Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

09/05/2018

Introduction à la sainteté

A considérer Dieu dans lui-même, nous ne pouvons dans lui-même l’admirer, parce qu’il est trop élevé au-dessus de nous et trop grand. Comme nous ne le connaissons sur la terre que dans ses ouvrages, ce n’est aussi sur la terre, à proprement parler, que dans ses ouvrages qu’il est admirable pour nous. Or l’ouvrage de Dieu par excellence, ce sont les Saints ; et par conséquent…

Lire la suite

17/01/2018

Utilité de la philosophie - 1

     Après l’examen des diverses relations qui existent entre les sciences, la philosophie et la théologie, intéressons-nous maintenant à son utilité. Pour l’apprécier à sa juste valeur, il faut se défier de quatre attitudes d’esprit générées par…

Lire la suite

08/03/2017

Place de la philosophie dans le domaine du savoir

     Dans l’article précédent nous avons démontré que la philosophie, s’efforçant de rechercher les causes ultimes, était une science. Cependant, d’autres disciplines méritent aussi ce titre : les mathématiques ou la physique par exemple. La question qui se pose maintenant est donc…

Lire la suite

01/10/2015

Origine du mot philosophie et les formes de connaissance

Le mot de philosophie remonterait à Pythagore (VIe siècle avant Jésus-Christ). On rapporte qu’interrogé sur l’art ou la science qu’il professait, il répondit modestement, par manière de protestation contre le titre orgueilleux de Sages (Sophoi en grec) que se donnaient ses devanciers et, considérant que la sagesse ne pouvait convenir en propre qu’à Dieu, qu’il n’était ni artiste, ni savant mais simplement philosophe (philosophos) c’est-à-dire ami (philos) de la sagesse (sophia)…

Lire la suite

03/07/2015

L'efficacité des Exercices Spirituels de Saint Ignace

Lors du dernier article nous avons remarqué l’ancienneté de la pratique des Exercices Spirituels, même si le nom et la méthode n’étaient pas ceux que nous lui donnons aujourd’hui. Considérons maintenant leur merveilleuse efficacité en ce qui concerne la réforme et le progrès des âmes…

Lire la suite

11/11/2014

Le combat contre le modernisme - 1

 

Lire la suite

05/11/2014

La Cité du bien et la Cité du mal - 1

PAGE ACCEUIL SITE03.jpg

Fête du Bienheureux Martin de Porres

(Du Tiers-Ordre de Saint Dominique 1639)

 

CHAPITRE VI

 

LA CITE DU BIEN ET LA CITE DU MAL - 1

     Articulation du chapitre VI :

- Influence du monde supérieur sur le monde inférieur, prouvée par l’existence de la Cité du bien et de la cité du mal.

- Ce que sont ces deux cités considérés en elles-mêmes.

- Tout homme appartient nécessairement à l’une ou à l’autre.

- Nécessité de les connaître à fond.

- Etendue de la cité du mal.

- Réponse à l’objection qu’on en tire.

- Le mal ne constitue qu’un désordre plus apparent que réel.

- Gloire qu’il procure à Dieu.

- Les combats de l’homme.

- La puissance du démon sur l’homme vient de l’homme et non pas de Dieu.

- Dieu n’est intervenu dans le mal que pour le prévenir, le contenir et le réparer : preuves.

     Des quatre vérités qui forment la base de cet ouvrage, trois sont désormais constatées. Deux esprits se disputent l’empire de la création ; il y a un monde surnaturel, ce monde se divise en bon et en mauvais.

     Les deux esprits sont : d’une part, le Saint-Esprit, l’esprit de Dieu, esprit de lumière, d’amour et de sainteté, ayant à ses ordres des légions d’anges, appelés par Saint Paul Esprits administrateurs envoyés en mission, pour prendre soin des élus (1). D’autre part, Lucifer ou Satan, l’archange déchu, esprit de ténèbres, de haine et de malice, commandant à une armée d’esprits pervers, sans cesse occupés à faire de l’homme le complice de leur révolte, pour en faire le compagnon de leurs supplices (2).

     Dans un travail où il sera constamment question des agents surnaturels, il était indispensable d’établir, avant tout, ces dogmes fondamentaux, sur lesquels repose, d’ailleurs, la vraie philosophie de l’histoire.

     Il en reste un quatrième : l’influence du monde supérieur, bon et mauvais, sur le monde inférieur. Déjà nous l’avons indiquée, mais une indication ne suffit pas. L’étude approfondie de cette double influence, de ses caractères et de son étendue, est un des éléments nécessaires de l’histoire du Saint-Esprit. Comme, en peinture, l’étude de l’ombre est indispensable à l’étude de la lumière ; ainsi, dans la philosophie chrétienne, la connaissance de la rédemption ne peut être séparée de celle de la chute.

     Or, la certitude de ce nouveau dogme est affirmée par un fait lumineux comme le soleil, palpable comme la matière, intime comme la conscience : nous avons nommé la Cité du bien et la Cité du mal : « Deux amours, dit saint Augustin, ont fait deux cités (3).

(A suivre… « La Cite du bien et la Cité du mal - 2 »…si Dieu veut)

- Notes 1 et 2 : Seules les références sont données. C’est moi qui mets les textes.

(1) «  Ne sont-ils pas tous des esprits chargés d’un ministère, et envoyés pour l’exercer en faveur de ceux qui recueilleront l’héritage du salut. » (Hébreux I, 14)

(2) « Parce que nous n’avons point à lutter contre la chair et le sang, mais contre les princes et les puissances, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits de malice répandus dans l’air. » (Ephésiens VI, 11,12)

(3) De Civitas Dei, Lib. XIV, c. XXVIII.

René Pellegrini

Capture05.jpg

25/06/2013

Dogme qui a donné la division du monde surnaturel - 1

Décrété de toute éternité, le dogme de l’Incarnation du Verbe fut, à son heure, proposé à l’adoration des anges. Les uns acceptèrent humblement la supériorité qu’il créait en faveur de l’homme ; les autres, révoltés de la préférence donnée à la nature humaine, protestèrent contre le divin conseil...

Lire la suite

01/05/2013

Division du monde surnaturel - 2

PAGE ACCEUIL SITE03.jpg

Fête de Saint Jacques le Mineur (1)

(Apôtre de Jésus-Christ, martyr 63)  

 

CHAPITRE 2

 

DIVISION DU MONDE SURNATUREL - 2

âme,anges,barbarie,cana,choses sensibles,cléophas,connaissance de dieu,connaissance naturelle,connaissance surnaturelle,contradiction,corps,création,créature,entendement,épreuve,espèces intelligibles,étude,forces,frères,galilée,grâce,hébreux,intelligence,jésus-christ,martyre,monde surnaturel,moyen âge,miroir,mystères,ordre naturel,ordre surnaturel,perfection naturelle,pères de l'eglise,principes,raisonnement,révélation,saint jacques,sainte vierge,siècle des lumières,théologiens scolastiques,verbe,vérités,volonté de dieu     De là aussi, deux sortes de connaissance de Dieu ou de la vérité : une connaissance naturelle, qui consiste dans la vue de Dieu, autant que la créature en est capable par ses propres forces ; une connaissance surnaturelle, qui consiste dans une vue de Dieu, supérieure aux forces de la nature et intimement plus claire que la première. Cette seconde connaissance est une faveur entièrement gratuite. Êtres libres, les anges et les hommes doivent, pour s’en assurer la possession, remplir les conditions auxquelles Dieu la promet.

     De là, enfin, comme il vient d’être dit, relativement aux anges et à l’homme, deux sortes de vérités : les vérités de l’ordre naturel et les vérités de l’ordre surnaturel. Les anges connaissent parfaitement, complètement, dans leurs principes et dans leurs dernières conséquences, dans l’ensemble et dans le détail, toutes les vérités de l’ordre naturel, c’est-à-dire qui rentrent dans la sphère native de leur intelligence. Dans cette sphère, pour eux, nulle erreur, nul doute, par conséquent nulle contradiction possible (2). D’où leur vient cette admirable prérogative ? De l’excellence même de leur nature. Expliquons encore ce point de haute philosophie, si connu de la barbarie du moyen âge, et si inconnu de notre siècle des lumières.

     L’ange est une intelligence pure. Son entendement est toujours en acte, jamais en puissance : c’est-à-dire que l’ange n’a pas seulement, comme l’homme, la faculté ou la possibilité de connaître, mais qu’il connaît actuellement. Ecoutons ces grands philosophes, toujours anciens et toujours nouveaux, qu’on appelle les Pères de l’Eglise et les théologiens scolastiques.

« Pour connaître, disent-ils, les anges n’ont besoin ni de chercher, ni de raisonner, ni de composer, ni de diviser : ils se regardent, et ils voient. La raison en est que, dès le premier instant de leur création, ils ont eu toute leur perfection naturelle et possédé les espèces intelligibles, ou représentations des choses, parfaitement lumineuses, au moyen desquelles ils voient toutes les vérités qu’ils peuvent connaître naturellement. Leur entendement est comme un miroir parfaitement pur, dans lequel se réfléchissent et s’impriment sans ombre, sans augmentation ni diminution, les rayons du soleil de vérité.

Autre est l’entendement de l’homme. C’est un miroir imparfait, semé de taches plus ou moins épaisses et plus ou moins nombreuses, qui ne disparaissent qu’en partie sous l’effet laborieux et sans cesse renouvelé de l’étude et du raisonnement. La raison en est que l’âme humaine, étant unie au corps, doit recevoir successivement des choses sensibles, et par les choses sensibles, une partie des espèces intelligibles au moyen desquelles la vérité lui est connue. C’est même pour cela que l’âme est unie au corps (3). »

     Puisque, dès l’instant de leur création, les anges connurent parfaitement toutes les vérités de l’ordre naturel, leur épreuve a eu nécessairement pour objet quelque vérité de l’ordre surnaturel. Inaccessibles aux forces natives de leur entendement, ces vérités ne leur sont connues que par la révélation.

« Dans les anges, dit saint Thomas, il y a deux connaissances : l’une naturelle, par laquelle ils connaissent les choses soient par leur essence, soit par les espèces innées. En vertu de cette connaissance, ils ne peuvent atteindre aux mystères de la grâce, car ces mystères dépendent de la pure volonté de Dieu. L’autre surnaturelle, qui les béatifie, et en vertu de laquelle ils voient le Verbe et toutes choses dans le Verbe. Par cette vision, ils connaissent les mystères de la grâce, non pas tous ni tous également, mais selon qu’il plaît à Dieu de les leur révéler (2). »

   (A suivre… « Division du monde surnaturel – 3 »…si Dieu veut) 

(1) Surnommé le Juste pour l’excellence de sa vie et de ses moeurs. Il était de Cana en Galilée et frère de Notre-Seigneur. Cela ne signifie pas que la sainte Vierge eut d’autres enfants car, selon la coutume des Hébreux, les cousins germains et les parents fort proches s’appelaient frères. Il était le fils d’une cousine germaine de la sainte Vierge. D’autres disent qu’il fut appelé frère du Seigneur parce qu’il était le fils de Cléophas, ou Alphée, frère de saint Joseph ; et, comme Notre-Seigneur Jésus-Christ était réputé fils de Joseph, de même Cléophas son frère, fut estimé oncle de Jésus-Christ, et saint Jacques, fils de Cléophas, son cousin germain.

Il fut roué de coups après son témoignage sur Jésus-Christ. Il consomma son martyre en l’an 63 selon Baronius, en recevant un violent coup de bâton sur la tête. 

(2) Somme théologique, I pars, question LVIII, article 4 ; article 5 ;

(3) Somme théologique, I pars, question L, article 1, corp. ; quest. LIV, article 4, corp ; quest. LV, article 2, corp. ; quest. LVIII, article 1, corp. ; quest. LXXXVII, article 1, corp. ; - S. Dionys., De divin. nom. cap. VII, 88. - Viguier, Institut, etc., ch.XI, II, p. 63.

René Pellegrini

Capture05.jpg

âme,anges,barbarie,cana,choses sensibles,cléophas,connaissance de dieu,connaissance naturelle,connaissance surnaturelle,contradiction,corps,création,créature,entendement,épreuve,espèces intelligibles,étude,forces,frères,galilée,grâce,hébreux,intelligence,jésus-christ,martyre,monde surnaturel,moyen âge,miroir,mystères,ordre naturel,ordre surnaturel,perfection naturelle,pères de l'eglise,principes,raisonnement,révélation,saint jacques,sainte vierge,siècle des lumières,théologiens scolastiques,verbe,vérités,volonté de dieu

07/04/2013

Division du monde surnaturel - 1

PAGE ACCEUIL SITE03.jpg

Fête de Saint Albert d’Espain

(Moine et reclus 1140)  

 

CHAPITRE 2

 

DIVISION DU MONDE SURNATUREL - 1 

 

     Ce chapitre explicite les points suivants : (1)

- Certitude de cette division : le dualisme universel et permanent.

- Cause de cette division : un acte coupable.

- Origine historique du mal.

- Explication du passage de saint Jean : Un grand combat eut lieu dans le ciel, etc.

- Nature de ce combat.

- Grandeur de ce combat.

- Dans quel ciel il eut lieu.

- Deux ordres de vérités : les vérités naturelles et les vérités surnaturelles.

- Les anges connaissent naturellement les premières avec certitude.

- L’épreuve eut pour objet une vérité de l’ordre surnaturel.

- Chute des anges.

     Nous venons de voir que le monde supérieur, le monde des intelligences pures, gouverne nécessairement l’homme et le monde qui lui est inférieur. Logiquement il en résulte que le Roi du monde supérieur est le vrai Roi de toutes choses. Anges, hommes, forces de la nature ne sont que ses agents. Tout relève de lui ; lui seul ne relève de personne. Dès lors, il semble que dans l’univers tout devrait être paix et unité. Autre est la réalité : le dualisme est partout.

     Or, le dualisme n’est dans le monde inférieur que parce qu’il est dans le monde supérieur ; dans le monde des faits, que parce qu’il est dans le monde des causes. La division et la guerre ont donc éclaté dans le ciel, avant de descendre sur la terre. Profondes, acharnées, universelles, permanentes, ce qu’elles sont parmi les hommes, elles le sont parmi les anges. En un mot, le monde surnaturel divisé en bon et en mauvais, telle est la seconde vérité fondamentale qu’il faudra mettre en lumière.

     Dieu étant la bonté par essence, tout ce qui sort de ses mains ne peut être que bon (2).

« Quant à nous, nous avons connu la charité que Dieu a pour nous, et nous y avons cru Dieu est charité (…) » (I Jean IV, 16)

« Et Dieu vit toutes les choses qu’il avait faites, et elles étaient très bonnes (Genèse I, 31)

     Puisqu’une partie des habitants du monde supérieur sont mauvais, et qu’ils ne sont pas tels par nature, il faut nécessairement conclure qu’ils le sont devenus. Nul ne devient mauvais que par sa faute. Toute faute suppose le libre arbitre. Les mauvais anges ont donc été libres, et ils ont abusé de leur liberté. Mais qu’elle est l’épreuve à laquelle ils ont volontairement failli ? Si la raison en constate l’existence, seul la révélation peut en expliquer la nature. Sous peine de déraisonner éternellement, il faut donc interroger Dieu lui-même, auteur de l’épreuve et témoin de ses résultats.

     Voici ce que l’Ancien des jours dit à son confident le plus intime :

« Un grand combat eu lieu dans le ciel ; Michel et ses anges combattaient contre le Dragon ; et le Dragon combattait, et ses anges avec lui ». (Apocalypse XII, 8 )

     Ces quelques mots renferment des trésors de lumière. Là, et là seulement, est l’origine historique du mal. Partout ailleurs incertitudes, contradictions, ténèbres, tâtonnements éternels. Comme nous touchons au grand problème du monde, insistons sur chaque syllabe de l’oracle divin.

     Quel est ce combat, praelium ? Les anges étant de purs esprits, ce combat ne fut pas une lutte matérielle, comme celle des Titans de la mythologie ; ni une bataille semblable à celles qui se livrent sur la terre, où tour à tour les combattants s’attaquent de loin avec des projectiles, se prennent corps à corps, se renversent et se foulent aux pieds. Comme les êtres qui en sont les acteurs, un combat d’anges est purement intellectuel. C’est une opposition entre purs esprits, dont les uns disent oui à la vérité, et les autres non.

     C’est un grand combat, praelium magmum. Il est grand, en effet, à quelque point de vue qu’on l’envisage. Grand, par le nombre et la puissance des combattants ; grand, parce qu’il fut le commencement de tous les autres ; grand, par ses résultats immenses, éternels ; grand, par la vérité qui en fut l’objet. Pour diviser le ciel en deux camps irréconciliables, pour entraîner dans l’abîme la troisième partie des anges, et pour assurer à jamais la félicité des autres : il faut que la vérité en litige ait été un dogme fondamental.

« Or sa queue entraînait la troisième partie des étoiles, et elle les jeta sur la terre (…) (Apocalypse XII, 4)

     Qu’elle peut être la nature de cette vérité proposée, comme épreuve, à l’adoration des célestes hiérarchies ? Pour les anges, comme pour les hommes, il y a deux sortes de vérités : les vérités, de l’ordre naturel et les vérités de l’ordre surnaturel. Les premières n’excèdent pas les facultés naturelles de l’ange et de l’homme. Il en autrement des secondes : expliquons ce point de doctrine.

     Ouvrage d’un Dieu infiniment bon, tout être est créé pour le bonheur. Le bonheur de l’être consiste dans son union avec la fin pour laquelle il a été créé. Tous les êtres ayant été créés par Dieu et pour Dieu, leur bonheur consiste dans leur union avec Dieu. Dans les êtres intelligents, faits pour connaître et pour aimer, cette union a lieu par la connaissance et par l’amour. Développés autant que le permettent les forces de la nature, cette connaissance et cet amour constituent le bonheur naturel de la créature.

     Dieu ne s’en est pas contenté. Afin de procurer aux êtres doués d’intelligence un bonheur infiniment plus grand, sa bonté, essentiellement communicative, a voulu que les anges et les hommes s’unissent au Dieu suprême, par une connaissance beaucoup plus claire et par un amour beaucoup plus intime, que ne l’exigeait leur bonheur naturel : de là, le bonheur surnaturel.

(A suivre… « Division du monde surnaturel – 2 »…si Dieu veut)

René Pellegrini

(1) C’est moi qui mets cette phrase.

(2) L’auteur ne donne que les références, c’est moi qui mets les textes.

Capture05.jpg