appelé « Serment antimoderniste » destiné à combattre le modernisme dans l’Eglise.

« Je tiens très certainement et professe sincèrement que la foi n'est pas un sentiment religieux aveugle qui émerge des ténèbres du subconscient sous la pression du cœur et l'inclination de la volonté moralement informée, mais qu'elle est un véritable assentiment de l'intelligence à la vérité reçue du dehors, de l'écoute, par lequel nous croyons vrai, à cause de l'autorité de Dieu souverainement véridique, ce qui a été dit, attesté et révélé par le Dieu personnel, notre Créateur et notre Seigneur. »

     C’est d’ailleurs ce que nous confirmons en récitant « l’Acte de foi » dans la prière du matin :

« Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que vous avez révélées, et que vous nous enseignez par votre Eglise, parce que, étant la Vérité même, vous ne pouvez ni vous tromper, ni nous tromper. »

     Dans la foi ce n’est pas le coeur mais l’intelligence qui intervient parce que comme le dit Saint Pie X, elle est « adhésion (ou assentiment) surnaturelle de l’intelligence à la vérité révélée et reçue par l’enseignement donné par l’Eglise » car elle nécessite, comme le dit le Pape, d’être « reçue du dehors, par l’écoute » de ceux qui sont les interprètes et les dispensateurs de cette vérité révélée.

     D’où la nécessité, afin de ne pas errer, pour tous les dispensateurs de ‘’Messages célestes’’, de ne pas sortir de cette définition de la foi enseignée par le Magistère infaillible de l’Eglise. Et surtout, ne pas vouloir agir indépendamment des conseils ou des avertissements de ceux qui ont reçu grâce d’état en ce domaine, pour vouloir se conformer et se fier opiniâtrement à sa volonté propre en cette matière où il est si facile de tomber dans l’illusion. 

                  (A suivre…« Les avertissements de Saint Jean de la Croix – 2 »…si Dieu veut)

René Pellegrini 

 

(1) Ils étaient mariés. Accusés d’être chrétien, ils furent envoyés devant le tribunal du tyran Décius qui les renvoya devant son président qui les fit fouetter de verges. Voyant qu’il ne pouvait ébranler leur fermeté dans la confession de la foi de Jésus-Christ, après leur avoir infliger divers supplices, il leur fit trancher la tête.

Capture05.jpg

acte de foi,accès à dieu,âme,autorité de dieu,chrétien,cœur,communications extraordinaires,confession de foi,confiance,démonstration,dénuement spirituel,enseignement de l’eglise,esprit,fouetter,goût,illuminisme,illusion,intelligence,invisible,jésus-christ,magistère de l’eglise,messager,montée du carmel,odorat,ouïe,perfection de la foi,protection,raisonnement,renoncement,saint jean de la croix,saint pie x,science,sens humains,sentiment religieux,serment antimoderniste,spiritualité,subconscience,subconscient,supplices,ténèbres,toucher,union divine,vérité,vertu surnaturelle,vertu théologale,volonté propre,vue