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24/01/2018

Hiérarchies et Ordres des anges - 1

Une multitude sans ordre est la confusion : tel ne peut être l’état des anges. « Toutes les œuvres de Dieu, dit l’apôtre, sont ordonnées » (1) ou, comme il est écrit ailleurs : « Dieu a fait toutes choses avec nombre, poids et mesure » (2), c’est-à-dire…

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11/10/2016

Le Consolateur

     Il est Consolateur. Mes bien-aimés, jusqu’ici je vous ai enseignés, dirigés, consolés : voilà pourquoi mon prochain départ vous attriste. Prenez courage, à ma place je vous enverrai un autre Consolateur qui demeurera avec vous, non pas un peu de temps, comme moi, mais toujours…

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20/05/2016

Le doigt de Dieu - 2

Elevez vos regards sur une création plus magnifique ; contemplez les ordres et les hiérarchies, de beauté et de puissance inégale, du monde angélique, elles vous diront encore…

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16/02/2016

Les noms du Roi de la Cité du bien - 2 : Don

Il s’appelle DON. Tel est le nom propre, le vrai nom du Roi de la Cité du bien. Qui en dira les incompréhensibles richesses ? Le don est ce qu’on donne sans intention de retour : ce qui emporte l’idée de donation gratuite. Or, la raison d’une donation gratuite, c’est l’amour : nous ne donnons gratuitement une chose à quelqu’un que parce…

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17/01/2016

Le souvenez-vous de Saint Bernard

Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge Marie, qu’on a jamais entendu dire qu’aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre assistance ou réclamé votre secours, ait été abandonné…

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30/11/2015

Le Roi de la Cité du bien

L’ordre visible n’est que le reflet de l’ordre invisible. Dans les gouvernements de la terre, l’ordre se compose essentiellement d’une autorité suprême et d’autorités subalternes, chargées d’exécuter les volontés de la première. Nulle société ne peut se concevoir sans ces deux éléments : de même en est-il de la Cité du bien et de la Cité du mal. Dans l’une comme dans l’autre, le gouvernement se compose d’un roi, et de ministres de puissance inégale soumis à ses ordres. Or, ainsi que nous l’avons indiqué, le Roi de la Cité du bien, c’est le SAINT-ESPRIT…

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31/08/2014

Conséquences de cette division - 7

 

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26/06/2014

Conséquences de cette division - 5

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Fête de Saint Maixent (1)

(Prêtre et confesseur 531)

 

CHAPITRE V

CONSEQUENCES DE CETTE DIVISION – 5 

     Ainsi, le Verbe incarné, voilà l’objet éternel de la haine de Satan ; voilà le dernier mot des persécutions, des schismes, des hérésies, des scandales, des tentations et des révolutions sociales ; en d’autres termes, voilà l’explication du grand combat qui, commencé dans le ciel, se perpétue sur la terre, pour aboutir à l’éternité du bonheur ou à l’éternité du malheur.

     Mais pourquoi l’Incarnation a-t-elle été, est-elle encore, sera-t-elle toujours l’unique objet de la lutte entre le ciel et l’enfer ? Cette question est fondamentale. Seule, la réponse peut expliquer l’éternel acharnement du combat, ainsi que la nature et l’ensemble des moyens employés par l’attaque et la défense.

     L’Incarnation, c’est tout le christianisme. Mais quel est le but de l’Incarnation ? Déjà, nous l’avons indiqué : c’est de déifier l’homme. Dieu ne s’en est pas caché. Ses paroles, vingt fois répétées, manifestent son conseil.

« (…) Je l’ai dit : vous êtes des Dieux et tous fils du Très-Haut. » (Psaumes LXXXI, 6) (82 : 6)

« (…) On les appellera :Fils du Dieu vivant. » (Osée I, 10)

« Soyez parfaits comme votre Père céleste lui-même est parfait » (St Matthieu V, 48)

« (…) Car vous participez à la nature divine » (II Pierre I, 4)

« Le pouvoir vous a été donné de devenir fils de Dieu (…) ». (St Jean I, 12 )

« Voyez donc quelle est la charité du Père, il veut que nous ne soyons pas seulement appelés, mais que nous soyons réellement fils de Dieu». (Jean I, 12)

     L’homme connaît le conseil divin, il l’a toujours connu. Il sait, il a toujours su, dans le sens catholique du mot, qu’il doit devenir Dieu. Il y aspire de toutes les puissances de son être. Satan le sait aussi, et il prend l’homme par cet endroit.

« Mangez de ce fruit, et vous serez comme des dieux » (Genèse III, 5) est la première parole qu’il lui adresse. Tel est le sens : « Vous devez être des Dieux, je le sais et ne le conteste pas. Je vous propose seulement un moyen court et facile de le devenir. Pour être des Dieux, on vous a dit : Humiliez-vous ; obéissez ; abstenez-vous ; reconnaissez votre dépendance. Vous soumettre à de pareilles conditions, c’est tourner le dos au but. L’abaissement ne peut conduire à l’élévation. Voulez-vous y arriver ? Brisez vos entraves. Le premier pas vers la déification, c’est la liberté. »

     Comme dans toute hérésie, il y a du vrai dans cette parole. Le vrai est que l’homme doit être déifié. Le faux, est qu’il puisse l’être en suivant la voie indiquée par Satan. Aussi, remarquons-le bien, si étrange qu’elle soit, cette promesse de déification n’excite, dans les pères du genre humain, ni étonnement, ni indignation, ni sourire de mépris. Ils l’accueillent ; et, pour l’avoir prise dans le sens du tentateur, ils se perdent en l’accueillant. Aussi, saint Thomas remarque avec raison que le principal péché de nos premiers parents ne fut ni la désobéissance ni la gourmandise, mais bien le désir déréglé de devenir semblables à Dieu. La désobéissance et la gourmandise furent les moyens ; l’ambition illégitime d’être comme des Dieu, le but final de leur prévarication.

(A suivre… « Conséquences de cette division – 6 »…si Dieu veut)

(1) Il possédait le don des miracles

René Pellegrini

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27/05/2014

Conséquences de cette division - 4

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Fête de Sainte Marie-Madeleine de Pazzi 

(Religieuse de l’Ordre des Carmélites, de l’Ancienne Observance 1606)

 

CHAPITRE V

 Mis sur site le 27.05.2014

CONSEQUENCES DE CETTE DIVISION – 4

     N’ayant pu s’opposer au décret de l’union hypostatique de la nature divine avec la nature humaine, Lucifer et ses satellites sont constamment et uniquement occupés à le frustrer de ses effets. Rendre impossible ou inutile la foi au dogme de l’Incarnation : tel est le dernier mot de tous leurs efforts. Ouvrons l’histoire : Grâce à la malice du démon, l’homme, qui devait surtout bénéficier de l’Incarnation, commence par devenir prévaricateur. Afin de le retenir éternellement éloigné du Verbe, son libérateur, Satan charge son noble esclave d’une triple chaîne. Jusqu’à la venue du Messie, trois grandes erreurs dominent les nations : le Panthéisme, le Matérialisme, le Rationalisme. Ces trois grandes erreurs se résument dans une seule qui en est le principe et la fin : le satanisme.

     Mère de toutes les autres, ces monstrueuses hérésies tendent, comme il est facile de le voir, à rendre radicalement impossible la croyance au dogme de l’Incarnation. Le Panthéisme : Si tout est Dieu, l’Incarnation est inutile. Le matérialisme : Si tout est matière, l’Incarnation est absurde. Le rationalisme : Si la suprême sagesse est de croire à la seule raison, l’Incarnation est chimérique. Voilà pour les nations païennes.

     Quant au peuple juif, chargé de conserver la promesse du grand Mystère, tous les efforts de Satan ont pour but de l’entraîner dans l’idolâtrie. Aux pieds des idoles, Israël perd jusqu’au souvenir du Verbe incarné, futur libérateur du monde. Alors, Satan règne en paix sur le genre humain vaincu, et l’histoire de l’antiquité n’est que l’histoire de son insolent triomphe.

     Lorsque arrive la plénitude des temps que voyons-nous ? De toutes parts les puissances infernales rugissent. La guerre contre le dogme de l’Incarnation recommence avec un indicible acharnement. Pour l’empêcher de s’établir, Satan déchaîne les persécutions. Pour le ruiner dans l’esprit de ceux qui l’ont accepté, il déchaîne les hérésies. Pendant huit siècles, depuis le temps des Apôtres jusqu’à Elipand et à Félix d’Urgel, en passant par Arius, l’effort de l’enfer se porte directement sur le dogme de l’Incarnation. Plus ou moins masquée, la même attaque continue pendant les siècles suivants.

     Par un retour trop significatif, la divinité de Notre-Seigneur ou le mystère de l’Incarnation, clef de voûte du monde surnaturel, est redevenue sous nos yeux ce qu’elle fut au commencement, le but avoué, le point capital, le dernier mot de l’éternel combat. Arius n’est-il pas ressuscité et embelli dans Strauss, dans Renan et consorts, coryphées de la lutte actuelle ?

     En attendant la ruine presque totale de la foi au dogme réparateur, funeste victoire qui lui est annoncée pour les derniers jours du monde, Satan multiplie ses efforts, afin de la rendre inutile à ceux qui la conservent encore. Comme autrefois les Juifs, il pousse aujourd’hui les chrétiens à toutes sortes d’iniquités : c’est ce que saint Paul appelle l’idolâtrie spirituelle, dont l’effet immédiat est d’anéantir en tout ou partie la salutaire influence de l’auguste mystère. (1)

(A suivre…« Conséquences de cette division – 5 »…si Dieu veut)

- C’est moi qui mets en gras dans le texte.

(1) Cette idolâtrie spirituelle se caractérisant par les œuvres de la chair que sont : « la fornication, l’impureté, l’impudicité, la luxure, le culte des idoles (…) les sectes, les envies, les homicides, les ivrogneries (…) » (Galates V,19-20)

- Mgr Gaume donne seulement le verset 20 en référence, sans le texte biblique.

René Pellegrini

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15/04/2014

Conséquences de cette division - 3

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Fête des Saints Maxime et Olympiade

(Martyrs vers 252)

 

CHAPITRE V


CONSEQUENCES DE CETTE DIVISION - 3

     Pour omettre vingt autres noms, au huitième siècle, Bède le vénérable parlait en Occident, comme Eusèbe, au cinquième siècle, avait parlé en Orient. Voici ses paroles :

« Soit que les démons voltigent en l’air, ou qu’ils parcourent la terre, soit qu’ils errent dans le centre du globe ou qu’ils y soient enchaînés, partout et toujours ils portent en eux les flammes qui les tourmentent : semblables au fébricitant qui, dans un lit d’ivoire, ou exposé aux rayons du soleil, ne peut éviter la chaleur ou le froid inhérent à sa maladie. Ainsi, que les démons soient honorés dans des temples splendides, ou qu’ils parcourent les plaines de l’air, ils ne cessent de brûler du feu de l’enfer. » (2)

     Plus tard, un autre témoin de la foi universelle s’exprime en ces termes :

« Une partie des mauvais anges, chassés du ciel, est restée dans l’obscure région des nuages, c’est-à-dire dans les couches moyennes et inférieures de l’atmosphère, portant l’enfer avec eux. Ils sont là par une disposition de la Providence pour exercer les hommes. L’autre partie a été précipitée dans l’enfer, dépouillée de toute noblesse et de toute dignité, non pas naturelle toutefois, attendu comme l’enseigne saint Denis, que les anges n’ont pas perdu leurs dons naturels, mais bien les dons gratuits, l’amitié de Dieu, les vertus et les dons du Saint-Esprit, appelés par Isaïe les délices du Paradis. » (3)

     Avec sa pénétration ordinaire, saint Thomas découvre la raison de ce double séjour :

« La Providence, dit l’angélique docteur, conduit l’homme à sa fin de deux manières : directement, en le portant au bien ; c’est le ministère des bons anges : indirectement, en l’exerçant à la lutte contre le mal. Il convenait que cette seconde manière de procurer le bien de l’homme fût confiée aux mauvais anges, afin qu’ils ne fussent pas entièrement inutiles à l’ordre général. De là, pour eux, deux lieux de tourments : l’un à raison de leur faute, c’est l’enfer ; l’autre à raison de l’exercice qu’ils doivent donner à l’homme, c’est l’atmosphère ténébreuse qui nous environne.

« Or, procurer le salut de l’homme doit durer jusqu’au jour du jugement. Jusqu’alors donc durera le ministère des bons anges et la tentation des mauvais. Ainsi, jusqu’au dernier jour du monde, les bons anges continueront de nous être envoyés, et les mauvais d’habiter les couches inférieures de l’air. Toutefois, il en est parmi eux qui demeurent dans l’enfer, pour tourmenter ceux qu’ils y ont entraînés ; de même qu’une partie des bons anges reste dans le ciel avec les âmes des saints. Mais, après le jugement, tous les méchants, hommes et anges, seront dans l’enfer, et tous les bons dans le ciel. » (4)

     Le texte sacré continue en disant :

« Une fois précipité sur la terre, le Dragon se mit à persécuter la femme, persecutus est mulierem. » (5)

     Quelle est cette persécution ? Elle n’est autre chose que la continuation du grand combat de Lucifer et ses anges contre le Verbe incarné. Sur la terre comme dans le ciel, aujourd’hui comme au commencement et jusqu’à la fin du monde : mêmes combattants, mêmes armes, même but. Là est toute la philosophie de l’histoire passée, présente et future. Qui ne comprend pas cela ne comprendra jamais rien à la grande énigme qu’on appelle la vie du genre humain sur la terre. Nous avons vu, et, empruntant les paroles de Cornelius a Lapide, nous répétons que :

« Le péché de Lucifer et ses anges fut un péché d’ambition. Ayant eu connaissance du mystère de l’Incarnation, ils virent avec jalousie la nature humaine préférée à la nature angélique. De là, leur haine contre le fils de la femme : c’est-à-dire le Christ. De là, leur guerre dans le ciel : guerre à outrance qu’ils continuent sur la terre. » (6)

(A suivre…« Conséquences de cette division – 4 »…si Dieu veut)

 

(1) Ils consommèrent leurs martyrs par des coups de cognée sur la tête.

(2) Comment. in cap. III, epist. Jacob

(3) Viguier, ch. III & 2, vers. 15, p.97

(4) Somme Théologique, Pars I, question LXIV, article 4, corp.

(5) Mgr Gaume donne la texte sans la référence biblique : c'est moi qui la mets.

(6) In Apocalypse XII, 4.

 René Pellegrini

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JOYEUSES ET SAINTES FÊTES DE PÂQUES

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23/10/2013

Preuves scripturaires : Ancien Testament - 2

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Fête de saint Jean de Capistran

(De l’Ordre des Frères-Mineurs 1456)

 

LA ROYAUTE UNIVERSELLE DE JESUS-CHRIST - 10

 

PREUVES SCRIPTURAIRES : ANCIEN TESTAMENT - 2

 

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     Si, étant humaines, les monarchies terrestres sont changeantes et peuvent être brisées passant d’un conquérant à un autre, le royaume du Messie ne sera jamais détruit car l’origine de ce royaume est céleste et divine « le Dieu du ciel suscitera »

« Je regardais donc dans la vision de nuit, et voici comme le fils d’un homme qui venait avec les nuées du ciel (…) et tous les peuples, les tribus et les langues le servirent ; sa puissance est une puissance éternelle qui ne lui sera pas enlevée, et son royaume ne sera pas détruit. » (Daniel VII, 13 et 14) 

     Jésus s’attribue l’expression « fils d’homme » en divers endroits de l’Evangile. En saint Mathieu VIII, 20 ; XXIV, 30 et XXVI, 64.

« Sois transportée d’allégresse, fille de Sion, pousse des cris de joie, fille de Jérusalem. Voici ton roi vient à toi, juste et sauveur, il est pauvre, et monté sur une ânesse et le poulain d’une ânesse. » (Zacharie IX, 9)

     Prophétie réalisée à la lettre lors de l’entrée solennelle de Jésus à Jérusalem. Pour le peuple «  Joie » et «  allégresse » car le Messie promis et attendu par les Juifs, l’héritier du trône de David, va faire son entrée au milieu d’eux. Il est « juste » : c’est une qualité essentielle pour un roi car une de ses principales fonctions est de rendre la justice.

     Tous ces textes mettent en évidence :

     - le destinataire de cette domination royale : Le Fils de Dieu, le Verbe incarné ou Jésus-Christ. 

     - l’amplitude universelle de la royauté de Jésus-Christ. 

     - l’indestructibilité de ce royaume.    

     - l’éternité de cette royauté.

     Ces citations de l’Ancien Testament qui permettent d’étayer la doctrine du Christ – Roi ne sont pas exhaustives, le Pape précisant : 

« Nous avons recueilli quelques témoignages dans les livres de l’Ancien Testament » 

    (A suivre…« Preuves scripturaires de la royauté de Jésus-Christ : Nouveau Testament »…si Dieu veut)

René Pellegrini

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17/09/2013

Dogme qui a donné la division du monde surnaturel - 4

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Fête de Saint Lambert 

 (Evêque et martyr 688) (1)

 

CHAPITRE 4

 

DOGME QUI A DONNE LA DIVISION DU MONDE SURNATUREL – 4

adultère,agneau,ange,béatitude surnaturelle,beauté,brebis,chef,ciel,conscience,conservation,création,créature,désir,division,dogme,droite de dieu,enfer,essence,feu,foi,force,grâce de dieu,hiérarchie,honneur,infini,jésus-christ,liberté,lucifer,martyr,médiateur,mérite,monde surnaturel,nature angélique,nature humaine,noblesse,oecuménisme,passion,pauvre,péché,pureté,ressemblance avec dieu,sainteté,sang,suggestion,union hypostatique,vanité,verbe incarné,vérité,voleur     Au même instant, les bons anges, se souvenant de la grâce de Dieu, principe de tous les biens, et connaissant par la foi la passion du vrai médiateur, le Verbe incarné, auquel les décrets éternels avaient réservé la place et l’office de médiateur, dont Lucifer voulait s’emparer, ne voulurent point s’associer à sa rapine. Ils lui résistèrent ; et, grâce au mérite de la passion du Christ prévue, ils vainquirent par le sang de l’Agneau. C’est ainsi que la gravitation vers Dieu, que, dès le premier instant de la création, ils avaient commencée, partie par inclination naturelle, partie par impulsion de la grâce, librement, mais imparfaitement, ils la conquirent en pleine et parfaite liberté.

     Quant aux mauvais anges, il y en eut de toutes les hiérarchies et de tous les ordres, formant en tout la troisième partie du ciel. Eblouis, comme Lucifer, de la noblesse et de la beauté de leur nature, ils se laissèrent prendre au désir d’obtenir la béatitude surnaturelle, par leurs propres forces et par le secours de Lucifer, acquiescèrent à ses suggestions, applaudirent à son projet, portèrent envie à la nature humaine, et jugèrent que l’union hypostatique, l’office de médiateur, et la droite de Dieu, convenaient mieux à Lucifer qu’à la nature humaine, inférieure à la nature angélique.

     Après cet instant, dont la durée nous est inconnue, de libre et complète élection, le Dieu tout-puissant communiqua aux bons anges la claire vision de son essence, et condamna au feu éternel les mauvais, avec Lucifer, leur chef, auquel il dit :

« Tu ne monteras pas, mais tu descendras, et tu seras traîné dans l’enfer. » (Isaie XIV,1)

Aussitôt les bons anges, ayant Michel et Gabriel à leur tête, exécutèrent l’ordre de Dieu, et commandèrent à Lucifer et à ses partisans de sortir du ciel, où ils prétendaient rester. Malgré eux, il fallut obéir.

« Par ce qui précède, il est évident : 1° que Lucifer n’a pas péché en ambitionnant d’être égal à Dieu. Il était trop éclairé pour ignorer qu’il est impossible d’égaler Dieu, puisqu’il est impossible qu’il y ait deux infinis. De plus, il est impossible qu’une nature d’un ordre inférieur devienne une nature d’un ordre supérieur, attendu qu’il faudrait, pour cela, qu’elle s’anéantit. Il n’a pu avoir un pareil désir, attendu encore que toute créature désire, avant tout et invinciblement, sa conservation. Aussi le prophète ne lui fait pas dire :

« Je serai égal ; mais, Je serai semblable à Dieu. » (Isaie XIV,14)

Il est évident, 2° que Lucifer a péché en désirant d’une manière coupable la ressemblance avec Dieu. Il ambitionna d’être le chef des anges, non-seulement par l’excellence de sa nature, privilège dont il jouissait, mais en voulant être leur médiateur pour obtenir la béatitude surnaturelle : béatitude qu’il voulait acquérir lui-même par ses propres forces. C’est ainsi qu’il désira l’union hypostatique, l’office de médiateur et la place réservée à l’humanité du Verbe, comme lui convenant mieux qu’à la nature humaine, à laquelle il savait que le Verbe devait s’unir. Vouloir s’en emparer était donc de sa part un acte de rapine. Aussi Notre-Seigneur Jésus-Christ l’appelle voleur. » (2)

« En vérité, en vérité, je vous le dis : Celui qui n’entre point par la porte dans le bercail des brebis, mais y monte par ailleurs, est un voleur et un larron (…) Je vous le dis, c’est moi qui suis la porte des brebis ». (Saint Jean X, 1-7)

(A suivre… « Dogme qui a donné la division du monde surnaturel – 5 »…si Dieu veut)

(1) Il était d’une illustre maison de la ville de Maastricht. Il méprisait les honneurs et les vanités du monde. Il donnait aux pauvres tout ce qu’il pouvait. Convié au festin solennel du prince Pepin il reprit Alpaïde, son amie pour son péché d’adultère. Celle-ci excita son frère Dodon à le tuer. Il consomma son martyr transpercé d’un coup de lance.

(2) La portion entre guillemets est en français et latin, et c’est moi qui mets le texte biblique.

Celui qui propose à son prochain une autre « porte », une autre voie que Jésus-Christ pour aller à Dieu est appelé « larron et voleur » par Celui qui affirme parler « en vérité, en vérité » : le Christ. Aujourd’hui, on retrouve ces larrons et voleurs parmi ceux qui, dans l’oecuménisme à la mode conciliaire, proposent ou encouragent un « ailleurs » parsemé de quelques vérités, comme possibilités d’accès à Dieu.

René Pellegrini

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18/08/2013

Dogme qui a donné la division du monde surnaturel - 3

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Fête de Sainte Hélène   

(Mère de Constantin le Grand, Impératrice † vers 326-330) (1)

 

CHAPITRE 4

 

DOGME QUI A DONNE LA DIVISION DU MONDE SURNATUREL – 3

 

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- Naclantus

- Nouveau passage de Viguier

- Rupert

- Raisonnement

- Témoignage de saint Cyprien, de saint Irénée, de Cornélius a Lapide

- Conclusion

NACLANTUS ET VIGUIER

     Un autre membre du Concile de Trente, le très-savant évêque de Foggia, Naclantus, s’exprime ainsi :

« Dès le principe, Lucifer et Adam lui-même connurent le Christ, au moins par la lumière de la foi ou d’une révélation particulière, comme le Créateur, le Seigneur et l’Océan de tous les biens. Mais, égarés par leur propre faute, ils détournèrent les yeux de la lumière ; et, comme s’ils ne l’avaient pas connu pour le Seigneur et pour l’auteur de toute grâce et de toute félicité, ils refusèrent de se soumettre à lui. Ils le méprisèrent même de la manière la plus impie ; c’est ce que l’Ecriture appelle ne pas le connaître. Quant à Lucifer, la chose est évidente. Non seulement il prétendit s’élever par lui-même jusque dans le ciel, mais encore tuer le Christ, envahir son trône et marcher son égal. » (2)

     Afin d’établir que la haine du Verbe incarné fut le péché de Lucifer, et qu’elle n’a encore d’autre but que de le combattre, Naclantus montre qu’à son tour, le Verbe incarné n’a d’autre pensée que de combattre Satan et de détruire son œuvre.

« Le Christ est venu pour détruire les œuvres du diable. En effet, le Christ meurt, et la tête de Satan est écrasée, et lui-même chassé de son empire. Le Christ descend aux enfers, (3) et Satan est dépouillé ; les armes et les trophées dans lesquels il mettait sa confiance lui sont enlevés. Le Christ triomphe, et Satan, nu et prisonnier, est livré au mépris du monde et laissé en exemple à ses partisans. » (4)

     Le même enseignement se trouve, mais d’une manière bien plus explicite, dans le grand théologien espagnol Viguiero. Partant du texte de saint Thomas (5), il dit :

« Lucifer, considérant la beauté, la noblesse, la dignité de sa nature et sa supériorité sur toutes les créatures, oublia la grâce de Dieu, à laquelle il était redevable de tout. Il méconnut, de plus, les moyens de parvenir à la félicité parfaite que Dieu réserve à ses amis. Enflé d’orgueil, il ambitionna cette félicité suprême, et le ciel des cieux, partage de la nature humaine qui devait être unie hypostatiquement au Fils de Dieu. Il envia cette place qui, dans l’Ecriture, est appelée la droite de Dieu, jalousa la nature humaine et communiqua son désir à tous les anges dont il était naturellement le chef. »

« Comme, dans les dons naturels, il était supérieur aux anges, il voulut l’être aussi dans l’ordre surnaturel. Il leur insinua donc de le choisir pour médiateur ou moyen de parvenir à la béatitude surnaturelle, au lieu du Verbe incarné, prédestiné de toute éternité à cette mission. Tel est le sens de ses paroles :

« Je monterai dans le ciel ; je placerai mon trône au-dessus des astres les plus élevés. Je siègerai sur la montagne de l’alliance, aux flancs de l’Aquilon. Je monterai sur les nuées ; je serai semblable au Très-Haut ». (Isaie XIV, 13,14) »

(A suivre…« Dogme qui a donné la division du monde surnaturel – 4 »…si Dieu veut)

(1) En 326 selon l’histoire de l’Eglise de Rohrbacher

(2 et 4) les textes sont en latin et français.

(3) C’est moi qui mets cette note.

Ne pas confondre l’enfer, ou puits de l’abîme (Apocalypse IX) lieu des damnés et de la damnation éternelle, avec les enfers ou Jésus est descendu. Enfer, du latin infernus signifiant d’en bas, région inférieure où se trouvaient les âmes des justes dans l’attente de la Rédemption. (Voir Ephésiens IV, 9)

(5) Somme Théologique : Part. I, q. LXIII, art. 3; et De malo, q. XV, II, art. 3,ad 4.

René Pellegrini 

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04/08/2012

Le besoin des fidèles - Motif 3

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Fête de Saint Dominique

(Fondateur de l’Ordre des Frères-Prêcheurs 1221)

 

LE BESOIN DES FIDELES – MOTIF 3

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     Pensons-nous bien que, placés entre deux éternités, nous tous, prêtres et fidèles, sommes obligés, sous peine de tomber en mourant dans les brasiers éternels de l’enfer, de monter sur des trônes brillants (1), préparés pour nous dans le ciel ? Pensons-nous bien que, pour y arriver, il nous faut devenir, par la perfection de nos vertus, des images parfaitement ressemblantes de la très sainte Trinité ? Pensons-nous bien qu’entre ces vertus et notre faiblesse, il y a l’infini ? Pensons-nous bien que, sans le secours du Saint-Esprit, il nous est impossible non seulement d’arriver à la perfection d’aucune vertu, mais encore d’accomplir méritoirement le premier acte de la vie chrétienne ? (2)

     Cependant, de la pénurie de doctrine dans le prêtre, viennent la maigreur et la rareté des instructions sur le Saint-Esprit. Les chrétiens réfléchis s’en étonnent et s’en affligent. Dans un langage qu’on nous permettra de citer, tel qu’il a frappé nos oreilles, ils demandent si le Saint-Esprit a été destitué, puisqu’on ne parle plus de lui ? Bien que, fondées sur des raisons différentes, les plaintes des fidèles sont aussi légitimes que celles du clergé. Elles appellent la satisfaction d’un besoin dont plusieurs peut-être ne se rendent pas bien compte, mais qui n’en est pas moins réel. Nous voulons parler de l’invincible tendance qu éprouve tout homme venant en ce monde, à se développer en Dieu : Anima naturaliter christiana. (3)

     Image active de Celui qui est amour, l’âme aspire à lui ressembler. Or, ainsi que la foi nous l’enseigne, le Saint-Esprit est l’amour même, l’amour consubstantiel du Père et du Fils. Il en résulte que, sans la connaissance sérieuse du Saint-Esprit, par conséquent de la grâce et de ses opérations, le principe de vie divine, déposé en nous par le baptême, se trouve arrêté ou contrarié dans son développement. Le chrétien souffre, végète, s’étiole, et difficilement il parvient à la vérité de la vie surnaturelle. Pour arriver au sommet de l’échelle de Jacob, (4) il faut d’abord en connaître les échelons.

     Ces observations regardent les bons chrétiens, dont un grand nombre, malgré leur instruction, pourraient presque dire comme autrefois les néophytes d’Ephèse : « (…) S’il y a un Esprit-Saint, nous ne l’avons pas même ouïe dire ». (Actes XIX, 2)

     Que dire de ces multitudes innombrables qui se remuent au sein des villes ou qui peuplent les campagnes ? Sans autre science religieuse que les leçons nécessairement très imparfaites, et toujours trop vite oubliées, du catéchisme : que pensez-vous que soit pour elles le Saint-Esprit ? Nous ne craindrons pas de l’affirmer : il est le Dieu inconnu dont saint Paul trouva l’autel solitaire en entrant dans Athènes. Si elles ont conservé quelques notions des principaux mystères de la foi, l’expérience apprend qu’à l’égard du Saint-Esprit, de son influence nécessaire, de l’enchaînement et du but final de ses opérations successives, elles vivent dans une ignorance à peu près complète. Ces multitudes, personne ne le contestera, forment l’immense majorité des nations actuelles. Ainsi se trouvent tristement justifiée la rigoureuse exactitude de l’épigraphe de cet ouvrage : « Au Dieu inconnu » (Actes XVII, 23) (5)

     Si la connaissance imparfaite du Saint-Esprit est un obstacle à la perfection du chrétien, nous demandons ce que sera l’ignorance absolue ? Quelle peut être la vie divine  dans celui qui n’en connaît pas même le principe ? Un couvercle de plomb s’interpose entre lui et le monde surnaturel. Ce monde de la grâce, cette vraie, cette unique société des âmes, avec ses éléments divins, ses lois merveilleuses, ses glorieux habitants, ses devoirs sacrés, ses magnificences incomparables, ses réalités éternelles, ses luttes, ses joies, ses ressources et son but ; ce monde, pour lequel l’homme est fait et dans lequel il doit vivre, est pour lui comme s’il n’était pas. La noble ambition qu’il devait exciter se change en indifférence, l’estime en mépris, l’amour en dégoût.

     Au lieu d’être surnaturelle, la vie, ou ne l’est qu’à demi ; ou, concentrée dans le monde sensible, elle devient terrestre et animale. Le naturalisme, usurpant l’empire des âmes, forme le caractère général de la société. Divorce déplorable ! Qui, détournant l’humanité de sa fin, dépouille le Saint-Esprit de sa gloire et ravit au Verbe incarné (6) le prix de son sang, pour le livrer au démon.

(A suivre…« L’intérêt de la société – motif 4 »…si Dieu veut)

PS : Les gras dans le texte et les notes ci-dessous sont de moi.

(1) « Je vis aussi des trônes, et il y en eu qui s’y assirent. Et le pouvoir de juger leur fut donné, et les âmes de ceux qui ont eu la tête tranchée à cause du témoignage de Jésus, et à cause de la parole de Dieu, et qui n’ont point adoré la bête ni son image, ni reçu son caractère sur le front ou leurs mains ; et ils ont vécu et régné avec Jésus-Christ pendant mille ans ». (Apocalypse XX, 4)

(2) Dire Jésus est Seigneur

(3) Cette échelle de Jacob (Genèse XXVIII, 12) comporte des échelons  C’est par les divers échelons de cette échelle mystique : lecture, méditation, oraison et contemplation que nous nous élevons de la terre (l’appétit et le désir des choses terrestres) vers le ciel : l’appétit et le désir des choses célestes, avec Dieu en haut de cette échelle mystique.

(4) L’âme naturellement chrétienne

(5) A Athènes saint Paul voit un autel dédié « au Dieu inconnu ».

(6) Verbe (ou Fils de Dieu) incarné ou encore le Verbe s’est fait chair. Ces mots affirment l’union de la nature divine et de la nature humaine en la Personne de Jésus-Christ.

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15/07/2012

La gloire du Saint-Esprit - Motif 1 (suite)

 

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Fête de Saint Jacques

(Evêque de Nisibe, confesseur 350)

 

LA GLOIRE DU SAINT-ESPRIT - MOTIF 1 (suite)

 

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     Aussi qu’elle connaissance a-t-on du Saint-Esprit dans le monde actuel et même parmi les chrétiens ? Où sont les vœux qu’on lui adresse, le culte qu’on lui rend, la confiance et l’amour qu’on lui témoigne, l’expression sérieuse et soutenue du besoin continuel que nous avons de son assistance ? Son nom même, prononcé dans le signe de la croix, éveille-t-il les mêmes sentiments que celui du Père et du Fils ? Il est triste, mais il est vrai de le dire, la troisième personne de la Trinité dans l’ordre nominal, le Saint-Esprit, est aussi la dernière dans la connaissance et dans les hommages de la plupart des chrétiens. Cet oubli profond, tranchons le mot, cette ingratitude générale, est le calvaire du Saint-Esprit.

     Or, si la passion de la seconde Personne de l’adorable Trinité émeut le chrétien jusque dans les profondeurs de son être, comment voir de sang-froid la passion de la troisième ? Pour être moins accessible à nos sens extérieurs, en est-elle moins douloureuse ? N’est-ce pas le même abandon, le même mépris, trop souvent les mêmes blasphèmes ? De la bouche du divin Esprit ne vous semble-t-il pas entendre la plainte qui tombait des lèvres mourantes de l’Homme des douleurs :

« (…) j’ai attendu avec constance quelqu’un qui prit part à ma tristesse, et nul ne l’a fait ; et quelqu’un qui me consolât, et je n’ai trouvé personne. » (Psaumes LXVIII, 21) (2)

     Consoler le Saint-Esprit, ou du moins, comme Simon de Cyrène le fit pour le Verbe incarné, l’aider à porter sa croix : belle mission ! S’il en fut. Mais, pour de faibles créatures, le moyen de l’accomplir ? Employer tout ce qu’elles ont de vie à glorifier cette très adorable et très aimable Personne de l’auguste Trinité. Comment la glorifier ? En changeant, à son égard, l’ignorance et l’oubli en connaissance et en tendre souvenir ; l’ingratitude, en reconnaissance et en amour ; la révolte, en adoration et en dévouement sans bornes. Inutile de le dire, de tout point, une pareille tâche est au-dessus de nos forces. Aussi nous avons bien moins pour but de la remplir que de l’indiquer.

(A suivre… « L’avantage du clergé – Motif 2 »…si Dieu veut)

 

(1) L’Eglise a défendu de représenter le Saint-Esprit autrement que sous la forme d’une colombe ou de langues de feu (Bulle Sollicitudinis de Benoît XIV)

(2) Psaumes 69,21 dans les Bibles protestantes (Segond et autres)

René Pellegrini

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